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Le Colibri boucle son tour du monde

Parti le 26 mars dernier de l'aéroport du Bourget, le Phenom 300 du Colibri World Tour a bouclé son tour du monde en 52 heures de vol. Arrivé le 14 avril, les pilotes ont debrieffé avec Aerobuzz.

28.04.2017

Phenom 300 du Colibri World Tour. © Speedwings

Entrepris en partenariat avec Speedwings, Embraer et Pratt & Whitney, le Colibri World Tour avait pour objectif de réaliser, pour la première fois, un tour du monde en Phenom 300. Si l’avion est certes confortable, il ne reste pas moins qu’il n’a pas été prévu pour ça. Après 52 heures de vol autour du globe vient le moment du bilan.

« C’était évidemment une expérience hors du commun » avoue Philippe, l’un des pilotes du Phenom 300 qui poursuit « l’avion s’est comporté de manière remarquable mais on a eu quelques frayeurs avant d’arriver à Dubaï. » Nicolas, l’autre pilote de l’avion, explique : « L’un des deux boîtiers de gestion des informations moteur a montré des signes de fatigues en envoyant des messages aberrants. Tout comme le Garmin 1000 qui signalait au niveau 430 le train sorti ou une pressurisation défaillante. » La raison pointée par l’équipage : une avionique fatiguée qui a subi de gros écarts de températures et d’humidité.

Après 48h30 de vol, le Colibri World Tour s’est posé le 14 avril à Paris-Le Bourget, réalisant le premier tour du monde d’un Phenom 300 © Speedwings

Le moment le plus redoutable? « Les orages en Thaïlande! Malgré mes 6.300 heures de vol, je n’ai rencontré qu’une fois des orages aussi violents. J’étais content d’être au sol à Phuket après avoir louvoyé, de nuit, dans une région inconnue » se souvient Nicolas.

Le plus beau moment? « Tous ces magnifiques paysages traversés, du désert blanc du Groenland à l’ocre de la terre oxydée de l’Inde » pour Philippe.

Arrivée sur Dubaï © Speedwings

Un bilan sur le Phenom 300? « Les moteurs sont très réguliers, sans surprises, avec une haute fiabilité. On a toutefois eu quelques sueurs froides lors de certains legs, au niveau carburant. Il manque 1.500 nautiques d’autonomie dans les réservoirs pour être tranquille. Au-delà de 3 heures de vol, il faut prendre un autre avion. Mais notre Colibiri a parfaitement rempli son rôle! » conclue Philippe.

F.M.

Le Colibri World Tour en chiffres

Nombre de jours autour du globe20
Nombre de jours de vol9
Nombre de legs18
Heures de vol block52
Total des heures de vol48h30
JET A-123.465 kgs
Mobil Oil JET 21,2 litres
Nombre de natiques17.563
Températures-30° C à Iqaluit / +40° C à Dubaï

Premières étapes du Colibri World Tour dans le froid

Colibri World Tour entre éruption et gestion du fuel

Colibri World Tour : en Phenom 300 autour du monde

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5 commentaires

  • lavidurev

    @Colibrijaune. Restons honnete, tout au plus un effet marketing mais certainement pas un exploit et la part de reve est tres subjective. Une serie B moins les effets speciaux. Ne prenons pas les vessies pour des lanternes.

  • Colibrijaune

    Bravo,
    car même si votre aventure est en dessous des cascades improbables que l’on nous sert dans les films américains, elle reste néanmoins comme un rêve pour beaucoup de pilotes, quelque soit leur expérience et leur passé aéro.
    N’écoutez pas les critiques acerbes de certains que seule la jalousie anime.

  • lavidurev

    tout ca pour finalement dire : ‘ …notre Colibiri a parfaitement rempli son rôle ! « .
    Ben, on est bien content pour vous les gars.

  • Pierre

    Je ne comprends pas l’intérêt de cet article : quel est l’exploit ?
    Ou alors s’agit il d’un repérage pour une aventure qui se profile après ?
    (un tour du monde avec un avion à moteur à caoutchouc, un planeur quadriplace, un hélicoptère à propulsion musculaire, un traîneau tiré par une centaine d’oies…) ?
    Entre nous, faire état d’un semblant de 360 autour de la terre avec 2 jet engines, PA, radar, RVSM, oxy, anti icing et tout le tralala, avec des étapes fuel, dodo et restau à l’hotel du coin à chaques étapes, sans contraintes opérationnelles telles que PAX, cargo, ctot, slot, ect… j’aurais un peu honte de faire du ramdam pour ça…
    Et si vous commenciez par traverser l’atlantique nord ou sud en monomoteur sans PA, sans radar, sans oxy…et sans faire de l’huile…?
    Pierre

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