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Le point de vue d’une association de télépilotes professionnels sur l’évolution de la filière du drone civil.

L’UNEPAT représente les exploitants et pilotes professionnels d’aéronefs télépilotés. Dans le prolongement du salon UAV Show qui a eu lieu en octobre 2018 à Bordeaux, elle prend position sur l’évolution de la filière du drone civil en France, et notamment sur les thèmes de la formation, des usages et du devenir du métier de télépilote de drone civil.

31.10.2018

L'UNEPAT (Union Nationale des Exploitants Professionnels d’Aéronefs Télépilotés) a succédé au SNPPDC (Syndicat National des Pilotes Professionnels de Drones Civils) en septembre 2017. © UNEPAT

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L’UNEPAT fédère des télépilotes professionnels et a toujours mis en avant la sécurité comme préalable indispensable à la mise en œuvre des drones par ses adhérents en opération. C’est pourquoi nos membres sont tous signataires de la « Charte Unepat » qui est en quelque sorte un engagement à respecter scrupuleusement la réglementation française en vigueur lors de leurs opérations, et notamment le suivi du matériel et de la formation du pilote.

La création par les autorités de tutelle d’un véritable certificat d’aptitude de télépilote de drone depuis le 1er Juillet 2018 n’est qu’un aboutissement d’une demande que nous faisons aux instances nationales depuis 2015. On ne peut donc qu’approuver cette initiative, qui permet enfin de valider un profil de connaissances totalement en phase avec notre activité professionnelle (ce qui n’était jusque-là pas le cas avec licence théorique pilote ULM. Le retour d’expérience des premières sessions d’examen depuis Juillet semble confirmer que le niveau de formation exigé s’est accru : avant, 30% d’échecs à la Licence théorique ULM, maintenant 30% de réussite sur le brevet mis en place…

La Sécurité mais aussi la Fiabilité par la Pratique

Lesquelles exigences du monde aéronautique en termes de sécurité des vols comprennent également un volet de fiabilité. Cela passe bien entendu par l’utilisation de matériels toujours plus performants et munis de systèmes de sécurité (nous sommes d’ailleurs régulièrement consultés par la DSAC à chaque sortie de nouveau modèle de drone), mais aussi par la fiabilité du Télépilote.

Le nouveau décret Formation du 18 Mai 2018 précise que le programme de formation théorique, validé par le nouveau Certificat, doit être complété par une formation pratique, et en liste les compétences à acquérir. Cependant, la DGAC a décidé de ne pas sanctionner ni approuver cette partie de la formation indispensable, indiquant simplement que le nouveau télépilote doit passer par une formation pratique proposée par un opérateur déjà déclaré, et ne voulant pas « freiner » l’évolution exponentielle de la filière… Nous pensons à l’Unepat que cela est dommage, et que pour cette partie, la filière drone n’est pas en phase avec la réglementation de formation concernant les aéronefs habités qui elle, est sanctionnée par un examen pratique.

Vers la Labellisation du métier

En effet donc, bien que les compétences nécessaires soient énoncées dans l’Arrêté du 18 Mai 2018, l’apprentissage de celles-ci ne feront donc pas l’objet d’une approbation de la part de la DGAC. On voit d’ailleurs, depuis la publication de cet arrêté, fleurir une offre de « Labellisation », sorte de certification métier afin de palier à ce manque de validation de la part des instances de tutelle. Offres que l’on peut retrouver aussi bien chez des organismes de formation que chez les associations de télépilotes.

A l’UNEPAT, nous avons ce projet de « Labellisation Métier » depuis la création de l’Association, et c’était même un des buts que nous nous étions fixés, à savoir regrouper des télépilotes avec un niveau de qualité professionnel. Poursuivant ce cursus, nous avons donc créé cette année des partenariats avec de gros acteurs nationaux de la formation drone, comme Drone Volt Academy ou le groupe Cosmopter. Tous deux sont adhérents de l’Unepat en tant que « Membre Acteur Economique ».

