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Les aéro-clubs français s’ouvrent au coavionnage

Une cinquantaine de clubs français ont adopté le « partage de frais élargi », autrement dit le coavionnage adapté par Wingly aux exigences de la Fédération française aéronautique (FFA). Ce nombre pourrait doubler d’ici l’été.

18.04.2018

Des photos postées par les utilisateurs de la plateforme de coavionnage Wingly. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Cette année, Wingly, la plate-forme française de coavionnage est encore présente au salon Aero. Il faut dire qu’elle fait désormais partie de l’environnement des pilotes allemands de loisir. C’est en Allemagne que les fondateurs de Wingly ont trouvé refuge quand la DGAC a coupé les ailes au coavionnage. C’est ici aussi qu’ils ont parfait la formule et qui l’ont faite monter en puissance. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur le 10.500 pilotes privés inscrits sur Wingly, quasiment la même proportion évolue en Allemagne (3.000) qu’en France (3.200).

Sur les 140.000 passagers qui pratiquent le coavionnage, 43.000 sont français. Preuve que l’idée remonte doucement la pente en France où elle a du affronter des vents contraires et contourner de gros cumulonimbus !

Même si la DGAC s’est rangé à la volonté de l’EASA d’autoriser la pratique du coavionnage, le véritable déclic a été l’accord conclu entre Wingly et la FFA pour offrir aux aéro-clubs français qui le souhaitent, un cadre adapté. La FFA se démarque de l’EASA en obligeant un partage de frais égalitaire entre tous les occupants de l’avion, alors que l’EASA autorise le partage de frais non égalitaire. En ce sens, la FFA perpétue une pratique traditionnelle liée à la structure associative des aéro-clubs.

La manière de partager les frais n’est pas la seule différence entre le coavionnage tel que défini par l’EASA, et le « vol à partage de frais élargi » imaginé par la FFA. Les passagers à bord d’un avion d’aéro-club doivent être licenciés. La licence coûte 6 euros, intègre une assurance et est valable 45 jours à compter du premier vol. Les pilotes désirant pratiquer le coavionnage avec un avion de leur club doivent être identifiés et autorisés.

Selon Wingly, 5 % des aéro-clubs ont mis en place le coavionnage version FFA (« vol à partage de frais élargi »), contre 5% qui se sont placés dans le cadre EASA : « d’ici la fin de l’été, environ 25% des clubs devraient avoir accepté la pratique. 25% supplémentaire sont plutôt ouverts mais souhaitent attendre les retours d’expérience des premiers aéroclubs qui le mettent en place. 25% sont plutôt contre mais dubitatifs, et les 25% restant sont contre et convaincus. »

6 commentaires

  • vare

    sauf qu’en allemagne, les clubs sont majoritairement des regroupements de propriétaires , qui n’ont pas besoin de l’autorisation de leur président pour coavionner

  • Hédi

    Bravo Wingly,
    Les barrières psychologiques tombent petit à petit et le temps vous donnera raison.
    On peut regretter que les opposants, continuerons a pratiquer le coavionage dans leurs petit coin, à leur façon, sans assurances, ni transparence.
    Préserverez !

  • Arès

    25% sont pour ( à noter que c’est tout de même au conditionnel ).
    25% réfléchissent, en attendant le retour d’expérience ( fiscalité, accident, justice..) = on s’arme et tu y vas!.
    25% sont contre, mais dansent une fois sur le pied gauche, une fois sur le pied droit.
    25% sont carrément contre, et à mon avis, ceux sont les plus sensés!. Comme je suis dans leur camp, je les applaudis debout!.

  • JPC

    ben voyons, bravo le marketing de Wingly, et le super Deal avec la FFA pour gonfler les effectifs des membres, permettant de justifier des sub, et de tromper les chiffres en chute des pilotes en clubs.
    ET le privilège de la licence PPL n’est il pas tout simplement suffisant ? adopter l’accord avec Wingly/FFA et nous fermerons la porte à la concurrence des plateformes de mise en relation. Bref, pourquoi demander l’aval des presidents et des chefs pilotes pour une licence qui donne déjà le droit de faire des Vols à frais partager ? on reinvente l’eau chaude, et on fait du Buzz avec un truc qui n’empechera pas la cotisation à la FFA d’augmenter un peu plus chaque année.

    • Fbs

      C’est a cause de gens comme vous qui ont encore beaucoup de choses à comprendre sur le facteur humain, la « destinationite » qui tue même les champions du monde (cf renaud ecalle) et la difference entre aviation privée et profesionnelle, qu’il n’y aura pas de coavionnage chez nous. Nous ne sommes pas dubitatifs, nous sommes clairement contre.
      Juste un rappel : il y a un accident mortel toute les 10000h de vol en aviation privée déja en l’état….

      • Arthur Sautot

        Si je suis votre raisonnement et que je dépose quelqu’un à mon aéroport de destination par pure sympathie donc à titre gratuit alors la pratique sera plus sécuritaire ?

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