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Le vainqueur de l’Iditarod 2020 rentre en Norvège en DC-6

Le musée aéronautique Flyhistorik de Sola sur l'aérodrome de Stavanger en Norvège a réceptionné le 1er juin dernier sa dernière acquisition, un DC-6 arrivé par ses propres moyens depuis l'Alaska à la suite d'un concours de circonstances étonnant.

6.06.2020

Thomas Wærner devant le DC-6, quelques minutes avant le décollage de Yellowknife. © Thomas Wærner

Le musée de Stavanger cherchait à acquérir un DC-6 depuis longtemps et avait jeté son dévolu sur le N151 (msn 992/45496) d’Everts Air Cargo qui avait effectivement volé sous les couleurs de la compagnie norvégienne Braathens, dans les années 60, immatriculé LN-SUB.

Un accord officieux avait été trouvé entre le musée et la compagnie dès novembre 2019 mais ne s’était pas concrétisé, notamment pour des raisons financières.

Au mois de mars 2020, Thomas Wærner, tout juste vainqueur de la prestigieuse course de traineaux de l’Iditarod, se retrouva bloqué sur le continent américain après l’arrêt des liaisons internationales en raison d’un accident cardiaque qui l’avait empêché de rentrer à la date prévue.

Désireux de rentrer chez lui, il est parvenu à convaincre ses sponsors et la municipalité de Sola d’aider le musée à finir de financer l’acquisition de l’avion et le vol retour. Il se trouvait donc à bord du quadrimoteur, avec ses précieux chiens de traineaux, lorsque celui-ci a été convoyé de Fairbanks à Stavanger avec une escale à Yellowknife au Canada.

Au cours de ses dernières minutes de vol, l’ex LN-SUB de Braathens – et qui fut pendant 20 ans le « Tanker 447 » chez Conair – survola à basse altitude les côtes norvégiennes. © flightradar24.com

Le N151, qui avait préalablement été repeints aux couleurs qu’il portait chez Braathens, ne revolera plus et va être aménagé pour recevoir une exposition dédiée à l’histoire de la compagnie aérienne.

FrM

 

 

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5 commentaires

  • Jeff

    Bonsoir.
    Oui c’est bien triste. Certes, il aurait pu être ferraille, mais quelle frustration ! La vocation d’un musée est de transmettre aux générations futures, et dans le cas d’un avion au sol cette transmission ne s’effectue que de manière très partielle, alors qu,un avion qui vole transmet toutes les composantes de la dimension aeronautique car il marque les consciences de par l’enthousiasme et l’émotion qu’il suscite. Après il y a le capital nécessaire!
    Je ne suis pas sûr que la Caravelle suédoise puisse rouler de sitôt par ses propres moyens. D’autant qu’un cdn restreint est nécessaire…

  • PETIT Gilbert

    Perso, je trouve curieux que l’on ne puisse pas restaurer ce vénérable DC6!…..
    J’aimerais connaître les critères d’incompatibilité de vol hormis la corrosion….
    Merci à Aérobuzz club très sympa!…

    • PlasticPlane

      L’argent, peut-être ?

    • Seb

      L’argent.
      La Lufthansa restaure ou a en partie fait restaurer (je ne sais pas où cela en est) un magnifique Lockheed 1649 Starliner à très grand frais (163 millions de dollars). C’est énorme et je ne pense pas qu’avec la situation actuelle ça va continuer. C
      C’est aussi pour des questions d’argent que le Constellation Suisse ne vole plus et a été vendu à des allemands.
      Le seul propliner qui vole en Europe est le DC-6 de Red Bull, car y a les moyens mais pour combien de temps?

  • ANTOINE

    Magnifique avion.
    C’est vraiment dommage qu’il ne puisse pas revoler ne serait-ce que quelques années ou bien servir comme la Caravelle de la SAS en Suède, retracer un embarquement de l’époque, suivi d’un roulage vers le seuil de piste, un point fixe et un retour à l’aérogare des années fin des années 1950. tout cela, évidemment avec des passagers à bord pour le « baptême de roulage ».

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