Pour exemple du niveau de la qualité proposé par ceux-ci, on peut signaler que le groupe Cosmpter a formé 10 télépilotes pour l’AFPA avec un taux de réussite de 100% à l’examen, et également formé cinq télépilotes de la police municipale de la ville d’Istres, avec un taux de réussite de 70%, alors que Ddrone Volt vient de remporter le marché de la formation du personnel de l’Armée Française.

D’autre part, l’Association a développé un programme de formation théorique totalement en phase avec la description du nouveau brevet de télépilote. En ce qui concerne la labellisation, nous avons constitué un dossier, avec nos partenaires formation, auprès de VERITAS afin de mettre au point une certification métier, comme par exemple, la géomatique, photogrammétrie, thermographie, inspection de sites industriels, calculs de cubature…Nous avons même expérimenté déjà avec Cosmopter une formation de spécialisation au scénario S2, suite donnée au programme de formation pour l’AFPA.

Enfin, pour clôturer Le chapitre formation, nous étudions un projet de « e-learning » pour la formation théorique, mais également pour la spécialisation métier.

La structure des entreprises évolue aussi

Depuis 2015, le métier de télépilote de drone a grandement évolué, en même temps que la filière, puisque de 500 Exploitants en 2015, on est maintenant depuis juillet 2018 à plus de 6200, ce qui représente environ 12000 drones.

La structure des entreprises a également changé, puisque on assiste à un regroupement de télépilotes de spécialités différentes au sein de structures plus élaborées, plutôt qu’à un éparpillement de petits autoentrepreneurs.

Il est évident qu’aujourd’hui les petites entreprises doivent se structurer si elles veulent être pérennes sur ce marché, à moins de trouver une « niche » riche en demandes de prestations.

Ce regroupement est aussi initié par la demande de plus en plus forte des donneurs d’ordres industriels nationaux, vis-à-vis desquels il faut faire preuve de réactivité et de qualité dans les prestations. Celles-ci sont souvent spécifiques et à mettre en œuvre dans des environnements contraignants (vent > 40 km/h, humidité de l’air, perturbations magnétiques, espaces restreints).

Usages pour compte propre des grands donneurs d’ordre industriels

On peut distinguer certaines différences entre ces industriels : certains ont déjà intégré ce type d’opération drone en interne et forment eux-mêmes leur personnel, c’est le cas de la SNCF via leur filiale Altametris ; d’autres sont en phase de test et emploient déjà des télépilotes, comme Enedis, qui sont formés par des prestataires externes. De leurs aveux, ils préfèrent recruter des pilotes avec une expérience aéronautique de navigants, car le cas de figure ou le stress face à une situation imprévue est mieux prise en compte dans ce type de profil…

Cela démontre bien que la spécialisation du métier sera le prochain vecteur de développement de la filière. Cependant, former un technicien en interne au métier de télépilote est pour eux plus valorisant que faire appel à un prestataire extérieur : l’œil de l’électricien est meilleur quand il s’agit de voler au-dessus des lignes électriques et d’établir des constats de catastrophe climatique. Ce qui nous fait dire que pour ces activités les opérateurs extérieurs ne seront plus consultés, et que même la formation sera internalisée.

Du point de vue de l’Unepat, le Scénario S0 est en totale contradiction avec la Réglementation Française

Les donneurs d’ordre qui utilisent le drone pour des missions de surveillance, dites de type « grande élongation », où il s’agit de survoler et filmer des kilomètres de voie ferrée ou de linéaires de pipelines (opérations où le rôle du télépilote se résume à la programmation de missions en scenarii S2 ou S4, la surveillance et la maintenance du matériel) sont plutôt demandeurs d’un profil de télépilote non qualifié.

On le voit, pour l’utilisation industrielle, le drone est vu comme un « outil » et donc il doit être utilisable par le personnel de ces grands donneurs d’ordre. Et bien que la demande soit parfois très technique (profil très qualifié) chez Enedis ou routinière (profil moins qualifié) chez SNCF, ceux-ci prônent la création d’un nouveau scénario dit « S0 » qui permettrait un allègement de la réglementation et du profil de formation des intervenants, s’agissant d’opérations hors agglomération de type S4, ce qui est en totale contradiction avec les nouveaux décrets formation et règlementation 2018…

L’UNEPAT est fortement opposée à ce type de scénario, car il ne pourra pas assurer un niveau de sécurité des opérations suffisant et dévalorise le métier de télépilote de drone (un drone piloté pour suivre un linéaire peut à tout moment s’écarter de sa route et venir survoler une agglomération : il-y-a-t-il un télépilote qualifié aux commandes ?). On le voit, ce type de scénario pose aussi un problème de fiabilité.

