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Vidéo – Le Dreamliner d’Air France sous l’œil du TBM 900

Le Dreamliner 787 d'Air France a joué les vedettes de cinéma à l'occasion du tournage d'un film promotionnel commandé par la compagnie à Airborne Films. Derrière la caméra, Eric Magnan met en images l'appareil depuis la cabine d'un TBM 900 modifié. Aerobuzz vous propose de découvrir l'intégralité du film sur les coulisses du tournage.

29.12.2018

Air France a confié à Eric Magnan la réalisation d'un film promotionnel pour le dernier arrivé dans sa flotte, le Dreamliner 787-9 immatriculé F-HRBE. © Air France / Airborne Films

« L’objectif numéro 1 dans ce type d’opération c’est la sécurité, c’est notre impératif absolu » souligne Eric Prévot, Commandant de bord Air France et responsable de l’opération qui signe ici son 4e projet de prises de vue aériennes avec le réalisateur Eric Magnan.

Cette opération, inhabituelle dans le cadre des missions d’une compagnie aérienne, a nécessité un gros travail de préparation. Trois mois de travail intensif ont été nécessaires pour encadrer, avec le plus haut niveau de sécurité, une opération qui a réuni dans le ciel de Camargue le dernier né des avions de la gamme Boeing, le 787 Dreamliner aux couleurs d’Air France, et un TBM 900 des essais en vol du constructeur DAHER.

« Cette opération a permis d’éprouver la robustesse et la flexibilité de notre modèle de sécurité en démontrant son efficacité et sa capacité à s’adapter à tout type de vol » explique Olivier Dulat, Commandant de bord A320 et Directeur général adjoint des Opérations aériennes. « Une étude de sécurité très formelle a été réalisée sans aucun compromis : chaque plan a été étudié dans les moindres détails, l’improvisation n’a pas sa place dans ce type d’opération! »

Eric Magnan le chevalier du ciel

Derrière la caméra, Eric Magnan, qu’on ne présente plus, bénéficie d’une solide expérience dans le domaine des prises de vues aériennes avec plus de mille heures passées en vol à filmer, souvent dans des dispositifs aériens complexes réunissant parfois jusqu’à 12 avions (Athos 747, AlphaJet man, Breitling…).
« La sécurité des vols et la qualité des images aériennes sont indissociables l’une de l’autre » souligne Eric Magnan. « Seule une très grande préparation entre les différents acteurs permet d’avoir un résultat de haut niveau. Travailler conjointement avec les équipes d’Air France et des essais en vol de DAHER, dont le pilote d’essais Stéphane Jacques, pilote du TBM, me donne toutes les garanties pour réaliser de belles images avec le plus haut niveau de sécurité et d’efficacité. »

« Si l’on peut réaliser ce type d’opération demandant le plus haut niveau d’exigence, c’est parce qu’on peut s’appuyer et avoir confiance dans le niveau professionnel de nos équipages, leur formation, leur entrainement » souligne de son côté Olivier Dulat.

21 plans à tourner

Rien n’a été laissé au hasard et pas moins de 19 versions du story-board technique ont été nécessaires pour valider le déroulé du vol et les 21 plans à filmer.  Il est primordial que le responsable de l’opération et le réalisateur travaillent ensemble très en amont et parlent le même langage pour définir les différents plans et s’accorder sur les trajectoires des aéronefs. L’angle de prise de vue, la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon en fonction de la lumière voulue… tout est millimétré.

Tous les plans sont définis avec précision dans un story-board technique détaillant le positionnement de chaque avion l’un par rapport à l’autre, avec en arrière-plan le souci constant d’assurer la sécurité de tous.
De manière à passer chaque plan en détail, tous les acteurs de ce film hors normes se sont réunis à Tarbes, dans les hangars de la chaîne d’assemblage final du constructeur DAHER : les contrôleurs essais-réception de « Istres essais », le chef pilote des essais en vol DAHER, l’équipage du 787 (Commandant de bord Thierry Bellot, Officier Pilote Justin Hénique-Hélardot, Eric Prévot Chef de mission), le réalisateur et l’opérateur en charge de la caméra.

Au cours de ce briefing général de deux heures, outre les 21 plans du story-board, les procédures particulières normales et anormales (les « what if?» ou aléas en cas de panne) sont revues une à une. « Nous étions enfin prêts à « tirer le portrait » de notre  787-9 » explique Eric Prévot, responsable du projet et chef de mission du vol, en charge de la coordination de ce ballet aérien.

