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Les trafiquants de drogue accros aux avions d’affaires

Depuis deux ans, en Amérique centrale s’opère une explosion de l’utilisation d’avions d’affaires par les trafiquants de drogue pour les États-Unis. Ils détrônent sous-marins et bateaux de pêche communément utilisés pendant des décennies pour transporter discrètement des cargaisons de fret illicite.

16.01.2021

Dans le film "Barry Seal, American Traffic" (2017), Tom Cruise incarne un ancien pilote de la TWA recruté par des trafiquants de drogue. © Universal

Au cours des cinquante dernières années de lutte contre le trafic de la drogue aux États-Unis, une vérité a prévalu : lorsqu'un moyen de transport est grillé, un nouveau émerge rapidement. Auparavant, les cartels transportaient essentiellement leurs drogues par des sous-marins et des bateaux de pêche. Les gardes côte américain ont mis un terme à cette filière. Depuis deux ans ce sont les avions privés qui ont pris le relais. Le site « Aviation Safety Network » a dénombré entre 2015 et 2020,...

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7 commentaires

  • Adam Shaw

    Ce que disent les textes Douannier et Immigration a propos des vols privés/charters qui arrivent aux USA « All civil, private aircraft entering the U.S. must first land at an airport of entry before continuing to their destinations, unless other arrangements are made with U.S. CBP. Advance notification must be provided electronically to CBP by means of the eAPIS. See the APIS section for more information.
    Customs will expect aircraft to land at the arrival time entered on their flight plan. Arriving up to 10 minutes late is acceptable. Passengers and crew should remain with the aircraft until a Customs official arrives and be prepared to show valid documents for persons and aircraft.
    Some aircraft arriving from foreign locations south of the United States must land for Customs processing at the nearest airport to the border or coastline crossing point, unless an overflight exemption has been granted (CFR Title 19, 122.24). »

  • Stormy

    J’aimerais bien faire ce genre de vol, ça doit être distrayant – et je pense que techniquement, j’y arriverais sans problèmes et pourrais apporter beaucoup aux opérations. Sauf que je ne transporterai jamais de la drogue, même si je dois rester pauvre. Et puis j’ai une vie très ennuyeuse, je ne fréquente pas de truands (avez-vous remarqué comme beaucoup trouvent pimenté de le dire en société ?) Moi dès que j’ai un doute, je fais confirmer et ensuite c’est niet, on ne se revoit plus.

  • lavidurev

    500.000 dollars par vol…ce qui n exclue pas l execution du pilote par les trafiquants.

  • JEAN-LUC SOULLIER

    Une forme de retour aux sources finalement…
    Pablo Escobar avait hissé un PA-18 au dessus du portail de son hacienda en souvenir des ses débuts. Ci dessous un site intéressant sur le sujet:

    https://www.google.com/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Fsa.kapamilya.com%2Fabsnews%2Fabscbnnews%2Fmedia%2Fancx%2Fculture%2F2018%2F16%2F7pablo.jpg&imgrefurl=https%3A%2F%2Fnews.abs-cbn.com%2Fancx%2Fculture%2Fspotlight%2F11%2F18%2F18%2Fthe-king-of-sea-and-sky&tbnid=78M8md5pEfQdxM&vet=12ahUKEwjhqfSt8KDuAhWCwoUKHewQDwcQMygIegUIARC4AQ..i&docid=mOvHF5D99vs4-M&w=950&h=633&q=pa18%20pablo%20escobar&ved=2ahUKEwjhqfSt8KDuAhWCwoUKHewQDwcQMygIegUIARC4AQ

    Une anecdote amusante (mais sur le coup je rigolais jaune) : à mon arrivée à Natal les fédérales (des brutes à gueules de tueurs avec des pythons passés directement à la ceinture je suppose que c’étaient des Taurus) avaient scanné mon Pa-30 millimètre par millimètre au point que je me suis demandé s’ils allaient pas finir par le démonter à la disqueuse (j’ai aussi assisté à un show comme ça à la frontière Ukrainienne mais la victime était une Jigouli) … Après n’avoir rien trouvé (qu’est ce que j’aurais pu trafiquer surtout dans un pot de yaourt comme la twinette, on avait à peine la place pour une brosse à dent une fois le fioul embarqué?) tout le monde est devenu super amical avec moi, mais je me souviens avoir passé un quart d’heure disons, tendu…

  • Seb

    Plus tard, se seront directement des drones qui feront ce travail.

    • Raoul Volfoni

      C’est dèjà le cas. Depuis quelques années les livraisons de drogue par drone dans les prisons ont été détectées à plusieurs reprises, mais ça reste ce que les logisticiens appellent « le dernier kilomètre ». Par contre pour le faire en drone sur le rayon d’action d’un jet privé on est loin d’y être, le jet sera pour un bon moment encore l’outil idéal, et c’est tant mieux parce que c’est aussi le plus facile à contrôler et à appréhender.

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