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Les moyens aériens pouvaient-ils sauver Notre-Dame de Paris ?

Une des premières réactions à l'annonce de l'incendie qui a ravagé cette nuit la sublime cathédrale Notre-Dame à Paris fut celle du Président des États-Unis appelant de ses vœux l'engagement d'aéronefs bombardiers d'eau afin de combattre le feu qui alors dévorait la charpente en bois de l'édifice. Dans la soirée, beaucoup de messages sur les réseaux sociaux ou de réactions parmi les spectateurs montraient un certain étonnement à l'absence de moyens aériens de lutte contre les incendies.

16.04.2019

Extraordinaire et effroyable photo du brasier de Notre Dame prise par un drone des pompiers de Paris. © BSPP

Très rapidement les pouvoirs publics, les pompiers de Paris, la direction de la Sécurité Civile et de nombreux journalistes ont tenté de répondre clairement à ces interrogations.

Quelques points essentiels :

Les avions de lutte anti-incendies français sont basés à Nîmes pour des raisons évidentes, à 317 nautiques de l’incendie. Entre le délai nécessaire pour la mise en œuvre des avions et la durée du vol, seul, peut-être le Dash 8 aurait-il eu le temps d’arriver à Paris avant la nuit aéronautique (vers 21h10 ce lundi).  Mais pour faire quoi ? Larguer sur la charpente en feu et participer à la disloquer, avec comme conséquence immédiate de risquer de briser la voute et de fragiliser encore plus la structure de la Cathédrale ?

N’oublions pas que l’efficacité du largage d’un bombardier d’eau vient, dans un tout premier temps, de l’énergie cinétique de la masse d’eau, de sa puissance qui « souffle » littéralement les flammes avant que l’eau ne commence même à les refroidir. Ce mode d’action est clairement incompatible avec une action contre un bâtiment précieux.

Largage de six tonnes d’eau, écopées sur la Seine aux Mureaux, à la Ferté-Alais en 2016. Une action massive et efficace contre les feux de forêts, destructrice autrement. © F. Marsaly/Aerobuzz.fr

Ajoutons à cela le risque d’envoyer des débris un peu partout autour et d’étendre peut-être l’incendie aux bâtiments avoisinants. Nous n’évoquons pas plus la présence des pompiers en action qu’il aurait fallu faire battre en retraite pour éviter les risques (un largage de bombardier d’eau peut tuer directement ou par projection des débris), la faible surface de la cible, les obstacles aériens, la nuit. L’utilisation d’un avion bombardier d’eau est clairement et définitivement une fausse bonne idée.

Néanmoins, au cours de leurs histoires, des avions de lutte anti incendies sont déjà intervenus sur des feux industriels, sur des bâtiments et même des véhicules en flamme sur l’autoroute, ce qui prouve que ces appareils ne sont pas forcément cantonnés aux feux de forêt mais les sinistres ainsi traités n’étaient pas des cathédrales historiques qu’il fallait préserver absolument.

Et les hélicos bombardiers d’eau ?

Des questions se sont levées aussi sur le rôle possible des voilures tournantes et éventuellement des hélicoptères bombardiers d’eau (HBE). Si la Sécurité Civile dispose de deux EC-145 Dragon à Issy les Moulineaux, ils ne sont pas équipés de dispositif de largage d’eau car cela ne fait pas partie de leurs missions. Les HBE en France relèvent d’entreprises privées sous contrat avec les conseils généraux des départements du sud de la France pour des mises à disposition saisonnières.

Même si un appareil disponible et équipé, avec un équipage qualifié, avait été autorisé à intervenir on en revient aux difficultés des opérations en milieu urbain et nocturnes. On peut aussi se poser la question de l’intérêt des largages, pour les raisons expliquées plus haut, en ajoutant que parfois, sur les machines les plus puissantes, le souffle du rotor peut attiser les flammes ou éjecter des débris.  Là encore, ce qui est acceptable pour une forêt en feu l’est moins sur un bâtiment aussi précieux.

Reste le cas des HBE équipés d’un canon à eau comme certains équipementiers en proposent. Auraient-ils pu se rendre utiles ? Nous n’avons pas de réponse définitive.  D’autant qu’aucun appareil ainsi équipé ne semble être disponible en Europe.

