Accueil » Un Alphajet de Tours au secours d’un ULM

Un Alphajet de Tours au secours d’un ULM

L’armée de l’air rapporte une mission d’assistance réalisée par un Alphajet de l’école de Tours à un ULM piégé au-dessus de la couche nuageuse, du côté de Dieppe, le 22 novembre 2018, en fin de matinée.

23.11.2018

C’est la sixième mission d’assistance réalisée en 2018 par l’armée de l’air au profit de l'aviation légère. © Armée de l'air

L’ULM qui avait décollé par beau temps de Dieppe où il est basé s’est retrouvé en difficulté à son retour, l’aérodrome étant recouvert par une épaisse couche nuageuse. Après avoir tenté sans succès une percée, le pilote a contacté le contrôle de Dieppe qui, à son tour, a alerté le Centre national des opérations aériennes (CNOA).

Dans la foulée, la Haute autorité de défense aérienne (HADA) évalue les moyens en alerte disponibles (et aptes à décoller malgré une météo très défavorable), pour porter assistance à l’ULM. La mission est alors confiée à un Alphajet de Tours, qui s’apprêtait à décoller pour une mission d’instruction.

En parallèle, les équipes du CNOA contactent les tours de contrôle des alentours pour connaître avec précision et en direct la météo sur chaque terrain. Cherbourg présentant les conditions météorologiques les moins mauvaises de la région, il est finalement décidé de dérouter l’ULM vers ce terrain, distant de 200 km de Dieppe. L’Alphajet rejoint l’ULM et se positionne en patrouille serrée près de lui afin de le guider par la radio. Après avoir rejoint le Cotentin et traversé une couche nuageuse de 1.000 pieds (300 mètres) d’épaisseur, l’ULM se pose sans encombre sur la piste de Cherbourg.

 

 

 

 

30 commentaires

  • Arminius

    En fait ceux qui critiquent sont des jaloux, se faire une heure de vol en formation avec un alphajet, c’est pas donné à tout le monde. En tous cas, traverser 300 m de couche et s’en sortir suppose pas mal de sang froid. Que se serait-il passé sans le coup de main (ou d’aile ) ? Vaut mieux pas savoir…

  • Les règles du VFR : VOIR ET ÊTRE VU
    Concernant les commentaires ci-dessus, je m’abstiens d’en rajouter un autre, car il y a de tout, du bon, du moins bon et du carrément débile

  • Bonnot

    merci pour tous ces commentaires … même ceux pas toujours bien amicaux, effectivement GPS + brouillard = 3minutes de survie max! Avec inclinomètre, badin, alti et vario … on a quelques chances de s’en sortir! Avec entraînement! Ces commentaires me donnent une furieuse envie de voir un instructeur, poser un horizon artificiel sur mon ulm … pour être prêt pour un futur raid en Tunisie via la Méditerrannée!
    bon vol à tous!

  • martial.dauphin@free.fr

    Merci la Chasse et bravo.
    Pour les pilotes ULM de cette aventure, je suppose qui ne se feront pas reprendre par le vol on top.
    Je notre une autonomie suffisante pour rejoindre un aérodrome de dégagement éloigné et certaines connaissances de percée opérationnelle, c’est certainement ce qui les a sauvés .

  • Gérard Weber

    L’histoire est banale….
    Les commentaires me laissent rêveurs !
    Savez vous que l’oiseau qui parle le mieux est le perroquet ?
    Par contre c’est un de ceux qui volent l’école moins bien !
    Réflexion..😇

  • Tonton Volant

    Encore un coup de comm. :
    Vitesse de décrochage d’un Alphajet–vitesse en IMC ULM ???
    Épaisseur de la couche 1000 FT mais peu de densité, suffisante pour le guider ? Quand on est dedans, on est dedans !
    Comme disait le regretté Desproges : <>
    Un retraité contrôleur pris au hasard

    • Hugues CHOMEAUX
      Hugues Chomeaux

      Demandez son avis au pilote de l’ULM !

    • Pilotaillon, qui aime les lieux chargés de belles histoires

      Faudra bien en sortir un jour… de la théorie du complot ! Qui tient en vol, aile dans aile avec une escadrille de raisonnements incertains.
      Quand on est dans le brouillard, c’est qu’on s’y est mis. Inutile alors d’appeler Dieu ou « le premier prophète qui passe », ou d’inventer une prophétie…
      Ici il y a eu un duo d’aviateurs partis pour une leçon qui s’est soudain transformée en travaux pratiques. Bravo à l’instructeur qui a su gérer son élève pilote et celui de l’ULM.
      Personne ne souhaite de telles situations, mais quitte à brûler du kéro chez nos combinaisons anti G, autant que ce soit pour la bonne cause.
      Belle aventure qui fini bien.
      PS : Zavez-vous pas des trucs pour occuper les retraités ? Ils ont une expérience inouïe et s’ennuient à 100€ de l’heure… Ça peut pas durer.

      • HG

        Ah bon! la bonne cause serait donc, pour les pilotes militaire, de venir en aide aux inconscients qui decollent par MTO douteuse!
        Les militaires le font volontiers évidemment mais ils ont d’autres bonnes raisons de brûler du kérosène comme vous le dire avec mépris….

