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Loi sur les drones : l’aéromodélisme victime collatérale ?

Louis Kulicka est membre de l’Association « Finesse Plus », Association Française de Défense du Planeur RC et de l’Aéromodélisme de Plaine, du Littoral et de Montagne. Il réagit à la loi votée fin octobre 2016 pour encadrer l'usage des drones civils et qui, selon lui, porte atteinte à la pratique de l'aéromodélisme.

19.11.2016

" Tout l’intérêt de l’aéromodélisme, c’est de faire évoluer son modèle sous ses yeux ". © Louis Kulicka

Avant de lire l'article

L'article est classé dans la catégorie "débat et opinion", il reflète donc le point de vue de l'auteur. Il n'engage pas la rédaction d'Aerobuzz. Si vous souhaitez, réagir n'hésitez pas à le faire via les commentaires au bas de la page.

Le parlement vient de voter une loi relative « au renforcement de la sécurité de l’usage des drones civils » (loi n° 2016-1428 du 24 octobre 2016). Cette loi est consécutive à l’arrivée dans l’espace aérien de ce qu’on appelle les drones, qu’ils soient à usage professionnel ou de loisir. Cette arrivée en masse (300 000 en 2015), s’est signalée par des usages particulièrement délictueux voire dangereux dont la presse s’est fait écho largement : survol de centrale nucléaire, collision avec un avion de ligne évitée de justesse à proximité de Roissy etc.

Face à cette prolifération, mais également compte tenu d’un contexte post-attentats plutôt tendu, les pouvoirs publics et le législateur ont décidé de légiférer. A raison répondrait-on à première vue. Là où le bât blesse, c’est que cette loi englobe à travers les « aéronefs circulant sans personne à bord et opérés par un télépilote » toute l’activité aéromodéliste. Cela tend à faire peser sur elle des contraintes proches voire supérieures à celles qui pèsent sur l’aviation grandeur : on peut traverser la France en planeur ou en ULM sans radio ni transpondeur en respectant la réglementation.

L’aéromodélisme : aux origines de l’aviation

L’aéromodélisme est un loisir scientifique et technique qui remonte aux origines de l’aviation. C’est un vivier pour l’aviation grandeur : on ne compte plus les pilotes militaires ou civils qui ont commencé par là. Il consiste aujourd’hui principalement à piloter à vue (et exclusivement à vue), avec une radio-commande des reproductions d’avions, de planeurs, d’hélicoptères et même d’hydravions, d’où le nom de la pratique : « modèles réduits ».

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 » L’aéromodélisme est un loisir scientifique et technique qui remonte aux origines de l’aviation  » .© Louis Kulicka

Autrement dit, les aéromodélistes font faire à leurs appareils des ronds de quelques centaines de mètre de rayon autour d’eux. Quand la limite visuelle est atteinte, l’aéromodéliste fait revenir son modèle vers lui sous peine de le perdre : tout l’intérêt de l’aéromodélisme, c’est de faire évoluer son modèle sous ses yeux.

Ce loisir qui regroupe plusieurs dizaines de milliers d’adeptes en France n’a jamais fait beaucoup de bruit, et très peu d’accidents sont à mettre à son passif. Cette relative sécurité de la pratique tient au fait que ce loisir est pratiqué en grande partie dans des clubs qui dispensent formation et encadrement. Les aéromodélistes ont la plupart du temps une très grande culture aéronautique, nombre de pilotes privés se retrouvant parmi eux.

Allo Houston, ici modèle réduit ?

Si la loi peut se comprendre pour les drones discipline nouvelle, elle s’avère particulièrement radicale pour l’aéromodélisme pratique ancienne, qu’elle risque de « plomber » durablement. En effet, dès qu’elle sera pleinement applicable :

  • tous les modèles réduits devront être enregistrés auprès de la DGAC dès qu’ils pèseront plus de 800 grammes.
  • tous les aéromodélistes devront suivre une formation

Pour les aéromodélistes évoluant en dehors d’un espace homologué par la DGAC, les modèles réduits devront emporter :

  • un dispositif de signalement lumineux
  • un dispositif de signalement électronique ou numérique
  • un dispositif de limitation de capacité
  • un dispositif de signalement sonore

Oui vous avez bien lu : les modèles réduits devront être désormais mieux équipés que certains aéronefs grandeurs avec un transpondeur, un IFF ou presque et je ne sais trop quoi : c’est la guerre on vous dit ! Si ce n’était pas vrai, ce serait drôle…..

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 » Jusqu’à présent il était possible de faire voler un modèle réduit n’importe où avec l’accord du propriétaire du terrain « . © Louis Kulicka

Mais avec ces nouvelles dispositions, on se rend compte que les libertés en prennent un sacré coup ! Dans une démocratie, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé, dans une dictature c’est le contraire : tout ce qui n’est pas autorisé est interdit.

Avec cette loi, la prise en compte dans son périmètre d’application des modèles réduits nous fait passer de la liberté générale à l’interdiction générale. En effet, jusqu’à présent il était possible de faire voler un modèle réduit n’importe où avec l’accord du propriétaire du terrain, et sous réserve du respect des différentes règles de survol (arrêté du 17 décembre 2015) sans être considéré comme un délinquant potentiel.

