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SCAF : Dassault dévoile le « New Generation Fighter » en ouverture du salon du Bourget
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Un président de la République française, les ministres de la défense de l’Allemagne, de l’Espagne et de la France, et une belle brochette de généraux, d’amiraux et de capitaines d’industrie : le « dévoilement » de la maquette du New Generation Fighter s’est fait en grande pompe en ouverture du 53ème salon aéronautique du Bourget.

17.06.2019

Le NGF sera la pièce maitresse du futur système de combat aérien du futur (SCAF). Quatre milliards d’euros seront consacrés à la mise en vol d’un démonstrateur à l’horizon 2026. © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

C’est une grosse bête, environ 18m de long, qui domine sans peine le corral de Dassault. Une sorte de F-22 plus fin, avec tous les attributs du chasseur furtif biréacteur avec la capacité d’emporter des armements en soute. Une belle maquette échelle 1 donc, accompagnée d’un « remote carrier » (engin autonome emportant son propre système de combat) signé Airbus et d’un missile de MBDA, l’un et l’autre tout aussi impressionnants... On se souvient que le modèle réduit présenté à Euronaval en...

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A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense et voilures tournantes.

17 commentaires

  • Quelqu'un d'inquiet

    Quand on voit les budgets dépensés pour gagner des guerres dans lesquelles aucun citoyen du monde ne suivrait des leaders idéologues (leaders occidentaux actuels compris) s’ils avaient le respect de leur culture, un toit, une assiette pleine, ce qui est facile de nos jours techniquement de nos jours (1/3 de la nourriture produite dans le monde chaque année est détruite)…..

    Quand on voit les milliers d’ingénieurs vomis par an des écoles et qui vont sans broncher fabriquer des armes qui iront démembrer des gens à l’autre bout du monde alors même qu’eux, dans à mi-vingtaine / trentaine, fondent leur propre famille…

    Et quand on voit que ce qui choque les commentateurs c’est seulement la présence ou non d’un stabilisateur vertical sur le prochain avion de chasse de tel ou tel pays….

    Niveau conscience et utilisation de l’intelligence humaine, ça pique.

    Aucun recul dans cette société c’est incroyable.

    (J’imagine qu’on peut faire pire : les débats très sérieux et sans fin sur la Ligue1 de football à minuit sur la chaine Equipe21.)

    Réveillons nous.

    • maricel varon

      Sur le fond vous avez raison, mais vous deplacez le debat sur un theme ideologique alors que l’article evoque des choix technologiques …

    • Pilotaillon du 21eme siècle

      L’idée que « l’avion bien dessiné est un avion qui vole bien » est à ranger dans le catalogue de notre patrimoine historique et culturel.
      Qui sait : le design de ces nouvelles machines sera sans doute plébiscité par les futures générations.
      De toutes les manières personne ne peut donner tord aux pacifistes.
      Cependant quels sont les gagnants et perdants dans l’hypothèse d’un monde pacifié ?
      Sur un tout petit bout de cette planète seulement, la paix est l’idée principale qui a rassemblé les états dans le but de construire – et d’adapter en continu – l’Europe.
      Qu’en est-il aujourd’hui ? Le Bexit, les populistes…
      Pendant ce temps, on affûte les armes, les nations réfléchissent à leurs vecteurs aériens, ocazou…
      Cela n’empêche pas de « peser », en son âme et conscience, pour équilibrer / tempérer les systèmes, chacun avec ses arguments et la « longueur de son bras ».

  • Promé

    Une telle ambition technologique et financière s’apparente à un suicide budgétaire et opérationnel. Les pays pouvant acquérir de tels avions continueront à aller faire leurs emplettes à Washington, Moscou et éventuellement Beijing. Pas à Paris ou Berlin. Et sur le terrain, au Sahel par exemple, l’intérêt de risquer et user un tel appareil reste à démontrer. Il serait donc souhaitable de disposer d’une panoplie à deux avions: l’un de souveraineté très haut de gamme pour protéger l’Europe; l’autre d’OPEX bien plus rustique, nettement moins cher, à même aussi d’intéresser les clients export. On a vu avec le Rafale relativement onéreux la perte occasionnée auprès de la clientèle traditionnelle de la France avec les Mirage et Jaguar. Bref, le Rafale n’étant pas plus éternel que le Bréguet XIV, il faudra bien à un moment donné trouver une réponse adaptée et lancer un avion de combat plus bas de gamme complétant le premier haut de gamme.