      • Roland M___

        LAISSEZ BRAIRE LES ÂNES, ILS N’ONT RIEN À FAIRE D’AUTRE, EUX !
        UN RETRAITÉ EST SÛREMENT PLUS COMPÉTENT QUE CERTAINS ! QUANT À S’ENNUYER, RIEN N’EST MOINS SÛR.
        A méditer : « Ceux qui parlent ne savent pas, ceux qui savent ne parlent pas. » Lao-Tseu (?)

  • Bernard B.

    C’est juste pathétique de lire des commentaires débiles sur le vol IMC en ULM.

  • Frey

    Sachant que la couche est suffisamment haute, avec un PA on peut faire la traversée de la couche quelque soit son épaisseur…..

    • Guyot

      Oui mais sans PA c’est autre chose et de plus sans horizon artificiel, cela devient pas facile.

    • HG

      Quand on est ni qualifié ni équipé, on ne se met pas dans des situations d’IMC.
      Ça me semble être le Baba du VFR, non?
      Quant aux conseils délirants lu ci dessus pour traverser la couche, …..on est pas prets de voir diminuer les accidents….

    • Ce n’est pas une question d’épaisseur de couche ni même de savoir a quelle hauteur de trouve le plancher de la couche c’est une question de désorientation spatiale et de se retrouver sur le dos sans même s’en apercevoir et quelques petites secondes et de perdre le contrôle de l’appareil et de ses sens si on n’a pas d’horizon artificiel et en ulm nous ne sommes pas sensé en être équipé et tant bien même en étant équipé même avec de l’entraînement , difficile de ne pas m’être l’instrument en doute….

    • Chantreau

      Oui mais quand on traverse une couche il y a toujours des turbulences, parfois très sévères qui peuvent « planter » le PA et l’horizon artificiel jumelé. Dans cette situation, à défaut de trouver la vue du sol dans les 15 secondes qui suivent, c’est la désorientation spaciale irrécupérable… et crash probable.

  • Chantreau

    J’ai connu la même aventure avec mon ulm en mai entre Nantes et Limoges. Passé au-dessus de la couche après 30mn de vol je me suis retrouvé piégé à 5000ft et ai dû me détourner sur Cognac avec l’aide des militaires qui m’ont guidé pendant une bonne heure avant de trouver une petite trouée salvatrive…. Pas besoin d’envoyer le Transall ou l´Alphajet. Ouf ! Merci les militaires.

  • Jean-Eric Lapouge

    MERCI à nos grands frères d’avoir sauvé un des nôtres. … MERCI

  • Romain

    Si je comprends bien, la radio de l’Alphajet a une mauvaise portée ?

  • Laurent

    Bien joué !!!!!!!
    Dans ce cas j’aurais tenté la percée bretonne : avec un GPS une fois qu’on est sûr d’être au dessus de la mer, on descend en IMC jusqu’en dessous de la couche et on rejoint la côte et l’aérodrome le plus proche. Bien sûr a réserver aux pilotes qui savent faire. Bons vols à tous !!!!!!

    • Briel

      Descente au gps oui dans la couche mais si la couche est au niveau de la mer??? On plonge!!!!

    • Wessel

      Bien sur sans horizon ou avec mais sans expérience c’est ainsi que on alimente les statistiques d’accidentEt en plus il peut y avoir un ifr dans la couche et là bonjour les degats
      I m c sans horizon avec ou sans gps c’est 2 ou 3 minutes de survie max
      A essyer avec instructeur et horizon ,c’est tres formateur

      • Philippe

        Tout à fait wessel. Les débiles de son club se moqueront de lui mais on s en fout il a pris la très bonne décision. D ailleurs il est encore en vie et son avion en parfait état.
        Je savais pas que la chasse faisait traverser la couche aux avions.

    • DAURAT

      très mauvais conseil….sur notre littoral landais rien qui ressemble plus a du brouillard qu’une entrée maritime a la différence qu’elle va jusqu’au niveau zéro de l’eau certain l’ayant fait sont pas rentrés…..

  • Vous rigolez !!!! J’ai croisé avec mon ULM un alpha jet … J’ai fait la prière mon badin marquait zéro puis 140 .. J’ai bien regardé si mes ailes étaient ,,,puis mon empenage arrière …. Et je me suis dit c’est con de mourir pendant mes loisirs .. J’ai vu la cime des arbres à 25 M … On ne m’a pas revu sur le tarmac pendant 4 mois … Donc l’histoire de cet ULM est rocambolesque

    • John Duff

      Quand on voit des gens qui se permettent de donner des conseils comme percer la couche au gps ça fait peur … si vous voulez mourir faites-le tout seuls, et assurez-vous pour le coup d’être bien au-dessus de l’eau pour éviter de vous planter sur de pauvres innocents.
      Cette personne a eu la réaction que tout bon pilote aurait du avoir, c’est à dire de rester humble et de se mettre lui et les autres en sécurité. Quand à ceux qui parlent de coup de com, je vous invite à vous renseigner sur ce qu’on appelle les mesures actives de sûreté aérienne, vous verrez qu’elles sont tout à fait réalisables en Alphajet entre autres.
      En tout cas good job, et à la chasse … !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.