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Une pétition pour la reprise des vols d’aviation légère

La pétition lancée par Lyon Voltige afin de sensibiliser le ministère de la transition écologique, la DGAC et l’Assemblée nationale à la situation spécifique des pratiquants de l’aviation légère devrait atteindre les 2.500 signatures très prochainement.

27.04.2020

Un avion léger au roulage. Une photo d'archives… évidemment. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

La fédération française aéronautique et la fédération d’ULM ont obtenu un assouplissement des règles de confinement pour permettre aux aéro-clubs et centres ULM agréés d’assurer l’entretien de leur flotte sous certaines conditions. Les propriétaires privés sont exclus de cet accord. A défaut d’avoir pu faire entendre leurs arguments auprès de la DGAC, pour obtenir un élargissement, certains ont décidé de lancer une pétition pour peser sur la position de l’administration française.

La pétition se trouve ici

 

Dérogations de vols pour la FFA et la FFPLUM

 

 

 

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18 commentaires

  • stanloc

    Moi je suis atterré que des gens aient le toupet de jeter aux yeux de ceux qui sont au chômage partiel et à tout ceux qui n’ont aucun revenu depuis 6 semaines, plus tous ceux qui vont perdre leur emploi, qu’ils ont l’envie de jeter par la fenêtre de l’ordre de 150 euros pour une heure de plaisir égoïste. La promenade en forêt ne coûte rien au moins.

    • Morbier

      Vous êtes en train de dire « vous n’avez pas honte de voler pour le plaisir alors que d’autres sont en grande difficulté ». Il est important pour tous que ceux qui ont de l’argent, le dépensent quelque soit la raison ou le motif, le plaisir ou autre chose. C’est comme ça que ceux qui n’ont pas de travail ou de revenus en retrouveront. L’autre technique que vous proposez est « interdit de voler ou de tout autre plaisir » avec pour conséquence une crise économique dans les secteurs concernés.

    • Raoul Volfoni

      A la différence de pays totalitaires et de dictatures diverses, il y a dans ce pays encore une certain nombre de libertés parmi lesquelles la liberté d’expression et la liberté de lire (ou pas) ce que l’on veut.
      Vous êtes venu(e) sur un site de passionnés d’aviation, professionnels ou amateurs.
      – personne ne vous oblige à vous y connecter,
      – personne ne vous oblige à lire ce qui s’y trouve,
      – enfin personne ne « jette » quoi que ce soit « aux yeux » de personne.
      Je ne crois pas me tromper non plus en disant que personne ne s’y réjouit de savoir que, oui, et c’est dramatique, beaucoup de gens ont, ou vont perdre leur emploi au moins le temps que l’activité économique reparte.
      Mais faut il pour autant que tous les autres s’abstiennent de toutes dépenses hormis alimentaires ? ce ne serait la bonne solution pour personne, car pour que l’activité économique reparte il faut que les gens consomment, c’est comme ça.
      Un avion ou un ulm qui vole même pour un vol de loisir génère de l’activité économique et des emplois au même titre qu’une sortie en moto, en voiture, au cinéma, au restaurant. Et pour celui qui a la chance de pouvoir se le payer (après avoir acquitté au passage toutes les taxes correspondantes et contribué au passage au bien collectif) , c’est encore aujourd’hui un droit dans ce pays au même titre que de décider d’aller se promener en forêt, une activité agréable qui rapportera moins à l’Etat et contribuera moins à la reprise que d’autres.
      Je vous souhaite de ne pas être impacté(e) par les risques de chômage et de découvrir le plaisir que peut représenter un vol en ULM.

    • Pilotaillon agro-écolo

      SVP : Stan ne lockez pas si rapidement.
      Nous pouvons être attérrés par tant de pratiques dépensières en argent ou en ressources naturelles. Au fond je partage mais permettez moi de ne pas mesurer de cette manière.
      Notre vie de confort est faite de dépenses injustifiées.
      Par ex. la majorité des parcours en voitures sont fait pour des servitudes journalières, boulot, école, courses, etc… par les mêmes qui (collectivement) demandent des rallentisseurs dans la rue devant chez eux.
      Pourtant que pèse l’automobile dans notre porte monaie ? 1 mètre linéaire de rue = 12 000€ en moyenne, le poids de l’automobile dans le budget moyen, le bruit, la pollution,… pour une armada de véhicules qui stationnent 95% du temps et prend une place de dingue en ville.
      Oui voler c’est peut-être personnel, mais pas que.
      Je vous renvoie aux autres sujets d’AeroBuzz.
      Nous faisons uniquement des choix pardoxaux et le fautif c’est l’autre. Ce n’est pas le sujet !
      La solution c’est ce que chacun acceptera de modifier pour que notre existence golbale soit possible dans quelques dizaines d’années.

    • Pierre

      Je suis Président d’un aéro-club et « ces gens » , qui dépensent 150 euros pour une heure de vol, comme vous l’écrivez, me permettent de faire vivre 4 salariés à qui j’ai attribué, l’an dernier, la prime Macron au taux maxi.
      Aujourd’hui, ils sont au chômage technique et, si on ne repend pas les vols très rapidement, ils seront tout simplement licenciés….
      Sans compter les actions de solidarité que mes pilotes réalisent, une fois par an, en payant de leur poche des heures de vol pour promener des enfants lourdement handicapés ou, lors de la journée de la femme, faire voler toutes les femmes qui viennent nous voir (nous avons fait voler 120 femmes l’an dernier). Le sourire de ces passagers et passagères, en se reposant sur terre, est notre meilleur remerciement. Nos étudions maintenant une action au profit des soignants à l’issue de cette crise.
      Avant d’écrire, il faut réfléchir aux conséquences économique d’une activité, quelle qu’elle soit …..

