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Coavionnage : le Conseil d’Etat annule la décision de la DGAC

Le Conseil d’Etat vient d’annuler les conditions imposées par la DGAC aux pratiquants du coavionnage. Les plates-formes de coavionnage parlent de "jour historique".

26.06.2017

L'annulation des restrictions imposées depuis août 2016 au coavionnage devrait logiquement favoriser la reprise de cette pratique en aviation générale. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Pour les deux plates-formes françaises de coavionnage, Wingly et Coavmi, la décision du Conseil d’Etat en date du 22 juin 2017 est accueillie comme une victoire, même si le mérite en revient à un pilote privé français, qui a titre individuel, a déposé un recours. Les restrictions imposées par la DGAC depuis le 22 août 2016 sont annulées.

Nous reviendrons prochainement sur ce sujet, le temps de recueillir l’avis des uns et des autres, celui des plates-formes de coavionnage qui pour il s’agit « d’un jour historique », mais aussi celui de la DGAC, qui vient d’être désavouée, ou encore celui de la FFA qui assouplit sa position sur le sujet. A suivre…

Malgré l’avis favorable de l’EASA, rien n’est joué pour le coavionnage français

44 commentaires

  • Fred

    J’habite dans une maison volontairement éloignée des grands axes routiers pour retrouver un peu de calme. Depuis quelques temps les passages des avions de tourisme se multiplient au dessus de ma tête. Cinq ou six vols pendant une journée, c’était tolérable. Quand ça approche de la centaine, ça ne l’est plus. Un seul de ces appareils suffit à causer des nuisances sonores sur des km alentour et perturbe des dizaines de milliers de personnes au sol qui n’ont rien demandé à personne! Le passage de cette autorisation est un scandale! Preuve une fois de plus que nos politiques sont désormais aux ordres des intérêts privés de quelques uns…

    • Pilotaillon du 21eme siècle

      L’actu nous rappelle que nous sommes face aux enjeux qui prêtent à discussion dans ces colonnes : bruit, sécurité, cout de l’heure de vol,…
      Sans solutions efficaces nous allons vite nous retrouver face à plusieurs impasses.
      Alors la vieille aviation doit se renouveler même si les voisins tolèrent plus facilement 1h de tondeuse que quelques secondes d’une aéroplane, qu’ils préfèrent le voisinage de batiments à celui d’un champ d’aviation… Cela laisse rêveur, je rêvais de voler aujourd’hui je rêve de tranquilité, de ne pas être classé comme un parvenu qu’il faut stigmtiser comme un individu intolérable !
      Alors, oui pour la subtilité, les actions collectives et la cohésion entre les différentes aviations.
      Quid des questions d’avions électriques ? Des chamailleries au bar de l’escadrille ?
      @B_Gimbal nous dit qu’il faut être vigilants, je le crois réaliste !
      Happy landings

  • Gérard

    – Plaisancier, je cherche à amortir mon bateau, voire à en acquérir un autre, plus grand. Comme je n’en ai pas les moyens, je pense comme beaucoup d’autres à embarquer des vacanciers qui se désolent des contraintes imposées par les loueurs pro ou semi-pro de bateaux, de chambres d’hôtes ou d’hôtels (dates, délais, prix). Illégal ? Aujourd’hui, oui.
    Demain, ce ne sera sans doute plus le cas, vu l’évolution libérale. Mais aujourd’hui, atteinte à la liberté ? Quelle blague ! Entrave à la croissance « nouvelle » ? A voir mais qui fera le bilan global ?
    – Pilote amateur, j’ai du mal à accumuler 25h/an pour être agréé « vols découverte ». Avec le « partage de frais « , je pourrai y parvenir plus facilement et même pouvoir viser l’achat d’un avion à exploiter ou co-exploiter, éventuellement en recrutant d’autres pilotes, plus ou moins « masqués ». Dans mon club, les pilotes les plus modestes, eux, continueront à ramer.
    Les skippers et les guides partagent une passion et en tirent revenu mais, au moins, en mer et en montagne, on ne nage pas dans l’hypocrisie des plate-formes payantes qui parlent de sécurité la main sur le coeur et exhibent une charte à la place d’un contrat.
    Pourquoi mettre en avant le partage, la passion et toutes ces choses vertueuses et n’évoquer que discrètement le « business plan ». Pourquoi ne pas assumer carrément la dominante lucrative de ce co-avionnage ? Euh, pardon, ce « partage » de frais, de passion, etc ? 😉
    Quant à l’EASA, elle se montre égale à elle-même.

