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L’appel de l’aviation

En fin de semaine écoulée, le mensuel Aviation et Pilote a organisé la deuxième édition toulousaine de son salon des formations et des métiers de l’aéronautique. A Toulouse et au moment où Airbus tourne au ralenti, certains ne manqueront pas de s'indigner. Un moment, il a été question d’annuler de salon, avant de décider de le dématérialiser. Les préinscriptions ont encouragé aux organisateurs. Ces jeunes et moins jeunes visiteurs veulent croire que l’aéronautique à un avenir. Ils sont en quête d’informations, de conseils. Le salon est utile. A cause du Covid-19 et de la pression écologiste, ils ont besoin aussi de certitudes.

Cette même semaine, Boeing a publié son étude prospective annuelle pour les 20 ans à venir. Les esprits chagrins, pour leur part, parleront d’erreur de timing. Droits dans leurs bottes, les experts gardent le cap. Juste une très légère correction de dérive, mais au final, ils continuent d’affirmer que d’ici à 2039, la flotte des avions de ligne va quasiment doubler. Ils confirment aussi que dans le même temps, 605.000 nouveaux pilotes devront être formés pour faire voler tous ces avions et un tout petit peu plus d’ingénieurs et de mécaniciens pour les construire et les entretenir. Les experts de Boeing (c’est valable aussi pour ceux d’Airbus), des certitudes, ils n’en manquent jamais. Et ils ne demandent qu’à les partager !

A chacun son objectif, à chacun son échelle de temps. L’aéronautique est une industrie à cycles longs et il faut faire avec. Et c’est ainsi depuis des décennies. Quand survient un retournement de conjoncture, c’est l’étonnement général comme au premier. Avec le Covid-19, on frise la sidération…

L’industrie au sens large se remet plus ou moins vite de ces gamelles, mais repart et oublie. Les aspirants pilotes de ligne qui mettent le pied dans le manège au moment où tout part en vrille, se retrouvent centrifugés, des mois durant. Souvent des années. Il faut pouvoir tenir. Certains sont éjectés, d’autres décrochent, les plus déterminés s’accrochent. Aucun n’en sort indemne.

Les promesses des constructeurs aéronautiques, assénées année après année, encouragent à faire le pas, à pousser la porte d’une école de pilotage, après être passé chez son banquier. A horizon de 20 ans, les chiffres sont vertigineux. Mais quand tout s’écroule, ces promesses d’un avenir radieux ne rendent pas moins pénibles les fins de mois. Cet aspect de la question ne fait pas partie du cahier des charges. Les commanditaires demandent aux experts de traiter des grands nombres (605.000), pas des individus.

Alors qui pour parler aux aspirants pilotes de ligne ? Et quoi leur dire ? Tant que la gestion des ressources humaines sera exclusivement dictée par le rapport de force entre l’offre et de la demande, mieux vaut ne pas tout miser sur la même case. L’idée avancée de compléter sa formation de pilote de ligne par un diplôme d’ingénieur mérite d’être creusée. Ce ne doit évidemment pas être la seule réponse…

Quand les avions seront autonomes, qu’il n’y aura plus qu’un pilote à bord, voire aucun, toutes ces questions ne se poseront plus. Seule certitude, ce n’est pas pour demain, ni même d’ici à 2039. Dans son étude prospective, Boeing continue de tabler sur le pilotage à deux. Autrement dit, l’industrie aura encore besoin longtemps de main d’œuvre, en vol comme au sol. Elle compte bien que les jeunes et les moins jeunes continuent de se précipiter dans les salons des métiers et des formations aéronautiques, comme aux journées portes ouvertes des écoles privées de pilotage.

Prudence : une formation peut toujours s’acheter à crédit. Pas un rêve !

Gil Roy

 

 

11.10.2020

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

26 commentaires

  • asrine

    0 l’attention Bdd13.
    Hitler a peut etre ete un grand dictateur et un prédateur .Mais ce nest rien à cote de lenine créateur des camps de concentrations en 1920 et de son successeur Staline qui a signe le 23 aout 1939 le pacte avec Hitler ;qui a permis à celui ci de pouvoir nous attaquer sans crainte. Il y a 80 ans j’ai fait parti de ces 15 millions de refugies qui ont laisses 100000 personnes mortes sur les routes, et 90000 enfants disparus . En 1950 le club de Rome l’ancetre des prédicateurs actuels voyait les gens mourir de faim .
    Vu l’Age de notre planète il y a certainement eu des périodes plus graves que celles que nous vivons . Il y a plus de 300000 ans qu’il y a des etres humains qui ont ete détectes et on est là pour prouver qu’il y a eu succession .

