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Des réacteurs modernes pour le B-52 

L’US Air Force lance formellement un programme de remotorisation de ses B-52. En route vers le siècle d’utilisation opérationnelle pour le bombardier mythique !

25.05.2020

Un B-52 Stratofortress du 93rd Bomb Squadron au décollage d'Eielson AFB (Alaska). © U.S. Air Force

L’Armée de l’air américaine dispose à ce jour de 76 B-52 sur les 744 fabriqués entre 1952  et 1962. Les premières versions de l’avion étaient motorisées par des Pratt & Whitney J-57 à simple flux. Les derniers construits furent équipés, et le sont encore aujourd’hui, de TF33. Des réacteurs à double flux solides et fiables mais aux performances aujourd’hui dépassées et dont l’entretien ne sera plus assuré au-delà de 2030.

Pour limiter les frais d’intégration, la formule octoréacteur du B-52 ne changera pas. La greffe de moteurs conçus pour les jets d’affaire et les avions régionaux devrait permettre au bombardier stratégique de devenir un jour centenaire… © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

Après des années de faux départ et d’hésitations, le coup d’envoi d’un programme de remotorisation vient d’être lancé. Une demande de proposition a été envoyée à General Electric, Pratt & Whitney et Rolls Royce pour la fourniture de 608 moteurs, la formule octoréacteur de l’avion étant préservée. Une sélection devrait se faire en juin 2021. De quoi pousser le B-52 au-delà de 2050 et, qui sait, dépasser un jour les cent ans d’utilisation opérationnelle. F.L.

B-52 : la remotorisation attendra encore !

 

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17 commentaires

  • stanloc

    Cette histoire de consommation d’un avion donné en fonction du nombre de moteurs me semble très « tirée par les cheveux ». En effet est ce que la comparaison est expérimentale ou théorique ? Si elle est expérimentale je doute que l’on trouve sur le marché deux réacteurs en tous points identiques si ce n’est à la poussée seulement différente. Une ligne de moteurs homothétiques en quelque sorte déjà construits à la même époque !!!! L’effet d’échelle existe, c’est sûr et au niveau des éoliennes on va le connaitre mais c’est lorsqu’on considère la globalité économique il vaut mieux une grosse centrale électrique que de nombreuses centrales.

  • jean louis capdeville

    INCROYABLE quand même l’histoire de cet avion qui ne veut pas mourir!

  • rugueville

    A ce propos pourquoi ne pas transformer les A380 en avion cargos ?

  • Fbs

    C’est là où on voit que les décideurs publics se contrefoutent de la dépense et de l’argent durement gagné par le contribuable. On met à la benne des a380 qui ont juste deux réacteurs de trop, et on en garde 8 sur un avion militaire….

    • Atlas

      C’est quoi le blême..

      Le B 52 est un bombardier stratégique et la multiplication des moteurs est destinée à limiter les risques de pannes sur des vols à très long rayon d’action..

      On est pas sur les mêmes contraintes…

      • Gėrard WEBER

        Bonjour, la multiplication des moteurs n’est probablement dû à cela,( le nombre augmente plutôt la probabilité d’un problème).
        Il s’agissait d’avoir la poussée nécessaire et les réacteurs les plus puissants ne fournissaient que 7,5t chacun.
        Malgré ses huits moteurs, il fallait en effet de très longues pistes pour le décollage.

      • Frédéric Lert
        Frédéric Lert

        Bonjour Atlas,
        comme l’indique Gérard Weber, le nombre de moteurs était dicté par la faible puissance des réacteurs à l’époque. Huit J-57, environ 4500 kg de poussée unitaire, c’était bien le minimum pour faire décoller l’avion à pleine charge !

    • Tonton Volant

      L’armée, les actes de guerre (de mort) : quand on aime, on ne compte pas !!!
      Les ustatiens mettront toujours de l’argent dans leur suprématie mondiale : la politique de la canonnière. Quelqu’un avait dit que, pour compter les années où ils avaient fait des interventions militaires, il était cent fois plus rapide de compter celles où ils n’en avaient pas fait

    • Jean-Pierre BOURGEOIS

      Selon l’équation de Breguet, le nombre de moteur n’intervient pas dans la performance d’un avion en terme de conso, Evidemment en terme de maintenance c’est une autre histoire. Les militaires ne sont pas comme les grippe sous civiles et n’ont que faire de ce genre de considération et il est fort probable que le prochain B52 sera quadrimoteur. Sacrée réussite malgré tout.

      • Frédéric Lert
        Frédéric Lert

        Bonjour Jean-Pierre,
        Comme je l’indique dans l’article, la formule octoréacteur restera sans doute inchangée. L’idée de faire du B-52 un quadrimoteur a bien circulé par le passé, mais elle aurait exigé des travaux de développement qui ne seront pas nécessaires en gardant les pylônes dans leur forme actuelle. Frédéric

      • Garcia

        oui mais non…. le nombre de moteurs intervient indirectement dans l’équation de Breguet, au travers de la consommation spécifique.
        En effet, la consommation spécifique d’un moteur de 10T de poussée est plus élevée que celle d’un moteur de 20T. Donc au global, la consommation spécifique de 8 moteurs est plus élevée que celle de 4 moteurs (à poussé totale équivalente). Pour une compagnie aérienne, soucieuse de son budget carburant, cela aurai été un argument décisif pour passer à 4 réacteurs. Pour l’USAF, ça n’est pas vraiment un problème. L’avion verra son rayon d’action augmenter considérablement quoi qu’il arrive. Par contre, coté maintenance, c’est une autre histoire, comme cela a été mentionné dans d’autres commentaires.

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