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Daher conçoit un longeron composite pour l’avion du futur

Dans le cadre du projet d'avion du futur en composite, impulsé par le CORAC (COnseil pour la Recherche Aéronautique Civile), Daher a réalisé un longeron de voilure entièrement composite. Si la maîtrise de la technique permet un pas de plus dans la coopération pour l'avion de demain, c'est aussi une étape pour l'équipementier qui travaille à développer l'usine du futur.

14.09.2017

L'équipementier Daher a conçu un longeron de voilure en composite pour le compte du CORAC et son projet d'avion composite du futur © Daher

L’usine du futur, chez Daher, c’est déjà le présent. Avec un processus automatisé à 80%, l’équipementier a réalisé un longeron de voilure de 10 mètres entièrement en composite thermodurcissable hors autoclave  qui sera monté sur un caisson de voilure de test en 2018. L’objectif est d’apporter sa pierre à l’édifice dans la collaboration industrielle pour la conception d’un avion composite, initiée par le CORAC.

L’automatisme, présent à tous les niveaux, a permis un degré de précision de plus ou moins 0,15 millimètres et à permis d’optimiser la masse des pièces : l’épaisseur est répartie là où la pièce doit être résistante et le reste est allégé. Du drapage du matériau composite en passant par le contrôle, la cuisson et l’usinage, l’automatisme correspond à la politique de développement de « l’usine du futur 4.0 » de l’équipementier qui conçoit déjà des pièces volumineuses en composite de manière industrielle et automatisée, comme les trappes du train principal de l’A350.

L’objectif est triple : réduire la masse et les coûts de fabrication tout en étant performant. Le longeron est une pièce primordiale qui subit des contraintes et doit donc être irréprochable. Avec ce test, Daher se dit prêt à produire en série des structures primaires, telle le longeron, en matériau composite avec des processus de fabrication et d’outillage matures et optimisés.

F.M.

Daher inaugure à Tarbes sa ligne de production de trappes de train d’A350

Daher met le cap sur le futur

8 commentaires

  • Cyril

    Oui, la différence est dans le procédé hors-autoclave qui réduit les coûts et la dépense énergétique, très peu de fabricants maîtrisent encore cette techno.

    Il y a aussi une avancée importante dans l’intégration de fonctions, qui réduit les opérations d’assemblage.

  • DAUMONT

    Un rêve ! Si la machine qui fabrique ce longeron pouvait se déplacer on pourrait fabriquer les pales d’éoliennes au plus près du lieu de montage. Quelle économie, rien que sur le transport. On pourrait monter des éoliennes dans des lieux pour l’instant inaccessibles.

    • fildru

      Bien sur les éoliennes sont très louables sans co2 , les pales jolies pour un aviateur ! Mais ne pourrait on faire a leur place des cylindres Flettner ( comme la Calypso 2) et déguisés en arbres pour la beauté des paysages ? Imaginez Gauguin peignant certains champs si heliceens ! Comment sera le 22 ème siècle ?

    • Grisez Ph

      Surtout pas ! Les éoliennes sont une hérésie ,une tromperie écolo !
      Pourquoi ? deux raisons (au moins )
      1- en l’absence de mise en boite de l’énergie -à cette échelle – ,elles sont un quart d’un système producteur 24/24 ! car le vent est aléatoire ,et en moyenne , ne fait tourner cet appareil que 25% du temps ; le reste du système ,ce sont des centrales à démarrage rapide (oui ,le vent ne prévient pas …) donc à fossiles ,et polluantes .
      2- la « concentration  » de cette production est sans commune mesure avec les autres moyens ,et bien trop faible : avec une centrale atomique de 1 km2 ,on alimente Paris , alors que avec des éoliennes ,il faut couvrir Tout le bassin parisien (de Caen … à Dijon ! )
      Donc ,pour moi ,c’est NON !

  • Un chercheur

    Ca tombe bien, le longeron de voilure de l’ATR 72 sort de la même usine. En revanche pour les initiés le saut technique entre les 2 longerons saute au yeux.

  • SA315 Lama Joyeux

    Franchement, je ne vois pas l’innovation..
    l’ATR 72 vole avec deux longerons 100% carbone mais aussi les panneaux extrados et intrados depuis 1988 soit quand même 29 ans….Ceci dit, cela ne doit pas empêcher la recherche!

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