Un TBM 900 modifié

Airborne Films et DAHER ont ainsi développé, sur la base d’un TBM 900 dévolu aux essais en vol, une plateforme de prises de vues en vol inédite. La structure de l’aile a été modifiée et câblée avec de la fibre optique pour recevoir un système de caméra gyro-stabilisé, placé sous le ventre de l’avion.  Après un vol d’ouverture du domaine de vol de l’avion équipé de sa caméra, réalisé par le Chef pilote des essais en vol DAHER, Stéphane Jacques, un deuxième vol avec un autre TBM « plastron » est entrepris pour s’assurer du bon fonctionnement et de la facilité d’emploi de ce nouveau système.

Deux fenêtres météo favorables sont identifiées. Après avoir attendu bien au chaud dans un hangar la fin d’un épisode « pluvio-neigeux », le Dreamliner « Bravo Echo » est livré, dans une livrée blanche immaculée sur les aires « Hotel » du tarmac de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Un dernier coup de chiffon sur les trappes de train avec les mécanos durant la prévol et c’est parti!

Dernier point météo avec le TBM qui a rejoint Nîmes où il s’est posé, dernier contact avec le centre de contrôle des opérations d’Air France pour s’assurer que les plans de vol sont bien traités et coordonnés avec le contrôle essai réception de « Istres essais », et le Commandant de bord demande la mise en route: « AirFrance 787 victor, autorisé à la mise en route, ramenez nous de belles images! »

Cumulus bourgeonnants

Cap au sud, le 787 rejoint les zones d’Istres au FL370. Tout le monde se retrouve alors sur la fréquence, à l’heure prévue. Stéphane Jacques, déjà en vol sur zone avec son TBM, dresse un point météo : « des Cirrus assez denses sur le sud de la zone avec 4/8e de cumulus en « basse », base au FL055, sommet au FL078/080. »

L’ensoleillement est moins fort que prévu, il faut s’adapter à ces nouvelles conditions météo imprévues.  Les derniers paramètres sont ajustés avant de commencer le ballet qui évoluera au FL090 (9000 ft, environ 2700 mètres), le niveau de référence, soit 1000 ft (300 mètres) plus haut que prévu à cause de la tête des cumulus, et sur l’axe Fox 2 à cause cette fois de la couche de cirrus plus épaisse que prévue qui s’attarde sur le sud de la zone. Tant pis pour les salins de Camargue initialement prévus en toile de fond, les cirrus en ont décidé autrement.

Les deux avions rassemblent dans le pattern prévu au-dessus de Saint Gilles, et c’est parti pour 1h20 d’un vol en patrouille intense où le story-board est déroulé en procédant à quelques ajustements dus aux aléas rencontrés. Comme une partition de musique, sous le contrôle du Chef de mission, le TBM glisse d’une aile à l’autre selon les trajectoires prévues, s’annonce aux différents points de reports (positions relatives autour du Dreamliner). Au sol, le contrôleur suit le déroulé du vol sur son story-board en protégeant les trajectoires dans le volume de l’espace aérien dévolu au vol.

Des techniques empruntées à la PAF

« Virage à droite…j’incline…et je dégauchis…maintenant »

« En s’appuyant sur notre expérience des vols conjoints avec la Patrouille de France (A320, B747, 787, 777), » explique Eric Prévot, « nous appliquons leur méthode pour garantir le plus haut niveau de sécurité. Tous les changements de trajectoires sont appelés par un ordre préparatoire, suivi d’un ordre exécutoire permettant de synchroniser les actions des pilotes sur les commandes de vol avec l’anticipation nécessaire. » Certains plans sont recommencés, replacés dans la séquence du vol pour tenir compte des contraintes opérationnelles, de l’ensoleillement, du nuage qui n’était pas prévu, de l’angle du soleil par rapport à la trajectoire, etc. Aucune place à l’improvisation n’est possible. La connaissance parfaite par tous les acteurs du story-board est un gage de sécurité et d’efficacité.

Dernier plan, dernier virage sous le soleil qui tombe déjà sur l’horizon au-dessus des Cévennes dans une lumière adoucie, et c’est l’heure de séparer le dispositif « KODAK 787. »

Avant de quitter la fréquence commune de travail, tout le monde trépigne d’impatience et ne résiste pas à l’envie de savoir. Eric Magnan lâche avec une voix qui trahit son sourire : « Magnifique! C’est dans la boîte… »

« Istres essais » donne la clairance : retour à la maison dans le couchant au-dessus des cirrus qui se teintent de rose au FL380. Après l’atterrissage, débriefing par téléphone avec Stéphane, le chef pilote d’essais DAHER, l’équipage du 787 et le contrôleur : « no factor, le vol s’est déroulé comme prévu. » Mission accomplie.

