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L’aviation aura besoin de 255.000 pilotes d’ici 10 ans

CAE, spécialisé dans la formation des pilotes commerciaux, a rendu publique au salon du Bourget son analyse du marché de l'emploi des pilotes. D'après son audit, 255.000 pilotes seront nécessaires d'ici à 2027.

26.06.2017

Nick Leontidis, président de la branche Solutions d'entraînement pour l'aviation civile du groupe CAE, a présenté les chiffres du rapport : 70 nouveaux pilotes seront quotidiennement nécessaires pendant 10 ans © Fabrice Morlon / Aerobuzz.fr

CAE a travaillé pendant un an pour produire un audit sur l’emploi des pilotes sur 10 ans et leur formation. Il ressort de cette étude que l’aviation commerciale aura besoin de 255.000 pilotes d’ici à 2027 pour faire face au développement de l’aérien et palier aux départs en retraite. Dans une récente étude, Airbus annonçait la même tendance avec un besoin estimé à 530.000 pilotes sur 20 ans.

En 2016, la moyenne d’âge des pilotes oscille entre 43,7 et 48 ans. Avec un départ à la retraite aux alentours de 65 ans, ce sont près de 105.000 pilotes qui vont progressivement cesser leur activité et qu’il faudra remplacer.

Sur le globe, les besoins seront les plus forts dans la zone Asie-Pacifique avec un besoin de 90.000 nouveaux pilotes.

CAE à de quoi se frotter les mains au regard des chiffres publiés : « l’aviation commerciale aura besoin de 70 pilotes certifiés par jour sur 10 ans » se réjouit Nick Leontidis, Président de la branche Civil Aviation Training Solutions de CAE.

F.M.

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4 commentaires

  • Patrick

    Alors il va falloir qu’ils deviennent gentils avec nous les CAE et les autres…

    • Numagrange

      Avant de former de nouveaux pilotes, qu’ils commencent par employer ceux, si nombreux, qui sont au chômage et ruinés et qui attendent une place de copi comme un dialysé attend une greffe de rein!

      • Xavier

        Le problème est bien de nos jours que la mode est à former non pas des pilotes, mais spécifiquement des pilotes de ligne, donc des PNs qui sont quasiment condamnés à attendre un poste de copi. De par leur manque d’expérience/formation en Aviation plus générale (la mode est plus aux « JOT » qu’au train classique, c’est dommage : de nombreux jobs sont accessibles en travail aérien à ceux ayant une expérience train classique) ou par l’investissement orienté (QT sèche en sortie d’ATPL ab initio), ils ont peu de chance de pouvoir prétendre à d’autres domaines qui pourtant sont si riches dans une carrière de pilote…

      • Patrick COUTANT

        Bonjour
        J’ai voulu répondre, mais mon message n’a pas été diffusé.
        Vote remarque est pertinente, mais les responsables de l’aviation en générale n’ont pas partagé votre analyse.
        Pour ce qui est des pilotes, que vous décrivez, j’en ai aussi rencontré beaucoup, je n’ai pas attendu d’être ruiné et chômeur pour faire autre chose.

        J’aurai peut-être pas du ne pas rester en France.
        Mais de nombreux pilotes, qui ont subi ces difficultés ont fini par changer de métier, et faire autre chose.

        Mes brevets dates de 40 ans, et c’est à cette époque, qu’il fallait le prévoir.
        mais le compagnies, et même les militaires ont voulu se créer « une élite » en rendant l’aviation inaccessible au commun des pilotes modestes.
        Maintenant, je ne vole, que pour mon plaisir et ma passion et sur ULM.

        Cordialement

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