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Embarquement réussi pour 10 Rafale et un E-2C Hawkeye de la marine sur l’USS George Bush
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Le Groupe Aérien embarqué français a pris ses quartiers sur l'USS Georges H.W. Bush dans le cadre du déploiement Chesapeake. Une descente en force pour les 300 marins et pilotes français sur un porte-avions américain, à la fois historique et lourde de sens. Aerobuzz.fr a passé 24 heures à bord.

16.05.2018

Rafale à l’appontage sur l’USS Bush. Si les Rafale connaissent bien les porte-avions américains, le fait d’en déployer douze d’un coup au sein d’un groupe aérien embarqué donne à la coopération franco-américaine une nouvelle dimension. © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

Un Rafale à l’appontage sur un porte-avions américain, on l’a déjà vu moultes fois. Une poignée de Rafale embarqués plusieurs jours d’affilée sur un pont plat de l’US Navy, on a déjà vu également : c’était en 2008 sur l’USS Truman à l’occasion de l’exercice JTEFX. Mais dix Rafale, un E-2C Hawkeye et 300 marins français pendant deux semaines, c’est une première. Et une première qu’il ne faudrait pas prendre à la légère.

Maintien des compétences du Groupe Aérien embarqué

Bien plus qu’un exercice commun, le déploiement Chesapeake qui se terminera en fin de semaine traduit en fait un niveau de confiance et d’interopérabilité entre deux forces aéronavales qui reste unique au monde. Savoir-faire, équipements, méthodes et histoire commune se traduisent aujourd’hui par l’installation des marins français sur l’USS George Bush pour y regagner leurs qualifications à l’appontage, en attendant le retour en ligne du Charles de Gaulle prévu début 2019.

Tout a commencé dès 2015 par une première rencontre entre les deux chefs d’état-major des marines française et américaine, les amiraux Rogel et Greenert. Les deux hommes se connaissent, s’apprécient, et le Français fait part de son problème à son homologue américain : à partir de 2017, le Charles de Gaulle sera immobilisé pour son second « arrêt technique majeur ». Il faudra alors trouver une solution pour le maintien des compétences du Groupe Aérien embarqué.

Rafale et Super Hornet se succèdent sur les catapultes, avec une activité sur le pont d’envol qui donne parfois le vertige aux « chiens jaunes » français… © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

Bienvenue à bord de l’USS Georges H.W. Bush

Greenert n’hésite pas une seconde et l’amiral Richardson qui lui succède en mai 2015 est sur la même longueur d’onde : les Frenchies sont les bienvenus, toutes les portes leurs sont ouvertes. Ils n’ont qu’à dire ce dont ils ont besoin et la Navy fera le nécessaire. Une ouverture qui n’est rien d’autre que la reconnaissance de l’excellence française dans le domaine de l’aviation embarquée.

Pas question de dire que le quintette français joue plus fort que l’orchestre symphonique américain. Mais il joue aussi juste et c’est ce qui compte dans ce genre d’affaire où s’agrègent les talents, dans un domaine où la faute d’un seul peut avoir des conséquences catastrophiques. La Navy n’aurait jamais proposé ce niveau de coopération si elle avait eu le moindre doute sur les capacités des marins français… et de leurs avions.

Carte blanche

« Chesapeake représente un bond en avant depuis l’exercice de 2008 » note un fin connaisseur du dossier. « A l’époque, il s’agissait alors de faire face au premier arrêt technique majeur, nous quémandions les possibilités et l’embarquement n’avait pu se faire finalement qu’en se raccrochant à un exercice et en nous limitant à six Rafale, tandis que notre Hawkeye restait à terre. Cette fois-ci, les Américains nous ont laissé carte blanche sur le volume de notre détachement ».