Drones et modèles réduits

Mais alors, pourquoi ne pas avoir exclu les modèles réduits du périmètre de la loi ? En effet, un modèle réduit et un drone, ce n’est pas la même chose :

MODELE REDUIT

DRONE

Mode de pilotageA vue, vol dirigé par le pilote en permanence.Automatisé ou hors de la vue du pilote.
Type d’aéronefReproduction d’aéronefs Grandeur (planeurs, avions, hélicoptères, hydravions)Multirotors le plus souvent
Equipements embarquésRécepteurs + Servo-commandesIdem + Equipements de vol automatisé et caméras
UtilisationVol de loisir / Compétitions exclusivementCommerciale, militaire, loisir
PilotesPersonnes averties et qualifiées, membres d’associations affiliéesGrand public pour les drones jouets
Une pratique…… vieille de 80 ans.Mode récente

Les éléments pour distinguer les deux ne manquent pourtant pas…. C’est ce que n’a pas manqué de faire remarquer Dave Phipps représentant de la prestigieuse Fédération Aéronautique Internationale. La FAI, organisation non gouvernementale plus que centenaire, et dont le but est de favoriser le développement des activités aéronautiques dans le monde recommande expressément de ne pas appliquer aux modèles réduits des règles qui seraient complètement disproportionnées.

Aux Etats Unis, la FAA (Administration de l’Aviation Fédérale) a fait clairement le choix de ne pas appliquer aux modèles réduits la législation sur les drones.

Les opinions aéromodélistes n’ont pas manqué de s’émouvoir : en France une pétition a déjà recueilli presque 8.000 signatures ce qui pour l’hexagone est conséquent. En Allemagne, c’est la puissante DMFV (Deutscher ModellFlieger Verband – Fédération Allemande d’Aéromodélisme) qui est à l’origine d’une pétition signée par plus de 128.000 signataires en réaction aux différents projets de législation en cours. Et ainsi de suite dans différents pays d’Europe.

Les conséquences d’un emballement sécuritaire

Avec ce « nouveau régime », c’est toute la pratique de l’aéromodélisme qui va être fragilisée. En effet, entre les procédures, les enregistrements et autres équipements supplémentaire, le coût de la pratique va être renchéri. Quand on sait que chaque aéromodéliste a bien au moins une dizaine de modèles avec lesquels il vole de temps en temps (on ne peut pas faire voler plusieurs modèles en même temps !), le parc susceptible d’évoluer dans les airs va se trouver réduit.

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 » Devra-t-on orienter l’action des gendarmes et de la police vers les aéromodélistes pour vérifier s’ils ont bien emporté tous les petits « zinzins » prévus par la loi « . © Louis Kulicka

L’obligation d’équiper de tout un tas d’appareillages les modèles réduits pour voler en dehors des terrains homologués va décourager un certain nombre de pratiquants. D’autres pour ne pas s’embêter s’affranchiront de toutes ses règles. Moralité : alors que l’aéromodélisme est plutôt bien encadré, il risque de se retrouver plus éclaté, et fragilisé par le risque d’amendes de toute sortes qui pèseront sur ceux qui ne respecteront pas des règlements contraignants.

La peur d’être dans l’illégalité fera le reste vis-à-vis d’autres qui seront découragés. Les assurances ne s’appliqueront pas quand on évoluera en dehors de règles devenues beaucoup plus contraignantes. Le résultat attendu, c’est une baisse de la pratique aéromodéliste dans les années à venir, mais les aéromodélistes sont-ils des terroristes ?

A-t-on arrêté récemment (et même pas récemment) des aéromodélistes radicalisés fichés S prêts à commettre des attentats ? Devra-t-on orienter l’action des gendarmes et de la police vers les aéromodélistes pour vérifier s’ils ont bien emporté tous les petits « zinzins » prévus par la loi. La Police et la Gendarmerie semblent avoir actuellement d’autres chats à fouetter non ?

Et l’emploi dans tout ça ?

Mettre fin, ou réduire la pratique d’un tel loisir, est-ce grave docteur ? N’y a-t-il pas des choses plus importantes telles que la crise économique, le chômage ? Et bien justement, l’aéromodélisme en France représente quand même plusieurs dizaines voire centaines d’emplois, entre les artisans-fabricants et les vendeurs.

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 » Les modèles réduits sont des produits « High-Tech », utilisant les matériaux composites que l’on retrouve dans les activités de pointe « . © Louis Kulicka

Les modèles réduits sont des produits « High-Tech », utilisant les matériaux composites que l’on retrouve dans les activités de pointe. Certains artisans fabricants de modèles réduits sont sous-traitants pour l’industrie aéronautique la plus en pointe. Les ouvriers plasturgistes représentent un personnel extrêmement qualifié et très recherché. La France a sur son territoire un voire plusieurs « Amazon.com » de l’aéromodélisme en Europe : veut-on les voir partir ou disparaitre ?

C’est un français qui a mis au point le premier micro-turbo-réacteur pour modèle réduit. L’application de cette loi aux modèles réduits est un non-sens, qui va l’entendre ?

Louis Kulicka

 

 

A propos de Louis Kulicka

chez Aerobuzz.fr
Je suis né en 1960. J'ai commencé ma carrière aéronautique il y a 30 ans maintenant comme vélivole. Je suis titulaire du brevet F et j'étais instructeur ! J'ai volé à Issoudun, St Girons, Buno Bonneveaux, et bien sûr à St Auban. A l'époque j'écrivais des articles dans la presse d'aviation générale, Pierre Vaysse m'y ayant incité. Depuis une quinzaine d'années, je suis aéromodéliste : je conçois mes propres planeurs, je les construis, et ensuite je les pilote et les fais voler à la montagne dans nos belles montagnes d'Auvergne et des Pyrénées. Ce qui m'intéresse d'abord, c'est le vol silencieux ! J'écris aussi des articles dans la presse aéromodéliste spécialisée allemande.