A la recherche d’un modèle économiquement viable

L’UNEPAT a une vue tout autre concernant l’utilisation du drone dans l’industrie : le développement d’un « Label Métier » allié à une « certification » devrait permettre aux donneurs d’ordre de ce secteur d’être sûrs des prestataires de services auxquels ils feraient appel, ce qui garantirait le modèle économique des entreprises de télépilotes, au contraire de l’internalisation du métier.

Evidemment, ce « business case » est aussi lié au financement des besoins, bien que le drone ait toujours été reconnu comme contribuant à la baisse des coûts d’opérations aériennes. Les industriels ne s’en cachent pas, et cela a été dit durant la conférence sur les « nouveaux usages » : ils cherchent un « modèle économiquement viable » avant d’investir pleinement dans la filière, et sont aussi en attente de ce que sera la prochaine réglementation européenne, rejoignant ainsi les attentes des télépilotes !

Michel Dufy

Secrétaire Général UNEPAT

 

 

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

16 commentaires

  • dede fritz

    6200 télé-pilotes alors qu’il n’y a même pas assez de boulot pour 50… c’est juste ridicule

    • stanloc

      Bonjour,
      Je pense qu’il y aurait un fort déboucher pour des spécialistes munis de drones adaptés à la destruction des nuisibles comme les chenilles processionnaires, les nids de frelons etc. La prolifération des chenilles et des frelons constitue une calamité qui mérite que l’on invente des méthodes d’éradication adaptées et les drones me semblent être une excellente réponse.

      • Hugues CHOMEAUX
        Hugues Chomeaux

        Boucher ou déboucher sont autant de débouchés.

      • unepat

        Bonjour Stanloc. Tu as bien compris que, comme le dit dede fritz, effectivement, il n’y aura pas du boulot pour faire de belle vidéos pour tout le monde (et encore 6200 c’était en mars 2018, maintenant on doit être à 7000…). A l’UNEPAT on a bien compris que le métier doit évoluer, bien que on fera un bilan en juillet 2017 sur les opérateurs qui auront conservé et transformé leur licence et ceux qui auront réussi le nouvel éxamen; on pense que seulement 30 à 35% des 7000 opérateurs sont vraiment en activité régulière, ce qui représentera dans 8 mois environ 2700 à 3000 opérateurs, sans compter qu’il va falloir fin 2019 se plier aux éxigences européennes…Et donc, comment continuer ce métier ? he bien justement en se spécialisant (ca va donner du boulot aux organismes de formation) et en certifiant les pilotes pro. Dans ton exemple, stanloc, nous avons un adhérent, COSMOPTER SAS, qui justement a développé, sur la base d’un DJI S900, un petit pulvé avec une lance pour aller stériliser des oeufs de Goeland qui ont fait leurs nids sur un transo électrique d’une Usine SEVESO ! Voilà le type de demande spécifique que l’on peut avoir dans le monde proféssionnel…J’ai d’autres exemples comme cela, donc des débouchés, il y en a !

      • unepat

        Voici la dernière Statistique sur la liste des exploitants enregistrés à la DGAC, datée du 5 Novembre 2018 : 7287 Exploitants et 13268 Drones…Il faut aussi penser que certains télépilotes sont exploitants sur plusieurs structures, du fait de la tendance au regroupement dans des structures plus grosses…Par exemple, Mr TRUC peut être autoentrepreneur en solo : 1 declaration, mais aussi associé dans une SAS : 2 decl, mais aussi il fait de la Formation : 3 decl, etc…Mais cela ne représente pas la majorité de la liste…

