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La saison des feux

Le feu a pris sur la base nîmoise de la Sécurité civile. Il a été allumé volontairement par un syndicat de pilotes qui dénonce les « carences d’une administration ». Qui pointe « des soucis importants de management ». « Des incompétences flagrantes ». Vous en vouliez des preuves que le monde d’après ne serait plus comme celui d’avant ? En voilà une ! Jusque-là, les équipages de la Sécurité civile étaient plutôt du genre à laver leur linge sale en famille. Apparemment,...

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22 commentaires

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  • par François Henriot

    Les débats sur la pandémie m’épuisent. Un peu… d’air, SVP.

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    • Sauf que la pandémie, dans ce cas, n’intervient seulement comme déclencheur d’une situation latente…

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    • Un peu pareil!
      Prendre un sujet aéronautique pour perpétuer un débat sans fin devenu quelque peu stérile, incompréhensible et fortement politisé permet, sans doute, de remplir en ce moment un vide d’informations sur l’aviation, mais il serait dommage que sur un site tel que celui-ci nous ayons la forte impression de voir ou revoir des élucubrations de médias qui savent tout et surtout rien, à l’image de BFM ou autres marchands d’intox.
      Alors je sais, il n’y a qu’à pas lire…

      Répondre
  • Bonjour .
    Je ne me mêlerais pas du bien fondé des declarations ,ni des doléances .
    Mais aller chercher le créateur des camps d’exterminations (1920) comme reference,cela me parait choquant .

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    • Un p’tit coup de « rouge », ça fait popu !
      En fait c’est une citation hors de son contexte, lequel était que 2 salopards Djerzinski et Lenine devisaient de l’emploi du pistolet Walther PP calibre 7,65 × 17 mm Browning (Ach ! la qualité allemande…) , l’un étant partisan d’un coup dans la nuque et le second partisan d’un second coup dans la nuque au principe éminemment bolchevique que la confiance dans la serrure teutonne n’excluait pas le contrôle dit « coup de sécurité « …Voilà qui est rectifié au nom de Vassili Blokhine 20 000 coupables à son actif dont 6400 polonais à Katyn.

