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Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG

Trois instructeurs de l’école de pilotage de Merville se sont préparés à former leur premier élève-pilote professionnel sur avion équipé d’un malonnier.

Jean-Louis Daroux, chef-pilote de l’aéro-club Paul-Louis Weiller des Mureaux, vient de former trois instructeurs pilotes de l’école Amaury de la Grange, Michael Duval, Patrick Bonnaillie et Sébastien Hugault, au pilotage sur avion équipé de malonnier. Le malonnier est ce dispositif mécanique qui permet à des pilotes handicapés, privés de l’usage des membres inférieurs, de contrôler la gouverne de direction et les freins avec les mains, comme le palonnier le permet avec les pieds.

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16 commentaires

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  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    La suite de l’aventure continue pour Philippe CARETTE !
    http://www.aerobuzz.fr/spip.php?breve1493

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  • par Pointeau SALABERRY Hélène

    Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Bravo à Philippe. C’est formidable ! Je suis si heureuse pour lui. Quel chemin parcouru. Je lui souhaite le meilleur pour la suite de sa formation. Je me rappelle de Philippe enfant et je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis son accident. C’est donc une grande joie pour moi. Amitié

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  • à Mr Montana, à Dylan et aux autres
    « c’est le handicap c’est la vie et c’est comme ca » ……. Je te souhaite de ne jamais être handicapé, ce genre de phrase n’est pas tolérable. Tu cites St Exupéry avec sa célèbre phrase « fait de ta vie un rêve et du rêve une réalité », lors selon toi les handicapés n’ont pas le droit de rêver et encore moins de voler …. ?

    « Et j’espère sincerement qu’il n’y a pas d’emploi réservé pour les pilote pro handicapé alors que des milliers de jeunes low timer sont sans cockpit »

    « Je n’ai pas trop de problèmes pour que des pilotes handicapés volent en privé mais qu’ils accèdent au pilote pro, je dis attention on touche a autre chose. Une classe 1 qui ne veut plus rien dire, la mission, le role et les devoirs du CDB… »

    Mais arrêtez de vous prendre pour dieu, ça n’est pas parce qu’il vous a été difficile d’accéder à votre rêve que les autres n’ont pas le droits, ce qui vous gêne c’est la différence.

    Je ne souhaite lancer aucune polémique, ceci sont simplement des constatations d’un pilote planeur, avion et mécano avion handicapé, qui a dû se battre pour réaliser ses rêves et qui va continuer malgré les réflexions qui lui seront toujours adressé par des gens comme vous qui ne comprennent pas la différence, qui ont peur des gens différents.

    Je souhaite féliciter Mr Philippe Carette pour avoir accéder à son rêve et lui souhaite de faire une belle carrière.

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  • par Guillaume Féral

    Attention, infirme à bord
    La passion des débats vous fait mélanger allègrement deux problématiques : la sécurité des vols et la perception du handicap.
    Votre dernier paragraphe, Monsieur Montana (19h 58 hier), illustre le malaise grandissant causé par les excès du politiquement correct à l’endroit du handicap. Etrange pratique expiatoire, typiquement latine, sorte d’exutoire au choc émotif causé par l’infirmité (ou la maladie, la misère sociale, etc.).
    Il est temps d’évoluer et de perdre ce complexe.
    Il est temps que les handicaps – les « différences » – prennent naturellement leurs places dans la société comme c’est le cas depuis trois décennies dans les sociétés anglo-saxones où les enfants sont scolarisés ensemble, aussi loin que permettent les aménagements exigés par leurs conditions.
    Et il est temps aussi que les personnes concernées prennent en charge cette évolution et cessent de stigmatiser leur propre différence pour en tirer des avantages parfois excessifs et injustifiés.