C’est écrit sur le mur : le George Bush est le CVN77, entré en service en 2009 et dernier construit de la classe Nimitz. Le navire, qui était réservé aux opérations d’entrainement pendant Chesapeake, était loin d’utiliser toute sa capacité d’accueil. © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

Au printemps 2017, la marine française a la confirmation du nom du porte-avions, des dates retenues et du choix de la flotte américaine qui l’accueillera. L’US Navy entretient deux grandes flottes, une sur la côte est et l’autre sur la côte ouest. Il s’agira donc de l’USS George Bush, basé à Norfolk, à trois heures de route au sud de Washington. Il est certain qu’un déploiement sur la côte ouest aurait été bien plus complexe à assumer pour les Français…

Une première pour la flottille 17F

Le grand saut débute le 3 avril dernier avec le départ depuis Lann Bihoué d’un Grumman Hawkeye de la flottille 4F. Non ravitaillable en vol, l’appareil emprunte la route nord et multiplie les étapes pour rejoindre le nouveau monde. Pour les douze Rafale qui partent de Landivisiau le lendemain, c’est la route sud passant par les Açores, avec l’appui de quatre Boeing ravitailleurs. La flottille 17F est leader de la manœuvre et ce n’est pas un hasard :

« Nous avons participé à Chammal depuis la Jordanie, nous avons tenu la permanence opérationnelle en France, nous sommes allés en campagne de tir, mais n’avons encore jamais embarqué avec nos Rafale » explique le pacha de la flottille. L’unité a en effet été la dernière à troquer ses Super Etendard Modernisés pour des Rafale en 2016.

Cinq semaines d’entrainement au sol pour commencer

Le détachement Rafale est venu avec 23 pilotes parmi lesquels figuraient un pilote américain, officier d’échange à la 12F, et un français qui avait auparavant été en échange sur F/A-18. Les Rafale sont accueillis par le Carrier Air Wing 8 stationné sur la Naval Air Station (NAS) d’Oceana. L’E-2C Hawkeye est en revanche basé sur la NAS Chambers, le nid des E-2 et autres C-2 sur la côte est.

La taille du point d’envol permet la conduite simultanée des appontages et des catapultages sur les navires américains, ce qui n’est pas le cas sur le Charles de Gaulle. © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

La première phase du déploiement porte sur cinq semaines d’entrainement commun à terre, du 5 avril au 8 mai. Des missions à la complexité croissante, en commençant par du combat air-air à un contre un, en poursuivant par des missions à 2 contre 1, puis 4 contre 4. Une large part de l’activité est également consacrée aux missions air-sol, les Français tirant une dizaine de LGTR (munition d’entrainement guidée reproduisant la GBU-12) et un millier d’obus de 30mm.

10 jours en mer

Le 8 mai, dix des douze Rafale et le Hawkeye rejoignent donc le porte-avions pour dix jours d’embarquement et avec deux objectifs en tête : renouveler les qualifications à l’appontage des pilotes, de jour comme de nuit, et surtout approfondir toujours plus l’intégration du GAé français dans le cycle d’opération américain.

La flottille 4F avait fait un bel effort de décoration pour son Hawkeye, pour la première fois déployé sur un porte-avions américain. Les pilotes ont pu entretenir leur qualification jour et nuit à l’occasion de Chesapeake © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

« Mener des missions de combat en commun, on sait le faire depuis longtemps explique un pilote. Mais le diable est véritablement dans les détails : la logistique, l’informatique, le soutien de l’homme, les procédures sur le pont d’envol… ». Sous le pont d’envol, la flottille Rafale occupe la salle d’alerte de la VFA 37, dernière unité sur F/A-18C et absente des opérations pour cause de transformation sur Super Hornet.

Les « chiens jaunes » en action

Sur le pont, les Rafale et le Hawkeye évoluent au plus près des appareils américains, dans un ballet réglé au millimètre qui donne parfois des sueurs froides aux officiers PEH (les « chiens jaunes ») français. Un pilote français parle même de choc des cultures : « Ils nous font faire des manœuvres très complexes sur le pont et la première demi journée a été rude, nous nous sommes pris l’activité de plein fouet ! Le Carrier Air Group et les équipes du George Bush se connaissent très bien et ca va très vite entre eux. La courbe d’apprentissage a été très forte pour nous… Heureusement que les chiens jaunes français étaient là pour nous aider ».