51 commentaires

  • jean-Claude MOREAU

    Re bonjour : erreur grave , pour lire IDEES FLIGHT sur internet
    faire  » ideesflight.com »… sans accent et j’avais oublié le « s » important pour le sens également

    rappel du sujet :
    En m’associant maintenant aux « valeurs » de l’aéromodélisme je voudrai vous faire connaitre- « IDEES FLIGHT-TECHNIQUE-SCIENTIFIQUE-PLEIN AIR » -publication que je viens de créer, sans but commercial, diffusée vers 4700 aéromodélistes (appuyé en RSE sur l’entreprise Turbines RC) et diffusée également à mes nombreux contacts enseignants « formateurs » de l’Education Nationale. Je suis persuadé que cette activité doit faire partie des outils de découverte, de formation et d’épanouissement de la jeunesse. Vous en verrez son orientation par le contenu du N°1 sur – ideesflight.com – le prochain numéro ira dans le même sen. Pour échanger nos idées, vous pouvez m’appeler au 06 59 73 05 02, je pourrai vous en adresser d’autres versions

  • Joel Riss

    « Aéro » = ce qui est aérien
    « Aéromodélisme » c’est <
    "Modélisme" = maquette ou modèle réduit
    En quoi un "Drone" est une maquette ? ou un modèle-réduit ?
    Donc Drone =/= aéromodélisme
    Donc, la Fédération d’Aéromodélisme ne doit pas s'occuper des "drones"

  • Velber

    A vouloir tout réglementer , je pense que le législateur va se trouver très rapidement devant un nouveau problème beaucoup plus important que celui que nous évoquons.Il s’agit de la voiture autonome qui devrait d’ici quelques années être intégrer dans notre réglementation

  • gonvin

    Bonsoir
    Je pour vous dire que ça fait mal
    Mon club est mort avec leur connerie de bobos
    Plus personne ne vole tout le monde revend
    Il ferait Mieux de surveiller leurs finance de monnaie de singe.
    Et de foutre la pays au modéliste.

    Vive marine en 2017

  • Dirk Schipper

    Bravo Louis,
    Même quand je pense que ça n’apportera pas beaucoup. 🙁
    En France seulement 8000 signatures (parmi le mien) et par ailleurs 120.000 plus en Allemagne?!
    La France n’est pas si plus petit qu’Allemagne?!
    Dommage …

  • Max__

    Bientôt on va devoir déclarer nos cerf-volants au bord des plages ?!

    Cette loi est absurde, elle n’empêchera pas un cinglé de faire n’importe quoi de toute façon. Elle va pénaliser les 99,9 % de gens honnêtes et responsables.

  • Alexandre Chodzko

    Louis,
    Enfin depuis 2005, je cherche à te contacter sans succès. Personne ne pouvait me donner ton adresse email ou postal…J’ai donc précieusement gardé le plan de l’ASK 13 acheté en 2015, un Dimanche au club de Versailles. Je suis un modeste modéliste de 74ans, installé au Pays Basque depuis que je suis à la retraite. Inscrit dans deux clubs l’ACBL d’Itxassou et Eskualdun Arranoak d’Hasparren, ainsi que des vols sur la falaise de Bidart et quelques déplacements à la Madelaine.
    Je ne fais plus que de l’électrique et du planeur Ka 8 b, Alpina, Pilatus , Omega, Spatz L55. Où puis-je trouver un short kit de ton Ask 13 dont j’ai tous les essais?…
    A bientôt j’espère Alexandre

  • Sto

    Il me parait essentiel d’interdire le vol au grand public. Nous les aéromodélistes nous sommes une élite et il est important que ce plaisir reste notre privilège. Donc restons comme c’était avant et interdisons la vente d’appareils grand public. Il s’agit de confier l’expertise du montage et du réglage d’une machine télépilotée à une entreprise professionnelle? Nous voler notre expertise de modéliste qui a pris des heures, des jours et des semaines pour l’acquérir? Non non nous seuls aéromodélistes devont Avoir le droit de télépiloter sinon la 3e guerre mondiale risque d’éclater et un météore télépiloté risque de s’écraser sur l’élysée… Dans le meilleur des cas…

  • Ping

    Et pendant ce temps, l’EASA veut allèger la réglementation IFR grandeur…

  • DENIS Michel

    Je suis d’accord sur beaucoup de points avec vous, mais il y a un point ou vous vous trompez, un drône est en fait un appareil pouvant fonctionner à distance sans personne à bord, voiture téléguidée, char, avions, hélicoptère, etc… ce que vous appelez drône est en fait un Quadrirotors ou Multirotors, quadcoptère, hexacoptère, Octocoptère, etc…
    Nous n’avons plus de liberté point barre, avec l’argent que les terroristes ont! Vous pensez que devoir passer une licence de vol va faire diminuer les risques?
    Il y a bien eu des pilotes camicaze! Ou la une licence de pilote de ligne coute vachement plus chère, pourquoi pas des pilotes de drônes?

