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Le GE9X, plus gros réacteur au monde sous les ailes du Boeing 777X

Aussi large qu’un fuselage de Boeing 737, l’imposant moteur GE9X développé par General Electric vient d‘être installé à Everett sur le premier de deux 777-9 destinés aux essais en vol.

10.01.2019

Le moteur General Electric GE9X récemment installé sous l’aile du 777X à Everett est avec 3,4 mètres de diamètre le plus grand réacteur au monde jamais construit pour un avion de ligne. Il est fabriqué en grande partie en matériaux composites. © GE

Avec ses 3,4 mètres de diamètre et une poussée de 467 KN, le GE9X dépasse d’une dizaine de centimètres de largeur son prédécesseur le GE90-115B. Construit à partir de matériaux ultralégers, il dispose de la plus grosse soufflante jamais produite pour un avion de ligne. Les 16 pâles sont fabriquées à partir de fibre de carbone. A l’intérieur, six pièces ont été produites en impression 3D, à partir de composite à matrice céramique, une matière très légère et résistante aux très hautes températures.

Fini d’être assemblé en novembre 2018, le premier des deux 777X (en réalité un 777-9, la plus longue variante avec un fuselage de 77 mètres) attendait ses moteurs. C’est chose faite. © GE

Boeing promet une consommation en kérosène réduite de 12%. Le GE9X a débuté ses essais en vol en mars 2018 sous l’aile d’un 747-400 en Californie. Il doit effectuer un total de 36 vols et est actuellement dans sa seconde campagne de test (depuis le 10 décembre). Les essais de rupture d’aube, de grêle, d’ingestion d’oiseau et d’endurance sont encore à réaliser.

Le 777-9 (variante du X) qui vient d’être équipé du GE9X devrait voler avant l’été pour une première livraison en 2020. Boeing vient d’annoncer que depuis son lancement, le programme du Boeing 777 a dépassé le cap des 2.000 exemplaires commandés. JB

Le GE9X, sous l’aile du 747-400 pour ses essais en vol, ne passe pas inaperçu du fait de son diamètre imposant. La première campagne d’essai (débutée en mars 2018) avait été retardée de plusieurs mois en raison d’un problème d’usure lié à l’inclinaison des aubes dans le compresseur. © GE

3 commentaires

  • stanloc

    Les turboréacteurs avaient mis les hélices au musée et les voilà qu’ils se voient aujourd’hui affublés « d’hélices » carénées. Un joli pied de nez technologique.

    • Micher

      Tous les turboréacteurs ont des aubes depuis leurs débuts dans les années 20 ou 30, pas d’hélices. Elles se ressemblent un peu, mais il n’y a pas de pied de nez. Autre chose c’est un statoréacteur ou un réacteur pulsé comme ceux qui équipaient les bombes volantes allemandes de la 2GM.

      • stanloc

        Peut-être aurais-je du écrire : les avions motorisés par des turboréacteurs ont remisé au musée les avions à hélices et voilà les turboréacteurs affublés à leur tour d’hélices mais carénées. Je fais allusion au fait qu’une bonne partie de la poussée des turboréacteurs double flux est due justement au flux secondaire qui ne traverse pas le réacteur lui-même. Capito ?

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