    • Peegee

      Avec des raisonnements pareils faits pour des gens « argentés », nul doute que « le commerce tuerait le commerce » : Sauf que les pilotes honnêtes existent, qui partagent équitablement les frais avec d’autres pour pouvoir continuer à voler, à faire découvrir les sports aériens et, au final, à progresser… donc en faisant voler des avions qui s’achètent, s’entretiennent, se garent dans des hangars de clubs, etc. En résumé, le commerce vu par des gens modestes, intelligents, amicaux et qui ont le fameux « esprit Club » que certains sembleraient avoir totalement perdu de vue. Le commerce à outrance tue le commerce et la décision du C. E. est sans appel: Bravo.

  • JEAN LUC

    Voilà un débat particulièrement épineux dont les fondations se trouvent principalement dans la gestion du risque.
    Pour atteindre définitivement le risque zéro, il faudrait purement et simplement interdire l’aviation de loisir!
    Sans aller jusque là, si l’on accepte et gère ce facteur risque, plus les contraintes sont lourdes pour approcher le risque zéro, plus les vols sont onéreux et par conséquence direct, moins les pilotes accumulent les heures de vols et donc de l’expérience. C’est un non sens car le facteur humain est le facteur primordial dans l’accidentologie aérienne.
    C’est ainsi que les ULMistes totaliseraient en moyenne 4 fois plus d’heure de vol que les pilotes avion. Ce qu’ils perdent en encadrement et règlements de protection est compensé par l’expérience et au final, les statistiques de survie par rapport aux nombre d’heure en l’air est nettement plus favorable aux ULM tout en gagnant en plaisir.
    Ce n’est pas un paradoxe, c’est le résultat de la dictature bureaucrate de notre époque (bientôt révolue) convaincue de maitriser tous les risques à coup de textes et d’interdictions en oubliant délibérément que c’est avant tout en permettant aux pilotes d’acquérir de l’expérience que l’on limitera les risques.
    Mais cette politique ne rentre semble-t-il pas dans leur schéma étroit.
    Que l’on vole seul ou avec un passager payant ou gratuit ne changera rien à ce problème.

    Plus les pilotes voleront, plus ils seront fiables.

  • louis lepoutre

    J’ai pratiqué l’aviation d’Aéroclub il fut un temps . Bien plus jeune et donc inconscient .
    On pourrait comparer cela à monter sur un toit pour remettre deux tuiles au faitage . Pourquoi se casser la tête à s’annacher comme pour monter le mont blanc . Pourtant tomber de 10 mètres à le meme résultat . D’un Toit , en montagne , ou de t’on bel Avion que tu chéris plus que ta femme quelques fois surtout si elle n’est plus très jeune. J’aimerai reprendre les vols , mais mes critères se sont plus les mêmes aujourd’hui qu’il y a 20 ans . Et pour mon sentiments sur le covoiturage , Pardon coavionnage . Avant de prendre et de faire monter des gens de ma famille ou lambda .J’y réfléchirai à plus d’une fois . Dans la vie c’est comme tout , ou vous etes un spécialiste dans votre activité ( et m^me les accidents arrivent quand m^me, ou alors vous etes le bricoleu de service qui à la tchache avec l’inconscience qui va avec . Et la je dis DANGER M^me des pilotes chevronnés se laisse avoir . Des exemples il y en a tous les jours , Récemment aux USA 2 morts sur ce petit avion concus par des pros( L ‘ ICON 5) et pilotes de l’US Air force pour certains , ce sont plantés . Alors un Péquin pilote privé qui fait du coaviontruc avec 30 heures de vols sous les cuisses . je fuis à grandes enjambées.. Un corbeau qui passe devant l’hélice . et patatrac . Paté pour tout le monde. C’était juste la faute du Corbeau . Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place.