Ceux-ci, venus à six du Charles de Gaulle, ont également été impressionnés par l’activité enregistrée sur le pont. « Les avions se frôlent dans tous les sens et le personnel américain est très nombreux. Quand nous travaillons à 6 ou 7 officiers PEH sur le Charles, ici ils ne sont jamais moins d’une vingtaine, à tel point qu’il est parfois difficile pour un pilote de Rafale de distinguer celui qui donne les ordres… »

Etonnant ballet nocturne dans ce que les Américains appellent le « corral ». Jusqu’à huit ou neuf avions peuvent évoluer simultanément dans cet espace placé en avant de l’ilot. A noter le personnel de pont présent en très grand nombre © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

Dans les premiers jours, ce sont les chiens jaunes français qui ont guidé les Rafale sur les catapultes, le temps que leurs homologues américains prennent la mesure de l’avion français. Les Français ne désespèrent pas de guider à leur tour des Super Hornet sur la catapulte avant la fin du déploiement…

Il est prévu que le George Bush revienne à quai le 18 mai prochain. La veille, les avions seront renvoyés vers leurs bases terrestres. Puis les Rafale repartiront vers la France en deux groupes de six avions les 21 et 22 mai tandis que le Hawkeye prendra au retour le même chemin qu’à l’aller… Rendez-vous est pris pour 2028 !

Frédéric Lert

 

A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense.

15 commentaires

  • Arès

    Quand Stormy devient calmly, c’est un régal.

  • Pierre

    Quel magnifique symbole ! Les aviateurs français (qui ont tiré des missiles sur ordre du patron de Washington) embarqués sur le navire portant le nom du grand menteur qui a envahi l’Irak. Avec ça, on peut toujours espérer.

    • Zuiho

      En réponse à Pierre,
      Le « Grand Menteur » est Georges W. Bush, pas Georges Bush, son père. Et ce dernier a été soutenu par la France entre autres lors de la première guerre du Golf.
      Ne pas confondre celui qui a déclenché la deuxième guerre du Golf avec des arguments comme « Saddam HUSSEIN a voulu tuer mon papa ! » et un président américain standard qui a libéré le Koweit.
      Je suppose que si ce bâtiment s’appelait Horatio Nelson ce serait moins choquant pour vous ?

  • stanislas

    En fait ce qui nous manque en ce moment c’est d’une catapulte et de brins d’arrêt qui soient secoués au rythme de la houle. Les brins d’arrêt on les a mais à terre donc immobiles ; c’est surement plus facile de ne pas les rater. Cela ne devrait pas coûter bien cher une île flottante avec seulement ces deux équipements.
    Cela permettrait en plus de sauvegarder la relative tranquillité des riverains de Bordeaux-Mérignac, car les élèves pilotes étrangers iraient faire leurs tours de piste en mer.

  • Didier

    A ce sujet il y a un article très interessant de Jacques Attali:
    http://blogs.lexpress.fr/attali/2018/05/14/nous-europeens-nous-sommes-seuls/

