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Brussels Airport et Skeyes testent un drone de sécurité à Zaventem

L'aéroport Bruxelles-Zaventen et le service belge de la navigation aérienne cherchent à évaluer, in situ, quel pourrait être l'apport d'un drone pour une plate-forme aéroportuaire. Ils testent également un système de détection des drones permettant de repérer les drones indésirables.

7.04.2021

Au cours de deux journées de test, les 31 mars et 1e avril 2021, Brussels Airport et Skeyes ont étudié les possibilités et les procédures opérationnelles d’un drone de sécurité. L’un des intérêts est la rapidité d’intervention. Un drone peut être un moyen d’obtenir rapidement une vision privilégiée de la situation à un endroit particulier du site, malgré la grande superficie de l’aéroport.

Pour la première fois, un drone de sécurité a donc été testé à Brussels Airport en collaboration avec Citymesh, opérateur de drones et partenaire pour le réseau 5G privé de l’aéroport. La particularité de ce drone est de pouvoir être piloté à très grande distance, via le réseau 5G privé de l’aéroport. Pour ce test, le pilote de drone de Citymesh ne se trouvait pas sur place, mais en Flandre occidentale (à Bruges). Via la 5G, il a piloté le drone “beyond visual line of sight”, ce que Brussels Airport présente comme « une grande première pour un aéroport « . 

Les moments de test ont été coordonnés avec le trafic aérien, en tenant compte des conditions météorologiques. Une partie des pistes d’atterrissage a été fermée, et les activités sur et autour des pistes ont été réduites à un minimum, de sorte que les drones puissent toujours rester à bonne distance des personnes, des bâtiments et des avions. © Brussels Airport.

Il existe différentes activités à l’aéroport pour lesquelles les drones pourraient apporter une valeur ajoutée affirme Brussels Airport. Le drone peut par exemple effectuer des rondes d’inspection sur le terrain et faciliter la surveillance visuelle du domaine aéroportuaire. En cas d’incident aérien, un drone peut arriver très rapidement sur place pour donner une première impression de la situation et transmettre d’emblée des informations importantes aux services de secours. Le drone peut être utilisé pour des inspections visant les animaux présents sur l’aéroport, tels que les oiseaux ou les lapins, qui constituent un danger potentiel pour les avions au décollage ou à l’atterrissage. 

« Bien qu’à première vue les drones et l’aviation ne fassent pas bon ménage, il s’agit d’une nouvelle réalité dont nous devons étudier les opportunités.« , affirme Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport. © Brussels Airport

Le second objectif des journées de test organisées sur l’aéroport de Bruxelles était de vérifier si les drones pouvaient être détectés dans les environs de l’aéroport en combinant différentes technologies. Ces technologies permettent de repérer à la fois les drones coopératifsDepuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation européenne sur les drones, skeyes est responsable des autorisations de vols de drones dans l’espace aérien autour des aéroports belges. Les pilotes de drones désireux d’évoluer autour d’un aéroport doivent en demander l’autorisation à skeyes via l’application DSA (Drone Service Application), un outil développé spécialement à cet effet par SkeyDrone. Cette application DSA permet au pilote comme à skeyes de suivre le vol en temps réel. Tous les vols de test qui se déroulent cette semaine ont été planifiés en coordination avec les contrôleurs aériens., dont le vol est autorisé et qui partagent leur localisation, et les drones non coopératifs. Différents drones ont été utilisés pendant le test afin de les identifier ultérieurement. 

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