  • McManus

    La charte publiée par l’EASA mentionne clairement :  » a charter has been developed with web-providers. They shall inform passengers of the decreased safety level (factor 1000 comparatively to CAT) ».
    Il est tout de même étonnant, et ennuyeux que les sites de co-avionnage n’indiquent pas clairement aux passagers que le transport proposé, est d’un niveau de sécurité très inférieur au transport public officiel. Serait-ce une tromperie ? Une omission volontaire ? Les passagers apprécieraient sûrement de le savoir.

  • anemometrix

    Lecteurs, vous n’allez pas aimer …
    De tous ces commentaires il ressort deux traits majeurs :
    • le niveau de compétence
    • la responsabilité

    Premier point : grâce au co-avionnage les pilotes vont améliorer, élever leur niveau de compétence.
    C’est incontestable.
    Serait-ce à dire qu’en l’état il n’est pas encore celui qu’il faudrait ?
    Est-ce qu’un auto-jugement – « je suis capable et c’est incontestable puisque c’est moi qui le dit » – est acceptable pour le passager/client ignorant des choses de l’air ?…

    Deuxième point : la responsabilité est évacuée au prétexte du progrès (avant-gardisme contre sclérosité, numérique contre classicisme, j’oserai « en marche » (!) contre immobilisme, etc).
    Cette responsabilité qui devrait être élevée au plus haut niveau de toutes les facettes de la vie du pilote, qui va, au fond, l’assumer : le président de l’association (et aussi le chef-pilote qui connait bien les compétences réelles de chacune de ses ouailles) … et les pilotes propriétaires de leurs avions.

  • Arès

    Allez visiter, et surtout bien lire, mais avec la plus grande attention! le concept de Wingly et Coavmi.. et vous en déduirez que les commentaires de Mc Manus sont la vérité. Une vérité malheureusement porteuse de mauvaises augures… .

  • Pilotaillon de première classe

    Bonjour les pilotes,
    Je n’aimerais pas être un passager lambda…
    A vous lire, on égrène un à un l’opposé de tous les principes qui prévalent dans les instances de tutelles et administration de l’aviation de loisirs.
    Le pilotage serait pour vous hasardeux, approximatif, marqué par l’incompétence… beau programme en face de l’engagement de la fédération. Des bénévoles motivés prennent de leur temps pour représenter et encourager la 1ere nation européenne des PPL vers davantage de sécurité, de prévention, de développement serein…
    Tous les arguments semblent relever du bar de l’escadrille, très tard dans la soirée, ayant bien en tête les clichés très journalistique (faits divers).
    Si votre état d’esprit est celui-ci, alors oui, n’essayez pas le partage de vols. Pas même avec vos proches. Qui a pris le temps de regarder les statistiques ? Au nom de quelle expertise souhaitez-vous effrayer le grand public ?
    On imagine, on projette, on taxe,… On va tous mourir ! (Enfin pas tout de suite pour ma part)
    Uber, Blablacar et d’autres rendent des services que seuls les taxis n’étaient en mesure de fournir. Ces derniers auraient pu développer un service identique si… s’il n’avaient pas un regard de taxi, mais celui d’un passager.
    Alors si vous, pilotes, n’êtes pas sûrs de vous, volez seuls, ou ne volez pas. Le danger c’est votre angoisse, mais pas la présence ou non d’un passager, fut-il proche ou pas…
    Le co-avionnage est naissant, comme Les Santos Dumont ou d’autres ont découvert les exigences du vol, nous apprendrons comment partager (optimiser intelligemment l’usage de nos machines) et vulgariser notre passion.

  • Passant

    Finalement les arguments des contempteurs du coavionnage sont clairs : c’est l’idée même qu’on puisse voler dans un monomoteur piloté par un pilote privé qui leur est insupportable 🙂

    • McManus

      Les contempteurs n’ont comme cible que les fossoyeurs de l’aviation légère, ces sites qui détournent les prérogatives du PPL et du vol de loisirs, pour inventer un mode de transport public au rabais et s’engraisser au passage. Aucun doute sur l’issue française de votre piètre imagination : les rares propriétaires qui s’adonneront à ce nouveau sport finiront tôt ou tard par en payer le prix fort. Vous êtes en fait à la traîne d’AirBnb, de BlaBlaCar et d’Uber, et avez choisi la pâle copie pour tenter de briller. On ne partage pas un aéronef ni vend des sièges comme on le fait avec un canapé lit, une banquette arrière de voiture, ou un appartement vide.