  • v_atekor

    Désolé de ne pas me joindre au concert de louanges.
    .
    A mon sens, la FFAM (ou d’autres associations) obtiendront un pouvoir de la DGAC pour l’homologation des appareils lourds/formation, ça ne fera strictement aucune différence pour les aéromodélistes. J’imagine que la licence de la FFAM est liée au fait que l’on utilise des terrains adaptés et qu’on sache se servir de l’engin ; point d’assurance pour qui fait joujou au dessus d’une ville.
    .
    Pour ceux qui pratiquent hors zones certifiées, il y a trois points à prendre en compte.
    -> d’abord le prix de ces équipement sera probablement faible car intégré à de grandes séries ;
    -> les équipements pour détecter les contrevenants ne sont généralement pas disponibles dans des lieux déserts, mais souvent près des zones sensibles ou urbanisées.
    -> Les appareils qui sont détectés par ces moyens… seront quasi totalement ceux qui sont dans la légalité : si on équipe son aéronef de moyen de localisation, c’est qu’on sait qu’on peut être détecté, et on ne s’amuse pas près d’un aéroport ou au dessus d’un village;
    .
    Conclusion : Si une tête brulée le fait en ville et qu’on le trouve, soit il sera formellement identifié par l’équipement radio, soit il condamné pour ne pas avoir correctement équipé son appareil, et c’est le but de cette loi parapluie : ne pas pouvoir se cacher derrière un « c’est pas moi ! ». Mais à mon sens si quelqu’un veut s’amuser avec son appareil en montagne, loin de tout, personne n’ira le chercher.
    .
    Pour les drones du commerce, ça obligera les fabricants à équiper leurs bouzin d’appareillages adéquats pour retrouver d’éventuels indélicats : puisqu’ils évoluent en dehors de tout encadrement, c’est la loi qui fixe in fine les normes de sécurité.
    .
    Ca ouvre la possibilité en revanche à des bricoleurs pour expérimenter des drones et/ou des modèles plus lourds à des fins professionnelles, charge à eux de se rapprocher de la DGAC.
    .
    Bref, comme souvent tout dépendra de comment la loi est mise en oeuvre ; mais comme je n’imagine pas une fouille de tous les appareils avec des policiers spécialisés avec détecteurs adhoc, je pense simplement que la loi sera appliquée en cas d’incident uniquement… puis que peu à peu les équipements radio intégreront un moyen d’identification, sans que le prix ne change (il n’y a pas de raison pour qu’il le fasse, même si certains voudront en profiter…)

    • BOUR

      Bonjour
      Je rejoint le point de vue de v_atekor
      Les mots Sécurité et la Responsabilité devraient faire partie du langage des utilisateurs de tous ces engins radiocommandé. Trop de liberté tue la liberté. Une utilisation intelligente et raisonnée devrait apporter aux utilisateurs un réconfort de garantie. La Loi est bonne ! Respectez là ! Tout ira pour le mieux dans une cohabitation Pilotes d’aéronefs divers et l’aéromodélismes
      Cordialement et bons vols à tous
      Michel

      • Louis Kulicka
        Louis Kulicka

        Bonjour,
        Pour information, la loi n’a pas été faite pour l’aéromodélisme mais pour les drones (voir distinction dans mon article), je vous renvoie à l’actualité. L’aéromodélisme n’a jamais causé de soucis majeur dans sa pratique depuis des décennies. Sur quelle analyse vous basez-vous pour dire que la loi est bonne pour l’aéromodélisme ?

      • TEIL

        Bonjour,
        OK, la loi est la loi, elle doit être respectée, mais, si elle est mal faite, il faut la réécrire ou l’abroger. Il n’y a pas de parade à celui qui veut enfreindre la législation; on n’arrête pas les fous, quel que soit le secteur, avec un texte de loi. ce qui est trop souvent le cas. En revanche, on peut sacrément « plomber l’activité » au sens propre et au figuré car un équipement c’est de la masse; y compris l’étiquette de référencement de l’aéronef télé piloté, assurément dimensionnée au minimum par le législateur pour une bonne lecture des forces de l’ordre.

      • v_atekor

        @Teil : Si l’équipement de contrôle radio fournie une identification, la « masse » est nulle. On renvoie un signal rfid sur une fréquence connue, point. Pour les lumières, c’est aussi marginal que secondaire… Cette loi n’a pas vocation à empêcher le terrorisme (qui n’utilisera probablement jamais de drone, trop léger et trop aléatoire pour être efficace) mais à empêcher que des irresponsables (qui n’ont rien de kamikazes) joue là où c’est dangereux. Le problème n’est pas tant de les en empêcher que de les retrouver et de les condamner sans qu’ils puissent dire « c’est pas moi ».

        @Louis Kulicka.
        J’ai très bien lu. Elle est bonne pour l’aéromodélisme dans le sens où elle ne changera rien ou presque à ce qui se pratique déjà ; elle le formalisera un peu en ouvrant des possibilités supplémentaires ; et surtout ne sera probablement appliquée qu’en cas d’incident.

        Accessoirement il y a de petits cpu embarqués (56€ !) qui sont entrain de gommer la limite entre drone et aéromodélisme à une vitesse proprement hallucinante ; et je pense que la distinction que vous opérez va être rapidement obsolète.

    • Fabrice de Montpellier MACH34

      Tout cela est navrant. On prend vraiment le citoyen pour un c… Les ceusses qui pondent ces directives absurdes sont de braves ignards qui justifient leurs emoluments issus de nos impots, mes impots. C’est insupportable. Je n’ai pas encore vu une loi empechant des abrutis de faire n’importe quoi. Le modeliste est responsable, point, c’est tout.
      Le « drone » est asservi à une plateforme de calculs en asservissement issus de signaux gyroscopiques complexes lourds voire GPSs et altimetriques, associée d’origine à des trajectoires preprogrammées de retour au sol ou plus complexes et programmables, hors de la vue parfois du pilote. Quel rapport avec mon planeur trois axes « piloté » à vue et commandé en direct sans filtrage sinon une courbe exponentielle?
      La passion de l’aviation m’a ammener à mon metier de pilote de ligne et le modelisme m’a toujours aider à rester près de mes racines, du bon sens et de la realité,
      Cela va t il durer?
      Amicalement

    • Basile Ginel

      Donc on résume:
      Une tête brulée comme vous dites vole en ville:
      1-avec les équipements prévus par la loi, donc on peut l’identifier facilement et le punir. En résumé, c’est un sombre idiot.
      2-sans les équipements prévus par la loi, donc il faut le trouver, c’est pas évident, surtout si il vole en FPV. Si on l’attrape, et bien il est déjà sanctionnable avec la loi actuelle.