    Pour ce qui est de la sécurité aérienne, où est le problème ?
    Les médecins et notamment ceux du CMAC ne sont pas des kamikazes. En se basant sur un examen médical complet et après un test d’aptitude passé avec un examinatreur compétent, ils délivrent une aptitude dérogatoire assortie éventuellement de limitations. Dans le monde, des milliers de pilotes classe1 volent avec une aptitude dérogatoire avec une limitation (il en existe une bonne douzaine selon la nature de l’inaptitude). Ils ne sont pas plus dangereux que les « full aptes ».
    Quant à arguer qu’un instructeur handicapé n’est pas en mesure d’aider son élève à s’extraire de la machine, c’est débile. Personne ne va obliger un élève à être formé par un instructeur handicapé. Si on ne veut pas courir le risque de devoir s’en sortir seul en cas de pépin, on apprend avec un valide.
    C’est un choix plus facile que celui d’être raccompagné par un copain sobre à la sortie d’une boite.
    Vous verrez, Monsieur Montana, on peut marcher sur la tête. Surtout quand on n’a pas le choix.

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  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Pardon pour cette digression. Rien à voir avec le sujet principal mais les premiers vols long-courriers à deux à Air France c’était sur B767.

    Jean Claude, tu y étais ?

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  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Monsieur Jean Claude Roumilhac,

    J’ai le respect des anciens et des CDB et je les écoute toujours avec attention. Ils nous apprennent en général que les arbres ne montent pas au ciel, qu’il n’y a pas de bons pilotes mais des vieux pilotes.

    Pour le don de soi cela fait 7 ans que je suis bénévole au resto du coeur. Et la ou je bosse un pilote est et restera toujours un pilotes et non pas le porte-drapeau de la compagnie et le cadre de l’entreprise.

    Par votre message je comprends surtout que nous n’avons pas la même vision de la sécurité des vols. Le dernier audit AF sur la sécurité des vols montre que la culture « safety first » n’est pas toujours comprise ou appliquée. Enfin j’imagine que ce n’est pas votre cas et que vous êtes un grand professionnel.

    Je n’ai pas trop de problèmes pour que des pilotes handicapés volent en privé mais qu’ils accèdent au pilote pro, je dis attention on touche a autre chose. Une classe 1 qui ne veut plus rien dire, la mission, le role et les devoirs du CDB…

    Enfin moi je dis ca,je dis rien je suis un bleu, a part du piper cub et du 737 en 20 ans j’ai pas vu grand chose d’autre en aviation.

    Je comprends aussi qu’il est plus populaire de dire que c’est bien comme initiative plutot que d’affirmer comme je le fais que nous marchons sur la tête.

    Fly safe anyway

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  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Bravo Philippe,

    Bravo et merci pour tout ce que tu représentes dans notre monde d’aujourd’hui, force morale, persévérance, amour du vol, sens de l’air, professionnalisme et exemplarité, toutes les qualités d’un vrai commandant de bord. Toi, tes amis et amies de la Mission Bleue Ciel et de l’Aéroclub Paul-Louis Weiller êtes des exemples pour nous tous.

    Ce que tu construis aujourd’hui est un modèle, une référence dans ce monde qui ne regarde que le clinquant et le paraître.

    Quand je lis les lignes de ce « monsieur » Montana, je suis inquiet. Notre aptitude médicale (j’ai la mienne en classe 1 professionnelle depuis juillet 1968) est une aptitude « Physique et Mentale ». En ce qui le concerne, il a peut-être pour le moment une aptitude physique, mais je suis vraiment inquiet pour son aptitude mentale, celle qui permet d’aborder les facteurs humains avec la sérénité, l’ouverture d’esprit qui permettent de considérer TOUS les problèmes du vol avec le recul nécessaire à la bonne gestion non seulement d’une trajectoire mais aussi d’un équipage.

    Après plus de 34 ans passées dans notre compagnie nationale, chef pilote et chargé du lancement d’un premier avion long courrier en équipage à 2 pilotes, j’ai rencontré à peu près tous les types humains cités dans les cours de facteurs humains. Mais il manquait le chapitre des pilotes obtus et étroits d’esprit.
    Je l’ai rencontré aujourd’hui.

    Le traitement médical pour ce monsieur consisterait à venir voir une étape de la caravane « Rêves de Gosse », et de s’investir dans le don de soi à l’autre, celui qui souffre plutôt que de brosser son ego au FL 410.