  • Foxdels

    Bon en fait c’est une pub…
    En fait une position pour « crédibiliser l’activité » en la durcissant avec demande de répression comme tout ce qui se fait en France et surtout justifier pour l’instant la seule activité rentable pour des sociétés, la formation saucissonnée en modules chèrement payés pensant que la crédibilité vient du montant déboursé.
    Quand tu penses que tu peux même pas faire décoller un drone pour faire des shoots vidéo à H 20 mètres pour un mariage d’amis à la sortie d’une mairie car tu es en ville sans tout un tralala demande préalable à la préfecture, zone d’exclusion, calcul du cone, zone de sécurité, avertir individuellement tous les participants avec feuille signée, pas de passants, barrierage, panneaux d’information anticipatives, etc… faut pas s’étonner que l’on sorte un drone 10 mn, on fait ses shots et on remballe.
    Trop de lois et contraintes tuent le principe de précaution et le respect de ces obligations. Comme on est dans l’urgence et la peur de la dénonciation même le bon sens n’est plus respecté.
    Et il faut pas utiliser la peur du terrorisme pour justifier ces obligations… si je veux commettre une malveillance, un attentat tu penses que je vais faire enregistrer mon drone préalablement, utiliser un calculateur et recording DJI pour commettre mon exaction. Naif.

    • unepat
      unepat

      Ce n’est pas le lieu ni l’endroit pour faire ce genre de délation de notre métier. Si tu veux faire du business avec ton drone, ben il faut prendre en compte la sécurité d’autrui et prouver à ton client que tu maîtrise ta machine et que tu connait la réglementation… Sinon, tu fais donc partie de ses « amateurs » qui font prendre des risques aux clients et portent du tort à ceux qui sont « réglos » : lamentable ! Par contre, si tu veux faire « du drone » car cela te passionne (et pas seulement pour faire du fric au black), je te conseille d’aller dans un club d’aéromodélisme où te sera accueilli les bras ouverts et tu ne sera plus « frustré » d’utiliser ton drone sous le manteau et à la sauvette !

    • Bernard B.

      Et vous souhaitez quoi?
      Que n’importe qui puisse « faire des shoots » le Samedi après midi en pleine ville!
      Pourquoi alors pourquoi ne pas laisser le modéliste faire de même.
      Si vous sortez votre drone 10 mn en douce ,vous êtes juste un délinquant .
      C’est ça le bon sens.

  • J’ai adhéré à l’UNEPAT dès ma sortie de formation. Peut être pour me rassurer au départ, mais en tout cas je savais où je pourrai me tourner si j’avais des questions sur mes premiers vols. Je pense que beaucoup de télépilotes se découragent vite lorsqu’il s’agit de faire des demandes en préfectures, des protocoles, des demandes d’autorisation… et finissent par ne plus perdre de temps à demander quoique ce soit, parfois parce qu’ils ne veulent pas perdre de temps ou tout simplement parce qu’ils ne savent pas comment faire et par où attaquer le problème (et au final, ils s’en moquent complètement)
    Moi, si j’ai des question sur une zone de vol un peu salée, si je cherche un contact précis pour une demande de protocole sur un aérodrome, si j’ai quelques doutes sur la réglementation, je sais qu’un membre pourra m’aider à trouver l’info qui me manque. La diversité des profils qui composent l’association me permet également de m’enrichir de l’expérience de personnes utilisant l’outil drone dans des domaines qui jusqu’ici m’étaient totalement étrangers.
    L’UNEPAT me sert également de veille technologique et réglementaire… Untel va faire un article sur le forum parlant du dernier drone de chez machin vu en avant-première quelque part, l’autre va attirer l’attention sur une législation en préparation par la DGAC…
    Pour moi, la filière ne sortira que si l’on entretien cet esprit de cohésion entre télépilotes. C’est en se regroupant et en partageant les expériences que l’activité se professionnalisera. Certes, il y a aujourd’hui plus de 7000 télé pilotes, mais combien en activité réélle? Combien de drones-placard? Et si encore aujourd’hui, beaucoup de margoulins s’en sortent en faisant n’importe quoi suivant la politique du « pas vu -pas pris », je doute que cela dure : d’un coté les forces de l’ordre sont de plus en plus formés sur la législation drone (encore trop peu), et le public est de plus en plus sensible à l’utilisation réglementaire des drones au niveau professionnel… et je pense que cette sensibilisation fait aussi parti des missions des fédérations et associations liées au drone.

