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Envol réussi pour l’Equator P2 Xcursion

Celui qui est présenté par son constructeur Equator Aircraft comme le premier avion amphibie électrique au monde a décollé cette semaine de la piste de Eggemoen en Norvège. Il l’a survolée à une vitesse de 180 km/h et une altitude de 10 mètres avant de se reposer.

13.07.2018

Le premier vol du P2 Xcursion était à l’origine prévu pour 2015. En revanche Il n’y a pas de date annoncée pour son premier amerrissage. © Equator Aircraft Norway

Conçu par Equator Aircraft Norway, une start-up norvégienne, le projet P2 Xcursion a démarré en 2010. Avec son moteur situé au sommet de la dérive, le concept de l’aéronef rappelle un certain Equator développé en Allemagne par Guenter Poeschel dans les années 70. Un projet avant-gardiste avec des technologies composites. Mais les trois prototypes n’ont jamais été produits.

Cette fois le P2 Excursion est plus petit et propulsé par un moteur électrique. Selon son concepteur, ce biplace peut voler 35 minutes en une charge, et jusqu’à 1h45 dans un futur proche. En outre, une motorisation hybride est prévue. Le rajout d’un moteur thermique (et un réservoir de 100 litres de carburant) devrait permettre d’augmenter son autonomie et voler de 5 ou 6 heures.

 

7 commentaires

  • Jean-Mi

    Manque un peu d’analyse tout ça…
    Je trouve ce saut de puce très timide et par conséquent ça ne se passe pas très bien.
    Problème en électrique : réservoir vide est aussi lourd que réservoir plein ! Donc ce saut de puce se fait « pleine charge », enfin, avec un seul pilote, mais là ou un avion « essence » n’aurait eu que quelques litres à bord. Forcément, le déjaugeage est plus difficile car l’avion ne peut pas être plus allégé.
    D’autre part, quand on regarde la vidéo on voit qu’il y a du vent de travers et le pilote doit se battre de suite avec cette composante latérale qui ne simplifie pas l’exercice ni sa trajectoire au second régime parce que avec faible puissance affichée.

    Le saut de puce est un art difficile et « casse-gueule » ! On cherche à faire décoller, mais à peine, un avion, pour le reposer très vite. On applique donc une puissance réduite, sur une machine allégée au max si on peut (ici non), en volant comme veut ma grand-mère : pas trop vite, pas trop haut ! Le meilleur moyen de faire des bêtises…

    Ce qui m’ennuie plus est la fin de la vidéo, ou, une fois stabilisée la trajectoire, on voit l’avion se trainer queue basse avant de se poser bien. Il faudra refaire un saut de puce plus franc vers 100ft et baisser le nez pour valider celui-là qui ne permet pas de conclure grand chose. Enfin si, ça vole.

  • JEAN LUC LANGEARD

    ERREURS DE CONCEPTION, pas unique en matière d’hydravions:
    réfléchissons un peu : le redan peu ou trop faiblement existant, donc cela suppose des lacs très placides, et surtout pas de clapot,
    ailes basses sans ballonnets, donc encore une fois pas de clapot, pas d’accostage à un ponton, reste une plage… non l’ouverture de la verrière s’y prêterait mal, donc uniquement un sleepway,
    Beaucoup de dépenses pour une utilisation très restrictive.
    Mais ces erreurs sont courantes, de nombreux projets n’ont pas vu le côté utilisation, ou maintenance…

  • alain

    quel exploit pour un avion amphi de ne pas decoller de la terre !!
    Le moteur electrique a vraiment tout pour lui.
    Un seul petit defaut il lui faut de l’electricite.

  • Il y a un an, on cru (moi le premier) qu’il y avait une evolution notoire avec les batteries XALT, qui permettaient d’augmenter la charge massique de 20% par rapport à ce qui fait passer. On rentre en discussion, on s’accorde sur les prix et la date de livraison, et patatras, les cellules ne peuvent plus être achetées seules, il faut leur packaging qui nous ramènent à l’état de l’art en 2012. Alors multiplié la capacité massique par 3, je crains que même Charles ne le voie pas…
    Quant à l’hybride, je propose une solution révolutionnaire: on retire le moteur électrique et on gagne ainsi une d’autonomie.

  • Charles

    Petite erreur de conversion dans l’article, la firme a annoncé un vol à 30ft et non 300ft.
    Ce saut de puce est encourageant mais l’appareil semble sous-motorisé même avec un seul pilote comme le montre le décollage difficile au second régime, à ce stade il ne semble pas capable de quitter l’effet de sol.
    De plus pour passer de 35 minutes à 1h45, considérant qu’il n’y a pas de saut technologique pour ce qui est de la capacité massique, il va falloir au moins doubler la masse de batteries et donc augmenter le besoin de puissance. Une cure d’amaigrissement risque de s’imposer…

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