Un EC-225 équipé d’un canon à eau Simplex SkyCannon Model 516, un type d’équipement qui risque de faire beaucoup parler de lui ces prochaines semaines. © Simplex Aerospace

Les drones alors ?

Si les moyens aériens d’intervention n’ont donc, de façon tout à fait justifié, pas été engagés sur le sinistre, les drones légers ont été utilisés et il ne fait guère de doute que ces appareils munis de caméras thermiques vont jouer un rôle essentiel dans les opérations à venir, pour localiser, aider à traiter les foyers résiduels et dresser un état des lieux des dégâts.

On peut aussi imaginer que certains projets de drones porteurs de lances pourront trouver là de nouveaux arguments commerciaux, comme Aerobuzz s’en était fait l’écho, mais il faut se rendre à l’évidence, aucun largage de bombardier d’eau ne sera jamais d’une quelconque utilité sur un sinistre touchant un bâtiment de cette nature.

Frédéric Marsaly

 

A propos de Frédéric Marsaly

chez Aerobuzz.fr
Frédéric Marsaly, passionné par l'aviation et son histoire, a collaboré à de nombreux média, presse écrite, en ligne et même télévision. Il a également publié une douzaine d'ouvrages portant autant sur l'aviation militaire que civile. Frédéric Marsaly est aussi le cofondateur et le rédacteur en chef-adjoint du site L'Aérobibliothèque.

42 commentaires

  • Pilotaillon, qui aime les lieux chargés de belles histoires

    Boudiou ! Ca cause dans le micro-cosme aéro !
    A quand le think tank (à ne pas confondre avec le water tank) qui va phosphorer (mais pas trop, car le phosphore est très inflammable) sur la définition du meilleur moyen d’extinction des feux qu’on baserait à Orléans (centre de la France et où ya déjà une base aéro) pour intervenir en moins de 10min sur n’importe quel incendie de patrimoine historique ou de fort intérêt français ?…
    J’ai en tête quelques noms : S Berne, pour traiter des drapeaux, Dieu pour le sauvetage des pauvres âmes, Quasi MODO, pour domestiquer les esprits mâles faisant, le Général BIZARD, pour mobiliser et assurer la permanence des troupes, et l’ingénieux Ingénieur TOURNESOL, qui retournerait le sol pour que l’incendie se propage dans le bon sens, du haut vers le bas et qu’on puisse l’atteindre par des moyens terrestres…
    My two cents.

    PS : Je suis volontaire pour contri-buée, car je sais que lorsqu’il y a de la buée il n’y a pas de départ de feux.

    • Pilotaillon du 21eme siècle

      Un éditorial qui fait la part entre la techno, l’intelligence collective et le rationnel indispensable à la gestion d’une situation d’urgence. A. Montaud connaît son sujet car c’est le cœur de son quotidien : relier les technos aux hommes de l’art, où la cobotique, le deep-learning sont des apports triviaux.
      Je vous invite à apprécier son angle de vue = https://www.thesame-innovation.com/60-cm-ont-change/

  • Lejys

    George Sand disant : « Une éducation, qui ne consulte jamais les aptitudes et les besoins de chacun, ne produit que des idiots ». Peut-être que certains n’ont peut-être pas eu la chance que l’on s’assure de leurs aptitudes et de leurs besoins.
    Or, le journal « Les échos » a rédigé un bon article sur le feu, qui reste compréhensible au profane. Restera à leur faire admettre la « maladresse » de leurs propos initiaux.
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/notre-dame-comment-les-pompiers-ont-gagne-la-guerre-du-feu-1013461

  • DELAFOSSE

    Réponse à lejys
    Vous paraissez sincère et convaincu mais je pourrai être en mesure de contrer votre commentaire sans le moindre problème surtout si vous êtes concerné sur le plan professionnel.
    Rien n’est plus néfaste que les certitudes
    Cordialement

  • J’ai lu avec attention les commentaires précédents, il y a à boire et à manger, raison pour laquelle je tiens à m’exprimer également pour confirmer qu’il y a 40 ans, à l’époque où les Pompiers de Paris possédait encore leur propre hélicoptère, quelque chose aurait été tenté dès la réception de l’alerte.
    J’ai eu l’occasion à cette époque d’éteindre un feu industriel .On aurait pu sauver la cathédrale si on avait adopté les nouveaux moyens dévolus à ce type de secours. Facile de dire cela après mais c’est ma conviction profonde après avoir passé 35 années au service de la Sécurité civile.
    D’autres bâtiments historiques sont également en danger, je ne citerai que le Mont Saint Michel surtout un jour de grande marée. C’est notre Histoire qui disparaît ainsi, mais demain, sur une centrale nucléaire, ce sera notre avenir.

