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Blocage de l’augmentation des redevances des aéroports de Paris

Aéroports de Paris prend acte du refus d'homologation de ses tarifs de redevances 2019 par l'Autorité de supervision indépendante. La CSTA (FNAM) et le SCARA ont le sentiment d'avoir marqué un point.

16.01.2019

Pour justifier une hausse des redevances aéroportuaires supérieures à celle du trafic, Aéroports de Paris met en avant les importants investissements projetés. © ADP

L’Autorité de supervision indépendante des redevances aéroportuaires (ASI) a décidé de refuser d’homologuer des tarifs des redevances aéroportuaires, applicables à compter du 1er avril 2019, sur les aérodromes de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget ainsi que leurs modulations, à l’exception des redevances d’assistance aux personnes handicapées et à mobilité réduite. ADP envisage une augmentation de 2,957%. L’ASI estime que le produit global des redevances de service public aéroportuaire sur le système d’aérodromes, après prise en compte de la hausse tarifaire proposée, dépasse le coût des prestations de services rendus.

La CSTA, Chambre Syndicale du Transport Aérien, membre de la FNAM, Fédération Nationale de l’Aviation Marchande, qui représente 95% du transport aérien français, salue la décision de l’ASI de refuser d’homologuer les tarifs d’ADP. Le SCARA, Syndicat des Compagnies AéRiennes Autonomes, qui savoure également cette décision, rappelle au passage qu’avec Paris, il s’agit du troisième refus d’homologation de tarifs aéroportuaires pour 2019 par l’ASI, après ceux de Nice et de Marseille.

Aéroports de Paris a désormais un mois pour proposer un nouveau tarif 2019. En cas de refus d’homologation de cette nouvelle proposition, ou en l’absence de nouvelle proposition tarifaire, les tarifs précédemment en vigueur demeureront applicables.

4 commentaires

  • BIB57

    La notion de monopole pour les aéroports est très contestable ou, tout du moins, ne saurait correspondre qu’à une partie de plus en plus modeste de leurs activités: pour prendre l’exemple de Paris qui semble concentrer toutes les critiques, ADP est en concurrence avec le train sur les grandes radiales nationales, avec les autres hubs européens pour le long courrier et, entre les deux, est mis en compétition par les compagnies à bas coûts avec n’importe quel autre aéroport (c’est le prix qui crée le trafic!).
    Quant à la protection vis à vis des compagnies internationales (et non européennes qui disposent d’un marché ouvert au sein de l’Union) dénoncée par M. STREF, elle est de moins en moins réelle (en dehors des cies du Golfe) et, surtout, ne vise pas à protéger ADP mais Air France! ADP se moque du flacon (la couleur sur la queue de l’avion) pourvu qu’il ait l’ivresse (le trafic et les recettes qui vont avec)!

  • Le problème des monopoles se pose aussi à l’encontre des aéroports de Province. En effet, aucune compagnie aérienne trans Européenne et régulière ou pratiquement aucune ne peuvent obtenir des autorisations pour se poser en Province. Il semble qu’une étrange conspiration et entente entre certains haut-fonctionnaires, ministres et des administrateurs d’Aéroport de Paris, de la municipalité de Paris et de parlementaires influents sont arrivés à un total monopole d’Aéroport de Paris !

    En ce qui concerne Toulouse , il a suffit qu’un actionnaire Chinois de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ait déposé une demande d’autorisation pour une liaison régulière entre Toulouse et la Chine . Cet actionnaire souhaitant disposer en toute logique d’un « Hub » Sud Européen pour des Touristes chinois souhaitant visiter le Sud de la France. Mais je parie que sa demande sera rejetée une nouvelle fois.

    Quand à ma personne , me rendant deux fois par an à Sydney, Australie, je boycotte Paris , et ne prends que des vols de Toulouse par Franckfort, Barcelonne ou Rome !

  • HG

    De plus, il est difficile pour ADP d’argumenter des hausses avec le piètre service rendu aux passagers obligés de passer par CDG…..Nous les provinciaux on a la chance de pouvoir choisir d’autres hub européens ….

  • juanito

    C’est marrant cette tendance chez les monopoles (Vinci, ADP, autoroutes, parkings, etc…) de justifier leurs hausses constantes de prix par l’argument des investissements. Comme si Renault se permettait d’augmenter le prix de ses voitures pour financer ses investissements en R&D ou pour l’ouverture d’une usine je ne sais où. Ben non. Renault finance ses investissements par le financement bancaire et sur ses fonds propres.

    Mais pour les monopoles, c’est facile puisqu’ils…. n’ont pas de concurrence. Pas besoin de s’embêter avec les banques, avec les actionnaires. Il suffit juste d’augmenter les prix. Peu importe que les taux de marges soient à deux chiffres, dont le premier chiffre n’est pas un 1.

    Il faudrait une loi disant que de telles sociétés, tant qu’elles ont des marges nettes supérieures à 6%, ne peuvent pas augmenter les prix. Mais on peut toujours rêver…

    En tous les cas, on ne boudera pas notre satisfaction suite à ce blocage ! Il faut que ça s’arrête, un jour.

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