  • Alain RATINAUD

    Bonjour,
    L’architecture de l’avion telle que montree au Bourget (empennages en V), est une formule que l’on retrouve sur de nombreux projets americains dans le passe (pas seulement Northrop d’ailleurs, mais je crois qu’un peu tout les constructeurs s’y sont essayes). Elle n’est donc pas nouvelle.
    L’autre architecture, montree en maquette lors d’Euronaval, semble bien plus audacieuse (sans empennages). Elle ressemble beaucoup plus aux formules proposee sur les futurs chasseurs americains. Je pense qu’un gros avantage, c’est le gain de masse, mais on sent qu’une grosse ambition technologique se reporte sur les moteurs (il faudra de la pousee dirigee et une coordination avec les surfaces de controles).
    Je suis un peu deroute, car les 2 maquettes semblent opposee dans leurs conceptions. Or l’une vient d’Airbus, et l’autre de Dassault… ca ne fait pas tres coherent tout ca. Et c’est peut etre revelateur de differences de vues entre les 2 industriels? Qu’en pensez-vous?
    A plus
    Alain

  • David

    « pantois au niveau financier »
    Entre le programme a 1000 milliards du F35 qui aboutit à un fer a repasser et le SU 57
    soit disant acheté prix plancher à moins de 40 millions de dollars par poutine (il se rattraperont à l’export) il me semble qu’il y a de la marge…
    Entre pompe a argent public us et travail payé beaucoup moins cher en russie on devrait pouvoir trouver un compromis non?

  • david

    Bonjour,

    la partie arrière n’a rien a voir avec le f22 qui a d’énormes pelles…Apres les derives en V ne me semblent pas faites pour copier les américains mais c’est dicté pour plus de discrétion/furtivité. D’autre part étant au dessus des Delta et relativement posées à plat elles doivent profiter d’un effet de masque les rendant invisibles au radars sol…ce qui n’est pas le cas du f22….

  • maricel varon

    22 ans apres le premier vol du F22, en gros 30 ans de retard, il va falloir mettre les bouchees doubles chez Dassault mais d’ici la …

  • Eowya

    ça me désole que nous tombions dans le même piège que les américains, abandonnant la rusticité au profit de la sophistication extrême. ça ne fait pas de bon appareil opérationnel de terrain. S’était ma fierté du Rafale par rapports aux appareils américains : Celui ci semblait bien plus rustique et opérationnel. Et ne cherchait pas a copier les modèles étranger, ses lignes étaient le fruit de l’héritage de la R&D de Dassault sur ces précédant appareils. Là, celui ci est une repompe du F-22. Il ne m’a pas particulièrement adapté a l’appontage sur porte avion. Bref, il semble renier l’héritage de Dassault au profit de celui de Locked Martin. On s’en mordra les doigts.

    • Fbs

      Je vous rejoins et vais même plus loin : dans un monde en guerre, comment disposer de pièces détachées si les cartes électroniques contiennent des puces américaines, des mémoires coréennes, des condensateurs chinois, du titane russe, etc….de plus, comment passer subitement d’une centaine d’exemplaires en circulation a une production de masse de plusieurs milliers par an en cas de conflit « chaud » dans un tel contexte ?. Le P51 mustang ne faisait pas le poids contre le me-262, mais il y en avait des dizaines de milliers dans le ciel pour seulement 900 me-262 produits dans toute la guerre…on voit qui a gagné à la fin…