  • Olivier

    N’est il pas normal voire règlementaire d’avoir des scenarios d’attaque deja prêts pour ce genre de risque avec toutes ces questions techniques déjà répondues a l’avance par des experts.

    Avec une charpente de cette nature, le risque « feu » était evident non ?!
    Donc 2 questions de posent :
    1- Quel était le système de detection étudié et validé avec le concours de professionnels et les pompiers ?
    2- Quel était le scenario prévu pour attaquer ce feu de charpente en accord avec la caserne locale ?

    Un moment avec ces richesses est assuré. La compagnie d’assurance a du réclamé de telles garanties.

  • Carbet

    Bonjour
    Il y a de nombreux départ de feux lors des travaux sur les toitures : soudures au plomb , braséro , disqueuses , chalumeaux divers ……..
    Donc petite question : Pourquoi la détection incendie a si mal fonctionné et/ou pourquoi n’y avait-il pas de veille incendie par des rondes rapprochées dans un lieu de tous les dangers surtout après une première alarme ?
    Il n’est précisé nul part la présence de colonnes sèches ou mieux humides dans ce cas pour attaquer le feu le plus rapidement possible , chaque minute compte en cas d’incendie .
    Un temps de 20 minutes entre la première détection et le début de l’incendie , c’est une éternité pour un feu qui a le temps de prendre toute sa force ……..

    Cela frise l’incompétence notoire dans notre monde sois disant hautement technologique bardé de plein de règlements pour prévenir les incendies .
    Salutations

    PS: Personne ne parle des fumées hautement toxiques qui s’échappaient du brasier dans lequel il y avait les 250 tonnes de plomb fondu de la toiture .
    Ce qui donnait la couleur jaune ……. Une pollution énorme qui semble n’avoir ému personne aussi bien chez les autorités que cher les écologistes .

  • stanloc

    A propos, je n’ai entendu ou lu aucun commentaire faisant allusion au plomb qui servait de toiture. 200 tonnes, je crois !!! fondues certes ou peut-être évaporées en partie avec la fumée ? d’ailleurs pour du bois TRÈS sec qui brûle j’ai trouvé que la fumée était bien épaisse et jaunâtre par moment.
    Voilà bien pourtant une pollution infiniment plus grave que celle des gaz d’échappement, n’est-il pas ?

  • Cit

    Même ici on voit des commentaires café du commerce…
    Et des « la France est entre les mains d’incompetents »…

  • HG

    Jean Mi,
    En effet vous n’êtes pas clair….Cela vous fait peut être  » reviser vos chiffres romains » mais la syntaxe pour prétendre écrire des phrases compréhensibles, devrait elle aussi être réviser….

    • Jean-Mi

      Désolé, je n’ai pas été clair, j’y ferais attention.
      Quand je disais : « Lâcher 200 litres de flotte, c’est lâcher 200 kilos sur une charpente en bois vieille de 850 ans et des voutes en pierre fines… Effondrement immédiat ! « , je pensais bien largage en une fois, comme le font les canadair (voir la photo) ou les hélicos en opération « pompier ». Donc de façon localisée, plouf.
      Je ne pensais en aucun cas arroser la totalité de la toiture en feu avec ces pauvres 200 litres bine étalés… qui n’auraient absolument rien fait. Bon, c’était pas clair.
      Je suis passé devant Notre Dame hier, ça fait quand même bizarre de la voir sans son toit. 850 ans d’histoire disparus en quelques heures…

  • Cardon

    Oui un hélicoptère bombardier d’eau avec intervention rapide sur la flèche aurait pu sauver la toiture ; la flèche n’aurait peut être pas supporté le choc . Personnellement cette flèche a été rapporté au 19 ème siècle et je n’en vois pas vraiment l’utilité architecturale . Mais la reconstruire on sait faire !
    En tous cas travailler dans les tours de la défense en sachant qu’aucun moyen aérien n’existe en cas d’incendie , ça fait froid dans le dos.