      • manu

        De toute façon, en France au rythme actuel et sans changement d’état d’esprit , dans 15 ans l’aviation légère est morte (et sans doute l’aviation commerciale sous pavillon national aussi aussi d’ailleurs). il faudra aller voler dans d’autres pays à l’esprit plus ouvert. Avec l’état d’esprit actuel, l’aéropostale et l’aviation tout court n’aurai jamais pût voir le jour ici. C’est triste de voir où on en est rendu et y a vraiment des baffes qui se perdent.

  • McManus

    Les sites de co-avionnage vendent du transport au rabais. Sous couvert de dynamiser, démocratiser, relancer l’aviation légère… De belles paroles éhontées. Rien de plus. Le tout sur le dos des passagers qui pensent avoir les mêmes garanties de sécurité et de résultat qu’en utilisant le TGV ou la ligne aérienne. Un joli amalgame fait par des start-up en mal d’imagination. Indiquez clairement sur chaque annonce les chiffres d’accidentologie de l’aviation légère (que j’ai pratiquée avec bonheur et en conscience pendant 30 ans), indiquez clairement sur chaque annonce que vos pilotes emmèneront leurs passagers pour améliorer leur expérience. Ayez cette franchise et cette honnêteté et cessez de vendre du rêve qui tournera au cauchemar au moindre pépin (et non, je ne le souhaite pas).

  • McManus

    Soyez honnêtes… Ces sites de co-avionnnage vendent du mensonge aux passagers, du mensonge à la communauté. Il ne s’agit pas de « démocratiser l’aviation légère », mais bel et bien, pour ces intermédiaires, de gagner de l’argent, et pour les pilotes, de s’adonner au transport public de passagers de manière détournée. Quant aux passagers…attendons qu’un premier accident amène les premières prises de conscience et les premières plaidoiries. Ce reportage récent est la preuve qu’il ne s’agit que de transport. Rien d’autre. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1740807472884192&id=1464685590496383

    • Passant

      Je crains de devoir vous confronter à une terrible désillusion : quand vous allez chez le médecin, il est content de vous soigner… et il apprécie aussi de gagner sa vie, il aime l’argent que vous lui donnez… Et je crains que ce ne soit pareil chez votre boulanger ou votre boucher. C’est tragique, mais le monde est ainsi fait : vous n’êtes pas le seul à avoir besoin de gagner votre vie (à moins que vous ne soyez rentier ?)

      Quant à votre vidéo, elle ne démontre que les carences d’un journaliste peu au fait de son sujet, capable de mettre dans le même reportage et sans transition, le coavionnage et une prestation commerciale (avec les règles du TP) d’Air France en jet entre Orly et Roissy.

      Le journaliste mélange tout. Vous aussi semble-t-il…

      • McManus

        Je ne mélange rien. Les sites de co-avionnage mélangent tout, et vendent du mensonge aux passagers. Attendons patiemment le premier accident, les premières plaintes, les premiers contrôles. Le reportage est indéniablement mauvais, mais le co-avionnage n’est rien d’autre qu’un TPP du pauvre avec le passager comme dindon de la farce. Regrettable.

    • Caribou

      Pour la liberté de circulation aussi bien en voiture qu’en avion ou en calèche, avec comme passagers qui l’on veut sans contrôle d’un commissaire politique releveur d’impôts : On en paye déjà bien assez. Vive la liberté. Non à l’arnaque de nouvelles taxes sous des prétextes aussi variés qu’avariés, par des gens qui ne connaissent absolument rien du tout à l’esprit aéronautique et à la solidarité entre amis : Vous faites payer vos amis quand vous les montez dans votre voiture ? Et s’ils veulent compenser vos frais, vous voulez leur demander de prendre une licence fédérale à la Prévention routière ? Arrêtez de vous moquer du Peuple.

