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Fin de l’épisode chinois pour Toulouse-Blagnac

L'Autorité de la concurrence a donné son accord au rachat par Eiffage des 49,99% des parts dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB) détenues par le chinois Casil.

13.12.2019

Avec 9,5 millions de passagers en 2019, le trafic de l'aéroport de Toulouse-Blagnac devrait se maintenir au niveau de celui de 2018. © ATB

Dans une décision rendue le 11 décembre 2019, l’Autorité de la concurrence autorise le rachat par le groupe Eiffage de la participation jusqu’alors détenue par la société chinoise Casil Europe dans la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB). Les collectivités locales qui détiennent 40 % du capital (au côté de l’Etat : 10,01%) se déclarent vigilantes, tout en fondant de grands espoirs de pouvoir mettre en œuvre une nouvelle stratégie d’investissements sur le long terme à l’opposé de la politique menée par le chinois Casil occupé, depuis avril 2015, à tirer le maximum de la société aéroportuaire : la distribution de la totalité des bénéfices de l’exercice 2018 (16,2 millions d’euros) en est l’illustration.

 

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10 commentaires

  • Maurette

    Il servent a qui ces avions pas à ceux qui vivent à ses pieds ni à l’air que nous respirons.

  • alain

    Espérons que EIFFAGE rendra à cet aeroport le coté pratique et convivial qu’il avait avant d’être transformé, pour les departs, en un centre commercial qui ne laisse plus de place aux passagers pour s’assoir, le hall central n’étant plus qu’une  » FOOD PLACE  » qui oublie que les passagers sont la pour prendre l’avion et non pas pour manger. Pour les arrivées par contre il n’y a plus que des couloirs sinistres.

    • Pilotaillon du 21eme siècle

      Le modèle économique d’un aéroport repose sur les vols (côté piste) et sur la location d’espaces commerciaux (côté ville et zones d’embarquement).
      Le développement de l’activité se situe assez peu du côté des vols qui sont régulés mais davantage sur les services liés aux passagers et accompagnants.
      Pas très étonnant alors que l’investisseur joue du côté des leviers disponibles à court terme, d’autant que le passager est captif sur un parcours imposé.
      Nous participons tous à cette tendance car globalement nous aurons tous un jour ou l’autre à transiter par ces centres intermodaux qui « profitent » de cette rente de situation.
      Soyons lucides, le commerce s’implante là où il y le chaland. Si nous avons moins en moins envie de faire nos courses dans les hypers, nous sommes très heureux d’accèder aux services sans nous déplacer ou sans faire de détours. Alors il est normal que l’offre se déplace vers le flux client, c’est le B.A.BA du métier.
      Malheureusement ou heureusement (chacun se fera un avis) la croissance du traffic aérien attire les investisseurs. On a pas encore vu de drive de grandes surfaces ou de vendeurs en ligne à l’étage des arrivées, mais cela risque d’arriver sous peu.
      Aux mêmes causes, mêmes effets : regardons la progression de la croisière, où le passager accepte pour son plus grand plaisir d’être captif…

    • Tonton Volant

      Quel est le membre du gouvernement qui a dit, à propos de la privatisation d’ADP, que les aéroports étaient des centres commerciaux avec des ailes ?
      Le fiasco de Blagnac démontre bien que ces privatisations sont idéologiques, comme pour les autoroutes.
      Il reste de la « place » pour signer pour le référendum — il faut de la patience, tout est fait pour qu’on abandonne — contre le bradage d’ADP (à qui ? À Eiffage ou Vinci, voyons …)
      https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

  • bernardbacquie

    Il a bien raison le Jean-Louis, on est tous à bout de surpayer des parkings automobiles qui se trouvent à dache, et obligent à arriver deux heures avant le vol.

  • Jean-Louis ABOU

    Bonjour
    Est-ce que la « stratégie sur le long terme » inclut un nouveau triplement des tarifs du parking?

  • Colibri

    Finirait-on d’êtres de gros naïfs dans un monde ou tout le monde il est beau et gentil ?

  • Catherine Bouroullec
    Catherine Bouroullec

    C’est probablement une excellente nouvelle pour Blagnac. Mais comment peut-on autoriser une re-vente alors que la vente est en train d’être annulée ? C’est énervant, ces magouilles qui commencent à devenir vraiment trop visibles….

  • Jean-Mi

    Ben ça n’aura pas été long cet épisode ! (Heureusement…)
    Enfin un peu de bon sens économique ???

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