    Jean Claude Roumilhac
    CDB Air France et surtout aviateur

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  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG

    «  » »C’est abhérrant qu’un pilote pro puisse être paraplégique, médical oblige, bon sens oblige » » » »
    Je propose donc, si j’ai bien compris la logique du rédacteur de cette phrase ci-dessus, que l’on retire immédiatement tous les permis de conduire aux personnes handicapées.
    Ce sont de dangereux fous au volant qui font prendre des risques routiers considérables aux autres usagers « bien portant ».
    Il faut également leur interdire l’accès aux emplois car il piquent les jobs aux autres !
    C’est très vache de leur part, pourquoi ne restent-ils pas chez eux ?
    Luc.

    Répondre
  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    « Donc bravo pour la détermination de ce monsieur mais grosse incohérence de la part de l’administration et de la médecine aéro »

    Si vous lisez bien l’article la dernière phrase précise que « La réglementation n’autorise pas (encore) le transport public ».

    Je ne vois donc aucun inconvénient à ce que ce Monsieur se paie une formation de pilote pro. Il ne finira surment pas pilote en compagnie, puisque ça a l’air de tant inquiéter Mr/Mme montana, du haut de son orgueil à 41000ft. Il pourra très bien devenir instructeur au sol par la suite et former des élèves à l’ATPL théo. S’il est ingénieur, une formation pro complète pourrait bien le faire travailler sur un poste proche des pilotes (maintenance, conception, support…).

    Bref, félicitations à Philippe Carette, qui peut enfin faire de son rêve une réalité et qui ouvre une porte aux paraplégiques dans l’univers des pilotes pro !

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  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Pour éviter toute polémique stérile, il faut observer ce qui existe et comme le dit Mr Montana dans certains de ces messages, je cite : « la règle de base de la sécurité des vols = LE RETOUR D’EXPERIENCE »
    Les pilotes paraplégiques qui volent aujourd’hui en France, mais aussi dans plusieurs pays du monde (tant en Europe qu’aux USA pour les plus connus)ont apporté un retour d’expérience du pilotage depuis les années 1970.
    Le fait d’utiliser ses pieds ou non n’est pas le problème et Mr Montana a raison sur ce point. La sécurité d’un vol est plus importante que le fait d’utiliser un malonnier ou un palonnier.
    Actuellement, les pilotes handicapés des membres inférieurs doivent prouver qu’ils sont capables d’effectuer ce que des pilotes valides peuvent faire. Pour exemple lors des tables rondes de travail à la DGAC, lorsque la question se posait de savoir si un pilote paraplégique pouvait piloter un planeur, un des médecins, pilote de planneur lui même, avait posé son véto à cause de l’utilisation du parachute.
    Il a fallu que j’approte des photos de mes posés en parachute pour que le véto soit levé. Par contre il ne lui avait jamais été demandé, à lui, de prouver qu’il pouvait utiliser un parachute.
    Dans ce monde, il est toujours plus facile d’interdire que d’essayer.
    Pour finir, un pilote professionnel paraplégique n’aura pas, dans un premier temps, le droit d’emporter des passagers payants. Il pourra faire du fret, de la suveillance de feux de foret, etc…

    Patrick GUEDJ.
    Propritétaire et Pilote de Piper PA-32 (7 places et 300 petits chevaux)

    Répondre
  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Grand respect pour ce monsieur et pour ce qu’il accompli.

    En revanche gros bémol, étant PN dans le milieu mili je vois des jeunes se faire retirer leur rêve au cempn car ils ont une micro merde infime, et on leurs dit qu’ils sont des dommages colatéraux de la médecine aéronautique.
    Alors sincèrement je comprend plus ou est la logique dans la recherche de la sécurité … ce pays est en train de perdre toute notion de bon sens, c’est pitoyable.

    Et j’espère sincerement qu’il n’y a pas d’emploi réservé pour les pilote pro handicapé alors que des milliers de jeunes low timer sont sans cockpit

    Donc bravo pour la détermination de ce monsieur mais grosse incohérence de la part de l’administration et de la médecine aéro

    Répondre
  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Merci FBs pour le malonnier mais j’avais compris, j’ai une bonne ami ergotherapeute.