    • Xavier

      La même chose m’interpelle : le pilote agit certes légalement en appliquant le partage de frais, mais les compagnies (pardon, les « plateformes ») de co-avionnage sont, elles, à vocation commerciale. Et c’est là que le bas blesse : quelqu’un fait du profit sur une activité qui ne peut règlementairement pas être commerciale.
      La comparaison condescendante avec des activités professionnelles logiquement mercantiles me paraît personnellement du coup assez peu pertinente…

  • anemometrix

    La FFA cherche à s’adapter :
     » … le comité directeur fédéral réuni le 24 juin a fixé, à l’unanimité, les principes génériques suivants :

    Recommandation de l’abstention du recours au co-avionnage au sens strict
    Mise en place, d’ici octobre 2017, d’une licence fédérale pour les passagers contactés via des plateformes de partage des vols et d’un processus de validation des pilotes par les clubs pour proposer des vols sur ces plateformes. Cette licence marquerait le lien du passager avec notre communauté fédérale et garantirait ainsi le club et le pilote, de divers risques non-aéronautiques. »

    Il y a aura donc deux cas :
    • Les pilotes privés propriétaires de leurs avions
    • Les pilotes privés utilisant un avion d’une association qui embarqueront un passager devenu pseudo-membre de l’aéro-club par l’achat d’une carte de membre.

    En allant sur une plateforme rechercher un pilote et un avion, le « membre-client » (il va payer) ne s’adresse-t-il pas à un « transporteur-associatif » dont la responsabilité s’engage de fait en lui fournissant un avion en état et un pilote expérimenté et compétent.

    Combien de présidents d’aéro-club vont accepter de prendre cette responsabilité ?…

    Les pilotes privés propriétaires de leurs avions sont seuls à assumer cette responsabilité. …(et la plateforme qui, prudente, prendra une assurance …)

    • anemometrix

      Je corrige mon erreur : le passager ne prendra pas une carte de membre de l’aéro-club, mais une licence fédérale.

      • Mercator

        C’est toujours pareil, vous ne voulez pas que le pilote partage les frais avec ses amis, mais vous demandez que le passager achète une licence fédérale… en plus… De qui se moque-t-on ? Tout ce qui vous intéresse c’est de faire du fric au détriment des pilotes privés, c’est tout à fait scandaleux. Le commerce tue le commerce mais nous lutterons pour qu’il ne tue pas l’aviation sportive de loisirs en ruinant le Peuple.

  • Gonzo

    Juste un petit mot en toute amitié sur la définition de « la relance de l’aviation légère » citée dans ce débat. Car chacun voit toujours midi à sa porte. Tachons de voir un instant dans le prisme de l’autre.
    Pour moi « relancer l’aviation légère » c’est relancer l’activité économique de l’aviation légère. Aider des pilotes privés / aéroclubs à faire plus d’heures de vol a t-il un impact sur l’économie et l’emploi? Très faible franchement, les avions sont pour la plus part construits à l’étranger, le carburant est vendu par des multinationales et les aéroclubs ne créent pas d’emploi ou si peu (mécano).
    Un aéroclub a un but principale: se grouper pour pouvoir pratiquer sa passion moins cher et plus facilement. C’est louable et comme vous j’en ai bien profité.
    Si un aéroclub avait pour objet sociale de favoriser l’emploi des jeunes en leur donnant des contrats d’instructeur salarié, je comprendrais que l’on parle de relance de l’aviation légère, mais nos structures actuelles sont plutôt dédiées à aider quelques citoyens à payer leur propre loisir moins cher, loisir qui rapporte très peu à l’économie française voire qui lui coute en subventions (budgets fédéraux) et en manque à gagné fiscal. C’est légitime et je ne souhaite culpabiliser personne de pratiquer sa passion, mais je n’appellerais pas ça « relancer l’aviation légère ». Si vous voulez « relancer l’aviation légère » vous devez analyser ce qui rapporte à l’économie du secteur et ce qui créé de l’emploi.

