Sur son site internet, SIBA a publié une photo montrant une commande de PA sur le manche d'un DR400. © SIBA Maintenance - Services
En cherchant à installer un pilote automatique Garmin GFC 500 sur un Robin DR400, SIBA ambitionne de moderniser un classique de l’aviation légère. Une évolution attendue par des pilotes de plus en plus tournés vers l’IFR et l’assistance au pilotage…
Basé à Dinan, SIBA Maintenance-Services s’est lancé dans le développement d’un STC, c’est-à-dire une extension de certification, pour l’installation du pilote automatique GFC 500 sur Robin DR400. À l’initiative de son dirigeant Lionel Allain, le projet répond, selon lui, à une demande croissante, portée par l’essor de l’IFR basique et du CB-IR, mais aussi par des pilotes VFR en quête de confort et de sécurité.
L’installation impose au minimum une suite avionique Garmin G5 ou un GI 275 comme référence AHRS (Attitude and Heading Reference System). Le GFC 500, entièrement numérique, propose présélection et maintien d’altitude, gestions de vitesse en montée et taux de descente, navigation verticale, approches ILS et GNSS couplées, ainsi que des fonctions de sécurité avancées, dont une protection du domaine de vol et un mode « panique ». Les servomoteurs brushless garantissent précision et maintenance réduite.

Face à des machines modernes comme les Elixir, Tecnam et autre MCR Evolution, le DR400 se la joue « Papy fait de la résistance ». Car malgré une flotte vieillissante, parfois complexe et coûteuse à entretenir, il continue d’évoluer, porté par des acteurs comme Xenon Groupe qui, depuis 2025, réalise des remotorisation Rotax sur DR400.