Une approche non stabilisée n’est pas un problème à corriger coûte que coûte. C’est un signal clair appelant à remettre les gaz. ©MoCA
Le 22 mai 2010, un Boeing 737-800 de la compagnie aérienne Air India Express, assurant la liaison Dubaï-Mangalore, s’écrasait après avoir dépassé la piste d’atterrissage de son aéroport de destination. Le bilan est lourd avec 158 morts, dont les six membres d’équipage. Huit passagers vont survivre.
L’appareil, immatriculé VT-AXV, transportait 160 passagers ce jour là, lorsqu’il commence sa descente vers l’aéroport de Mangalore. Il est peu après 6 heures du matin. L’avion est en vol depuis 2h36 du matin. Ces vols, caractérisés de « Red-eye flight » se révèlent particulièrement fatigants pour les équipages car ils interviennent dans les tranches horaires où, dans le cycle circadien, l’humain est sensé se trouver en sommeil profond. Depuis le décollage, l’équipage du vol ne fait pas exception....