    • JMB

      Ce n’est pas exact, dès le départ il y eu une flèche, assez proche de celle imaginée par Viollet-Le-Duc mais en un tout petit peu plus imposante.

      La première flèche avait été construite au-dessus de la croisée du transept au XIIIe siècle, vraisemblablement entre 1220 et 1230. Cette flèche d’origine était un clocher, qui comportait au XVIIe siècle jusqu’à cinq cloches.
      Sous l’action du vent, elle commença à s’affaisser au milieu du XVIIIe siècle, puis fut démontée de 1786 à 1792, après plus de cinq siècles d’existence.

      Viollet-Le-Duc finalement n’a fait que remettre l’unité architecturale dans son concept de départ

  • stanloc

    Si des moyens aériens capables d’ ÉTEINDRE un incendie, existaient, cela se saurait et les incendies de forêt en Californie et dans le bassin Méditerranéen, seraient ETEINTS bien plus vite. Non, on se contente, faute de mieux d’en limiter l’extension, d’où l’emploi de retardant. Dans le cas qui nous occupe l’incendie s’est développé sous une couverture de plomb au sens stricte du mot. La seule chose à déplorer c’est le manque d’anticipation du risque et le manque évident de surveillance d’un lieu terriblement inflammable dans lequel on fait des travaux. Quand je vois la ronde des militaires de l’opération vigipirate dans un aéroport comme celui d’Orly, je me dis qu’on aurait pu déployer une dizaine de vigiles durant toute les nuits dans les combles de ND de Paris, équipés de caméras thermiques. Mais nous ne sommes plus capables de prévenir un mal (regardez le problème de la vaccination contre la grippe ou le curage des rivières pour éviter les inondations à répétition) car QUI va payer ? En 24 heures une promesse de dons de 700 millions d’euros ont été annoncés, c’est trois fois le budget annuel du ministère de la Culture et de ce qu’il peut allouer entre autres à la conservation du patrimoine. Sans ce sinistre, aurait-on trouvé de telles sommes ? On est capable aujourd’hui de faire de grandes choses mais si à la clé il y aura des retours sur investissement. On n’est absolument pas capables de construire une cathédrale aujourd’hui comme cela fut fait il y a huit cent cinquante ans : pour simplement la Gloire de Dieu. On n’est pas capables d’entretenir ce que nos ancêtres ont réussi à faire avec des moyens matériels dérisoires mais avec une FOI à déplacer les montagnes.

  • Bonsoir.
    Hormis le fait qu’une caserne de pompiers plus proche du centre de Paris serait peut-être une piste pour l’avenir, je pense que les sapeurs-pompiers ont fait un travail extraordinaire de professionnalisme et de courage . Ils méritent vraiment tout notre respect. Pour le reste, je ne crois pas que le moindre moyen d’arrosage aérien est servi à autre chose que d’effondrer la cathédrale, avec tous les dommages collatéraux, voire un incendie sur des bâtiments voisins…

    • Lejys

      Pour information, il y a 25 casernes de pompiers dans Paris intra-muros, et aucun point de la capitale ne se situe à plus de 800 d’une de ces casernes.

  • BOUR

    Bonsoir
    Quel que soit les moyens mis en œuvre, face aux éléments eau et feu l’être humain est un minus. Acceptons cette réalité, les discours les plus courts sont les meilleurs
    Cordialement
    Michel BOUR

  • HELIPASS

    Bonjour les helicopteres bombardiers d’eaux auraient pu faire le travail. le largage selon la hauteur permet de faire tomber l’eau plus largement et avec un faible poids. en plus la Seine à coté aurait été le bon reservoir sans délais de rechargement. Cela reste un sujet dans les villes avec des immeubles de grande hauteur.

    • Livignac

      Je partage votre avis pleinement. Une rotation de plusieurs hélico avec la Seine à portée aurait ete des plus utiles. Mais je pense que pour des raisons d’état cela a été interdit.
      Mes salutations
      Gerald Livignac

  • bob

    Il existe des pompes à béton automotrices et télécommandées qui pompent le béton à 50 mètres de haut et on n’est pas foutu de concevoir et de posséder un appareil qui envoie de l’eau à 100 mètres de haut dans une ville comme Paris, je trouve ça curieux. ça parait pourtant beaucoup plus simple vue la viscosité et la densité de l’eau comparé à du béton. ça ne servirait pas tous les jours, mais….

