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Coup de pouce de l’AFFP pour les candidates aux stages FI-ENAC

L’Association Française des Femmes Pilotes (AFFP) vient de lancer en partenariat avec l’ENAC et Air France le concours de bourse Colette Cattey pour permettre à des femmes pilotes de suivre le stage Instructeur FI-ENAC. Quatre candidates seront retenues pour 2021…

25.01.2021

Les candidates au stage FI-ENAC bénéficiaires de la bourse Colette Cattey devront démontrer leur motivation dans leur dossier. © ENAC

« Dans le contexte difficile que traverse actuellement l’aérien, nous avons voulu aider des femmes pilotes à pouvoir suivre le stage FI-ENAC et offrir quelques perspectives afin de pouvoir travailler dans un aéroclub ou faire des heures de vols à l’issue. » souligne Christine Debouzy la Présidente de l’AFFP à Aerobuzz.fr.

Il n’y a pas de limite d’âge. En revanche, pour en bénéficier l’étudiante doit justifier d’un faible niveau de ressources en regard d’une formation de pilote/FI (sur la base du coût moyen d’une formation dispensée par un organisme notoirement connu). Le stage coûte en lui-même 14.000 euros, la bourse offrira une prise en charge de 5.000 euros.

En outre, parmi les prérequis (liste complète sur le site de l’AFFP), les titulaires d’une licence PPL doivent détenir un CPL théorique ou avoir effectué un stage Pré-FI au sein de l’ATO (Approved Training Organisation) ENAC. Dans le cas contraire les candidats se verront à l’issue du stage délivrer un FI L, limité à la formation LAPL (Licence de Pilote d’Aviation Léger).

Les dossiers en ligne et le règlement complet se trouvent à la page d’accueil du site de l’Association et ce jusqu’au 14 février 20212, date limite de dépôt. Les heureuses élues pourront suivre le stage ENAC sur le premier semestre et en fin d’année 2021.

Jérôme Bonnard

Kelly Knibbe, première lauréate de la Bourse AFFP Colette Cattey

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19 commentaires

  • lavidurev

    A l heure ou des pilotes de ligne perdent leurs emplois et ou parallelement des instructeurs benevoles se battent depuis des annees pour que survivent des aeroclubs…

  • Bert

    A lire ces commentaires, je me demande si ceux qui les ont rédigé savent comment on devient FI…?

  • Bert

    Mais la preuve de sa compétence, la candidate devra la faire lors du stage ! Il ne s’agit pas de lui donner le stage, mais de lui permettre l’accès au stage! C’est un stage difficile que la formation FI, et pas de raison que le FI de FI lui fasse un cadeau.

  • Jean-Baptiste Berger

    Autant je suis pour qu’on éradique toutes les formes de discrimination pour l’accès à telle ou telle filière (aéronautique ou autre) autant je suis, en accord avec Jean-Mi, contre tout passe-droit qui permettrait à quelqu’un de s’affranchir (ou de les minimiser) les difficultés pour cet accès.
    Je pondèrerai juste cela d’un facteur (pour les femmes) ; faire en sorte que le travail sur lequel doit déboucher une sélection ne soit pas « en lui-même » un frein pour les candidates potentielles à s’y présenter.
    Tant que ce sera la femme qui met au monde les enfants (et en espérant que ça reste encore le cas dans le futur, malgré le déni de la nature que la société nouvelle nous impose, théorie du genre et autres…) il faut que les emplois auxquels elles postulent soient compatibles avec leur rôle de génitrice (protection de leur emploi pendant la grossesse) et de mère (crèches compatibles avec leurs horaires de travail (les navigantes, notamment).
    Comme je vois Stormy débouler « pleine PC », je m’empresse de dire que tous les cas très particuliers (sous marins, forces spéciales, etc…) ne sont évidemment pas concernés ; il y a déjà très peu de candidats masculins alors si des filles se présentent, c’est à elles de s’adapter au métier. (On voit mal une nurserie ou une pouponnière suivre des opérations au Sahel…)
    Mais pour autant, pas de discrimination ; on a quand-même déjà quelques dames brillantes qui sont pilotes et même Astronautes (Claudie Haigneraie).

  • Stormy
    Stormy

    Bon, on a tous compris que Mr Bert se satisfait du système qu’on nous propose, au contraire de plusieurs autres intervenants.
    Par principe je n’aime pas que l’on favorise certains, au motif de ce qu’ils sont, et non de ce qu’ils sont susceptibles d’obtenir par leur travail. C’est ma conception de l’égalité.
    Tout le monde aura compris qu’au vu de ses interventions, ce Mr Bert est très certainement instructeur – ou gérant – dans une de ces écoles privées…..