    • a. moutet

      Nous sommes moitié trop nombreux, plus que le réchauffement ou la pollution, c’est la surpopulation qui causera l’extinction de la race humaine ! Moins de place pour les autres espèces cause leur disparition, moins de ressources pour nourrir les foules va créer des famines qui causeront des guerres qui accéléreront notre disparition, sans doute bien avant que l’on mette au point ces merveilleux avions sans pilotes. Et c’est sans compter sur les risques d’éruption d’un super volcan comme le yellowstone …

  • Et lorsqu’on songe que le creuset même de l’aéro est l’aéromodelisme et que nous allons disparaître victimes de règlements identiques aux vôtres je reste pantois .C’est comme la médecine plus elle avance plus les gens sont malades , alors que faire ?

  • Jean-Mi

    La discussion et l’article a dérivé de suite sur le haut de la pyramide : les pilotes. Mais ce salon parlait des « métiers de l’aéronautique » en règle générale. Pour qu’un pilote fasse son boulot, il faut que d’autres, du simple ouvrier qualifié à l’ingénieur, aient conçu et fabriqué ces avions. Que toute une chaine technologique se soit mise en route, du fabriquant de rivets aéro aux peintres, du fournisseur de tissus aux pièces usinées, de l’acheteur au responsable qualité.
    Il faut aussi des écoles pour former tous ces jeunes ouvriers, techniciens, mécanos, ingénieurs, aux spécificités de l’aéro. En leur donnant au passage une culture.
    Et puis il y a tous ces prestataires qui tournent autour de cela…
    Aujourd’hui, dans l’entité de ce grand groupe auquel j’appartiens, on a instantanément mis à la porte tous nos prestataires et intérimaires. Du jour au lendemain, ou quasiment. Nous sommes entre nous désormais. Et il nous faut faire l’effort de continuer à recevoir les étudiants en stage et en apprentissage. C’est une question de survie des filières aéronautiques.
    A l’heure ou toutes les boites de prestations disent « y’a aucun débouché », à l’heure ou nos propres services RH ont figés toute embauche, il nous faut continuer à faire croire à un avenir de l’aéro et de ses métiers (tous !) pour que dans 5 ou 10 ans nous ayons de la relève !
    Finalement, les pilotes, ceux qui sont les plus visibles, seront peut-être les moins impactés. Les avions que nous produisons aujourd’hui seront toujours d’actualité et produits dans 10 ans et même dans 20 ans, et ils voleront encore. Mais il faut du monde pour construire la suite…
    PS: au passage, chacun à sa place.
    En automobile, ça ne choque personne qu’un « pilote » de course ne soit pas ingénieur. De même que le chauffeur de maitre dans sa limousine, le machiniste du métro, ou les milliers de chauffeur de bus et de camions qui font des millions de kilomètres chaque année.
    Alors pourquoi un pilote d’avion devrait-il être ingénieur ? Et pas ceux là…
    Chacun son métier et ses compétences propres. Demande t’on à un ingénieur aéro de savoir piloter et de connaitre sur le bout des doigts l’aérologie des jet-stream pour concevoir des avions de ligne ? C’est un plus, mais pas une obligation.
    Un pilote d’essais se doit d’être ingénieur car il va devoir analyser les choses et mettre au point un avion et tous ses systèmes. Il ne le fait pas seul d’ailleurs, il y a des équipages d’essais comprenant 5 ou 6 ingénieurs d’essais chacun dans leurs domaines…
    Etre utilisateur d’une machine, même (surtout !) très complexe, ne demande pas les mêmes savoirs et expériences que d’en être le concepteur. Même si c’est toujours un plus que de savoir pourquoi et comment ça marche. Ces métiers sont parallèles et complémentaires, pas confondus.
    Ce sont pourtant ces opérateurs qui ont nos vies de passager dans leurs mains. Pas les ingénieurs derrière leur écran de PC… Ce n’est pas la même chose…

  • asrine

    Je vais remonter un peu plus en amont ayant passe les 91 ans je constate que personne ne fait l’analyse de la situation Française ,on constate les problemes et, on gémit .Si nous en sommes là peut etre qu’un certain nombre d’electeurs devraient se poser la question Comment un pays qui comptait des centaines de constructeurs et d’usines est -il arrive au point de ne meme plus fabriquer des masques de protection .Tout simplement parce qu’en 1981 et en 1997 les fakirs au pouvoir ont tellement dérègle la machine France, ne laissant la possibilité de n’etre plus qu’un parc d’attraction.Deja en 1936 ( 17 gouvernements entre 1932 et 1936) on préférait nationaliser que de faire confiance aux constructeurs prives, résultat l’Allemagne avait 600 ju 87 et et 4000 mer109 ,et nous rien comme maintenant..Mais nous avons les 35 heures (les seuls au monde) 6 semaines de conges payes . Des jours de fetes qui s’accumulent .Et on ouvre la porte aux individus qui nous détestent on a les charges sociales également les plus lourdes du monde On est dans la situation d’un coureur de 100 metres à qui on a mis un sac de 50 kilos sur le dos ,plus les béotiens qui veulent revenir à la lampe à huile Pourrons nous en sortir sans de profondes REFORMES??,