  • Toto45

    Un aeroscoot géant ?!

  • DRONEAU

    Curieux ces anathèmes pour une discussion qui a de toute évidence une raison, l’absence quasi totale de moyen incendie dans les premières 90 minutes, hors on sait que le feu prend d’une façon exponentielle. Comment ne peut-on pas être malade devant la quasi absence d’intervention avant 19h30/20h00… Personne n’indique la possibilité de créer un effet « pluie » et non un blast (être plus haut, sortie eau différente,…). La résignation ne devrait pas être de mise, en tous cas pour l’avenir. J’ai pensé hier à l’hélico ridicule au dessus de Fukushima, en plein chaos de Tepco… Là c’était l’absence d’hélicos qui semblait ridicule… On peut au moins le penser.

    • Jean-Mi

      Pas simple de se positionner ! Pas d’hélico, c’est ridicule, un hélico, c’est ridicule… Deux ou trois ils se gêneraient et se serait ridicule… Que faire ?
      Effet pluie : bonne idée en effet, mais pour que la pluie soit efficace (arroser et faire descendre la température), il faut qu’il pleuve beaucoup et longtemps. Hors, un hélico ne peut pas emmener beaucoup d’eau pour faire pleuvoir longtemps… Ce ne serait donc pas efficace sur de tels feux.
      Quand on voit qu’une lance haute pression ressemble plus au Manneke Pis qu’a un gros tuyau face à l’immensité du site !…
      Ce qui me chiffonne plus, c’est de lire aujourd’hui qu’une première alarme a été donnée à 18h20, et que le feu (qui était donc bien réel, mais caché), n’a pas été trouvé. L’enquête dira « quoi ». A 18h43, une deuxième alarme indique bien le véritable départ du désastre. Il est alors trop tard.

    • GILLES

      tout fait d accord avec vous ….quand on a vu les moyens ridicules quasi nuls qui ont été utilisés ou pas ….durant plus de 1h ou 1h30 en effet une intervention rapide par Helicos sachant 500 litres d eau sur une trajectoire de 10/20 m annule tout effet « blast » redouté sur la cathédrale ….
      mais si notre puisant pays , disposant d une base sécurité civile Helico à Issy les Moulineaux , avait en alerte 3 ou 4 petits helicos type EC 120 pouvant emporter 500 /600 L eau + retardant intervenant moins de 30 min après l alerte ….on sauvait la Cathédrale ….. de plus avec la proximité de la seine ….les helicos ne sont pas des canadairs …ils peuvent se ravitailler en 40 secondes …et avec 3 ou 4 machines ils auraient fait une noria pendant 1 h le Pb était résolu ….
      les grosses (petites) lances terrestres pouvaient alors faire les finitions !! voila mais il faudrait que les Généraux ….des pompiers soient doublés par des Amiraux ( Aero Navale ) …..oui mais on entre dans le Royaume de la POLITIQUE ….Royaume des Incompetents faiseurs de vents et tirant leur épingle du Jeu ….toujours pas des bobards …c est ce qui fait notre difference !!

