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Des F-16 pour l’Inde ?

Le F-16 de Lockheed Martin est opposé au Saab Gripen sur le marché indien.

3.07.2017

Le F-16 accumule les records avec plus de 4.500 appareils construits et près de 30 pays clients. Et ce n’est pas terminé… © USAF

Après l’achat de Rafale pour le segment « haut » de son aviation de combat, l’Inde est toujours à la recherche d’un chasseur monomoteur léger capable de remplacer ses derniers MiG21 et 27. Le besoin serait évalué à 120 avions, du moins dans un premier temps. Il semblerait que la compétition se résume aujourd’hui à un face à face entre le Saab Gripen et le F-16.

Lockheed Martin a annoncé pendant le salon du Bourget sa volonté de créer une chaine de montage en Inde si son avion devait être sélectionné. Un partenariat signé pendant la salon avec le conglomérat indien Tata Advanced Systems pourrait déboucher sur la fabrication locale du F-16 block 70 équipé d’un radar à balayage électronique et antenne active.

L’avionneur américain doit finir à la fin de l’année la production des 36 F-16 commandés par l’Irak. La chaine d’assemblage sera alors déplacée de Fort Worth (Texas) vers Greenville (Caroline du sud), afin de laisser la place totalement libre au F-35. Avant peut être un transfert définitif vers l’Inde qui pourrait alors servir les futurs clients exports, car il continue d’y en avoir ! Colombie et Indonésie seraient également intéressés par l’achat d’appareils neufs. S’il devait l’emporter, le F-16 dépasserait sans difficulté un demi-siècle de production ininterrompue, un record pour un avion de combat… F.L. 

7 commentaires

  • silve

    Bonjour, je trouve l’article mesuré et intéressant, et également le commentaire de Bruno, fort bien informé. Donc la séquence est très positive, et la bienveillance s’impose par rapport au journaliste. Merci à tous deux.

  • Bruno Etchenic

    Et voilà ! Vous vous êtes fait berner par une dépèche d’AFP, achetée par Tata et LM. Que c’est beau la communication quand on arrive à faire croire à tout le monde à un beau montage, un pur moment de Lobbying.

    Evidemment pour comprendre dans quel contexte se place cette annonce, et s’appercevoir à quel point c’est du grand n’importe quoi, faut se plonger dans l’histoire du MMRCA, de la politique intérieure indienne et de l’intérêt convergeant de certaines firmes.

    Après avoir perdu le MMRCA, les autres compétiteurs n’ont eu de cesse que de tenter de rentrer à nouveau par la petite porte. D’autant plus qu’avec l’impossible mise en oeuvre du volet industriel du MMRCA, à cause de l’incapacité de HAL a pouvoir ingérer la technologie de l’industrialisation du Rafale dans un délai et des coût raisonnable, c’est tout le process MMRCA qui s’est crashé.

    On rajoute à ça que le président MODI a décidé de passer outre son propre ministère de la défense pour acheter du Rafale malgré tout et vous comprendrez que Sir Parrikar, le mindef, venait de perdre la main sur un dossier extrèmement important. Politiquement, la gifle fait très mal… Industriellement, HAL est un constructeur public. Les Rafale seront désormais construit par des entreprises privées qui s’associent avec le GIE Rafale. Reliance pour Dassault, Barhats pour Thales, etc., etc.
    Donc non seulement le mindef perd la main, mais HAL également, sous tutelle du ministère de la défense perd un précieux contrat au profit d’entreprises privées.

    D’où l’idée de relancer un MMRCA dans lequel le vainqueur actuel ne pourra même pas se présenter. On trouve donc l’excuse d’un avion monomoteur. Monomoteur mais pas léger ! Un F-16 Block 70 fait dans les 9 tonnes à vide, un Gripen dans les 8t… Et un Rafale entre 9 et 10. En gros c’est aussi idiot que ce fameux squetch « t’as des baskets, tu rentres pas ! »

    Parrikar veut récupérer du poids politique, se met donc en tête de relancer une compétition avec un argument complètement olé olé. Mais ça passe, tous les journalistes courent derrière. Forcément, il a l’appui des deux seuls constructeurs de monomoteurs pouvant concourir.

    L’annonce du lancement d’un RFI a été faite quelques semaines après la signature définitive du contrat Rafale… Tiens donc. Mais surtout, depuis, Parrikar n’est plus, et depuis plus de nouvelles, sauf là !

    LM s’associe donc au conglomérat Tata. Ha bon ? Il n’est plus question d’HAL ? Ben non le ministère de la défense est sous contrôle plus direct de la présidence maintenant.

    LM et Tata font donc un énorme coup de com histoire de forcer la main et ouvrir un dossier pour un appel d’offre qui a été refermé aussi vite que Parrikar est parti.

    Voilà le fin mot de l’histoire.

    • Frédéric Lert
      Frédéric Lert

      bonjour,
      votre récit est passionnant et confirme tout l’intérêt d’un bon emploi du conditionnel. J’en compte pas moins de 6 dans mon papier… Quant à l’AFP, non non… Juste un communiqué de Lockheed Martin pendant le Bourget et dont je me fais l’écho. Cordialement.
      Frédéric Lert

      • Bruno Etchenic

        Je cité « Le F-16 de Lockheed Martin est opposé au Saab Gripen sur le marché indien. »

        Il y a aucun conditionnel là et on a l’impression qu’ils sont vraiment en compétition.

        Or, il n’y a plus aucun marché en cours pour ces avions. Pas officiellement. Le marché monomoteur a été déclaré mort le jour du depart de parrikar.

      • Philippe Cauchi

        Frédéric Lert a parfaitement raison. Journaliste aéronautique moi-même, j’ai, moi aussi, repris comme toutes les agences de presse, l’information contenue dans un communiqué de Lockheed Martin.

    • chorus2a@gmail.com

      Votre commentaire est sans doute intéressant, mais pour le lecteur lambda, la profusion d’acronymes fait qu’on n’en saisit pas bien le sens….

      • Patrick

        Encore la preuve que journalisme ne consiste pas uniquement à recevoir une information ou une publicité pour la diffuser sans analyse ou vérification préalable.
        Le buzz encore le buzz….

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