  • Philippe Berthon

    Bonjour,
    L’Armée de l’Air prétend que la Marine n’a pas besoin de second PA, c’est probablement assez juste. Cependant, nous avons aussi conscience que le PA est un formidable outil diplomatique…
    Sommes deux, US et France a posséder ce type d’outils avec catapultes, permettant de lourds emports. Si j’ai bien compris, les décollage via tremplin (UK, Chine, Inde, Russie) limitent les emports (il serait d’ailleurs intéressant qu’un spécialiste détaille ce point, cela doit bien se trouver parmi tous les lecteurs d’ABuzz).
    Notre second PA, devrait arriver au delà de 2030, pour remplacer l’actuel qui devrait être mis sur off vers 2040, voir au delà. L’idée est donc bien d’avoir deux PA, qui se succèdent à 20+ années d’intervalles.
    Pour ce qui concerne la communalité européenne, pourquoi pas, mais en rêve, et ce d’autant plus que les anglais, dans leur grand sagesse… ont construit deux PA à mazout et sans catapulte (des discussions furent initiées conjointement au début des années 2000, il me semble, et échouèrent assez piteusement). Donc pour les britanniques, aucune communalité avec l’US Navy et la France, seulement avec les US Marines (et leur F35). Mais il est vrai que les britanniques opted out in June 2016: Brexit!
    Le débat « PA or not PA » demeure, même si nos gouvernants se trouvent très bien d’en avoir un à disposition, sauf pendant les ITER, et rêvent d’en avoir un second, mais cherchent désespérément les sous pour le construire.

    • Ribinn

      Je tente un petit commentaire sur les catapultes versus les tremplins : 1/ le tremplin sert à orienter au dernier moment l’avion à une incidence permettant une portance significative, 2/ il faut que l’énergie cinétique obtenue sur ses seuls moteurs lui donne une vitesse suffisante pour ne pas retomber, ce qui est plus dur en lourde charge.
      La catapulte donne cette vitesse y compris pour de fortes charges.
      Attention, la catapulte n’apporte pas beaucoup de gain d’autonomie : l’énergie supplémentaire pour atteindre la vitesse nécessaire au bout du tremplin, n’est que l’équivalent d’environ 250m d’altitude.

  • a. moutet

    Et si construisait enfin une marine Européenne pour pouvoir utiliser en coopération les bâtiments Espagnol, Italien, voire même Britannique ….. et pourquoi pas en acheter un aux USA a disposition de tous les pays de l’Union Européenne ?

    • Stormy

      Le rêve habituel. Que c’est beau sur le papier !
      Faire confiance aux autres pour sa défense, en espérant qu’ils se sentent concernés par la nôtre.
      Thèse qui a en général beaucoup de succès chez les gens qui, pour diverses raisons, n’aiment pas l’Armée française ou alors sont mal à l’aise avec l’histoire de notre pays.
      L’antienne  » unis, nous sommes plus forts » fait oublier que c’est depuis que l’Europe existe vraiment que nous avons commencé à être envahis.

    • francois

      Imagine un porte avion Franco anglais… En 2003 les USA épaulé par les Anglais décident d’envahir préventivement l’Irak, la France refuse de participer… Que fait le porte avions franco-britannique ?? Les armées sont un outil de puissance aux services des politiques, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs… Lorsque l’Europe « politique » existera la défense européenne prendra naturellement sens, faire l’inverse consisterai à avoir un « dragon » sans tête !!