  • Alain

    Quel que soit le moyen et le timing, pensons en premier lieu à aider nos professionnels à reprendre leur activité. Nous sommes entrés brutalement dans une crise économique majeure. A partir de maintenant pensons chacun de nos actes en terme de santé publique mais aussi en terme d’apport à l’économie et à l’emploi. Cela doit dicter nos choix personnels et ceux de nos administrations. A titre personnel, il faudra savoir faire des concessions, voire des gestes de solidarité pour sauver l’emploi des autres. Sans travail, tout s’effondre.

  • Presto

    Les règles générales du « déconfinement » à partir du 11 Mai doivent être respectées.En particulier celle de la distanciation.
    Je vois mal,dans ces conditions,une autorisation à faire de l’école cote à cote.
    Voler en solo,par contre,est possible.C’est ce seul objectif qui doit être visé,car il est défendable.

  • REICREM

    Vous avez raison. Peu importe la catastrophe qui s’annonce l’important c’est de pouvoir continuer à jouir…

    • Presto

      Le problème est sanitaire.Pas moral.
      Voulez vous aussi empêcher le pêcheur d’aller pêcher à la ligne ?

      • JmB

        Mais justement le pêcheur à la ligne n’a pas le droit d’aller pêcher, alors pourquoi accorder une dérogation à 50000 pilotes amateurs et refuser à des millions de pêcheurs à la ligne d’aller pêcher?
        Ou à des millions de randonneurs de fréquenter des forêts totalement désertes ou des dizaines de milliers de promeneurs de marcher au bord de l’eau sur des plages de 100kms de long?

        L’idée du commentaire précédent à mon avis est qu’avant de se battre pour obtenir un petit privilège égoïste en se regardant le nombril, il serait bon de s’élever un peu et de penser au pays, à son économie et d’admettre qu’on subit des contraintes comme des millions d’autres citoyens.
        C’est un mauvais moment à passer, sachons patienter !

      • Morbier

        Il faut quand même se poser la question du bien fondé de fermer les grands espaces à la promenade, comme les forêts ou les grandes plages. On veut rendre fou les gens on dirait.

      • Presto

        Pour les pêcheurs à la ligne,j’ai parlé de l’après 11 Mai.Mais peut être que dans les départements rouges,cela restera interdit.

    • Pascal

      Tant qu’à faire puisque c’est la catastrophe, on interdit de respirer aussi ?
      Ou alors la pétanque ? qu’est ce qu’on pourrait interdire et qui ne sert à rien ? mais nourrirait votre avis technique et scientifique sur la question.
      Ah je crois que j’ai trouver… tout interdire…

  • Michel

    Bonjour,
    J’ai signé cette pétition. Un argument de plus soulignant l’aberation de cette interdiction: les militaires de Romorantin s’en donnent à coeur joie avec leurs planeurs à l’instant T ( vu sur FLightRadar24).
    Je précise que je ne minimise pas les effets du virus: j’ai perdu ma tante il y a 3 semaines de cette maladie, mais il va bien falloir vivre avec.
    Préparez vos masques, vos thermomètres, et bon vols.

  • Gerard David

    en complément de mon premier commentaire, le terme « inertie » renvoie seulement à une « trainée » inopportune alors que la situation exigerait dans tous les domaines, y compris le nôtre, aéronautique, une certaine « portance » pour ne pas dire une portance certaine…

  • Gerard David

    Parents pauvres des mesures dérogatoires ou « prolongatoires » prises par l’EASA et la DGAC avec une certaine inertie…par rapport à d’autres pays européens comme l’Autriche ou l’Irlande, sans parler des USA, les 50.000+ pilotes privés de l’aviation légère, ultralégère et générale en général et les voltigeurs en particulier ont été, et sont encore à cette heure dans l’attente des textes officiels, totalement privés de vol et purement et simplement cloués au sol.
    La pétition lancée par nos amis de Lyon voltige vient à point nommé rappeler à nos chers Administrateurs de tutelle la nécessité de permettre dans les meilleurs délais le redécollage de notre aviation d’école, de perfectionnement, de voyage, d’usage professionnel et pas seulement de loisir, d’accès privilégié à la grande aviation, dont le Directeur Général de l’Aviation Civile est lui-même, et très heureusement, un ardent pratiquant, défenseur et promoteur.

  • Silve

    Merci d’avoir relayé cette initiative. L’objectif est constructif, ce n’est pas une pétition « contre ». Tout en respectant les mesures de santé publique, il est possible et nécessaire de maintenir ses qualifications (sous réserve qu’elles aient été maintenues au terme du confinement). Il est par ailleurs indispensable de faire voler les avions (au moins ceux équipés de Lycoming) comme le stipule la documentation technique. Il paraît raisonnable de prévoir une reprise à partir du 12 mai, pour des enjeux économiques, sociaux et de sécurité. La démarche est portée par tous les acteurs de l’aviation légère, entreprises, associations, propriétaires et loueurs. Les pratiquants de l’aviation ont largement fait la preuve de leur sérieux en tant que corporation. Il faut leur faire confiance, et surtout ne pas les pénaliser inutilement.

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