A propos de Fabrice Morlon

chez Aerobuzz.fr
Après des études de lettres, Fabrice Morlon s’oriente vers le journalisme. Il a fondé l'agence de communication Airia en 2013. Pilote privé, il a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Fabrice Morlon a, principalement, en charge l’aviation légère, l’avionique et les équipements.

20 commentaires

  • Gerard Guyot

    Après une semaine de vols de promotion à la mise en service du B 787 à Air France, le puissant lobby pro-Boeing d’ Air France en fait encore un peu plus avec ce film.
    J’attends de voir si Air France va en faire autant pour la mise en service prochaine de l’Airbus A350 que notre compagnie nationale voulait utiliser pour les vols low-cost de Joon.
    C’est scandaleux, mais ancien d’Airbus essais en vol, je ne m’attenda pas à autre chose de cette compagnie.

    • Garcia

      Je crois que Daher aurait voulu faire la même chose avec l’A380…..mais manque de chance les exemplaires disponibles sont en train d’être demantelés… dommmage ils étaient juste de l’autre coté de la piste à Tarbes…..

    • Pilotaillon

      Merci d’éclairer le débat M Guyot.
      Les plus virulents opposants sont parfois dans son « propre » camp.
      Où sont les gilets jaunes d’AF pour revendiquer la préférence européenne ?
      Puisque « le peuple de la rue » souhaite s’emparer du fonctionnement quotidien, remettant en cause l’existant sur la base d’arguments superficiels, Il faudrait davantage d’intervention de personne impliquées et peut-être qu’à terme nous (re)découvrirons les vertus d’un état constitué d’individus conscients de leur comportements et d’une Europe à la mesure des enjeux…

  • Stormy
    Stormy

    Même commentaire que pour le passage de quatre avions de ligne en colonne décalée le long des côtes de Dubaï : les pilotes de compagnies qui font ça en ont tellement peu l’habitude que cela leur prend des semaines, voire des mois de préparation.
    Les essais en vol d’Airbus (pilotes d’essais, anciens pilotes de chasse) ont fait ça quantité de fois, sans parler de l’Armée de l’air (14 juillet, ravitaillements en vol) – et ça tient en une heure de briefing, avec chacun qui applique les règles habituelles. bref, on n’en fait pas tout un fromage à chaque fois.
    Sinon, jolies vues bien sûr. Les pilotes des TBM ont fait le vrai boulot.

  • Stampe

    A la lecture des commentaires ci-dessus, je suis effaré du niveau atteint. Nous sommes supposés être une communauté de gens adultes, sérieux, éduqués et réfléchis. J’y retrouve maintenant les mêmes stupidités qu’au rond-point du coin où l’on exige tout et son contraire: des services publics mais pas de taxes, de la liberté et de la créativité mais un militaire à Matignon, de la démocratie à condition que les minoritaires l’emportent, du respect mais sans en montrer à quiconque ne partageant pas l’opinion locale (vous avez déjà été bloqué sur un rond point en refusant de signer l’allégeance au seigneur local du manifeste révolutionnaire?)…

    Alors oui, les avions de lignes sont fabriqués dans une multitude de pays parce que les équipementiers ont besoin d’un marché global pour assurer leurs séries et amortir leurs coûts. Ceci n’a rien à voir avec l’extraterritorialité des lois américaines. Oui, les américains imposent leurs lois, standard et principes: c’est même l’une des raisons principales pour renforcer l’Europe et ne pas devenir une simple colonie US (tel que les Brexiters le sont quasiment déjà). Oui, il est difficile, voire impossible de créer des avions (même de combat) sans aucune technologie étrangère à un prix compétitif, car nos séries nationales sont trop faibles pour justifier d’une industrie complète dans chaque domaine, chacun étant plus complexe et requérant de plus en plus d’investissement initial.
    Oui, les chinois avancent vite et bien, parce qu’il ont unifié un marché de 1,4 milliard d’individus, avec le minimum de démocratie (allez trouver des gilets jaunes vivants ou en liberté en Chine…) mais le maximum d’efficacité, notamment en copiant, pillant et s’éduquant dans nos entreprises et universités pour pouvoir créer leurs propres technologies aujourd’hui. Mais chacun a voulu chez nous des technologies et des produits à bas coûts: nous les avons…en faisant tout construire ailleurs (qui irait acheter à la FNAC une télévision construite en France coutant 3 fois le prix asiatique pour une technologie moins performante?). A qui la faute? Pas aux Chinois, ni aux politiciens (je n’en suis pas), mais aux consommateurs, à chacun d’entre nous…(que ceux qui ont une voiture non fabriquée en France y réfléchisse…).