    • Caribou

      Pour relancer l’aviation légère, il faut des pilotes et des vocations : Ce n’est pas en taxant les pilotes – surtout ceux « du dimanche » – que la France fera renaître les vocations… Pas de vocations, pas de pilotes, finie l’aviation sportive hormis pour les gens aisés… A moins que vous incitiez les jeunes à aller directement s’engager dans l’Armée pour passer le brevet, aller tuer des gens à la Guerre, puis venir se consoler en aéroclub avec l’argent de leur retraite… s’ils ne sont pas morts certes…

  • OLIVIER

    Le Conseil d’État est dans son rôle en annulant cette décision de la DGAC.
    Le co-avionnage entrera dans les mœurs petit à petit et l’on connaitra des recours en justice en cas d’accidents ou de litiges qui apparaitront inéluctablement.
    En revanche on peut comprendre la position de présidents d’aéroclubs qui vont inscrire dans leur règlement intérieur (non soumis à la justice administrative mais à la justice civile) l’interdiction d’utilisation d’avions de leur aéroclub pour assurer des vols issus de plateforme internet. D’une manière ou d’une autre, en cas de recours en justice, la responsabilité de l’AC sera évoquée avec des risques pour l’ensemble de l’association.
    Les sociétés de location d’avions devraient se réjouir de cette décision.

  • JOBERT Pierre Luc (ce n'est pas un pseudonyme)

    Bon la DGAC est désavouée, je ne vais pas pleurer !
    Bon la FFA est trop prudente, d’accord !
    Maintenant attendons la position des assureurs et des tribunaux qui auront à trancher sur le premier litige.
    La victime ou ses ayants droits rechercheront des responsables, comme toujours. Qui sera poursuivi : le pilote, les propriétaire (aéroclub, ses dirigeants, le propriétaire privé, les dirigeants des sociétés intermédiaires créées pour des raisons multiples et variables, …), les mécaniciens (externes ou internes au club, bénévoles ou salariés dans ce cas), ou la plateforme de coavionnage ?
    Pour ma part, j’attendrai d’avoir les réponses avant de décider quoique que ce soit pour mon petit club de 35 à 40 membres, et nos 3 avions.

    • Nanor

      Je comprends votre prudence. Mais vous aurez les mêmes problèmes si une famille d’un des amis de votre pilote porte plainte.
      Dans le cas du coavionnage vous avez des garanties en plus car certains sites contractent automatiquement et sans surcout un complément d’assurance au cas ou celle du club ne serait pas suffisante.
      Par ailleurs, tout passager via les plateformes est obligé de prendre connaissance des risques et particularités de l’aviation légère et de les accepter (en cochant la case).
      Le passager est donc plus éclairé et engagé que lorsque l’on prend une connaissance.
      Cela devrait vous rassurer un peu.

  • Florent le Réac

    Tout le monde veut remettre de l’argent dans l’aviation générale mais personne n’assumera les accidents.
    Quel est le nombre d’heures annuel moyen des pilotes d’aviation générale ? 15 h ? dont 7 heures de tour de piste ?
    Pour moi c’est du transport aerien au black ni plus ni moins et sur des avions anciens et des pilotes du dimanche.

    • Horizon

      Comme son nom l’indique.
      L’habituel mépris à la petite semaine de ceux qui, par de tels actes ou propos, voudraient évidemment s’afficher au dessus de cette vermine de pilotes privés…

    • McManus

      Entièrement d’accord avec Florent Le Réac.
      Laissons le temps faire son œuvre. Attendons, patiemment, tristement, le premier accident. Matériel ou corporel, ce sera un beau bordel. Les ayants-droits oublieront la notion de co-avionnage, les assureurs s’engouffreront dans la brêche, les avocats se feront un plaisir de faire te-qualifier ces vols en TPP illicite, avec des pilotes exclus de ce type de vol, sur des machines inadaptées à ce type de vol. Patience. Ça arrivera tôt ou tard.

      • m33

        On dirait presque que vous l’espérez… mais oui rassurez vous les avions finissent toujours par retomber sur terre, c’est valable pour tout le monde, même pour les grandes compagnies bien en règle.

      • guerit

        Tout est résumé dans ce commentaire.
        wait and see…
        Pour moi, le co-avionnage tient juridiquement la route dans le cas d’un propriétaire privé.
        En aéro-club, je le sens très mal en cas d’accident.

      • Passant

        @Mc Manus, vous appartenez à cette large catégorie d’avant garde pour qui le principe de précaution doit l’emporter sur tout autre considération. Vous devriez aller plus loin dans cette logique et demander la suppression pure et simple de notre activité d’aéroclub qui de toute évidence ne peut pas apporter les garanties de la grande aviation.

