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Le nouveau H145 se pose au sommet des Andes

Dans le cadre de son programme d'essais, La dernière version du H145, dévoilée début 2019 au salon Heli-Expo 2019 d’Atlanta, s’est posée sur l’Aconcagua, le plus haut sommet de l’hémisphère Sud, culminant à 6.962 m.

26.09.2019

La nouvelle version de l'hélicoptère biturbine H145 d'Airbus Helicopters est dotée d'un nouveau rotor à cinq pales qui augmente de manière significative ses performances. © A. Pecchi / Airbus Helicopters

Airbus Helicopters précise que cette mission a été réalisée dans « des conditions extrêmes en raison des conditions atmosphériques de la région et de la saison hivernale ». Le bimoteur H145, qui a décollé de Mendoza (Argentine), a volé pendant 30 minutes pour se rendre au pied de l’Aconcagua avant de commencer son ascension. Après une montée en altitude de 15 minutes, l’hélicoptère a atterri à 13h45 sur le sommet, où la température extérieure était de -22°C.

Aux commandes se trouvait le pilote d’essai Alexander Neuhaus, accompagné de l’ingénieur navigant d’essai Antoine van Gent. « Nous avons dû rester concentrés sur la mission en raison des vents violents, avec des rafales allant jusqu’à 35 noeuds, et de la très faible masse volumique de l’air.», a déclaré Alexander Neuhaus, pilote d’essai d’Airbus Helicopters. « L’appareil s’est comporté de façon extraordinaire. Nous avons survolé le sommet tout en conservant de la puissance en réserve qui aurait permis d’emporter deux passagers ».

Ce vol d’essai a bénéficié d’un soutien assuré par les hélicoptères Lama de l’armée de l’Air argentine, ainsi que de l’assistance de la police de Mendoza, du parc provincial de l’Aconcagua et d’Helicopters AR, un opérateur local qui exploite depuis plus de 15 ans un Airbus H125 dans la région de l’Aconcagua.

 

Avec une masse maximale au décollage portée à 3.800 kg, le H145 offre une charge utile désormais équivalente à celle de la masse à vide. © A. Pecchi / Airbus Helicopters

L’Aconcagua n’est pas le premier sommet conquis par Airbus Helicopters : le 14 mai 2005, Didier Delsalle se posait avec un H125 sur le toit du monde, au sommet de l’Everest.

Avant le lancement de cette campagne d’essais en haute altitude en Amérique du Sud, le nouveau H145 avait effectué plusieurs séries d’essais, notamment à altitude moyenne en Espagne et par temps froid en Finlande. Au total, les deux prototypes du H145 à cinq pales ont déjà accumulé plus de 400 heures de vol en vue de la certification AESA prévue début 2020, qui sera suivie par la certification FAA et les premières livraisons courant 2020.

La nouvelle vie du H145

Airbus Helicopters a dévoilé la nouvelle version de son hélicoptère biturbine léger H145, au salon Heli-Expo 2019 d’Atlanta. Le nouveau rotor à cinq pales entraîne une augmentation significative de la performance, avec une masse maximale au décollage portée à 3.800 kg et une charge utile désormais équivalente à celle de la masse à vide. La conception simplifiée de ce nouveau rotor principal sans roulements (bearingless) doit faciliter par ailleurs les opérations de maintenance, améliorant encore la facilité d’entretien et la fiabilité élevées du H145, tout en offrant aux passagers et à l’équipage un confort accru, affirme Airbus Helicopters. Le diamètre réduit du rotor permettra au H145 d’être exploité dans des zones plus confinées.

4 commentaires

  • Orange

    Quelle étonnante remarque, Marion… Le rôle de l’ingénieur n’est-il pas de s’inspirer du meilleur du passé pour, avec les techniques d’aujourd’hui, réaliser des machines de plus en plus simples et performantes ?
    Les ingénieurs d’Eurocopter ( pardon, d’Airbus) auraient-il revendiqués la paternité du rotor à 5 pales ?

  • DE GRAEVE

    Bravo à tous . . .
    « une charge utile désormais équivalente à celle de la masse à vide. », impressionnant §
    A bientôt .
    DGV

  • Marion

    Tu parles d’une nouveauté !!
    En 1975 le Hughes 500D avait déjà un rotor 5 pales qui a fait ses preuves et continue à faire ses preuves
    Il faut être ingénieur chez Airbus et être né après 1975 pour trouver une telle innovation

    • Pilotaillon du 21eme siècle

      Etre né dans les années 60, et surtout ne rien connaitre des arguments liés à la conception des matériels, en particulier ceux qui résonnent à l’oreille des exploitants… réduction du bruit, de la maintenance, amélioration de la sécurité, et j’en passe…

      On recule davantage chaque jour, en particulier lorsque qu’on pense que tout le travail des concepteurs et des acheteurs est inutile.

      Vous m’excuserez, j’ai rendez-vous ce soir à la campagne et ma Citroen DS a un peu de mal à démarer. Comme la nuit tombe plus tôt, oui c’est l’automne, je préfère être prévoyant.

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