    Monsieur Guedj je ne sais pas de qui vous parlez mais surement pas de moi. Fait de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité est une devise que j’applique au quotidien et deja lorsqu’il ya 20 ans je partait seule avec un copain faire le tour de france nous avions trouvé les sponsors avec mon TT+15h etait encore tout frais. Lorsque j’ai vecu en floride, lorsque j’ai participer a la construction du viaduc de millau ou lorsqu’aujourd’hui je suis a 41000ft à M.78 dans mon bureau ou au FL100 et je deconnecte tout pour voler mon approche a vue pour poser mes 60T.

    Je comprend le desir de modernité et de se dire que l’on fait reculer le handicap. Mais pour moi c’est du bon sens paysan q’un pilote pro ne soit pas paraplégique.

    Lorsque je passe mon medical on n’imagine pas que je puisse etre en fauteuil roulant, pourtant dans l’avion mais pieds me servent juste a freiner lorsque je ne suis plus sous autobrake et eventuellement pour contrer une panne moteur mais ca n’arrive jamais vous le savez bien. Donc demain nous pourrons avoir des paraplégique dans nos cockpits en plus nous sommes 2 alors pas de soucis.

    Et si il y avait de bonnes raisons derrière tout ca comme par exemple, un eleve , un instructeur un avion qui se crash un avion qui prend feu un instructeur qui ne peut pas aider son eleve et qui légalement est le commandant de bord donc responsable, sans parler du drame humain.

    Un pilote, un commandant de bord, doit être capable a tout moment de participer a l’evacuation de son avion et de tous ses occupants, de lutter contre le feu et sa propagation pour la protection des biens et personnes alentours et il ne doit pas faire prendre de risque au personnes qui l’accompagnent.
    Biensur ca n’arrive jamais.

    Un jour on s’est dit que donner des farines animales aux vaches c’etait super, les vaches sont devenues folles, bizarre que des herbivores n’acceptent pas de devenir carnivores.

    Le bon sens paysan, écouter les anciens, fly safe oui au final c’est ce qui me dérange dans cette affaire c’est pas safe du tout

    Répondre
  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Bravo Philippe,
    De tout coeur avec toi !

    Répondre
  • par Patrick GUEDJ.

    Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Cher monsieur Montana,
    Dans le fond, vous avez raison: la nature vous a fait comme vous êtes, et rien n’y pourra changer. Vous allez vieillir et un jour vous ne pourrez plus faire face seul aux difficultés innombrables que vous trouverez sur votre chemin. Vous baisserez alors les bras en invoquant la fatalité, et vous attendrez, seul, que la grande faucheuse vienne vous emporter…
    Pendant ce temps, ceux et celles qui auront choisi la voie du courage, du bonheur, du travail, des valeurs qui ont fait et font toujours les pionniers, les hommes d’aujourd’hui, ceux qui ne se réfugient pas derrière la fatalité et les étiquettes que l’on colle avec facilité, pour ne pas avoir à réfléchir à l’éventail des solutions possibles à un problème donné, ceux-là iront au bout de leurs rêves.
    La grandeur de l’homme, c’est se dépasser ! Mais vous avez le droit de rester sur place. La TV est là pour rêver votre vie. Pour ma part, je préfère vivre mes rêves.
    Patrick GUEDJ.

    Répondre
  • Monsieur Montana…
    …Je vais vous apprendre un nouveau mot : « Malonnier ».

    Et je vous invite a regarder ici pour plus de détails sur la chose: http://www.missionbleuciel.com/missionbleuciel.asp?id=41

    Il est ainsi possible de substituer a des membres défaillants de la matière grise, et permettre a un handicapé de voler, tout comme quelqu’un d’autre qui possède toujours l’usage de ses jambes.

    A partir du moment ou le handicap n’en est pas un pour l’accomplissement de la tâche envisagée, pourquoi voudriez-vous priver ceux qui le souhaitent de voler, voire d’en faire un métier ?

    A moins que le véritable handicap, soit ailleurs. Dans les têtes par exemple…

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  • Premier stagiaire paraplégique à l’EPAG
    Superbe et tres bonne initiative bon vol à ce monsieur

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