    • Il nous faut arrêter avec cette défense européenne ( l’arlesienne) , nous devons faire cavalier seul , les Britaniques l’ont compris depuis longtemps … la France perd un temps précieux avec des projets de défense européene qui restent et qui resterons
      à l’état de projets … Notre budget défense devrait être aujourd’hui de 60 milliards
      d’euros si nous voulons rester dans le Gothar,des grandes nations … 2 pour cent du
      PIB en 2025 quelle chimère … cela fera à peine 50 milliards d’euros … Nous sommes Petit à petit dépassés par quelques nations qui elles augmentent leurs budget défense de 5 à 10′ points claques années … La France deuxième puissance maritime
      de la planète par sa superficie et un seul Porte Avion d’un petit tonnage ( 40. 000 tonnes …) puis quand il doit être en révision plus de Porte Avion pendant 18 mois …
      De plus des commandes d’quipements qui prennent un temps incroyable et des livraisons remises pour cause de restrictions budgétaires … voir annulées …
      Nos Amis Américains disent de nous , Les Français ont un complexe militarô industriel parmi le plus performant au monde … mais leurs problèmes est que
      l’armée Française possède trop peu d’avion de combat … trop,peu d’avion de
      transport de troupe et matériel … trop peu d’hélicoptères disponibles …
      trop peu de batteries de missiles …. et je m’arrêterai là … voilà le regard que nos alliés ont sur notre armee …. Est ce digne d’une nation qui se veut être parmi les
      grands et qui se voit obligée de louer des avions gros porteurs aux Russes et aux Américains pour transporter nos troupes et matériels ? .. Des discussions à n’en plus finir pour savoir si il faut équiper nos armées de ceci ou de cela …. Des projets trop’
      souvent qui restent à l’état de projets … Péniblement 50 milliards d’euros en 2025 …
      cela est loin trop loin , beaucoup trop loin … À part notre arsenal nucléaire à quel
      rang sera notre armées dans 5 – 10. ans ? …. Le budget d’une nation ne doit en
      aucun cas être tributaire de je ne sais quelles restrictions budgétaires…. Une grande
      nation digne de ce nom se doit de se donner les moyens de vivre en paix …. Hélas
      nous n’en prenons pas le chemin … Arrêtons avec cette Europe de La Défense qui ne
      fait qu’affaiblir notre pays. … La France sur le plan du budget de Défense ne doit
      rendre de compte à personne et faire l’effort qui lui fera tenir sa place dans le concert des nations … Certes mon écrit peu paraître comme un requisitoire trop
      sévère , mais nous nous devons d’avoir des exigences envers nos politiques …
      Nous ne sommes pas dans un monde qui serait un long fleuve tranquille …. La Chine , la Russie , l’Inde , les États Unis et d’autres pays qui augmentent leurs budgets Défenses de plusieurs milliards d’euros chaques années…. et nous ?…
      Voilà … Nous verrons bien …. C’est le temps qui nous fera vérifier si nos politiques
      ont faits leurs travail …. Pour une nation il n’y a pas pire que de s’apercevoir mais
      trop tard de ne pas avoir pris conscience de quoi est fait ce monde …
      Si des nations citées ci dessus font de telles efforts pour leurs défenses , l’ont
      peu penser que ce n’est pas pour jouer les bisous nours ….
      Alors certes mon écrit peu paraître un peu trop sévère …. Mais nous aimons cette
      France …. Mesdames , Messieurs , les politiques , donnés à notre nation les
      moyens de vivre en paix …
      William Alexander .

  • DAUMONT

    Coopération et manque cruel d’un deuxième porte avions pour la France.

    • HG

      il y’a 3 semaines les Rafale français se sont fort bien passés de notre PA. Quand à Stormy je le trouve plutôt lucide.
      Un porte avion c’était bien il y’a 40 ans. Aujourd’hui c’est une ineptie de mobiliser près de 2000 personnes sur un navire. Les 2 dernières opérations aériennes – très contestables- de la France en Libye et Syrie se sont fort bien affranchies du PA…

      • Un commentateur

        Analyse béotienne et incomplète, un porte avions reste un outil de prédilection. Dans les 2 cas que vous citez, tous les aviateurs étaient d’accord pour dire que la corse fut le « porte avions » bien utile pour faciliter la réalisation des missions. Quand le théâtre des opérations est éloigné (on parle de véritable éloignement, pas « juste » de l’autre côté de la méditerranée), le porte avions est vital. Que l’on ne me parle pas des bases françaises en territoire étrangers, il ne faut pas oublier que toutes les missions réalisées depuis ses bases son entre guillemets soumises au bon vouloir du pays d’accueil, qui peut très bien demander à la France de faire ses bagages si ça lui chante (même si ok, c’est plus compliqué que ça, mais cela reste « vrai »).

      • Philippe

        Lybie et syrie c’est la porte à côté. N oubliez pas qu avec nos dom tom nous avons quasiment le plus grand territoire sur mer. Imagine qu il y ait un malin dans un pays quelconque qui refasse le coup des malouines mais en Polynésie ou Guyane. Le groupe naval avec porte avion sera le premier sur place pour intervenir.

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