    Une triste anecdote au sujet de ces discriminations positives : j’ ai grandi dans une région française assez typée et un peu périphérique. Ce qui ne m’a pas empêché de faire de brillantes études, trois grandes écoles et une longue carrière dans l’aviation, et je ne suis pas le seul, ils sont quelques uns de là-bas à avoir fait aussi bien voire mieux, sans avoir eu besoin d’autre chose.
    Il y a de cela quelques années, la région accorda des bourses pour faciliter l’accès des « jeunes autochtones » aux carrières aéronautiques (comme s’ils avaient été discriminés, voire paragraphe précédent…)
    Ainsi furent payées quelques heures de vol, et donnés quelques coups de pouce. Résultat : six morts, dont toute une famille qui avait embarqué avec le spécimen.
    Et on n’a plus parlé de ces bourses….

    • Bert

      Ce que je suis n’a aucune importance, ce que j’ai écris est un fait : vous avez mal lu l’article et mal compris la démarche. Le sujet ne semble d’ailleurs pas vous intéresser autant que votre plaisir à fustiger les femmes ou les « autochtones »(?) (De quoi parlez vous ?) Bref, on est pas obligé d’avoir un CPL théorique pour entrer en formation FI, et cette mesure est destinée à financer la formation (très faible coût) pour celà. Mais est ce que cela vous intéresse ?

  • philippe ouvrard

    Au delà du beau coup de pouce en faveur de ces personnes par une association de femmes pilotes ayant déjà le « pied au palonnier », remarquons que pour être complètement opérationnelles en tant que FI, elles devront comme tout le monde débourser le prix de la formation théorique pour le CPL dont les écoles de formation ont actuellement le monopole. Désireraient-elles se présenter à l’examen en candidates libres, elles ne pourraient le faire quel que soit leur niveau universitaire et leurs compétences.
    Jadis, même sans avoir fait l’X, en bossant et en s’organisant un peu, on pouvait préparer ces certificats dits « du PP1 ou du PL » à la maison sans rien débourser si ce n’est le prix de quelques bouquins (qu’on se prêtait!…) et l’inscription à l’examen. C’était le cas de nombreux pilotes en compagnie. Les temps changent…On prépare des QCM en école par correspondance!
    Il est vrai que les temps actuels s’y prêtent.
    Bon courage, Mesdemoiselles!

    • Gauthier

      Ça c’est un truc que je ne comprendrai jamais, comment légalement l’EASA a réussi à subordonner le droit à concourir à un examen public à la présentation par une ATO.
      Ou tu as le niveau à l’examen et peu importe comment tu l’as obtenu, ou alors tu ne l’as pas !
      Il doit y avoir un puissant lobby derrière tout ça, et de bons avocats pour ne pas avoir perdu un procès depuis l’arrivée du FCL-1…
      J’ai encore mes vieux bouquins du PP-IFR à la maison, avant c’était mieux, mais je vieuxconise encore…

      Question subsidiaire : il faut être née femme, avoir F sur sa carte d’identité ou se sentir femme ça marche aussi ? Les discriminations genrées c’est tellement 20ème siècle !

      • Stormy
        Stormy

        Mince alors, merci de l’info, ça m’avait échappé, n’étant plus tellement concerné (PP obtenu par équivalence du Brevet de Pilote de Chasse, puis PL théorique passé 16 ans après en candidat libre) C’est effectivement scandaleux, mais je vais vous donner la raison : lors de ce passage à l’EASA, on est passés en système anglo-saxon, et on s’est fait gruger par les autres pays (comme pour les essais en vol) d’où ce monopole des ATO, fort éloigné du droit et des habitudes françaises pour les examens et concours publics. On peut ainsi présenter Navale ou l’Ecole de l’air en candidat libre (cas des 7/2) et certains sont même rentrés comme ça….. (pas moi, je rassure mon fan-club !)

      • Bert

        Ah oui, avant c’était mieux… mais c’était avant. Aujourd’hui, le FI se prépare en stages de formation avec des professionnels, et donc il est difficile d’éviter de passer par une école, donc un ATO… Avant, on payait des heures avec un instructeur pour préparer le FI, maintenant on paye des heures avec un instructeur pour préparer le FI. C’était mieux avant. Votre question subsidiaire m’en a d’ailleurs convaincu.