      • Jean-Mi

        Pas les généraux, le bon sens tout simplement…
        En Corse ou en Provence, en plein été, avoir 3 ou 4 hélicos en alerte avec des départs de feux tous les jours, ça se justifie et c’est déjà pas facile à réunir dans la réalité car les quelques hélicos disponibles et leurs équipages doivent se répartir sur un territoire énorme, avec une charge de travail élevée « en saison ».
        Comment justifier 3 ou 4 hélicos en alerte à Paris ou ils n’agiraient jamais ? On a une cathédrale à sauver tous les 850 ans il semblerait… (humour déplorable, moui, c’est le soir…). C’est du bon sens , personne ne fera ça. Utiliser ces hélicos à autre chose ? Alors il faut un certain temps pour leur remettre le « pack incendie » en urgence, et ça prend vite une heure… dommage pour l’alerte.
        Par contre avoir une caserne de pompier à proximité directe et en dehors des heures de bouchons eu été efficace également.
        Ce feu aurait eu lieu à Marseille sur la bonne mère, il est probable que les hélicos de Marignane auraient été appelés pour tenter un truc ou du moins l’étudier.
        Nos moyens ne sont pas illimités. Moyens matériels et financiers. Si vous saviez le prix d’un camion de pompier incendie, et qu’il y en a plusieurs dizaines qui « dorment » dans les casernes car utilisé assez rarement (heureusement, ça veut dire qu’il y a peu de gros feux). Au même moment, les gilets jaunes se battent pour avoir 10€ de plus sur leur retraite ou en moins sur leurs impots. Je n’aimerais pas être ministres des finances et à avoir à répartir le budget… Quoique, si l’état commande 500 hélicos à Safran, c’est bon pour mon employeur…
        Je suis un passionné d’aviation et je voudrais en voir utiliser partout, comme vous, mais mon bon sens l’emporte.
        Satané Trump ! Il lance une idée [censuré] et tout le monde y adhère direct !

      • Livignac

        Bravo Gilles. Je partage tout à fait votre avis. Mais la France restera ainsi car la nature humaine est ainsi faite

  • jean-pierre CLERC

    peut être canon à mousse?

  • François Henriot

    Moi je trouve également triste de polémiquer à tout va. Pourquoi ne pas se poser des questions? La remarque de D. Trump était maladroite, mais elle venait du cœur, et il n’a pas dit que cela, ce président américain qui a réagi en toute première ligne.
    Les drones, alors. Et des drones porteurs de lances, donnant ainsi plus d’allonge aux sapeurs-pompiers? On n’aurait pas le droit de poser, entre autres, la question?
    De toute façon, merci à nos sapeurs-pompiers, plus que jamais soldats du feu. Et unité nationale. Moi aussi, Jean-Mi, il me manque un bout de France.

    • Mcmanus

      Un drone porteur de lance incendie ? Ça s’appelle un gros hélico, et encore. Tu as porté, ou soutenu, une lance incendie qui débite de l’eau ? Un Puma drone, peut-être, en serait capable. Et pas sûr…

      • François Henriot

        Bien sûr, pas un moyen aérien avec grosse lance. Mais des techniques plus douces existent, étudions donc (ou continuons à étudier) les possibilités (ou non) de les maintenir en l’air.

  • Jacques

    Ca fait longtemps « qu’il manque un bout de France »…
    Pas de verser des larmes de crocodile uniquement aujourd’hui !

  • Jean-Mi

    Il faut arrêter cette hypocrisie !
    Quel drone aurait pu larguer les centaines, les milliers de litres d’eaux qui ont été nécessaire à l’extinction de ce brasier infernal ? Il ne s’agit pas ici d’aller poser 10 litres d’eau sur un départ d’incendie 1 minute après son apparition ! Soyons sérieux ! Laissons les idioties à Trump !
    Quel hélicoptère aurait eu ne serait-ce qu’un minimum d’efficacité dans les mêmes conditions face aux 8 lances haute pression qui ont débité à haut débit et en continu leur jet sur ce brasier pendant 7 heures ? Et de l’eau prise en direct dans la seine par des bateaux pompe… Certaines de ces lances sont d’ailleurs toujours en action au moment ou j’écris.
    Je trouve honteux, dans un moment pareil, de vouloir continuer à « vendre » du drone pour faire tout et n’importe quoi ! Effet de mode désastreux pour tout le domaine aéronautique !
    Les drones utilisés par le pompiers l’ont été dans le seul but pour lequel ils sont bons et utiles et utilisables : donner une vision générale de la situation en pouvant « aller voir » de près, sous tous les angles, à la demande, sur les toits de la cathédrale.
    Je suis triste aujourd’hui, il me manque un bout de Paris, il me manque un bout de France.

    • Gilles

      tout a fait d accord sur tout ce qui a été dit ….mais je maintiens que dés l alerte donnée …..il ya eu un manque evident de moyens mis en oeuvre RAPIDMENT
      et pendant 90 minutes le feu a eu tout loisir de se propager et forcir ….

