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« Net Zero Carbon : l’IATA parie sur les carburants de substitution »

A l'occasion de sa 77e assemblée générale annuelle qui vient de se tenir à Toronto, l'Association du transport aérien international (IATA) a approuvé une résolution visant à ce que le secteur du transport aérien mondial atteigne des émissions nettes de carbone nulles d'ici 2050. Cet engagement s'alignera sur l'objectif de l'Accord de Paris visant à ce que le réchauffement de la planète ne dépasse pas 1,5°C. L'industrie aéronautique, avionneurs et motoristes en tête, approuvent. Gilles Rosenberger réagit.

9.10.2021

L'auteur s'étonne que "L’IATA fait comme si le monde futur ressemblera au monde de 2019". © Air BP

Au cours de sa dernière convention annuelle, l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) a adopté une nouvelle feuille de route pour décarbonner le transport aérien mondial et répondre aux ambitions de l’Accord de Paris. Elle s’appelle « Net-Zero Carbon Emissions by 2050 » et prévoit donc qu’à l’horizon de 2050, le transport aérien n’ajoutera plus aucune particule de CO2. Il s’agit d’émissions nettes : les émissions peuvent continuer si elles sont équilibrées en absorbant une quantité équivalente de CO2. Cet objectif répond aux exigences...

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A propos de Gilles Rosenberger

chez Aerobuzz.fr
Gilles Rosenberger se définit comme ingénieur, pilote (aile delta, planeur et avion monomoteur) et entrepreneur. Il a construit son expérience et son expertise dans des sociétés telles que Socata, Aircelle, Safran, GECI-Skylander, Thales, Airbus-Voltair et Faraday Aerospace, Son implication dans le projet eFan d'Airbus lui permet de découvrir la propulsion électrique et à l’arrêt du programme, il fonde en 2018, avec 5 autres spécialistes issus de Safran, Boeing, Valeo, Faraday Aerospace, une start up dédiée à la propulsion électrique et hybride pour aéronefs certifiés. La société disparaitra dans les tourbillons de la covid et pour continuer à développer sa vision d’une aviation décarbonée, il rejoint Time To Fly, une société de conseil dédiée à une aviation sure et durable.
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4 commentaires

  • Gilles Rosenberger

    @ stanloc
    Je partage l’affirmation de Laurent Altenburger : le GIEC représente le consensus scientifique et donc un des cadres dans lesquels les ingénieurs que nous sommes (mais surtout les décideurs) doivent construire les roadmaps qui nous permettront de voler décarboné.
    Le débat qui opposerait les émissions du transport aérien aux autres émissions (de l’ordre de 2-3 % versus 97-98%) me semble de portée limitée.
    2% des émissions c’est l’ordre de grandeur des émissions de l’Allemagne.
    Imagine-t-on dire « laissons l’Allemagne tranquille … » ?
    Le tamtam médiatique autour ce de niveau est bien sûr démesuré.
    Mais ce 2% nous oblige.

  • Laurent Altenburger

    3 commentaires:

    1. l‘objectif neutralité carbone 2050 est bien trop mou eu egard la crise du climat. Il est certes en ligne avec un rechauff. limité à 2deg. Pour atteindre l‘ objectif 1,5deg avec cet horizon, selon les courbes du GIEC, l’ humanité devra avoir inventé vers 2040 l‘agriculture clima-positive et une techno magique qui supprime 100% des emissions issues de l‘utilisation de la biomasse. Sans magie, la réalité est plus noire: il nous reste seulement 300GT de budget CO2 pour l‘humanité à partir de 2020 pour limiter le rechauff. climatique à 1,5 deg, soit 39T par tête de pipe (avec une proba de 83% selon le GIEC). À vos calculettes!

    2. 100% de SAFs grâce aux e-fuels en 2030, est ce possible? Well, il y a un thinktank de disruption par l‘innovation qui pense que oui. Helas leur recherche ne me semble pas avoir été peer reviewed et je pense que les scientifiques devraient s‘attarder sur leur pensée et si leur modelisation se confirme, le milieu scientifique devrait adapter le narratif du GIEC et informer le public. Leur pensée tourne autour d‘une surabondance d‘électricité décentralisée (en anglais): https://youtu.be/xKs4p9IJ49Q

    3. je voudrais soumettre 2 arguments supplémentaires pro „2030 sustainable aviation“ vis a vis de la lutte contre le rechauffement.
    3.1 comparée au train rapide, l‘aviation offre un avantage demesuré en couts d‘infrastructure et disponibilité immédiate de l’infrastructure contre des rails couteux, difficiles à faire accepter aux riverains en europe et qui mettrons plus de 10 ans à être réalisés

    3.2 lire les rapports du GIEC est très interessant. Si l‘aviation arrivait en même temps à régler le sujet des cirrus grâce par ex. à des capteurs d‘humidité qui invitent le pilote à chercher une couche moins humide, alors il ne reste que le sujet des NOx. Cela voudrait dire que l‘aviation non seulement solutionne plus de 80% de l‘impact climatique immédiat et 100% à horizon 100 ans à partir de l‘émission instantanée mais en plus elle aurait un impact POSITIF à l‘horizon 20 ans grâce à l‘élimination du méthane associée aux effets secondaires des NOx

    • stanloc

      Visiblement vous faites plus confiance aux « scientifiques » du GIEC et leurs prévisions qu’aux scientifiques en charge de solutionner « votre » équation à propos du réchauffement climatique.
      Pensez quand même UN PEU aux autres pollueurs pour leur faire la leçon à eux aussi.

      • Laurent Altenburger

        les scientifiques du GIEC ne sont pas une fraction mais le reflet du consensus scientifique actuel sur la climatologie. De quels autres scientifiques parlez vous, des inges dont je fais partie? Je fais la leçon à personne sinon à tout le monde. Il y a peu de latitude sur l’interpretation de l‘ampleur du problème qui est notre probleme a tous.

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