        Mais peut être êtes vous aussi dans cette catégorie de gens qui éprouvent une jouissance particulière à limiter les libertés des autres, en brandissant le spectre de tous les dangers ?

        Il y a eu un grand renouvellement des têtes à l’Assemblée nationale. Faut-il souhaiter la même chose dans nos aéroclubs ? 🙂

    • m33

      Fort heureusement les avions de lignes ne tombent pas le que dimanche… je rigole. Vouloir classifier les pilotes par niveau est absurde. un PPL responsable et raisonnable titulaire de son titre valide saura quoi faire. Arrêtons d’infantiliser en permanence mais responsabilisons pour que chacun puisse voler en fonction de ses capacités.Cela vaudra bien mieux pour tout le monde. Il ne me viendrait pas l’idée de coavionner en traversant la France, car j’estime ne pas avoir l’entraînement pour cela, mais partager un vol que je connais bien pourquoi pas.

    • Mercator

      Sauf que les pilotes du dimanche désargentés qui n’auraient pas la possibilité de partager équitablement les frais avec un second pilote ou un passager, voleraient encore moins… jusqu’à disparaître complètement : Un comble, avec moins de pilotes, moins de passagers, moins d’avions donc moins d’ aéroclubs, etc… Vous savez quand même compter et soutenir l’aviation privée ?

    • Nanor

      @florent le reac.
      J’ai pratiqué le coavionnage et j’entend le refaire de nouveau,car c’est mon droit !
      Mon retour d’éxperience c’est que mon taux d’heure de vol a augmenté et la précision de mon pilotage aussi ! C’est donc bon pour la sécurité.
      Je n’ai jamais pris de risque au delà des compétences qui sont les miennes.
      Je n’ai fait que de la simple balade. De toute façon, c’est ce que recherche les passagers.
      J’ai eu de belles rencontres et ai continué à voler régulièrement avec certains (en direct) qui sont devenus des amis.
      Comme dirait l’autre : n’ayez pas peur !! Soyez bienveillant et faite un peu confiance.

      • Passant

        Merci de ce témoignage qui nous fait quitter les limbes des spéculations hasardeuses qui ne considérent exclusivement que l’aspect risque d’une activité. Sans chercher le bilan coût avantage.

        Vous avez volez plus, vous avez augmenté votre expérience du vol, de l’accueil de passagers pas encore connus et de l’éventuelle pression que vous pourriez ressentir : vous avez développé vos compétences dans les domaines techniques et humain. Vous êtes certainement un meilleur pilote, plus sûr.

        Et vos passagers, au lieu d’un « baptême vite fait bien fait » on eu le temps de rentrer dans une expérience du vol. Pour sûr, vous avez semé de petites graines qui auront peut être pour effet de voir la population des pilotes se rajeunir et augmenter. Cette passion que vous avez partagée, elle peut construire peu à peu un rapport de force favorable à l’aviation légère, tant de nouvelles personnes en garderont un souvenir sympathique.

        Alors Elixir Aircraft pourra vendre davantage de son appareil conçu dans une logique « industrielle » ; APM sortira peut être plus de 5 avions par an, etc. Et la DGAC fera évoluer encore un peu plus son regard.

        Merci d’avoir pratiquer le coavionnage, en en respectant les règles, les valeurs, et d’avoir fait progresser la cause de notre aviation légère.

      • Jean-Louis Chollet

        Justement et simplement dit, Nanor !
        J’ai l’impression qu’il y a un groupe de frustrés, dans ce pays, qui s’interdit d’innover. Langage numérique face au langage analogique. Dans la partie de mon métier qui touche au design de produits, les ingénieurs n’ont pas souvent ce privilège de créer, ils sont bien trop prudents. L’innovation vient pratiquement toujours des “challengers”.

      • Flo le réac

        Je comprends Nanor, a ta place je mettrai dans mon annonce que c’est pour améliorer mon pilotage.
        Tu diras au passager également que tu es parfaitement compétent pour gérer une panne moteur au décollage a faible hauteur en acceptant le crash (si rien de posable) et que tu ne seras pas tenté par un demi tour (avec la vrille associée).

        Perso pilote du dimanche également je prends du risque pour ma pomme ou avec d’autres pilotes, mais très peu avec le péquin lambda. Je laisse ça au pro.