      Suggestion 1
      Mise en oeuvre rapide de petits helicos avec capacité de lâcher 1000 L effet blast , bien moins important que les canadair bien sur , mais surtout capable en moins de 1 h de mettre fin au démarrage et emballement du feu tel que nous l avons vu
      Avec capacité de remplissage sur la seine toute proche ….
      Demander conseil à l Aero Navale ou compagnies pétrolières sur lutte incendies !!!

      Suggestion 2
      Mise en place à Issy les moulineaux d une base Helicos SECOURS Sécurité Civile équipes de crochet emport de Poches / eau ou eau + retardant feu à vidage rapide

      Suggestion 3 TRAITEMENT ANTI Feu /retardant de toutes charpentes bois !!!

      • Jean-Mi

        L’effet blast, comme décrit par F.Marsaly, est très violent, même venant d’un hélico. Lâcher 200 litres de flotte, c’est lâcher 200 kilos sur une charpente en bois vieille de 850 ans et des voutes en pierre fines… Effondrement immédiat ! (résultat : plus de bâtiment, plus de feu ! But atteint.)
        Faire la même chose sur le pont d’un tanker ou une plateforme pétrolière en bon acier bien épais et rouillé et tordu, pas de problèmes. Ca défonce le truc, puis on le détord et ça repart en changeant deux trois tôles raccordée à la soudure gros cordon, puis un coup de peinture qui tache au gros rouleaux et ça repart.
        On ne fait pas ça sur une cathédrale et tout autre bâtiment (fragile et) historique.
        La lance sur un hélico est encore la meilleure solution, mais a quantité d’eau emportée sera très faible et l’efficacité relative… Et il faut contrer la puissance du jet.
        Un drone ? De la taille d’in cabri alors ? Et il ne portera pas d’eau, juste la lance s’il a assez de puissance pour résister au jet, avec alimentation de la lance via un gros tuyau venant du sol ?
        C’est définitivement peu réaliste.

      • Frédéric Marsaly
        Frédéric Marsaly

        Il y a eu des expérimentations de drones porteurs de lances. C’est une idée. On ne peut pas exclure que sur certaines interventions ce genre d’outil pourrait avoir une certaine utilité.

        https://www.aerobuzz.fr/aviation-generale/des-drones-costauds-pour-les-pompiers/

      • Nicorry

        Je ne suis pas un spécialiste aérien. Par contre en manière de secours et de secours incendie c’est plus mon domaine.
        Ne pas voir des engins incendie de grande hauteur ne veux pas dire que les sapeurs pompiers n’ont pas attaquer le feu. Ensuite comme à Versailles, Chantilly, Le Louvres on protége les gens, on sauve les œuvres d art et en parallèle tu affrontes le feu.
        Un bombardier d eau ou un hbe c’est de l eau d un coup mais ça ne suffit pas. Les lances hautes pressions c’est 12000 l a la minutes…. faite le calcul du nombre de rotations nécessaire.

      • Bishop

        @Jean Mi

        Il faut arreter de dire n’importe quoi. Le toit pèse 210 000kg. 200 kg… 1/1000 fera s’écrouler la toiture, je ne pense pas qu’on soit si près de la limte ! Sinon, on fait (faisait) porter un risque énorme à des millions de visiteurs tous les ans!!!
        200kg sur la voute, là ça se discute, suivant la répartition de la charge…
        Le vrai problème c’est que la toiture couvrait justement le feu et il n’est pas certain que l’eau aurait pu atteindre le foyer. Si des moyens de ce type avaient existés, je pense qu’ils auraient été utiliser, au moins au début.
        Dans un tel moment, les sapeurs pompiers vont pas commencer à s’avouer vaincu en pestant contre le fait qu’il manquent des moyens contre ce type d’incident…
        Cette polémique traduit surtout le malaise du peuple et du monde entier fasse à l’impuissance des sapeurs pompiers. C’est plutôt bon signe…

      • Jean-Mi

        Désolé si je n’ai pas été clair. Je pensais évident que larguer 200kg d’eau depuis un hélico les ferait tomber « ponctuellement » sur le toit, disons sur 3m² à 4m², et que cela peut faire des dégâts, que ce soit sur la tôle externe, la charpente, ou la voute en dessous. (@bishop)
        PS: la flèche datait du XIXème mais reprenait la place d’une flèche présente depuis la construction au XIIIème et démontée juste avant la révolution au XVIIIème. (et ça me fait réviser mes chiffres romains…)

      • Christian

        Pour mettre trouvé accidentellement ( en suivant pourtant les consignes des gendarmes )sous un HBE en largage ( et encore je n’ai pris que le bord du nuage d’eau sur l’épaule G, le casque et le carénage de la moto ) , c’est TRES , TRES brutal et violent.
        Et je suis descendu voir l’état de mon carénage tellement c’était comme une mittraillette !Pas cassé , ouf!
        Et j’étais bien content de porter une combi de cuir !
        Donc , l’effet blast d’un largage est vraiment à prendre en compte !!!