      Conclusion: Les nouvelles dispositions sont inutiles.

      Elles permettent en revanche de criminaliser aisément la pratique loisir hors terrain déclaré.

      Notamment pour les planeurs, qui devront emporter des systèmes de geofencing et de limitation de performances au delà de 800g. Nous allons devoir installer des pilotes automatiques dans des planeurs RC…
      C’est inapplicable, et complètement crétin.

      • v_atekor

        Non, on ne peut pas l’identifier formellement avec les règles actuelles ; mais, avec celle-ci, ça donner la possibilité d’aller voir chez des suspects et leur demander si leur équipement est conforme. C’est d’ailleurs l’ampleur de la mobilisation policière qui découlerait d’une telle recherche – genre il va falloir écouter les portables de pas mal de monde, cameras de surveillance et vérifier les rfid avec du matos pas très commun – qui me fait penser que le cas du planeur en vol à vue dans les Alpes ne sera jamais inquiété de près ni de loin.

  • G LESCALUP

    Donc, on va revenir au vol circulaire à câbles?

  • ALAIN

    Je pense que cette loi n’empêchera pas une organisation mal intentionnée d’effectuer une action avec ce type de produit.
    Le fait de demander d’enregistrer un modèle pour connaitre dans le cas d’une revente le nom du nouveau propriétaire. Croyez vous qu’une personne mal intentionnée ne trouvera pas un autre moyen de se procurer un drone par un autre canal.
    Ah.! Je trouve bien que les initiateurs de cette loi sont de doux rêveurs, encore loin de la réalité.
    Pénaliser des modélistes tranquilles qui ne font de mal à personne, c’est vraiment n’importe quoi………Quel gâchis………

  • Jean-Luc Bacconnier

    Merci pour cet article, Louis… et une signature de plus pour la pétition.

  • maurice

    Tout ceci avec la bénédiction de la FFAM qui veut s’attribuer le monopole sur tous les dites de vol.

  • Ryan

    Comment feront nos édiles gouvernementales pour interdire à un « imbécile terroriste heureux » de « charger » un aéromodèle, quel qu’il soit, voilure fixe ou tournantes (le pluriel fait la différence avec les hélico qui n’ont pas une autonomie extraordinaire), contrairement à tous motoplaneurs ou multirotors, et d’aller exécuter ses basses besognes là où il l’a choisi. La mode des « drones » leur a ouvert les yeux (survols délictueux, risques de percussion d’un avion commercial, etc…et j’en passe), et cela au détriment de la grande famille des aéromodélistes qui patiemment construisaient leurs modèles pendant les mauvais jours et après une bonne « flippe » les mettaient en l’air solo ou avec un copain sur un bout de pré ou une piste club. Les problèmes sont survenus depuis la mode des « drones » qui, s’ils étaient pilotés à vue tel qu’il est fait dans la pratique normale que beaucoup d’entre nous connaissent, ne pourraient pas aller bien loin.
    Aloa, la messe est dite, mais la FD bien absente malgré ses démentis tardifs.
    Bonnes constructions à tous cet hiver et RdV aux beaux jours sur les terrains homologués en plaine ou en montagne.

  • Julien

    faites vous une idée de qui a décidé cette loi et quelle manière elle a été défendue
    https://www.youtube.com/watch?v=RUctibEM2Xw

    https://www.facebook.com/marie.levern/?fref=ts

  • Dailly

    Et notre fédération dans tout ça, elle a fait quoi pour nous défendre, parfois je me demande à quoi elle sert.

  • G LESCALUP

    Les socs (et les autres) étaient libertaires. Ils sont devenus liberticides.

  • Robert

    Loi votée consternante ! Mais bien dans l’air du temps, malheureusement …

    Espérons que les décrets d’applications utiliseront la porte laissée entr’ouverte dans la loi pour exclure les aéromodèles classiques. Car la distinction entre un drone et un aéromodèle classique n’est pas si compliquée : c’est essentiellement la capacité du vol automatique qui défini le drone !

    Je viens de visionner (youtube) avec effarement les « records » effectués avec des drones de loisir : des aller-retour en vol automatique jusqu’à 200 km (deux cents, oui …) avec des avions de 2 mètres d’envergure à propulsion électrique, durée de vol 3 à 4 heures en autonomie complète. Performance technique, et insouciance crasse: l’auteur de l’un de ces vols n’a pas pensé à décoller assez tôt pour revenir avant la tombée de la nuit, et a perdu son engin à quelques cents mètres de lui dans la nuit.

    Le gadget (pilotage automatique 3 axes d’un avion sur trajectoire programmée) qui permet ce genre de vol avec un modèle réduit d’avion coûte 2 à 300€ …

    Voilà de vrais cibles que la loi devrait règlementer !

  • Jean-Paul FROSSARD

    Merci Louis, merci à tous ceux qui ont exprimé leur désaccord au sujet d’une règlementation sécuritaire inepte et démagogue.
    La citation de Benjamin Franklin est terriblement d’actualité, bravo de l’avoir choisie pour illustrer le sens de notre action et de celle de tous ceux qui ne se comportent pas comme des veaux

  • CRPG

    Hallucinant !!!
    L’ignorance et la bêtise sont vraiment sans limites. Encore une preuve que ceux qui font les lois et les réglements sont complètement déconnectés de la vraie vie !
    Et c’est vraiment dans tous les domaines…
    Qui va aller contrôler tout ça ?
    C’est pas 50 000 policiers et gendarmes qu’il va falloir embaucher, c’est 200 000…
    Et il va en falloir des juges pour embastiller le dangereux délinquant qui aura fait voler son trainer électrique dans un champs sans autorisation !