        Quand vous voyez les annonces de co avionnage, c’est du délire !! je vous emmene qd vous voulez au dessus de la montagne, je vous dépose quand vous volez dans un rayon X kilomètres, de vraies petites compagnie aériennes.

  • M33

    La question est de savoir si les règlements intérieurs des aéroclubs modifiés pour coller avec la position DGAC/FFA tombe aussi sous le coup de la non conformité soulignée par le Conseil d’Etat et si elles pourront être attaqués selon le même motif par les pilotes en cas de non remise en conformité avec privilèges de la licence.

  • M33

    Décision de bon sens du conseil d’Etat qui ne fait que confirmer les privilèges de la licence de pilote privé. La DGAC et la FFA avaient trouvé bon de réduire à postériori les privilèges des licences PPL pour couvrir leurs arrières trains (poli) frileux et se faire bien voir de lobbys qui selon l’habitude Franco française font en réalité tout pour couler toute tentative de redressement de l’aviation générale. Désaveux cinglant. Non les PPL ne vont pas se jeter comme des inconscients en l’air avec n’importe qui et à n’importe quelles conditions. Voilà une belle fenêtre de tir pour tenter de remettre l’aviation légère en selle. Calmement, sereinement, avec pédagogie mais surtout pour le plus grand plaisir de tous.

    • Henri Payre

      J’étais très opposé au co-avionnage, mais bon, si le droit est dit, il faut l’appliquer. On verra bien ce qui en sort, le meilleur et le pire, comme d’habitude sans doute.

      On remarquera la faiblesse de la base analytique ayant servi à appuyer la décision (deux études menées sur des périodes très différentes et ayant des résultats contradictoires). Par comparaison, remarquons qu’on nous change le médical régulièrement sans qu’aucune étude sérieuse des risques et corrélations entre condition médicale et accidentologie ne soit jamais menée. Allez comprendre…

      Cela dit, pour ce qui concerne les clubs, une association peut choisir ses propres règles, qu’elle inscrit dans ses statuts et son règlement intérieur. Je ne vois pas comment on pourrait lui imposer de modifier ses règles internes.

      C’est bien joli de vouloir faire ce qu’on veut avec les avions appartenant au club en laissant la responsabilité fiscale et pénale aux autres, à savoir l’ensemble du club et surtout ses dirigeants, mais c’est un peu court. Si on m’imposait cela, je démissionnerais dans l’instant de mes mandats dans l’association.

      Evidemment, un propriétaire privé pourra faire ce qu’il veut, puisque c’est lui qui clairement assumera les conséquences de cette activité.

      Henri

  • patrouille
    Adam Shaw

    Malgré un avis personnel mitigé sur le co-avionnage, bravo au Conseil d’Etat dont la décision mets en garde ceux qui, de façon différentes, ont presque coulée la « petite aviation » certifiée (l’engouement pour l’ULM en est la preuve… ). Vouloir réinventer la roue par le poids de paperasse est aussi stérile que néfaste. Tout comme se borner au bâton sans la carotte, au punitif au lieu de l’éducatif. L’inertie, le pouvoir de nuisance et les chasses gardées n’ont jamais aidés, un ingénieur a dessiner un avion, un mécano a caler une magnéto, un pilote a sortir de vrille, ou fait rêver un gamin qui a les yeux tournés vers le cie.

    • Pilotaillon de première classe

      J’approuve.
      Il me semble qu’il est temps de se faire confiance.
      Claude Onesta décrit l’ambiance de son équipe au vestiaire « L’autre n’est pas un problème mais une des composantes de la solution qui permet d’être performant ». Et quelles performances !
      Évidemment, on entends déjà que le handball n’est pas comparable à l’univers « d’élite » de l’aviation légère, qui gère ses risques par le règlement et les contraintes. C’est une façon d’avancer, qui a un coût et des contraintes qui poussent à la discrimination (cad seuls à terme). Pour mémoire, regardons la démographie des pilotes privés et celles des ULMises.
      Comparons les perfs des CDN / CNRA avec celles des ULM. Quels moteurs utilise-t-on aujourd’hui pour le rétrofit ?
      Merci d’aérer le débat M SHAW.

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