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Aéroport Charles de Gaulle

Les éditions ETAI publient un nouveau livre consacré à l’aéroport Charles de Gaulle. Julien Scavini, architecte de formation, propose une passionnante immersion dans l’une des plus grandes et des plus controversées plates-formes aéroportuaires de la planète.

21.10.2018

L’aéroport Charles-de-Gaulle a été imaginé au cœur des trente glorieuses quand le voyage en avion était encore réservé à des privilégiés. On parlait alors du projet Paris-Nord. Lors de son inauguration, en mars 1974, avec son enchevêtrement d’escalators sous plexiglass, le terminal 1 incarnait la modernité. Quatre décennies plus tard, à l’ère des low cost, Roissy est un cauchemar pour beaucoup de passagers en connexion.

« CDG » est l’œuvre d’un architecte, décrit par Julien Scavini, comme un « poète ». Cet architecte, c’est Paul Andreu qui, à l’époque, parlait ainsi de sa réalisation : « J’étais fondamentalement opposé aux grands bâtiments symétriques et plats, abordés de manière frontale, qui ne font que grandir quand on s’en approche. Je souhaitais au contraire que le mouvement du parcours et de l’approche fasse apparaître le paysage du bâtiment selon des perspectives toujours changeantes. » L’esthétisme l’aurait-il emporté sur la fonctionnalité ? Le développement des infrastructures et la multiplication des terminaux n’ont rien arrangé à l’affaire.

Julien Scavini signe un ouvrage fouillé que souligne la complexité de cette plate-forme aéroportuaire sur laquelle se concentre 40% du trafic des aéroports métropolitains. Son livre apparaît au moment même où Aéroports de Paris dévoile le futur Terminal 4 d’une capacité de 40 millions de passagers à l’horizon 2037. Les travaux dont le montant est estimé entre 7 et 9 milliards d’euros, doivent commencer en juillet 2020. Les compagnies sont critiques, pourtant Paul Andreu a pris sa retraite depuis plusieurs années. G.R.

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6 commentaires

  • François Henriot

    J’aime CDG1 comme j’aime Orly Ouest et Sud: pour le style. Ce qui est insupportable, à Roissy CDG, c’est le manque de complémentarité, en général, d’équipements juxtaposés au fil des années. Oui, on finit par y perdre un temps fou, à se faufiler tant bien que mal dans ce puzzle d’autant plus désagréable et démoralisant que l’on y passe par des secteurs sales et mal fréquentés.
    Tous les aéroports US ne sont pas « nickel ». Mais pour ma part, je n’y ai jamais rencontré de zones aussi crasseuses, douteuses quant à la sécurité, et compliquées que RoissyPôle et ses abords et accès. Quant aux loueurs d’automobiles, ils opèrent dans une sorte de trou… Alors, critiquer CDG ce n’est pas opérer du « french bashing » facile: c’est (hélas) un devoir d’objectivité, dans l’espoir que les choses s’améliorent un jour. Mais je pense être naïf…

  • fildru

    On lui a reproche’ d être energivore par ses escalators , c est pourquoi une Centrale Thermo Frigorifique Électrique lui est proche , elle marche au charbon mazout .
    J ai un jour imagine’ que les avions tournant autour de la « rotonde »-Pylône Fawkner – pourraient alimenter des éoliennes par leur poussée !
    Cette aérogare 1 était presentie pour être reproduite identique 3 ou 5 fois sur l aéroport , comme la ou est Air France , mais l énergie …. Néanmoins elle était bien pensée pour sa centralisation des informations , important !

  • coquet francis

    si tu trouve pas ton chemin a CDG arrête de voyager
    et oui toujours denigré la France et je croie pas que c est mieux aux usa

  • Pilotaillon, adepte de philosophie aérienne

    L’œuvre artistique perd face à l’incontournable obligation d’efficacité.
    C’est une bonne occasion de remarquer la spécialisation des lieux et des usages qui reflète l’exigence des comportements.
    Davantage de concentration humaine rime avec optimisation fonctionnelle. Face à cela l’homme n’a pas changé et aspire au confort, à se poser, car évidement il y a de quoi sentir l’injonction à rester dans un flux : être canalisé, géré, comme dans un troupeau (particulièrement surveillé).
    Alors ce qui concourait jadis au confort est devenu l’offre premium, gold…, l’espace le silence, la détente.
    Que choisir – à budget comparable :
    – le transport de masse et gagner, après avoir subit la foule, une île paradisiaque ?
    – Le transport « executive » pour ne faire qu’un tour puis retourner à son quotidien après une expérience de vol « vraiment extraordinaire » ?
    – gagner la campagne à vélo et faire son jardin en pensant au C02 économisé ?
    A vos crayons (écrans) messieurs les architectes, sociologues et environnementalistes !
    (A votre conscience mesdames et messieurs)

  • Florian

    Paul andreu est même décédé il y a une dizaine de jours…

  • michael tolini

    Heureusement qu’il a pris sa retraite, il ner peut plus sevir mainteneant. Cela fait 30 ans que je frequente CDG en provenance des US et je n’ai toujours pas compris comment trouver mon chemin …

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