    Quant à « on » n’est pas capable, et « on » est sur telle ou telle voie, il suffirait à ceux qui critiquent de créer eux-même quelque chose puisque c’est si facile…De même, on peut cracher sur les élus: il suffit aux critiques de se faire élire puisque c’est si facile, rémunérant et confortable…

    S’il vous plait, restons sur l’aviation, les belles images et les beaux avions.

  • stanloc

    A mon avis, ce film de propagande va surtout servir le constructeur de l’avion et n’incitera en rien les gens à monter dans cet avion de cette compagnie puisqu’on ne choisit pas l’avion dans lequel on embarque.
    Combien de millions d’euros ce film a t’il coûté à la compagnie aérienne ? Cet argent aurait été mieux utilisé à améliorer la rémunération des gens de la maintenance afin d’enrayer l’hémorragie de personnel et revenir à une charge de travail raisonnable pour ce personnel indispensable pour la sécurité des vols et le confort des passagers. La meilleure publicité pour une compagnie aérienne c’est le contentement de ses passagers qui par le bouche-à-oreille inciteront les déçus par les prestations désastreuses offertes à revenir remplir les avions.
    La « com » et la « pub » nous polluent l’air que nous respirons plus surement que tout le reste.

    • Pilotaillon, adepte de philosophie aérienne

      J’utilise, tu utilises, il utilisent… tout le monde utilise les médias pour son sujet.
      Alors comment penser que la com est dévoyée ?
      Qu’elle ne sert que des intérêts concurrents et qu’elle ne sert donc à rien ?
      Au fond, si j’ai mal au pied alors je dois le couper ! Tout cela est vain car personne ne va arrêter de parler, d’écrire ou de diffuser.
      Au fond, n’est-ce pas de se réveiller individuellement, de sélectionner ce que l’on veut entendre qui devient urgent ?
      La propagande ne porte que sur ceux qui sont sensibles aux messages envoyés.
      Alors pourquoi pas réfléchir – et agir – sur le sens des choses.
      Si les mécanos considèrent qu’ils sont mal payés, qu’ils le disent sereinement (sans casser svp) mais en posant leurs éléments et s’organisent pour faire avancer leur cause.
      Mais nous ne pouvons pas demander à l’autre de se taire.

      • stanloc

        Et pilotaillon de conclure :
        « Mais nous ne pouvons pas demander à l’autre de se taire. »
        Et pourtant tu es l’exemple même de ceux qui parlent pour ne rien dire.
        Qu’est ce que tu entends par « philosophie aérienne » ?
        Si tu n’as pas entendu parler de la grève des mécaniciens à AF il te faut lire les « bons journaux »

  • Guynemer13

    Eh ben, s’ils avaient dû faire « La bataille d’Angleterre », ça leur aurait pris 3 siècles ! Franchement, ça m’épate pas plus que ça et je dirais même, comme dab.

    • Pilotaillon, adepte de philosophie aérienne

      Qu’aurait-on entendu s’il y avait eu une petite éraflure durant « ces amusements payés – par les élus – ou par les faiseurs de chemtrails – par la caisse noire du père Noël… – qui ne servent à rien si ce n’est à prendre des risques inutiles » ?

      Nous avons perdu notre esprit de conquête et c’est peut-être un peu de folie qui manque dans cette trop terrienne de vie !
      L’aéropostale a 100 ans, et c’est si loin ! Desproges également.
      C’est la fête aux actuaires, aux comptes en cieux, ceintures et bretelles de dégagement… « A force de nous empêcher de mourir on va nous empêcher de vivre »

      PS : Svp E. Magnan, changez rien !
      (Je vous souhaite de Joyeuses fêtes, mais n’en parlez à personne)