      Répondre
  • par Jean-Baptiste Berger

    Bonjour Gil,
    Tes sujets de débat sont de plus en plus « sensibles », moi ça ne me gêne pas, au contraire, mais il faut t’attendre à des commentaires endiablés !
    En gros, tu poses le problème de la décentralisation et de sa déclinaison en France.
    Si on compare avec les USA (cinq fois plus gros) et la Suisse (cinq fois plus petite) qui ont tous deux des administrations où le pouvoir local est bien plus fort qu’en France, on constate que la gestion de la crise sanitaire actuelle n’est pas tellement mieux gérée ailleurs !
    Le problème est donc moins un problème de répartition du pouvoir que celui de la qualité des responsables de ce(s) pouvoir(s).
    Les USA ont un système de santé élitiste, où les riches sont mieux soignés que les autres.
    C’est valable dans tous les états, c’est admis par la population (même l’ »Obamacare » n’arrivait pas à la cheville du système Français où imposer un « reste à charge » de un € par consultation chez le médecin pour éviter que n’importe qui vienne freiner les réels cas nécessitant un rendu de soin pour des égratignures bénignes à crée une quasi-révolution !).
    Le résultat est qu’à New York, par exemple, quand le système public a été saturé on s’est contenté de gérer le trop plein de malades, et la mortalité qui y était liée, en organisant des morgues temporaires jusqu’à ce que l’afflux diminue.
    En France, on a très vite compris que le système allait exploser pour les mêmes raisons, et plutôt que de risquer une révolution le pouvoir central a très vite confiné tout le monde chez soi, ce qui a permis de gérer la mortalité de façon beaucoup moins choquante ; les vieux dans les Epads étaient condamnés d’office, et tous les autres malades, c’est à dire ceux qui n’étaient pas encore assez asphyxiés pour avoir le droit d’appeler le « 15 » (saturé dès le premier jour) sont morts chez eux.
    Tout le monde a remarqué que les seuls décès comptabilisés par le sinistre docteur Salomon étaient ceux qui mouraient à l’hôpital.
    Résultat des courses : il y a autant de morts, en proportion de population (et pour cause, on ne sait toujours pas soigner les cas critiques) en France qu’aux USA, mais on ne compare que les morts Français à l’hôpital et les morts « au global » en Amérique…
    Trouvez l’erreur.
    Par contre, on ne compte plus les dépenses parallèles pour organiser la pub de l’etat bienveillant en France, toutes opérations aussi inefficaces qu’inutiles ;
    Le transport de six malades par un énorme bateau militaire depuis la Corse, là où deux rotations d’hélicoptères auraient coûté le centième du prix et aurait duré quatre fois moins de temps…idem avec les TGV spéciaux (les agents de la SNCF ont eux-mêmes fustigé cette imbécilité médiatique).
    L’Armée de l’air n’a pas été en reste, pareil, pour des transports ponctuels. (Il faut dire que le brillant rapatriement des Français de WuHan par la même armée, suivi de leur médiatique « quatorzaine » alors que les équipages concernés sont repartis sans précaution dans la nature, créant ainsi le premier « cluster » officiel Français, dans l’Oise, justifiait sûrement d’un rattrapage tambourinant !
    Mais l’honneur est sauf ! aucun mort à l’hôpital par manque de lit (au lit près, la gestion….on nous prend pas pour des c….) Le système officiel a « Tenu » (et tant pis pour ceux qui sont morts à côté…)
    Pour ce qui est de l’honneur fait aux soignants (qui ont effectivement été les premiers affectés par cette gestion lamentable des stocks de masque, par l’interdiction initiale d’en porter pour masquer cette défaillance de l’état, par l’absence de réactivité pour tester la population et par la mise en avant des « sachants » qui ont vu dans cette catastrophe une occasion de faire de la recherche scientifique au détriment des mesure élémentaires pour diminuer le nombre de cas basculant dans la gravité irréversible…) c’est effectivement de la « poudre aux yeux ».
    C’est d’ailleurs la traduction de la médiocrité du Franchouillard de base, qui tapait sur des casseroles tous les soirs à vingt heures pour prouver son attachement aux soignants, mais qui, le lendemain du « deconfinement » se collait à des centaines d’autres, sans masque, pour gesticuler connement lors de concerts ou de manifs. pourtant clairement interdits pour cette raison…
    Un peu comme les bougies allumées par les mêmes pour « compatir «  avec les victimes des attentats terroristes, alors qu’ils fustigent ceux qui aimeraient bien qu’on se débarrasse sans égards de leurs auteurs débiles…
    La Corée est un état « centralisé », comme Taïwan. Ces pays ont mieux absorbé la crise que nous, comme l’Allemagne, qui elle est plutôt décentralisée.
    Alors c’est bien les gens au pouvoir qui sont meilleurs…dans certains cas !….
    Nous, au moins, on est constants ; c’est « Jamais ». Mais tel le coq, notre emblème, qui chante avec les pieds dans la merde, comme disait Coluche, on a quand-même la voix pour critiquer Trump, c’est vrai qu’on a fait tellement mieux !

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  • Tout à fait d’accord avec cette analyse, qui n’est pas sectaire, et c’est ce que j’apprécie. Passionné d’aviation, enseignant spécialisé à la retraite, et ayant autour de moi des soignants , des enseignants, et des aéro-passionnés, je ne peux que soutenir de tels écrits.

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  • la Gilles tu te laches. tu vas finir sur Cnews comme essayiste.
    Merci de nous aider à réfléchir sur ce monde compliqué qui nous entoure.

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  • Un petit couplet demago voire populiste ne fait pas de mal chez les bidochons qui entament la bouteille de pastaga du dimanche !

