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Le PAK DA pourrait voler à partir de 2025.

Le PAK DA, futur bombardier stratégique russe - est à l’égal de son rival américain B-21 - une aile volante à quatre réacteurs, optimisée pour pénétrer un espace aérien hostile, dans la plus grande discrétion radar et électromagnétique. La Russie annonce son premier vol entre 2025 et 2026, et le lancement de sa production en série débuterait entre 2028-2029. 

6.08.2019

Cette image ne demeure qu’une vue d’artiste diffusée par le ministère de la défense russe, aucune illustration officielle n’ayant été présentée © DR

Dissuasion oblige, ce n’est évidemment pas par hasard, si cette déclaration du vice-Premier ministre de Russie tombe quelques jours après les révélations de l’USAF sur le B-21. C’est Yuri Borisov, qui cumule les postes de vice-ministre de la Défense, et de vice-Premier ministre de Russie, qui a officialisé ce week-end, le calendrier du développement du PAK DA. 

Le B-21 Raider volera fin 2021.

« ПАК ДА » (PAK DA) est l’acronyme de «  Перспективныи Авиатсионныи Комплекс Дальнеы Авиатсии », ou « système aérien ambitieux à long rayon d’action ». Egalement connu sous la désignation « Изделиe.80 » (ou produit 80), une maquette à l’échelle 1 du projet aurait été présentée le 1er mars 2017 par Tupolev auprès d’un parterre d’autorités. Le contrat pour la construction d’un prototype a été officialisé le 13 avril 2017, et le développement d’un moteur (le PAK YA) par Kouznetzov, a été lancé en 2014. On sait que ce PAK YA sera un dérivé du NK-32 (du Tu-160).

Le PAK DA fera ses essais en vol à Zhukovskii. Il remplacera les trois types d’avions stratégiques en service en Russie, les Tu-95 MSM, Tu-22 M3M et Tu-160 M2. F.B.

A propos de François Brevot

chez Aerobuzz.fr
François Brévot est un reporter globe-trotter, chroniqueur, et photographe, passionné d’histoire contemporaine, aéronautique et spatiale, et de géopolitique. Il écrit en particulier, sur l’aviation militaire moderne ou ancienne, française ou internationale, et de nombreux récits de voyages sur des destinations et musées à caractère aéronautique. Spécialisé sur les nouvelles puissances aériennes, il visite très régulièrement les salons aéronautiques émergents du nouveau Siècle, que ce soit en Russie, en Chine, en Asie, en Turquie, et se passionne pour les nations d’Europe centrale.

12 commentaires

  • Alex MOUTET

    Je sais que je vais me faire « pourrir » par tous les pilotes, mais au final, n’est il pas beaucoup plus simple de n’utiliser que des missiles balistiques, quitte a les piloter a distance comme un drone, plutôt que de s’évertuer a faire voler une machine la moins visible possible aux radars pour préserver la surprise et surtout l’équipage ! Pour le prix d’un seul de ces oiseaux on peux envoyer une vingtaine de missiles, sur le tas il y en aura bien un qui arrivera a passer, même si on le voit venir de loin !

    • PlasticPlane

      Iconoclaste !! 😊 je sais pas comment ça s’écrit mais je le prononce bien…

    • John

      Disons que balistique et pilotage ne vont pas vraiment ensemble… Un missile balistique par définition s’envole vers le ciel, lui sont donnés la vitesse nécessaire et la direction pour arriver sur cible. Mais ils ne volent pas. C’est de l’artillerie à très très long rayon d’action dans les principes physiques.
      Un missile de croisière, oui, c’est un aéronef avec des ailes et un moteur à réaction.

      • Alex MOUTET

        Disons le guider dans sa descente …… en plus, si on l’envoie suffisamment haut, sa vitesse de chute devrait rendre son interception difficile, nos M51 atteignent Mach 15 pour une portée de 8000 km avec une apogée de 1000 km.