      • Lejys

        Voilà une analyse qui prouve que l’ignorance est source de maladresse et d’ineptie
        – moins de 30 mn après le premier appel au 18, il y avait déjà plus d’une centaine de sapeurs-pompiers engagés, et plusieurs lances étaient déjà en manoeuvre par l’intérieur, afin de protéger les deux beffrois. Seulement on les voit pas sur les images, ce qui est normal, elle sont « à l’intérieur »;
        – faire voler un hélico au dessus d’un brasier….vous êtes pilote?
        – l’erreur classique d’un jeune novice, c’est d’attaquer ce qui brûle, alors que ce qu’il faut avant tout c’est arrêter les propagations et donc dirigé les lances là où le feu se dirige. Sur une toitrue, par l’extérieur avec les plaques de plomb/zinc, ce n’est pas trop efficace. Ce qui est brulé, c’est trop tard, faut juste éviter d’autres dégâts, dans le métier c’est que l’on appelle « faire la part du feu ».. Et c’est ce qui a été fait, en établissant des lances par l’intérieur pour protéger les beffrois, aidés par des lances sur bras et échelles qui avaient pour mission de créer un rideau d’eau. Et ça a fonctionné. Lâcher une grosse quantité d’eau directement sur la toiture aurait fait encore plus de dégâts à l’intérieur, sur les structure;
        – un hélico bombarider d’eau, même avec un point d’eau à moins de 100 m de sinistre, ne peut pas faire plus d’une rotation toute les 4 à 5 mn, soit pour une bâche de 1000l l’équivalent d’un débit de 200l/mn. Les plus petites lances établies par l’intérieur (il y en avait presque une dizaine) débit entre 500 et 1000 l/m. Les lances des bras élévateurs articulés atteignaient jusqu’à 3000 l/m. Autant dire que l’apport d’un hélico aurait été ridicule;
        – les moyens de lutte incendie aérien ne sont jamais utilisé de nuit, car trop dangereux, pour les appareils comme les pompiers au dessous;
        – il y a une base hélico de la sécurité civile à Issy, avec deux EC 145. Mais il n’ont pas de système les transformant en « hélicoptère bombardier d’eau », car c’est un concept qui n’est utile que lors de certains feu de végétation. Aucun hélicoptère de la sécurité civile ne dispose d’un tel système….car cet hélicoptère n’est pas capable supporter une telle charge (eau + pompe+ bâche+ dispositif) !
        – le produit de traitement anti-feu sur des structures de bois, ça n’existe pas, tout simplement parce que ce n’est pas efficace. La seule solution, c’est le flocage qui peut permettre d’atteindre un degré coupe-feu de 30 mn au mieux. Seulement, sur une telle charpente comme celle de la cathédrale, le coût de l’opération est similaire à celui d’une reconstruction complète d’une telle toiture.

        Je suis impressionné de cette capacité qu’ont certaines personnes, totalement ignorante à être certaine de détenir les bonnes solution à des problèmes qu’elles ne maîtrisent absolument pas….

      • Jean-Mi

        @Lejys : MERCI !
        Enfin un argumentaire étoffé qui démontre l’ineptie d’une attaque aérienne, comme l’ont dit tous les pompiers dès le début. (et que nous sommes certains peu nombreux à avoir essayé de défendre)
        Satané Trump, il dit une connerie d’ignorant et tout le monde croit qu’il a raison et que le messie qui marche sur l’eau, c’est lui… Fabuleuse cette polémique quand même…
        Au fait, pour se détendre un peu, pour enlever le vieil échafaudage soudé par le feu, on prend des hélicos aussi pour le soulever d’un bloc, ou bien ?
        Bonne soirée !

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