    Si vous étiez au courant vous sauriez que la BASC à résisté longtemps à la logique qui voulait son transfert de Marignane à Nîmes où existait bien avant cette proposition le GHSC à l’Est de la 18/36…Depuis la fermeture de la BAN, ces vieux chibanis de l’armée de l’air et de la Marine se sont vu attribuer l’espace de la 21F et ses installations rutilante, et faute de travail, qu’il en soit ainsi tout l’été, s’amusent avec leur statut protégé par l’admiration béate du petit populo pour les incendiaires, à expliquer à l’autorité comment les mouches chient au plafond…Comme répondait un pompier du SSLIA à mon commanche  » Moi commandant je ne pense pas, je pompe  » Chacun son boulot, les vaches seront bien gardées !

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  • Bravo Gil, quand on confie la stratégie à des comptables et des épiciers, on dénombre des milliers de morts. Cela change des éborgnés et des mains arrachées mais l’intention reste la même, faire le maximum de profits en peu de temps sans attention pour les souffrances de la population. La violente propagande sur tous les médias réussissant à éviter une prise de conscience salutaire. Allons-nous revivre la crise des années 30, avec des Salazar, Franco, Mussolini, Hitler et Pétain dans cette « Europe des libertés » ?

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  • Bonjour,
    Belle réflexion, je partage votre présentation de la situation. Mais ce que je considère anormal dans mon pays France est que tout un chacun est capable de comprendre qu’il faut faire évoluer les poins de vue et les situations mais pourquoi ne sommes nous pas capable de dialoguer simplement de débattre, de faire des concessions entre l’idéal et le réalisable ? Pourquoi avoir comme premier réflexe l’affrontement, la rue, la violence ? La France, Ma France a cette particularité d’être constituée de 67 million d’individualités mais qui sont capables de faire bloc en cas de coup dur. Curieux, mais il faut l’accepter comme cela la France, parce qu’ailleurs … je n’aimerais pas y vivre.

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  • Plus que le contrôle, c’est la responsabilisation de chacun au poste qu’il occupe qui apporte une solution. Si les gens sont responsables et ont compris en quoi cela consiste ( pas du genre retenu par les politiciens  » responsable mais pas coupable » ) les difficultés seront très rapidement identifiées et auront toutes chances d’être éliminées …………………………. si ce n’est pas le cas le responsable sera aisément identifié !!!

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    • L’individu prend en charge une responsabilité lorsque qu’il a compris le sens de son engagement ET qu’il partage l’objectif du système servi.
      Or dans les faits, les « vrais » partenaires du système, qu’on peut identifier en mesurant leur pouvoir de nuisance, sont beaucoup plus actifs et efficaces qu’il n’y parait, et sont les « partenaires » véritables inhibiteurs de l’évolution.
      Ce sont justement les agents hors de ces officines de couloirs que l’on entend en ce moment.
      Preuve s’il en est que certaines structures ayant comme mission de défendre les salariés de l’Etat ne sont plus « du tout » dans leurs mission.
      Le politique passe mais les services – surtout certains de leurs représentants – restent. Et ces derniers ont tout intérêt à ce que la presse montre davantage les faits politiques que syndicaux, proprement (?) dit !

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  • Tous les services publics si souvent critiqués ont devant cette pandémie, largement et efficacement assurés leurs missions avec les moyens humains et matériels très insuffisants.
    Il y a 20 ans, il en a été de même après les tempêtes destructrices et cela n’a pas empêché les pouvoirs publics de poursuivre la casse d’EDF ou de France Télécom.
    Espérons qu’il n’en soit pas de même maintenant pour les hôpitaux, le transport aérien, l’enseignement, etc….

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  • Analyse très pertinente et juste d’un professionnel. Quand ? les soi disant gouvernants
    se rendront ils compte de leurs incompétences ? Faut il une révolution sanglante pour cela , je le craint fort…………………..

