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C’est l’histoire vraie d’un crash dans le golfe de Porto

Ce jour-là, le commandant de bord avait tenu à ce que chacun des six occupants du Cessna Centurion aie son un gilet de sauvetage… © Gilles Darbos

Le 12 octobre 2009, un monomoteur Cessna Centurion avec six personnes à bord fut contraint à un amerrissage forcé quelques instants seulement après son décollage de Propriano (Corse). Près de 10 ans après, François Suchel a retrouvé les protagonistes de ce fait divers qui a fait la une de l’actualité nationale. Dans un style épuré, il livre un récit méticuleux intitulé « Le serment de Piana ».

Ceux qui se souviennent de cet événement, en ont sans doute retenu la parfaite maîtrise de la gestion de la panne moteur par le pilote et la remarquable préparation des passagers par sa compagne, une hôtesse de l’air. Avec un mistral établi à 80 km/h et des creux de quatre mètres, la partie était pourtant loin d’être gagnée.

« La mer n’a plus aucun sens. Un paysage abstrait et tourmenté défile sous mes yeux en silence, et pourtant, il me semble déjà...

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14 commentaires

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  • Voilà, j’ai fini le livre.
    Bon, c’est moins pire que je n’imaginais. Bien sûr on parle beaucoup du pilote qui se trouve être à Air France, donc il a forcément raison, comme quand il entreprend une longue traversée maritime avec un monomoteur, en octobre et par coup de mistral…
    Ah bien sûr, il répond aux gendarmes « mais il n’était pas prévu que l’avion tombe en mer » et il leur assène son statut d’Air France (comme ils font tous à chaque fois) Il traite de la même façon ses procédures d’urgence dans son avion ? comme quoi la dépressurisation n’est pas prévue pour arriver, par hasard ?
    Il reconnaît à demi-mot avoir focalisé sur la remise en route du moteur, aux dépens de la trajectoire (il aurait pu faire mieux, rapport vents et reliefs) et de la communication (et le transpondeur, comme lui demandait le contrôle, pour avoir un meilleur suivi ?)
    Pour info Ajaccio n’a qu’une recopie radar venant d’ailleurs, et uniquement – pas de radar à Campo dell’Oro, c’est physiquement sans intérêt.
    Il faut une sacrée dose d’inconscience pour s’imaginer sauvé une fois l’avion évacué, à barboter dans l’eau tous les cinq : on n’est pas dans la baie de St Tropez ou à la Baule, pour info !
    Honneur et respect aux sauveteurs – enfin à ceux ont duré, pas à ceux qui ont rebroussé chemin ou fait semblant de chercher … Les JVN de nuit : c’était l’idée ! et s’il n’y avait pas eu ces cinq petites loupiotes, c’était cinq cercueils quelques jours après….
    Et enfin pour finir l’auteur (qui a écrit avec une 50000° posée sur la table et nous donne tous les noms de lieux par ce que ça fait bien…) eh bien, les falaises de « grès rouge » c’est peut-être la meilleure – non, c’est du granit pour info, le grès c’est pour les rochers de Fontainebleau ou la cathédrale de Strasbourg … dommage, ça sonnait si bien !

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  • Piana…. c’est chez moi ! Je connais un peu l’aviation et la survie maritime…..
    D’abord, Mr Gil Roy, des photos du golfe de Porto, ça pouvait se trouver…. !
    Ensuite, je peux vous dire qu’en octobre il n’y a pas personne en mer là-bas, surtout un jour de mistral…. et très peu de chance que quelqu’un vous voit tomber du bord, c’est probabllement la zone littorale la plus déserte de France. Ils ont eu beaucoup de chance…. Les rochers du Capo Rosso par forte houle, c’est la mort assurée ! et surtout avec la nuit qui arrivait, et l’hypothermie…. mais quelle idée de ne pas emporter de canot dans ces conditions ! Le moteur aurait lâché un peu plus au large, c’était la mort assurée. Ce n’est pas parce qu’on est pilote de ligne qu’on est spécialiste PATMAR….
    J’ai hâte de livre ce livre pour approfondir un peu le rôle de différents intervenants, certains impressionnants, d’autres un peu moins (un hélicoptère de travail aérien présent en premier n’a fait qu’un bref passage, je crois….) Les Suisses présents pour un exercice SAR à Solenzara ont eu l’occasion de faire une SAR maritime pour la première fois !
    Pour l’histoire, un hydravion de la Marine Nationale tomba en mer en Méditerranée en 1917 ou 1918, dériva, fut considéré comme perdu…. jusqu’à ce que les villageois de Piana le repèrent par chance, dévalèrent la calanque de Ficajola pour mettre une barque à la mer…. et réalisent ainsi un des premiers sauvetages de ce type de l’histoire ! ( Paul Chack,  » Marins de ma bordée »)
    VG – Falcon 20 Patmar, SUEM, Breguet Atlantique, 777….