  • fassier Y

    Merci Louis pour ces mots qui résument bien la bétise des « grands » de ce monde…
    que faire ?
    boycotter la ffam?
    le fait de ne plus avoir de membres devraient leur faire comprendre notre mécontentement mais au risque que toutes les structures existantes soient anéanties.?
    si quelqu’un a une solution miracle je suis preneur.
    Yannick

  • Ciron daniel

    Il serait quand même bon de préciser,à l’intention du commun des mortels,que les aéromodélistes,dont je fais partie,sont affiliés à une Fédération,la FFAM,et qu’ils paient une licence/assurance pour être autorisés et couverts pour pratiquer leur loisir favori?Cette assurance prend en charge les dégâts que l’aéromodèle peut provoquer (Dégâts matériels ou physiques)Qu’en est il des dronistes qui volent n’importe où??Qui se souvient de la taxe que l’on payait pour avoir le droit d’être détenteur d’un ensemble de radiocommande et de l’utiliser.J’ai eu un contrôle,une fois lors d’un vol sur notre terrain homologué de Roanne,par les gendarmes.J’étais en règle ,heureusement.A suivre………

  • Basile Ginel

    Je partage l’avis de l’auteur en ce qui concerne la tournure sécuritaire stérile de ces lois et projets de loi.

    Il ne faut cependant pas se tromper de cible:
    Les multirotors peuvent être utilisés comme des modèles réduits, à des fins de loisir ou de compétition, en toute sécurité, presque n’importe où à partir du moment qu’ils ne survolent pas des gens, des biens matériels (voitures, maisons, usines de nitroglycerine…).
    Ils se différencient cependant des modèles classiques car ils sont presque exclusivement pilotés en immersion, par retour vidéo.

    Pour tous les modèles confondus, ce mode de pilotage est bien plus dangereux que le pilotage en vue directe « traditionnel » en ce qui concerne les règles d’évitement des aéronefs habités.
    En effet, un pilote en vue directe sera toujours capable d’éviter un aéronef habité, car si il est capable de voir son modèle, il est capable de voir tout objet qui s’en approche, et d’assurer l’évitement. Cela est vrai même si l’évaluation des distances dans la direction du regard est difficile, car il est possible « d’assurer le coup » en évitant tout simplement ce que les modélistes appellent la « collision optique ». C’est à dire le croisement de deux objets dans le champ de vision.
    A l’inverse, en immersion ou FPV, on ne voit que devant le modèle, sur une largeur de champ relativement faible. Il est donc quasiment impossible de voir arriver un objet qui viendrait de l’arrière.
    Toute personne ayant déjà piloté en vrai, particulièrement en vol à voile planeur, sait que le danger vient de l’arrière.
    Conclusion: en immersion, il faut impérativement limiter son altitude de vol, ou/et demander à une aide de garder le modèle en vue pour prévenir le pilote en cas de trafic habité en approche.
    C’est déjà requis par la loi actuelle.
    De même, faire du FPV dans une zone fréquentée par des aéronefs habités en basse altitude est proscrit, pour cette unique raison.

    A l’inverse, le modelisme traditionnel s’intègre plutôt bien sûr les petits aérodromes, en vol à vue c’est acceptable, c’est démontré.

    Cela tombe plutôt bien pour la pratique du drone de loisir, car l’intérêt des courses et du freestyle en multirotor FPV c’est justement de voler bas, pour jouer à l’évitement d’obstacles.
    Très peu de risques pour l’aviation habitée en somme si on prends ces précautions basiques de bon sens.

    Le problème, c’est que des vidéos pullulent sur YouTube de dégenerés qui volent en FPV au dessus des nuages, à 5 km du pilote…

    Voici l’ennemi: le FPV longue portée accessible à tous, pratiqué n’importe comment.

    En vente libre à la FNAC, sans même demander une licence pro, Ffam, ufolep…

    Mais on va demander au modéliste du du dimanche de déclarer son planeur à la Dgac, de l’equiper de diodes, de puce rfid, de klaxon.

    Et quoi d’autre ?

    Une plume au c.. du pilote et un gyrophare sur la tête ?

    Je ne parle même pas des vols en autonomie par guidage GPS, en milieu urbain, que dominos pizzas et Amazon présentent comme le futur de la livraison à domicile à grand renfort de médiatisation enthousiaste sur les « startups de la french tech » qui créeront les « emplois de demain »
    En ce qui concerne l’emploi on oublie les livreurs de pizza dans l’histoire…
    Sans jamais parler des sujets qui fâchent: la fiabilité et les analyses de panne.
    Car si on veut survoler une ville, la moindre des choses serait une certification basique, notamment une certification logicielle assez avancée. Aujourd’hui, l’analyse de panne s’arrête à la batterie… Pour rappel même Boeing est revenu en arrière sur le lithium.
    On ne parle pas de la fiabilité de la centrale inertielle, ni des redondance des systèmes de pilotage…
    L’amalgame drone/modèle réduit est fait, un modèle réduit est équivalent à un drone, très bien !
    Soyons donc cohérents: un micro drone n’est rien de plus qu’un modèle réduit.
    Conclusion: interdiction de survol urbain, « professionnels » ou pas.

    On marche sur la tête, et j’espère que la dgac et l’easa ne se laisseront pas duper par des boîtes comme Parrot, DJI et compagnie, et feront la part des choses.