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  • La RGPP a finalement fait un mal fout. Depuis 2007, c’est une descente aux enfers pour tous les Services Publics.
    Si la rationalisation (ou la traque des gabegies) est une bonne chose, la réorganisation publique a été dogmatique, et le curseur a été poussé trop loin par l’hystérie des dirigeants qui l’ont soit initiée (Sarko), soit poursuivie de leur incompétence (Hollande). Macron a récupéré le bébé malsain, et on lui en voudra de ne pas réparer les pots cassés.
    Le Sarko a fait du mal, et sa politique désastreuse se verifie 10 ans plus tard. Et encore, je ne compte pas les gesticulations de son Grenelle de l’environnement. Il y était question de la rénovation énergétique des bâtiments pour laquelle tout le secteur de l’immobilier était prêt. Presque la moitié de notre facture énergétique était en jeux.
    La souris accouchée, et l’éléphantisme de l’ogre pourfendeur des dépenses de l’Etat (création des ARS, diminution des crédit feux notamment) aura eu raison de notre société. Ne soyez pas étonnés que le dogmatisme vert se soit développé à outrance, pour ramener un curseur à grande vitesse. L’urgence climatique accélère d’ailleurs cette…transition.

    Répondre
  • Je partage entièrement cette analyse et j’en suis bien triste (comme beaucoup….)
    Tout redevient comme avant. Pourquoi changer un système totalement obsolète ??????

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  • par Pilotaillon, peace'nd love warrior

    Encore un débat comme on semble les aimer à Lyon, la capitale « des Gaulle » et sur Aérobuzz…
    C’est parfait car sans échanges d’idées point d’évolution.
    Le management est une vaste question surtout lorsqu’il faudrait changer les mentalités et les comportements. Nous pourrions en parler des heures, mais d’une part beaucoup d’experts l’ont déjà fait avec force brio et études à l’appui, c’est de la relation humaine dont nous parlons au fond.
    Un exemple de refondation de l’organisation : https://www.youtube.com/watch?v=PufOb_8Ve6Y
    Dans les faits le changement c’est l’opportunité : « c’est pour les autres mais c’est surtout en ma faveur ! ».
    C’est également la position de confort : « cessez de vous agiter, je suis bien comme cela et je n’en bougerais pas ».
    Et un jour, un élément vient mettre tout le monde d’accord, cela pourrait être une nouvelle méthode, un nouvel acteur qui profite du chaos ou un changement majeur telle qu’une faillite, dans le cas du retournement du marché pour une offre plus sérieuse : « on n’achète plus un produit qui met en jeu une organisation qui semble souffrir de discorde ou qui s’est détournée de ses clients ».
    Même si la protection civile est institutionnelle, il n’en demeure pas moins une organisation qui doit animer des hommes au service – public – d’autres hommes, de la société d’un pays, en particulier.
    Faire changer une telle organisation revient à faire changer l’ensemble de structures de statut identique… avec le facteur « culture militaire » qui se surajoute au cas présent. Je ne vois pas comment un agent d’Etat accepterait une mutation, c’est à dire entrer dans une entité de statut identique en perdant (ou gagnant selon comme on l’observe) des parties de son contrat : le statut de la fonction.
    Donc aucune faillite en vue ni vent de réformisme non plus…
    Bon courage à celui qui voudrait s’y pencher à minima, s’en occuper à l’idéal.
    Certains textes datent de Napoléon et des syndicats (que l’on entend jamais sur ces sujets de fond) y prêtent une oreille plus qu’attentive : c’est leur raison d’être. Ces rouges Gardiens de l’histoire nous renvoient en 45 quand on « ils » ont négocié les positions avec un autre grand homme « De Gaulle ». Ils nous renvoient surtout au « paritarisme » qui nourrit leur système.
    Depuis les réforment passent et les mouvements d’évolution glissent comme de l’eau sur les plumes d’un canard.
    Désolé pour cette équipe engagée et compétente (très) des pilotes des Dragons ou Pélicans, je crois humblement que les forces en présences qui permettraient de changer l’organisation, sont plus fortes – plus diffuses tout eu long de la chaine organisationnelle et décisionnelle – que la revendication, dont personne ne peut mettre en cause le bien-fondé.
    Courage ! Autant pour attaquer le feu du siècle que pour mettre en mouvement tout un système. Les interlocuteurs feront leur possible localement, globalement rien ne bougera, j’en fais la pari !

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