  • unepat

    Merci pour ton message Denis, qui résume assez bien la situation. Il faut clairement que les magistrats et les forces de l’ordre soient formés sur tous les aspects de l’activité, que ce soit sur les Télépilotes ou les drones…Par contre, si je résume tes propos de la fin de ton message, c’est tout à fait les missions que s’est donnée l’UNEPAT : insister sur les règles de sécurité dans la mise en oeuvre des opérations (tous nos adhérents ont signé une « charte » qui va dans ce sens), faciliter la vie quotidienne des exploitants : nous ne comptons plus les appels de télépilotes qui se heurtent à des refus d’autorisation de la part de CTR ou de gestionnaire d’aéroport, ou de Maires qui pondent encore des décrets « d’interdiction de survol de ma commune par les drones », alors que c’est la Préfecture qui gère les autorisations : bien souvent après notre intervention, les choses s’arrangent rapidement… Il est vrai qu’il nous reste à sensibiliser le grand public (nous dénonçons par contre régulièrement des prestations illicites lorsque un de nos adhérents a essuyé un refus du donneur d’ordre sous prétexte qu’il ne veut pas faire tel ou tel plan qui est hors réglementation : cela a été le cas en Mai dernier pour une vidéo produite par Euro-méditerranée à Marseille), mais ce n’est pas avec les faibles moyens d’une Association que l’on peut y parvenir ! Pour exemple, il y a peu, impossible de négocier un Tarif pour le stand de notre association au salon UAV SHOW : nous sommes vus comme une Start’UP ! …Enfin, c’est sûr, le nombre de nos adhérents pèse très peu en face des 7000 exploitants enregistrés, mais parmi ceux-ci, combien sont encore en activité ? combien travaillent régulièrement ? question que nous avons posé plusieurs fois à la DGAC qui a elle les moyens de le savoir, mais jamais nous n’avons obtenu de réponse…En fait, du fait que sur la période du 01/07/2018 au 01/07/2019 tous les exploitants qui étaient déclarés à la DGAC doivent réclamer un attestation d’équivalence au nouveau brevet de télépilote, après cette dernière echéance, on pourra compter combien d’acteurs pro éxistent réellement dans la filière. A l’UNEPAT, toutes les bonnes idées sont les bienvenues : il ne suffit pas de dire « il faut que » pour que les choses avancent…

  • Mur Franck

    Ce groupement est à taille humaine et chaque adhérent peut se connaitre. Il est orienté télépilotes et non pas vers les gros opérateurs. Les actions menées sont de fond et sur le long terme avec les autorités.
    Ce n’est pas parce que certains pseudos pros font n’importe quoi que toute la filière est pourrie. Top ou tard cela leur reviendra dessus comme un boomerang !
    Quant à la consolidation des opérateurs (regroupements, spécialisations) c’est inévitable dans toute filière ; celle ci est jeune et n’échappe pas à la règle !
    Bons vols 😉

  • unepat

    Pour l’instant nous n’avons qu’une cinquantaine d’adhérents (nous n’éxistons réellement que depuis 1 an), mais tous représentatifs de la profession; tous utilisent leur Drone comme un Outil pour réaliser des prestations dans différents domaines : Géomatique, captation de données, photogrammétrie, thermographie, immobilier, inspection technique, R&D, Formation…

  • C’est bien beau tout cela, mais au milieu de la jungle des illégaux et des collectivités qui se fichent des réglementations aériennes on finit essoufflé de ce parcours !
    D’un côté des personnes sérieuses qui prennent à cœur de bien faire, et d’un autre côté, les autorités qui laissent faire sans bouger quand il y a des signalements d’illégaux. Des exemples en pagailles qui peuvent être donnés par des exploitants fatigués de voir cette filière qui ressemble plutôt à une corde à nœuds !