    • Bert

      Bonjour, il me paraît nécessaire de vous renseigner avant de vous emballer, d’une part sur le coût du pré-FI remplaçant le CPL théorique, ensuite sur les raisons pour lesquelles cet examen préalable est demandé, enfin sur le fait même que comme il est indiqué dans l’article, le CPL théorique n’est donc pas exigé. Et aussi peut être sur l’idée même qu’il est toujours difficile de se présenter « en candidat libre » dans une formation consistant en modules de stages… Donc dans une école…

      • philippe ouvrard

        Bonjour,
        Au vu des tirs tous azimuts dont vous arrosez les intervenants sur le sujet, on peut penser que ce dernier vous est particulièrement « sensible ». Peut-être vous même acteur, organisateur et partie prenante dans ce mode d’enseignement qui consiste à délivrer une formation à partir de « modules de stages » divers mais tout de même fort consommateurs de devises pour les dits stagiaires, je comprends que vous défendiez ardemment le pré carré dont vous disposez.
        Quant aux raisons pour lesquelles le CPL théorique ou le « pré FI » (peut-être rond et non pas carré…) sont demandés, elles demeurent assez obscures et ce d’autant plus pour certains candidats futurs instructeurs en aéroclub qui n’ont pas vocation à aller alimenter les rangs de l’aviation commerciale ou du travail aérien.
        Que le terme « candidat libre » vous déplaise, je n’en doute pas. Mais gageons que c’est un moyen, pour des personnes (hommes ou femmes) de toutes conditions sociales et qui ne sont pas trop mal câblées, de parvenir à valider le niveau requis de connaissances aéronautiques, sans pour cela alléger inconsidérément leur porte-monnaie.
        Pour finir, avant c’était ce que c’était, mais pas pire que ça ne l’est actuellement. Les pilotes étaient ce qu’ils étaient, mais peut-être moins « tondus » qu’ils ne le sont maintenant eux et leurs familles.

    • Jean Baptiste Berger

      Tout à fait d’accord.
      …Et dans un autre article sur ce site on nous informe que l’EASA recrute des « pondeurs de questions QCM », ce qui va encore dans le sens de ce que vous dites.
      Business protėgés et administration sont bien coalisės pour restreindre tous les jours un peu plus nos libertés !

  • Krivo

    Super
    Air France va mettre ces pilotes en chômage partiel (voir l’article plus haut)
    Les Aero club sont au sol
    Et on donne des bourses pour être instructeur
    Super raisonnement
    C’est stupéfiant de connerie

  • Stormy
    Stormy

    C’est quand même de la discrimination, non ?
    Si un organisme quelconque proposait ce genre d’aides uniquement à des candidats hommes, que n’entendrait-on pas ?
    J’aime bien la phrase: « faible niveau de ressources en regard d’une formation de pilote/FI (sur la base du coût moyen d’une formation dispensée par un organisme notoirement connu)  » : ils se sont donnés du mal pour la rédiger, celle-là. Ce qui ramène une fois de plus l’aviation civile à une histoire de gros sous, désolé de toujours le dire.
    Et enfin à propos de discrimination positive (« pour effacer des siècles d’oppression » et gna gna gna) j’aime bien ce qui est arrivé déjà plusieurs fois aux Etats-Unis, le bonhomme qui se déclare noir pour bénéficier des bourses et des quotas… ça marche des années, jusqu’à ce qu’un jour quelqu’un dise: « mais vous ne l’êtes pas ! »)
    Dans le cas relaté ici, c’est un peu plus dur de tricher (encore que)

    • Bert

      Oui, c’est de la discrimination. Positive. Dans le but de favoriser l’accès des femmes au FI. Vous êtes perspicace ! En quoi cela vous pose t’il problème ?

      • Garcia

        Ben, on aurait préféré que le dispositif favorise l’accès aux gens compétents (homme ou femmes…). La discrimination positive, à terme, c’est faciliter l’accès à des gens moins compétents que d’autres sur des critères ethniques, de genre, etc…
        Pas certain que ça soit une bonne chose pour la sécurité des vols, à moyen ou long terme….
        Inversement, on pourrait déjà essayer de faire en sorte qu’à compétences égales, une personne ne se voit pas refuser un poste, sous prétexte qu’il est LGBQA+ , ou qu’il a la peau verte ou bleue… ça serait déjà pas mal…

      • Jean-Mi

        Une discrimination, qu’elle soit positive ou négative, reste une discrimination…
        Le but pratique est d’avoir des personnes compétentes en poste, sélectionnées sur leurs compétences et leurs motivations. Et pas sur le reste (physique, ésotérique, monétaire…).
        Vœu pieu…

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