    La loi se trompe de cible, le modelisme loisir n’est pas le problème.
    Contrairement aux affirmations dégueulasses de la FPDC et de certains professionnels du drone, qui tapent de toute leur force sur la pratique loisir sous prétexte de « concurrence déloyale » car les modélistes loisir vendraient des prises de vue aérienne au black. Moins cher qu’eux.
    Ils se trompent également d’ennemi, car aujourd’hui n’importe qui peut faire de la prise de vue aérienne de qualité grâce aux solutions clé en main de Parrot, DJI et autres…
    Ils feraient mieux de se trouver un vrai boulot, livrer des pizzas par exemple…

    En attendant la météo annonce d’importantes chutes de drones après Noël.
    En ville bien évidemment…

  • Xavier

    Il n’y a rien dans cette loi qui empêchera les actes malveillants:
    – Pour faire voler un drone il n’y a besoin d’être formé (ça vole tout seul, contrairement à un modèle télépiloté à vue)
    – les drones sont en vente libre
    – Un « malveillant » va t’il respecter la loi?
    Je ne comprends pas que la FFAM se soit laissée dicter l’enregistrement des modèles et la formation obligatoire de ses licenciés télépilotes (dont je fais parti) sur les terrain enregistrés. C’est n’importe quoi!

  • Fred

    À quoi sert la FFAM, où êtes vous pour défendre notre activité?
    Incroyable de lire cela.

    • PMJ

      Bonjour,
      Encore un règlement qui ne semble pas avoir été concocté avec les représentants des intéressés. Les évolutions des technologies qui permettent les exploits techniques cités plus haut vont certainement continuer a indisposer les autorités chargées de notre sécurité. Dans quelle dictature républicaine allons nous continuer de nous enfoncer ? Je suis pilote en aéro-club, récemment un de nos appareils a été frappé a plus de 500 m sol par un petit aéronef probablement aspiré dans un thermique (environnement montagne). Le risque existe pour tous mais est il aussi probable que ce que l’on pense ? N’est ce pas plutôt la désinvolture apparente (ou méconnaissance des règles de partage du ciel) des nouveaux pilotes qui nous énervent. A ce jour a ma connaissance les voitures et les motos existent toujours malgré le nombre d’accidents ! …………….. et les drones militaires/sécurité du territoire qui existent depuis longtemps, continuent de nous survoler sans faire tant d’histoire. Bons vols a tous.

  • Moi

    Un bel article, qui a l’avantage de traiter le problèmes sous différents aspects, dont le plus lourd de poids : l’emploi. Ceci dit, il manque un peu de chiffres, et si il n’y a pas de chiffres, la bureaucratie doit certainement estimé qu’elle peut tout révolutionner sans impacts.
    Est-ce que cette dure loi vient de l’atmosphère « danger attentat » ? Je ne pense pas. A vrai dire, toutes armes utilisées pour les attentats sont interdites. Et pourtant, les terroristes les ont certainement utilisées pour s’entraîner et pour accomplir leur « destiné ». Limiter dans les textes l’usage du drone n’empêchera jamais quelqu’un de déterminé de l’utiliser à des fins néfastes.
    Certainement, cet article de loi à été écrit dans la précipitation suite aux quelques incidents qu’il y a eu avec des drones et dont la presse nationale s’en est fait largement l’écho. Encore une fois, je pense que l’hypermédiation a fait passer des évènements isolés pour des problèmes majeurs pour la France. Le législateur et le pouvoir exécutif se devaient donc de réagir impartialement et rapidement. Peut être en avance de phase en prévoyant une utilisation exponentielle des drones, qui n’est qu’un effet de mode et, selon le « cycle de hype » largement vérifié, cette mode s’estompera dans les années à venir, mais pas la loi.
    On peut estimer que cette loi à lieue d’exister, mais alors, pourquoi ne pas avoir mis d’un côté les « drones grands publics », avec une législation « forte » et l’aéromodélisme de l’autre côté en intégrant un encadrement réalisé par les associations d’aéromodélisme ?
    Il faudrait savoir avec quel raisonnement et dans quel but cette loi a été écrite.
    Mais, j’en conviens pleinement, le législateur vient certainement de faire une erreur, coûteuse à des niveau dont nous n’avons même pas conscience : la vocation de futurs pilotes (de chasse), la vocation de futur ingénieurs de l’industrie aéronautique Française dont le marché mondial raffole tant. Et même juste par la naissance d’une vocation chez un jeune enfant qui, indirectement, le motivera à la fois dans sa vie personnelle, mais aussi dans son éducation, l’amènera au contact du monde et lui fera découvrir des relations nouvelles. Tout ceci lui donnant par la suite l’envie de devenir formateur, présentateur ou président d’association pour faire perdurer sa passion et entraîner avec lui une nouvelle génération de jeune.
    Cette loi, et en général beaucoup de nouvelle loi, ne créeront pas leur plus grand effet néfaste immédiatement, il sera visible dans les prochaines générations, lorsque l’interdit sera partout et que les enfants auront tout juste le droit de faire du vélo avec leur amis sur une piste cyclable aménagée spécialement pour eux.

  • Nicolas Tuffier

    Ce qui me choque le plus dans cet article est le fait que les soit-disant aéromodélistes considèrent que les « droneurs » n’en soient pas.

    Que fait un aéromodéliste ?
    Il imagine, dessine, monte, règle, peaufine sa machine, va sur un terrain, vole, prend du plaisir, échange avec ses congénères, se crash, rentre et répare son appareil.

    Que fait un droneur ?
    Il imagine, dessine, monte, règle, peaufine sa machine, va sur un terrain, vole, prend du plaisir, échange avec ses congénères, se crash, rentre et répare son appareil.

    Je suis président d’un club d’aéromodélisme dédié multirotors et tous les membres sont des aéromodélistes, certains ont même piloté avions et hélicos.

    Cette loi, même si elle est maladroite par certains aspects, répond à une nécessité. Comme toute loi elle n’empêchera en rien les usages délictueux ou criminels mais elle sensibilisera la population.