    • unepat

      Effectivement, c’est dur de voir ce qui se fait par des amateurs qui en font du business : nous on le voit tous les jours : le client a souvent la démarche de faire appel à un Pro, mais ensuite il voudrait bien que celui-ci lui fasse un Tarif d’amateur, souvent de moitié moindre ! Par contre, quand on a affaire à un Grand Compte, de Pros donc, ce n’est pas souvent le prix qui prime, mais plutôt la qualité de travail rendu. Ce qui fait que nous encourageons vivement les dronistes pro en autoentreprise de s’associer en structures plus importantes (plusieurs pilotes, plusieurs drones) afin de pouvoir travailler avec des donneurs d’ordre pro et ainsi sauvegarder leur business. En ce qui concerne le monde des amateurs qui en font du business, gageons que bientôt les autorités de proximité sauront les contrôler (le message est d’ailleurs de plus en plus clair, nous avons les fiches d’information de la Police et de la Gendarmerie au sujet de l’identification des Pilotes Pro et Loisirs, et nous transmettons souvent aux collectivités locales une circulaire de la DGAC à but d’information sur l’activité drone, qui a déjà été fournie à la dernière réunion de l’Association des Maires de France). Le but de la DSAC, avec FoxAlphaTango, de former les pilotes loisir des drones > 800gr est un voeu avoué d’aller dans ce sens, et l’UNEPAT est là pour faire passer le message non seulement aux Pro, mais aussi aux Loisirs (nous nous sommes d’ailleurs rapprochés de la FFAM à ce sujet). Donc, Mr Garcia, ne soyez pas si défaitiste, il reste à la Justice d’être aussi mieux informée et responsable sur la pénalisation des infractions à la Réglementation Française…

  • Bonsoir,
    Je ne vois pas trop l’intérêt de comparer le nombre d’adhérents des unes et des autres organisations professionnelles qui sont loin d’être représentatives, tout autant qu’elles sont, à la vue du nombre d’exploitants déclarés. Justement, un des enjeux aujourd’hui est d’arriver à fédérer les individualités. Certains ont été semble-t-il échaudé par le peu de considération et d’intérêt que certains responsables d’organisations professionnelles pouvaient porter par rapport aux problématiques des TPE ou PME qui composent pourtant l’immense majorité des exploitants drones en France: concurrence déloyale, prix cassés, aucune connaissance de certains du CPI et des cessions de droits pour les images pourtant obligatoire (au passage aucune formation sur le sujet dans la nouvelle formation de télépilote pro), tentatives « d’ubérisation » des petits exploitants avec des plateformes intermédiaires qui mettent en concurrence les opérateurs entre eux sans assumer les risques, travail dissimulé de professionnels de l’image non déclarés, voir d’amateurs, loi et réglementation qui existent sur les survols illégaux mais assez peu appliquées sur le terrain, avec peu de sanctions et bien souvent des rappels à la loi, les encourageants (il faudrait former les magistrats et les forces de l’ordre non spécialisées, leur donner des moyens et montrer une réelle volonté de faire évoluer la situation). Les chaînes Youtube, réseaux sociaux portent les stigmates de ces dérives, à tel point que cela devient presque la normalité aux yeux de certains. Parfois difficultés administratives….Ces problèmes sont rarement rencontrés par les gros exploitants hormis les contraintes administratives, car ces derniers sont souvent leurs propres clients ou de leurs filiales: ENDIS, SNCF….
    Je trouve qu’il serait plus intéressant de s’intéresser aux idées que les uns et les autres peuvent porter afin de faire évoluer la filière dans l’intérêt général, de faciliter la vie quotidienne des exploitants, d’améliorer la sécurité, de mieux faire connaître la filière vis-à-vis du grand public et de lutter contre les freins en terme de communication, de rassembler plutôt que de diviser même si les intérêts des uns et des autres peuvent parfois être différents…etc.

  • Julien Parvery

    Combien d’adhérents à l’UNEPAT ?? ca aurait été interessant de le savoir, pour comparer avec les autres associations/ fédérations / groupements.

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