  • MP

    Encore sinon un avion papier, un projet bidon pour complaire à Poutine ! Au même titre que ce monsieur Borisov qui cumule des vice-fonctions de ministre de ci et de ça, la Russie de Poutine n’a pas plus de roubles pour payer deux salaires qu’elle n’en a pour réaliser les rêves de Vlad le mégalo tant en aviation qu’en marine qu’en armement terrestre…Ce qu’il y a de consternant avec ce mégalo c’est sa propension à persévérer dans l’erreur qui a fait couler le système totalitaire sovieto-communiste en 1990, c’est à dire consommer le médiocre PIB ou le médiocre PNB de ce vaste pays aux richesses gaspillées au profit du lobby militaro-industriel, au nom d’un nationalisme russifiant ridicule plutôt que de développer le bien être des peuples indigènes…
    Bien (dernier exemple la Crimée) mal acquis ne profite jamais !

    • Adrien

      N’importe quoi. La Russie de Poutine, ne c’est jamais aussi bien portée. L’armée Russe est passé d’une armée de réaction rapide à une armée capable de diriger un conflit de masse, chose que la France ne peut faire, en l’état actuel de ses effectifs.

      La Russie de Poutine est bien plus « pointue » et « dangereuse », militairement aujourd’hui, qu’il y a 15 ans. De plus, beaucoup de russes (la majorité) soutiennent Poutine, car il a su relevé le niveau de vie général du pays, comme il a su augmenter les salaires des militaires, leur retraite, etc.

      Renseignez-vous mieux que ça et arrêter de lire L’Obs.

  • François

    En comparaison aux B2 et aux B21 les entrées d’air sur les bords d’attaque ont une signature radar plus grande que celles situées sur les intrados.
    Les winglets (ou sont-ce des dérives ?) en bout d’ailes doivent également fortement renvoyer les ondes magnétiques, alors que les bombardiers furtifs US ne présentent aucun appendices verticales.

    • Adrien

      Concernant le renvoi d’ondes électromagnétiques ou « échos radar », il n’y a pas que la forme général de l’aéronef qui fait se travail de « contre mesure ». Le dôme ou la « bulle », de protection électromagnétique produit par les systèmes embarqués, y est pour beaucoup dans la furtivité. Seuls les matériaux et leur architecture, ne suffisent pas à rendre l’avion, furtif. De plus, le plan d’attaque et de vol de la mission, est un autre facteur majeur de ce qu’on appel « furtivité ».

      Donc, les sharklets (winglets) ne sont pas un problème en soit. La signature radar ne dépend pas d’eux. C’est comme si vous disiez que le Rafale n’est pas furtif, à cause de son plan « canard ». Or, il a la signature radar d’un moineau (de face du moins et d’après une info publique).

      • PM

        Effectivement à la lecture de Pif gadget (rappelons nous les pois sauteurs…), on peut tout connaitre de la furtivité et en parler doctement…Restez furtif vous même en continuant votre vol au ras des pâquerettes c’est une altitude bien sécurisée sous les lobes des radars de la Connaissance !

      • François

        Si la forme de l’appareil a si peu de conséquences sur sa furtivité pourquoi s’échiner a faire voler des ailes volantes sans aucune surface de contrôle verticale et de surcroît avec les entrées d’air sur le dessus, là où le flux d’air est le plus difficile à capter ?!!

      • Pilotaillon du 21eme siècle

        Bien formulé PM !
        Et pourquoi pas indiquer des référence biblio pour cultiver les béotiens de la furtivité mais curieux que je suis / nous sommes ?
        Pif gadget a laissé des traces car il donne des débuts de solutions et cultive surtout l’envie d’en savoir davantage…

      • Alex MOUTET

        La signature d’un moineau …. sans doute, mais une signature quand même et un oiseau volant a mach 2 c’est rarement un volatile commun ! C’est qui a permis a nos opérateurs radar de détecter les passages des F117, leur vitesse les a fait sortir du bruit de fond des volatiles.

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