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Premier vol en solo à bord du SolarStratos pour Domjan

Raphaël Domjan, initiateur du projet SolarStratos et pilote de l'avion solaire, a réalisé le 2 septembre 2021 son premier vol en solo. Un second vol de même nature s'est déroulé le 3 septembre 2021 à partir de Payerne, en Suisse.

7.09.2021

D'autres vols en solo sont prévus. © SolarStratos

Après 37 vols d’essais, dont certains ont dépassé les 2 heures et atteint 10.000 ft, l’équipe de SolarStratos se prépare depuis la fin juillet 2021 pour une campagne de vols en solo.

Sous la supervision du pilote d’essai de l’avion solaire, Miguel A. Iturmendi, Raphaël Domjan s’est entraîné tout l’été pour décoller le 2 septembre 2021 à 7h15. Les conditions météo enfin réunies ont permis d’entreprendre ce premier vol. L’avion solaire est revenu se poser après des évolutions qui auront duré 36 minutes à 4.000 ft d’altitude.

Initiateur du projet d’avion solaire stratosphérique, Raphaël Domjan peut désormais se préparer au vol solo stratosphérique. Le SolarStratos a effectué son premier vol en 2017. © SolarStratos

Un second a été réalisé le 3 septembre 2021 à 18h30 à partir de Payerne, en Suisse. D’autres vols en solo devraient être entrepris dans le courant du mois de septembre, selon un planning qui reste encore à définir.

L’équipe de SolarStratos est confiante et satisfaite de ces progrès qui devraient permettre de faire voler l’avion dans la stratosphère, sans toutefois dévoiler de calendrier pour atteindre cet objectif.

Dans le courant de l’été 2021, Raphaël Domjan a pu tester en vol la combinaison spatiale qu’il portera lors du vol stratosphérique. Fabriquée par le russe Zvezda, qui équipe les cosmonautes russes, la combinaison n’était pas pressurisée lors de ce vol de test en double commandes.

Chute libre zéro carbone depuis SolarStratos

Premier tour de piste pour SolarStratos

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4 commentaires

  • Jerome

    Je reste très sceptique vis à vis des performances de la machine. L’objectif de 25km d’altitude initialement annoncé ( et qui ne figure plus maintenant sur la présentation) n’était clairement pas réaliste avec les performances des batteries actuelles (de l’ordre de 230Wh/kg pour une batterie packagée, les panneaux solaires n’étant qu’un appoint), sans compter la poussée de l’hélice et la tenue au flutter à cette altitude.
    Un calcul simple, que j’avais envoyé à R.Domjan, montre qu’un objectif raisonnable est 11000m. Il m’a répondu (un an après!) qu’il utiliserait des batteries de 600Wh/kg (qui viennent surement de l’Area 51)

  • fildru

    Joli vol, jolis sportifs, jolie planète, ne cherchons pas trop ailleurs sur mars ou pluton, trop de plumes à laisser !

  • arthro

    Bonjour à tous – Merveilleuses machines de recherche qui nous aident à rêver à un futur aéronautique radieux..
    S’il reste difficile de s’y projeter, le dernier projet de Solar Flight, le Sunseeker Duo prête un peu plus à croire à une aviation sportive et de plaisance qui saurait intégrer tout ce savoir-faire dans un futur pas si éloigné.
    Lien : https://www.youtube.com/watch?v=46A01oukux0 (Sound of Clouds)
    Dans un registre financier plus soutenable, mais tout aussi sidérant, on pourrait aussi évoquer l’évolution fantastique connu par le vol libre dont l’élite sportive démontre quasi quotidiennement un potentiel de recherche exceptionnel de la part de tous les acteurs impliqués dans cette micro-communauté (moins de 150.000 pratiquants dan le monde), avec des vols à plus de 8.400m en autonomie en Himalaya,
    Lien : https://pilote-de-montagne.com/18-juillet-2021-en-himalaya-antoine-girard-reconquiert-le-record-du-monde-daltitude-de-vol-en-parapente/
    des gains d’altitude de 5.000 m, des vols de distance de près de 600 km, tout cela sous des ailes de quelques kg de matières à peine, mettant en œuvre des fibres et des textiles techniques de masses situées entre 21 (extrados et nervures) et 13 gr au m² (intrados), notamment grâce au leader mondial qu’est le français PORCHER SPORT !
    Lien : https://www.innovationintextiles.com/weightless-to-the-max/

    • Pilotaillon respectueux

      Bien sûr, les tissus sont essentiels dans la fabrication et la perf des parapentes.
      Antoine, qui est un habitué du festival du film d’aventure en ce moment à St Hilaire – coupe Icare, est un « extra-terrestre », comme une petite dizaine de pilotes qui osent se frotter aux thermiques (de pente) de l’Himalaya ou Tibet.
      Donc le projet en air libre (différent de pente) et qui décolle du bas (différents des adrets ensoleillés) est de mon point de vue, assez incomparable avec les passagers du vent de montagne, les mains protégées par des moufles en peau de mammouth.
      Juste rappeler les mots du DTN de FFVL, sur la robustesse des matériels : « j’ai revolé à Mieussy avec des voiles qui ont plus de 30 ans, je ne suis pas certain d’avoir envie de le faire dans 30 ans avec les voiles actuelles… ».

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