      • Marcello

        Il faut arrêter avec la nostalgie… Terminé le temps des avions « spécialisés' » (l’intercepteur, le chasseur de supériorité aérienne, le chasseur-bombardier etc). Le Rafale est sans doute le dernier appareil du genre qui concilie « avion old school » avec une belle aérodynamique et des capteurs « modernes ». Ecoutez ce que vous disent les militaires, la guerre aérienne de 2050 ce sera la guerre de l’information, le SCAF définitif sera un énorme ordinateur multi-réseaux dans les airs, qui écoutera, verra, entendra et décidera pour les autres vecteurs aériens (hélicos, avions et drones). L’enveloppe n’a pas grande importance, regardez la grosse blatte de F-35, c’est terriblement moche mais c’est le top dans son genre. On ne construit pas des avions de combat pour le spotter mais pour vaincre un ennemi potentiel russe ou chinois dans 20 ans. Après, pour les conflits de basse intensité au Sahel ou ailleurs (il ne faut pas se leurrer, on y sera encore pendant très longtemps) il restera les vieux Rafale… Mais ne soyons pas encore une fois en retard d’une nouvelle guerre sous prétexte de conservatisme. Même si comme beaucoup, je suis assez affolé par les milliards qui vont être engloutis dans ce projet d’une ambition et d’une complexité sans doute jamais encore atteintes en France.

    • Marcello

      Le Rafale est l’héritier de L’Avion de combat du futur (ACF) des années 70, du Mirage 4000 (le « F-15 » français), qui avait laissé une énorme frustration chez AMD-BA parce qu’ils savaient qu’ils avaient un avion avec un gros potentiel au delà du 2000 mais aucun client…. Nous parlons d’une époque où toute une génération d’ingénieurs balbutiants en informatique mais avec une vraie culture aéronautique faisait carrière chez Dassault, en gros 1965-1990. Désormais la très grande majorité des (brillants) ingénieurs que je rencontre n’ont plus cette culture aéronautique, ils restent quelques années chez Dassault pour le challenge et le CV et partent ensuite chez PSA, ENGIE ou autre, poursuivre leur carrière, ou inversement. Quant aux dirigeants, ils ne pensent qu’à satisfaire les actionnaires, surtout ne pas prendre de risque(s) et assurer un plan de communication bien lisse… Souvent, c’est du côté des ateliers qu’on trouve encore des personnes réellement passionnées mais aussi et heureusement, des jeunes pleins d’enthousiasme pour l’aviation. Bref, tout ça pour dire que le SCAF est de sa génération Internet 3.0

  • François JOST

    Autre différence notable avec la maquette d’Euronaval 2018, l’absence de séparateurs de couche limite au niveau des entrées d’air.

  • François JOST

    Plutôt que de dérives verticales, ne convient-il pas d’employer le terme d’empennage en V ? En effet le F35 et le F22, présentent un empennage pourvu de deux dérives verticales ( en fait légèrement en obliques) et deux ailerons horizontaux, soit 4 appendices aérodynamique.
    Or cette maquette semble pourvue d’un empennage avec seulement deux appendices en V.

    • Alex MOUTET

      Il semble que les dérives soient « en question », plusieurs maquettes présentées n’en comportent pas ! Une aile delta pure sans dérive comme le Neuron, voire le B2

      • Frédéric Lert
        Frédéric Lert

        Bonsoir,
        Une absence de dérive se paie très cher en terme de manoeuvrabilité, particulièrement dans les hautes incidences. Ce qui est acceptable pour un bombardier ne l’est pas pour un chasseur… Pour répondre à Marcello et François Jost, j’ai écrit le papier en ayant simplement vu, très rapidement, la maquette à hauteur d’homme. Depuis, les images publiées de la maquette vue de dessus montrent en effet un empennage relativement plat… Mais F-22 ou YF-23, on ne peut que rester pantois devant le niveau d’ambition financier d’un tel projet…

  • Marcello

    « Une sorte de F-22 plus fin » : tout le monde est d’accord. A part des tuyères proéminentes, c’est un Northrop YF-23 😉

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