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La Grèce, quatrième client export du Rafale

La Grèce a annoncé le 12 septembre 2020, son intention d’acquérir 18 Rafale pour équiper son armée de l’air.

13.09.2020

Afin de disposer rapidement de ses premiers Rafale, la Grèce pourrait panacher sa commande entre avions neufs et d'occasion. © A. Pecchi / Dassault Aviation

La Grèce est un client de longue date de Dassault, mais dans le contexte actuel d’extrême tension entre la Grèce et la Turquie, cette intention d’achat revêt plus que jamais une dimension politique. Elle porte sur 18 Rafale, sans qu’il soit précisé la répartition entre monoplaces et biplaces. Ni entre avions neufs et d’occasion. Depuis que l’information sur la volonté de la Grèce de s’équiper en Rafale circule, la presse grecque avançait l’éventualité qu’une partie de la commande puisse porter sur des avions d’occasion. Dassault n’a pas apporté de précision sur ce point.

Des Rafale en mer Egée

Après l’Egypte, l’Inde et le Qatar, la Grèce devient le quatrième client export du programme Rafale. La Grèce est un client de plus de quarante-cinq ans de Dassault Aviation, a rappelé l’avionneur français.  Elle a commandé à Dassault Aviation 40 Mirage F1 en 1974, puis 40 Mirage 2000 en 1985 et enfin 15 Mirage 2000-5 en l’an 2000, ce dernier contrat comprenant également la modernisation de 10 Mirage 2000 au standard 2000-5 « avec une large contribution de l’industrie grecque« .

Et maintenant, la France doit livrer 18 Rafale à la Grèce !

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6 commentaires

  • Dassault adopte maintenant la formule de vente au rabais d’Airbus: BOGO Buy One, Get One Free.

    • Pilotaillon

      Qu’est-ce qu’on peut entendre par vente au rabais ?
      La machine est sur étagère et les concurrents ne manquent pas…
      Faut pas être candide, quelque soit la valeur du bien, l’achat reste une négociation qui tient compte de l’ensemble des besoins des acteurs, directement ou indirectement liés au marché.
      A l’évidence, nous sommes dans un contexte géostratégique chaud, à beaucoup d’égards.

      • Aff le loup

        Dans les faits, la « vente » d’armement est le côté matériel de ce que d’aucuns nomment « diplomatie » !
        On ne « vend » qu’aux amis puisque vendre aux ennemis serait aller à l’encontre de ses intérêts bien compris…et qui peut se permettre de garder des « amis » en vendant plutôt qu’en donnant ?
        Et un tel don recèle au final un échange qu’il est bien difficile de valoriser !

        Est ce que la Crête n’entre pas dans l’échange entre la France et la Grèce pouvant suppléer notre besoin d’un second porte avions pour jouir de la Mare Nostrum ?

    • Aff le loup

      @Philippe

      BOGOF ?

      Un effet qui tombe à plat !

  • Aff le loup

    A ce niveau, ce qui est judicieux c’est l’autonomie et l’autonomie c’est d’avoir l’instrument du Père Fouettard !

  • patex

    Cette annonce, dans un contexte où les Etats membres de l’UE ont du mal à parler d’une seule voix, où un leadership manque cruellement, et ou l’OTAN est incapable d’occuper l’espace, illustre la pertinence d’une BITD française autonome. Les tensions entre la Grèce et la Turquie ont montré que lorsque l’UE n’est pas capable de parler d’une seule voix, la France peut agir en toute autonomie.
    La flotte de Mirage 2000 est en partie assez récente (dernières livraisons en 2007), donc on peut imaginer sans peine une seconde commande de Rafale plus tard.
    L’action du gouvernement français sur cette affaire en mer Egée est judicieuse.

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