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    • « Les Suisses présents pour un exercice SAR à Solenzara  » merci pour la réponse.

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    • @ Stormy et tous nos lecteurs.

      Merci de m’offrir l’opportunité de vous préciser le mode de fonctionnement d’Aerobuzz concernant les photos. Nous mettons en ligne chaque mois, plus de 300 photos. Pour toutes, nous nous assurons d’avoir les droits, par respect pour leurs auteurs et parce que c’est la règle… même sur internet. Il nous aurait été facile de trouver sur Google une photo du golfe de Porto et nous l’approprier en espérant que son auteur ne le verrait pas. Ce n’est pas notre état d’esprit…

      N’ayant pas de photo des côtes Corse dans nos archives, nous avons fait appel à nos lecteurs. Gilles Darbos a répondu. Certes ce n’est pas le golfe de Porto, mais nous avons estimé que cela n’allait pas à l’encontre de l’article. Certes nous aurions pu élargir notre recherche, mais là se pose un autre problème, celui du temps. Nous n’avons ni photographe, ni archiviste attitré, comme vous pouvez vous en douter.

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  • Bonsoir
    La DSAC a édité une belle vidéo à la suite de cet accident sous forme d’un REX fort utile.
    https://vimeo.com/127539494
    A utiliser sans réserve.
    Bonnes traversées …

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    • Je viens de regarder cette vidéo un peu longue, au cours de laquelle on n’interviewe que le pilote AF et sa compagne…. personnellement dasn ce genre d’histoire je préfère les récits des sauveteurs (Falcon 50, Super-Frelons, Pumas…) et de leur acharnement, parfois de la chance aussi qui leur ont permis au final de sauver des vies.
      Belle performance des six occupants qui sont arrivés à tous sortir de l’épave en train de couler… mais comme disait la jeune femme, c’est là que tout commence ! La Méditerranée en octobre par coup de mistral, je n’ose m’imaginer dans l’eau à attendre qu’on m’en sorte. Les récits de la 2e guerre mondiale sont pleins de ces histoires de survie, que l’on peut vivement conseiller à tout le monde.
      La Marine a un centre d’entrainement, jadis à St Raphaël, maintenant en Bretagne, où on essaie de vous noyer après vous avoir attaché dans différentes cabines d’avions ou d’hélicos, de jour ou de nuit, au fond d’une piscine spéciale…. et ça calme quelques « sportifs de stade » !
      Je regarde le golfe de Porto ce matin du 17 février de ma fenêtre, et là il est lisse comme un lac…..

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  • Je suis curieux, mais, que faisait un Cougar suisses en Corse au mois d’octobre (OK c’était il y’a 10 ans, si je ne trouve pas ma réponse, ce n’est pas grave).

    Ensuite, pour avoir travaillé dans les radeaux de survie maritime, (Zodiac SOLAS), avec des creux de 4 metre, on 6 (etats de la mer max: 9) on est déjà bon Tonton!. Il me semble que pour la certification Zolas, il faut faire un déploiement avec minimum force 5 et que les radeaux, même Solas, ne sont pas certifié au delà de 4m de creux (même s’ils tiennent le choc, mais disons que si au delà il ne tiennent pas, on ne peut blâmer personne). Là aussi, c’était il y’a 10 ans pour moi, en cas de confusion, veuillez m’en excuser,
    80km/h, soit Beaufort 9 (max: 12)… c’est clair que ce dû être un sacré SAR, dommage qu’à l’époque il n’y ait pas de caméra embarquée, surtout quand tout termine aussi bien.
    Enfin, le guillemets des citations de l’article m’empêche de lire le texte, j’ai du faire un copier coller sous word.

    Merci pour ce reportage.

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  • Je me souviens bien de cette histoire, et l’article nous donne l’envie de lire ce récit ! par contre la photo ne représente pas Porto, mais plutôt la baie de Calvi, avec la piste de Ste Catherine… 😉

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  • Super article sur un super livre qui se dévore! Merci

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  • Passionnants extraits de cde livre et du contexte de cette operation de sauvetage, Merci

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  • En tout cas , pour avoir fait la traversée à plusieurs reprises , j ai à l esprit cette histoire . A ce sujet, la modification des PART NCO du 25 août 2016 ( NCO .IDE.A.175) reprécise la MEL ( minimum equipment list ) pour la traversée maritime . Toutefois elle laisse quand même une zone d ombre . En effet il est noté qu il appartient « selon l’avis du pilote commandant de bord « , l emport ou pas d un canot de sauvetage par exemple . A mon humble avis même dans une eau à 25 degrés au large en été le risque d’hypothermie reste réel même si les chances de rencontrer des embarcations sont plus importantes qu’en hiver. Je préfère opter pour l emport d’un canot de survie.

    (2009 … 2018 , c’est plutôt presque 10 ans 😉 )

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