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ADP revoit à la baisse ses hypothèses de trafic

L’effondrement du trafic passagers aériens sur les aéroports du groupe ADP sera finalement plus important que prévu. A Paris, elle pourrait atteindre -70% en 2020.

23.10.2020

Entre les 1er et 20 octobre 2020, la baisse estimée du trafic passagers et du nombre de mouvements avions sur les aéroports parisiens est de - 75,9 % et de - 60,1 % par rapport à la période comprise entre les 1er et 20 octobre 2019. (photo d'archives). © Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Cet été 2020, le Groupe ADP estimait que sur ses deux aéroports parisiens (Roissy-CDG et Orly), la baisse du trafic atteindrait environ - 63 %. Désormais, il avance une fourchette comprise entre – 65 % et – 70 % pour l'année 2020 par rapport à 2019. Par ailleurs, le groupe confirme que le trafic de Paris Aéroport pourrait revenir au niveau atteint en 2019 à la fin de la période comprise entre 2024 et 2027. Dans ces conditions,...

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4 commentaires

  • Jean Baptiste Berger

    @Lescalup
    Vous avez raison sur un point, tous les indices qui font référence aujourd’hui en économie sont faussés parce qu’ils ne reposent plus sur des réalités (capacité de production, valeur des produits finis, savoir faire des employés, etc.)
    Tout est basé sur la spéculation.
    Mais il ne faut pas, à mon sens, condamner le principe des échanges marchands et de la possibilité d’investir dans des sociétés (bourse).
    Ce qui est condamnable c’est que l’on ait donné à des voyous la possibilité de jouer avec de l’argent qui ne leur appartient pas (les fonds de pension, par ex.) avec des outils démultiplicateurs qui leur permettent de faire des bénéfices pharamineux en cas de gains en prenant très peu de risques en cas de pertes (ce sont les épargnants honnêtes, ceux qui ont investi dans ces fonds l’argent qu’ils ont gagné, qui font les frais des pertes, ils ne sont jamais servis comme les « joueurs » en cas de gains.
    Les politiciens ultralibéraux et mondialistes ont validé les lois qui permettent à ces voyous de jouer ainsi avec les valeurs devenues fictives des entreprises, leur permettant d’en couler une ou de se jouer d’une autre sans être inquiétés plus que ça.
    Ce sont les politiques, sans doute achetés par ces mêmes voyous, qui ont détourné , en légiférant,la notion saine d’investissement privé dans des sociétés dans lesquelles « on croit » assez pour y risquer son propre argent ; les « investisseurs institutionnels » (les voyous en question…) sont les seuls à être autorisés (par la loi) à utiliser les outils de levier qui leur permettent de faire prendre d’énormes risques aux épargnants dont ils gèrent les économies tout en ne risquant rien eux-mêmes….
    Et quand je parle de l’argent investi dans les fonds par des épargnants honnêtes c’est parfois…de force !
    Les assureurs et les fonds de pension sont souvent obligatoirement (c’est la loi..) alimentés par eux.
    La crise des « subprimes » qui a ruiné la moitié de la classe moyenne Américaine en 2008 procède de ce mécanisme.
    Et tous les brillants économistes, de Picketty à Attali en passant par le nain narcissique qui a ruiné deux ou trois entreprises Françaises (je ne me souviens jamais de son nom) et qui continue de conseiller les dirigeants Français, ont favorisé ce système, qui oblige les gens à cotiser dans des fonds non garantis et à payer énormément d’impôts ….
    Mais pour eux…ça va !
    Les milliards qui sont débloqués en Europe pour « limiter la casse » due au covid ne sont qu’une petite partie de ce que les contribuables ont épargné malgré eux…..
    Et nul doute que, quand l’économie va repartir, les mêmes spéculateurs se régaleront du faible prix de la main d’oeuvre que tous les « accords exceptionnels », tous les nouveaux demandeurs d’emplois, tous les petits commerces ruinés achetables à bas prix etc. va leur offrir !

  • fildru

    Vu l’ambiance de l’époque, les aérogares risquent de se transformer en bunker stérile style embarquement Apollo 11 pour la lune avec 3 pax seulement, aie !
    On peut néanmoins penser que lors d’ un beau printemps les anciens voyageurs ankiloses par l’immobilisme vont se ruer subitement sur la billetterie internet et vole le galion, nom proposé un temps pour l’ à 300 !

  • Daurat Europe

    Les comparaisons entre « le 1er janvier 2020 et le XX 2020 » « le 1er janvier 2019 et le XX 2019 » n’ont que peu de sens puisque le « bogue » a commence à impacter sérieusement le traffic en mars 2020. Mais puisqu’il faut des chiffrer pour occuper les commentateurs …
    Des comparaisons mois par mois ont actuellement du sens. Par exemple, lu ailleurs sur votre site au sujet de CDG, le mois de septembre 2020 est en chute de 75% par rapport au mois de septembre 2020.
    Comparer le 2ème trimestre 2020 (« Covid-impacted ») au 2ème trimestre 2019 (« Covid-safe ») aurait également du sens.
    De la même manière on verra fleurir en janvier 2021, des comparatifs entre 2019 et 2020. Cela n’aura aucun sens puisque le point de bascule n’a pas eu lieu entre le 31/12/2019 et le 01/01/2020. A jouer la statistique sur l’année entière, il faudra attendre la fin de l’année 2021 pour comparer une année « covid-free » (2019) et une année « covid-impacted » (2020).
    A moins de « découvrir » la statistique que 12 mois glissants…

  • Georges LESCALUP

    Quand le général De Gaulle a inauguré Orly, il y avait 75 000 pax/an. Aujourd’hui, combien, plusieurs dizaines de millions et nos gestionnaires bureaucrates prolongeaient les courbes ad infinitum. Evidemment, tout ça se plante et c’est normal. Ouvrons les yeux sur les aberrations de la société de consommation où même le pib ne veut plus rien dire. Il y a 30 ans, le pib valorisait la production, aujourd’hui, c’est un indice d’activité où il n’y a quasiment plus de production (6%) et, ou pire, on mélange les ressources et les emplois (les fonctionnaires ou la prostitution sont considérés comme une production!!!) ou dit autrement où l’on mélange les ressources et les dépenses, ces dernières étant souvent habillés du mot pompeux d’investissements. Pour moi, un investissement est lié à la production: achat de brevet, d’une machine, création d’une usine. La finance n’est jamais un investissement mais une spéculation.

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