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La mutation aéronautique du drone s’accélère

Les professionnels du drone adoptent de plus en plus largement les grands principes de l’aéronautique. Que ce soit au niveau de la conception et de la réalisation des engins volants, des opérations et du maintien de compétences des télépilotes, les acteurs de la filière drone font preuve d’une remarquable maturité et d’un sens aigu de leurs responsabilités. Preuves à l’appui.

Sur l’aérodrome de Sainte-Hélène (Gironde) reconverti en plate-forme d’essais en vol du CESA Drone (Bordeaux Technowest), Fabien et Arnaud, les deux télépilotes d’Altamétris, la filiale drone de la SNCF, sont d’une remarquable efficacité. Après avoir sorti de sa caisse, leur impressionnant drone Riegel Ricopter (25 kg de masse au décollage, 8 rotors), ils égrènent une check list de plusieurs pages ; une pour chaque phase de la mission.

Cette rigueur, ils l’ont acquise au sein de l’Armée de l’air où ils ont...

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5 commentaires

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  • Cette mutation va peut être permettre d’assouplir un peu certains scénarios de vol, tout en conservant une exigence importante en terme de sécurité. A voir!

    Répondre
  • Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que, sur le plan du droit, le drone est qualifié « d’aéronef piloté » dont la particularité est que le pilote n’est pas « dans » l’aéronef mais « déporté », c’est à dire hors de l’aéronef.
    Il n’est donc pas étonnant que la majorité des concepts de l’aéronautique civile – au moins pour les drones dont le poids est supérieur à 800 g – a vocation à s’appliquer, y compris pour la réglementation.
    Les possibilités techniques dans les domaines de la conception, fabrication, utilisation opérationnelle progressant plus vite que les réglementations qui doivent socialement les « encadrer », on assiste actuellement à une constante et relativement rapide évolution dans tous ces secteurs. Il faut saluer ce dynamisme ambiant dont Aerobuzz se fait régulièrement l’écho dans les articles proposés. Merci à Gil.

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  • par PiPilotaillon, adepte de philosophie aérienne

    @Yann : si je ne ma trompe pas, il s’agit d’entrer dans le paradigme de la sécurité et cela impose d’observer – et de procéder – différemment.
    Sinon on peut comparer avec le permis de conduire automobile qui est qui est à sa manière un diplôme irrationnel réservé aux ingénieux du volant, mais « ça le fait généralement »…
    Alors le ciel est à celui qui le regarde du bon œil.
    Une précaution avant d’y mettre le doigt : c’est plus addictif que le tabac et la bêtise quotidienne réunis !
    Alors le malheureux pilote se soigne tous les jours.

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  • Punaise, je suis passionné de pilotage, je souhaiterais rapidement passer pro en obtenant le théorique ulm, souhaiterais faire du S4 en activité particulière si cela m’était accessible. Mais à vous lire, cela n’est réservé qu’à des ingénieurs, ou anciens techniciens de l’armée de l’air…

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    • par Jean-Mi, pragmatique

      Rapidement, rapidement…
      Maladie du monde moderne !
      On ne devient pas pilote « rapidement » ! On le devient, ou pas…
      Le pilotage, surtout dans un cadre professionnel, demande un état d’esprit et une rigueur de tous les instants. Cela ne s’obtient pas « rapidement » mais avec du travail théorique et surtout pratique. Que ce soit pour du drone, du Rafale, de l’Airbus A380…
      Par contre, c’est accessible à toute personne un tantinet sérieuse et motivée, et qui démontre sa compétence.
      Le stade S4 est le stade ultime du télépilote professionnel. Pour viser cette compétence il faudrait peut-être par commencer par les autres échelons de l’échelle, et les monter comme il faut.
      On croise beaucoup d’ingénieurs et d’ex-militaires, c’est vrai. Ils ont pour eux cette déformation professionnelle bénéfique issue de leur formation scientifique, mécanique, pragmatique, procédurale : la rigueur.

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