    Je tiens également à préciser qu’il a été fait un usage professionnel des hélicos et ce bien avant l’apparition des drones. Je rappelle aussi qu’un drone peut tout aussi bien être un avion ou un hélico. D’ailleurs, un avion possède une autonomie et donc un rayon d’action bien plus important qu’un multirotor et représente donc une menace bien plus importante.

    Arrêtez donc cette chasse aux sorcières rétrograde, apprenez à vivre avec votre temps et évoluez. Un véritable aéromodéliste n’aura aucun mal à intégrer une rangée de LED à son appareil ou un module électronique. Les licenciés FFAM n’auront probablement pas à suivre de formation et de ce fait la formation des masses indépendantes n’est pas une mauvaise chose. Quand à l’enregistrement, qui aujourd’hui est réfractaire à remplir un formulaire en ligne ? vous le faites tous ne serait-ce que pour commander en ligne les pièces dont vous avez besoin pour votre modèle-réduit !

    • DIDIER

      Nicolas Tuffier : Vous vous plaignez dans votre commentaire d’une chasse aux sorcières rétrograde. Donc, selon vous, le drone c’est l’avenir et l’aéromodélisme traditionnel, le passé. Vous avez tout vu, vous savez tout, d’ailleurs le plaisir de l’aéromodéliste moyen est de crasher son avion ou son planeur et d’ailleurs pourquoi être réfractaire à équiper son modèle d’un dispositif électronique et d’une rangée de led ? En disant ce genre d’âneries, vous prouvez que vous n’avez jamais vu ou construit un modèle réduit de près de votre vie. C’est avec ce type de mentalité que vous vous excluez de vous même des terrains d’aéromodélisme classiques. Et dernier point mon plaisir c’est le pilotage, la beauté d’une trajectoire, la maîtrise d’une figure réalisée dans les trois dimensions, un vol silencieux de plusieurs heures en utilisant les ressources infinies de l’atmosphère. Bref je m’arrête là, je ne suis pas sûr que vous comprendrez de quoi je parle.

    • Gemeaux43

      Au secours, lorsqu’on lit le commentaire de Nicolas Tuffier, on peut se dire que tout va bien….il est évident que selon lui l’avenir du modélisme c’est les drones. Président de club,hé oui moi aussi, depuis 15 ans et pratiquant depuis plus de 30 ans, je m’inquiète comme beaucoup d’autres de cette loi qui va plomber notre loisirs. J’ai beaucoup de retraités dans mon club et lorsqu’il faudra enregistrer les modèles, les équiper, etc etc … je pense que pas mal vont partir. De plus l’enregistrement des modèles…. Bientôt une immatriculation…faudra gérer tout ça d’où un certain coût et qui va payer….

    • db

      bonjour
      daniel, atention, les aeromodelistes ne sont pas affiliées a une federation unique. il y en au moins 2 et surtout une quantité invraisemblable d’electrons libres hors fédération(s). Saviez vous par exemple qu’il y a des maisons rurales qui possedent des sections d’aeromodelisme ? des assos multiculturelles qui ont leur sections modelisme ? bref la fede que vous citez represente une petite partie des aeromodelistes de France, 30% ? .
      Dire que la licence/assurance vous couvre, oui mais a certaines conditions, en particulier quand vous provoquez un accident involontaire dans une situation conforme à la loi… contra legem… en clair si vous evoluez dans un espace non autorisé par exemple, l’assureur est en droit de ne pas assumer le litige.. pas simple les assurances ..

  • BOUGETTE

    Ce magnifique article est à faire copier dix fois (je suis sympa) par les dirigeants de la Fédération Française d’Aéromodélisme, les seuls en Europe qui ont choisi de ne pas soutenir l’ensemble des aéromodélistes!

  • MOGNOL Stéphane

    Salut Louis,

    Je viens de lire avec attention ton article sur cette maudite loi « Drones »,
    c’est super bien résumé et un excellent vecteur pour informer les Aéromodélistes qui ne le serait pas encore. Bravo et Merci.
    PS: l’idée d’intégrer les liens vers les différents sites ou articles est parfait.

    A bientôt.

    Stéphane MOGNOL

  • Rigoulot Bernard

    Ces projets de règlements démontrent encore une fois la méconnaissance totale de la réalité par nos bureaucrates qui justifient leur activité en pondant des âneries . Neil Armstrong adolescent était modéliste ! Un opérateur ordinaire de drone grand public est tout sauf un pilote responsable : C’est un utilisateur de jouet sophistiqué sans culture aéronautique .

  • Christian GUILLAUME

    Un article plein de bon sens , merci Louis !

    Christian Guillaume

  • jean samuel denis

    Cet article illustre bien la connerie des fonctionnaires qui établissent les lois. Impossible d’utiliser un autre qualificatif. Ancien modéliste, je ne suis même pas étonné.

  • Laurent Caralp

    Bonjour et merci à toi Louis pour cet article très explicite et présentant parfaitement la situation.
    Je pense pouvoir dire sans m’avancer que nous, modélistes lésés par cette nouvelle loi et en accord avec tes propos, sommes très nombreux en France comme ailleurs.
    Je cautionne totalement ton article.

    Laurent

    • Daniel FOURNIER

      Bonjour Laurent,
      Entièrement d’accord avec ton analyse, comme d’hab, la DGAC fait dans la finesse !
      Savent pas ce que c’est la finesse max …
      Daniel

  • MEUNIER ANTOINE

    Encore un cas de plus de l’incompétence des législateurs: Usine à gaz inapplicable dont les conséquences vont à l’encontre de l’objectif.
    Cf la loi allur etc…Le président de la commission énergies qui ne fait pas la différence entre l’hybride et l’hydrogène…
    Pourquoi ne s’occupent il s pas des vrais sujets

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