    • Rantet jacques

      Belles images belle machine…J’aurais préféré un A350 Mais avec Air France on a l’habitude.Pour la performance restons lucides….J’ai eu l’honneur de participer en 1988 à un vol en formation de 3 A320 sur les Pyrénées filmé depuis un Learjet.Les 3 cdb étaient pilotes d’essai,anciens militaires et de nationalités différentes.Certaines vues étaient prises quelques mètres derrière le Lear permettant de distinguer nettement les pilotes et il n’y avait pas de boule gyro stabilisée pour les opérateurs photos.La préparation du vol n’avait pas demandé plusieurs jours …une autre époque.Un souvenir inoubliable.
      Et puis pour ceux qui pensent qu’Airbus est toujours en retard sur son rival Boeing je précise que ces avions étaient de commandes de vol électriques…première mondiale pour un avion civil

  • michel mouton

    dans les années 90, la société aérovision, à toulouse blagnac, faisait déjà ça et avec le concorde, excusez du peu! où est l’innovation?
    restent de belles images…

  • FB GJ

    Tout ça pour un avion qui n’est même pas construit en France? Encore moins en Europe?
    Acheter Français c’est la seule chose qui peut encore sauver ce pays et on n’a pas besoin d’élus grassement rémunérés à nos frais pour le faire.

    • Asterix_MaisPas_Idefix

      … Cela n’empêche pas d’apprécier un bel avion qui a eu l’audace de faire quelques avancées technologique osées ces derniers temps.
      Je parle pas tant du carbone, qui n’est là que pour diminuer la main d’œuvre de la production a moyen terme et supprimer le personnel de qualité pour des robots de drappage, perçage etc. Non je parle de la technologie moteur et électrique, technologie de conditionnement d’air etc. Malheureusement l’A350 n’a pas choisi d’évoluer dans ce domaine – donc qui n’avance pas recule par rapport à la concurrence.
      Je regarde ce duopole avec admiration car dans l’ensemble chacun apporte des avancées et des innovations qui, jusqu’à présent, vont dans le bon sens technologique aéronautique même presque « écologique » sans trop de copié-collé. On verra ce que ça donnera avec l’arrivée de la Chine sur les même segment de marché.
      Bonne fin d’année à tous

    • Ghostrider

      Pour prendre un peu « d’altitude »…Boeing confirme son statut de partenaire majeur de l’industrie aéronautique française avec 35 240 emplois directs et indirects créés et maintenus par les programmes Boeing en 2017, 6,3 milliards de dollars en faveur de l’industrie française sur la même période, une hausse de 40 % depuis 2012
      Pour aller + loin et sortir des préjugés 😉 => http://bit.ly/2PsPYdj
      Bonnes fêtes de fin d’années!

    • Pilotaillon, Européen vigilant

      Il me semble que le coût de ces images entre dans un budget privé : Où est le lien avec les élus ?
      Il appartient à AF de choisir sa flotte,…
      Juste vous inviter à compter les pièces du 787 produites en France, par des fournisseurs communs à Airbus et Boeing…
      Tirer sur tout ce qui bouge n’est bon pour personne.

    • michael tolini

      En effet le 787 est assemble aux USA mais un grand nombre de composants sont fabriques en Europe. Idem pour les Airbus dont beaucoup de composants sont fabriques aux USA. L’assemblage final ne represente que 5% du cout d’un avion. Il ya quelques societes francaises qui sont bien representees sur le 787, Zodiac Aerospace entre autres …

      • Pilotaillon, adepte de philosophie aérienne

        Ce film est la quintessence du paradoxe du point de vue du béotien…
        Un résumé de la complexité du monde, chacun ne s’y retrouve pas toujours et il est difficile de prendre par le détail chaque sujet en amont…
        Alors nous nous perdons et perdons la cohérence sociale.
        Il n’en reste pas moins que les protagonistes (pilotes cinéastes) font un beau métier et que leur bel ouvrage devrait inspirer… seulement inspirer.

      • aviarock

        Pièces fabriquées en France pour le Dreamliner. Et pièces dAirbus fabriquées au USA pour des avions français… C’est même, grâce au principe d’extra territorialité des lois américaines, ce qui nous oblige à respecter le régime de sanctions contre l’Iran et autres imposé par l’état américain… Sous peine de graves sanctions financières (cf BNP…). Ce qui permettra à la Chine de vendre ses avions commerciaux en plein développement…. Ne serions nous pas un petit peu cons??? On n’est pas capables de créer des entreprises qui nous permettraient de vendre des versions export sans pièces américaines? On est déjà très em… pour vendre des rafales et leurs missiles qui ont certaines pièces américaines… On est vraiment sur une bonne route!!!!

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