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De nouveaux MB-339 pour Secapem

SDTS (Secapem Defense Training Solutions) vient d'acquérir 9 MB-339 auprès de Draken International pour augmenter sa flotte d'avions "plastrons". Parmi ces appareils figurent les deux avions de ce type déjà exploités par l'entreprise française.

26.03.2019

Un MB-339 de SDTS à Nîmes. © F. Marsaly/Aerobuzz.fr

En effet, SDTS est sous contrat avec la Marine Nationale pour lui fournir des plastrons « Red Air » pour la formation et l’entraînement des pilotes de chasse et des opérateurs de défense aérienne ; les avions italiens étant utilisés comme plastrons lents (autour de 400 kt) aux côtés de deux plastrons rapides (500 kt) A-4 Skyhawk.

Ces appareils volent depuis leur base principale de Nîmes, mais peuvent être déployés à la convenance du donneur d’ordres, à Lann-Bihoué ou Landivisiau, en fonction des besoins.

Pour le moment, en dehors des deux avions présents en France, les appareils sont encore aux États-Unis et seront convoyés à une échéance qui n’a pas encore été précisée.

Ces appareils vont venir renforcer les moyens actuels et permettre à SDTS de développer son activité auprès d’autres organismes et, surtout, augmenter sa productivité par un abaissement des coûts.

FM

A propos de Frédéric Marsaly

chez Aerobuzz.fr
Frédéric Marsaly, passionné par l'aviation et son histoire, a collaboré à de nombreux média, presse écrite, en ligne et même télévision. Il a également publié une douzaine d'ouvrages portant autant sur l'aviation militaire que civile. Frédéric Marsaly est aussi le cofondateur et le rédacteur en chef-adjoint du site L'Aérobibliothèque.

7 commentaires

  • Stormy

    Eh bien moi je ne conteste rien du tout, je laisse SECAPEM gérer ses contrats et je leur souhaite bon vent sur leurs sympathiques avions. Dommage que je sois trop vieux, j’aurais bien postulé et quitté mon long-courrier – surtout que j’avais fait du SUEM et du MB 339 jadis….

  • Cyril Lambiel

    Ce qui me surprend dans cette formule s’ajoute au commentaire de Gypaète.

    Une entreprise ne présentant qu’un unique client n’est à priori pas légitime aux yeux de la loi.
    La raison à cela est simple, une telle démarche s’inscrit dans une logique de dissimulation ou « d’arrangement » commercialement non-viable.

    Maintenant de là à dire que notre Armée paye des tiers comme prestataires uniques, qui plus est avec des moyens suffisants pour permettre à ces même tiers d’acquérir 9 jets d’entraînement, je ne m’y risquerai pas.
    Cette société doit certainement avoir pléthore d’autres clients à son actif, certainement, oui, hum, je réfléchis…qui???

    Je serai curieux de consulter les comptes d’un telle société et connaître les identités des actionnaires afin de confirmer leur totale absence de liens avec les donneurs d’ordres.

    Prétendre que les coûts d’entretien, de gestion et de mise en oeuvre reviennent moins cher en les externalisant n’a pas de sens dès lors que l’on parle d’Armée.
    Et qui plus est, je trouve pour le moins inquiétant que l’Armée puisse au passage divulguer à des privés des informations relatives à des techniques de combat…

    Seulement si j’ai bien compris…

    • Frédéric Marsaly
      Frédéric Marsaly

      SDTS a le contrat plastron pour la Marine (obtenu après appel d’offres, le précédent « contractor » était Apache Aviation), mais en possède d’autres avec d’autres organismes pour d’autres vecteurs (blanchiment des zones d’exercice avant tirs réels pour la DGA par exemple). Secapem fournit déjà les cibles volantes aux escadres de l’armée de l’Air, pour mémoire.

      SDTS a acquis l’intégralité de la flotte des MB de Draken. Il ne fait guère de doute que ces avions n’ont pas dû coûter cher…

      En ce qui concerne la « divulgation des techniques de combat » à des privés, les pilotes de SDTS sont d’anciens pilotes de chasse français, ils les connaissent donc bien et c’est pour ça qu’ils ont été engagés.

      • Cyril Lambiel

        Merci pour ces précisions Monsieur Marsaly.

        Toutefois un rapide coup d’oeuil à des sites de référencement économique d’entreprises mets en évidence des chiffres assez surprenants pour entreprise en contrat avec la Défence.

        D’autres contrats avec d’autres organismes pour effectuer des blanchiment de zones de tir? A mon sens le donneur d’ordre ne doit pas être très éloigné du premier dans la mesure où l’association de pétanque du coin ne doit pas souvent faire appel à de tels « services ». ..
        Contrat de cibles volantes, contrat de blanchiment de zones de tir, contrat de plastronnage, reste qu’à mes yeux cela ressemble bel et bien à un seul et unique donneur d’ordre.

        De là à prétendre que cela émane de « relations particulières » il y a un pas que je n’oserai pas franchir, n’étant de loin pas journaliste d’investigation.

  • Gypaète

    Si j’ai bien compris leur seul client sera l’armée française. Dans ce cas pourquoi payer un opérateur privé plutôt que de le réintégrer dans l’armée ?
    Autre question proche : ce type d’entreprise privée est semble-t-il rentable. Pourquoi alors cela coûterait-il plus cher de la nationaliser ?

    • Le 3/8 Côte d’Or le fait pour l’AA déjà, aec des AlphaJets. Payer un privé, c’est ne payer que les heures dont on a besoin, plutôt que des pilotes, machines et soutiens à plein temps. La Marine Nationale ayant un format plus réduit que l’AA, et pas d’avion d’entrainement, ça voudrait dire acheter de nouveaux avions (nombre réduit = maintenance chère) ou mutualiser avec l’AA (Alphajet déjà en nombre limité, donc difficile d’augmenter le nombre d’heures de vol en Agressor sans mettre à nu la formation de futurs pilotes)

      • Pilotaillon, Européen vigilant

        La posture de défiance, de doute permanent est vraiment étonnante.
        A chaque coin de rue surveille un enquêteur qui traque les moindres recoins pour débusquer un nouveau scandale planétaire.
        -« on nous cache tout on nous dit rien… » chantait Dutonc, un peu comme si toute entreprise ou hiérarchie était compromise ou incompétente.
        Comment vivre dans un tel état d’esprit ?
        Nous devrions être aussi vigilant à ajuster les équilibre qu’à entretenir notre capital communautaire composé de libertés réelles et de valeurs dont nous profitons chaque jours mais que nous perdons parfois de vue.

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