    • bdd13
      bdd13

      Effectivement, Hitler, un des plus grands tarés que la Terre a connu, avait plus d’avions que nous. Au final, ça ne l’a pas empêché de perdre, heureusement. Aujourd’hui, c’est la Terre entière qui gémit (et pas que la France), tout cela parce que justement, c’est la course effrénée aux profits qui repose sur la connerie humaine qu’on a laissé s’installer.
      Vous avez 91 ans, et seulement appliqué l’inconscience généralisée.
      Peut être avez-vous eu de la chance. Les générations futures ne l’auront pas, c’est certain.
      A ce jour, 20 GigaT de CO2 par an sont irrémédiablement stockés dans l’atmosphère pour des siècles, sans pouvoir être épurés naturellement. Notre trajectoire actuelle est sur le pire scénario (RCP8.5). En supposant qu’on applique au moins les « intentions » (les NDC – Paris agreement of Nationally Determined Contributions) de la COP21, nous serions sur une trajectoire RCP4.6 qui se traduit par une augmentation d’au moins 3°.
      Nous savons qu’à ce niveau là les impacts deviennent difficiles à évaluer, avec une insécurité alimentaire généralisée, et par ricochet immédiat, une déstabilisation géopolitique majeure.
      Le mot d’ordre, pour nos enfants (en avez-vous ?), c’est de freiner urgemment nos émissions, issues directement de toute notre activité, elle-même issue des énergies fossiles (tout ce qui fait le PIB en fait). Les 20 Gt correspondent pour comparaison à tout le CO2 venant du charbon, et les 3/4 venant du pétrole. Pour les éliminer, il faut une baisse mondiale des émissions de 5% par an pendant 30 ans (1 Covid par an), ce qui doit impacter tous les secteurs.
      Le monde entier est confronté à cette obligation, et pas que le nombril français.
      Oui, le monde de demain va se serrer la ceinture, oui, c’est une brèche pour les allumés de la charia si chère à JBB, mais verser dans le monde trumpiste est à coup sûr nous envoyer dans le précipice un peu plus vite encore.
      Il faut en revanche relancer une économie décarbonée. C’est ce que nos ingénieurs de tous bords ont pour mission de faire. Pour l’instant, il est établi que la mission doit s’accompagner d’un régime sec, la mise en conscience étant bien trop tardive (et de toute façon, la Terre est ronde. Multiplier par deux le nombre d’avions d’ici 30 ans relève du vase communiquant en matière de ressources, et je n’y crois pas une seconde).
      Ces médecins du monde qui doivent nous faire maigrir, ne veulent pas être sabordés par ceux qui veulent à tout prix manger des gâteaux.

      • Philippe

        Bdd13, et là je suis bien d’accord avec vous. Il est temps de mettre le frein et de remettre la planète au centre. Le recule que nous allons devoir faire faire a nos enfants ne sera pas sans pleure et difficultés. Il va falloir diminuer drastiquement le nombre d’humain pour se remettre en accord de se que la planète est capable de supporter.

  • Pamp le mousse

    Je ne resiste pas au plaisir de vous faire partager ces deux avis : https://aviatechno.net/constellation/mecano.php

  • Aff le loup mordant

    Quand on parle aviation, il serait intelligent avant de toujours psalmodier sur l’étoffe des héros de comprendre qu’avant de s’envoyer en l’air il faut des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers ! C’est tellement vrai qu’au sortir d’une formation somme toute basique de pilote qui ne demande en rien des capacites d’ingénieur on a cru bon d’y accoler une mention d’ingénieur…Longtemps le niveau intellectuel présent dans un aéronef a été celui d’ingénieur mécanicien, le discret élément de l’equipage qui savait pourquoi et comment l’engin volait alors que le héros lui pilotait avec les fesses…
    Un ingénieur c’est celui qui à partir de pas grand’chose de tangible est capable de concevoir et de remplir une feuille blanche !

      • Jean Baptiste Berger

        Je n’ai jamais compris cette rivalité totalement Franco-Française* entre ingénieurs et pilotes.
        Certains pilotes (peu nombreux parmi ceux que je fréquente) dénigrent les ingénieurs, ce sont des imbéciles. Certains ingénieurs, et sûrement pas la majoité, dénigrent les pilotes ; ils sont encore plus imbéciles…la prétendue supériorité humaine que leur procure la maitrise des équations devrait suffire à leur éviter cette attitude de petits chefs de service.
        Il parait évident que l’avenir de l’aviation repose aujourd’hui sur la capacité des ingénieurs (les bons) à produire des avions en phase avec les nouveaux challenges qui se profilent (écologie, consommation des ressources, bruit, etc…).
        Les pilotes auront effectivement plus de mal à défendre leur profession dans un contexte où l’automatisation va prendre une place de plus en plus prépondérante.
        Ce n’est pas pour autant qu’ils auront démérité jusque là, et il reste encore nombre d’activités aériennes où les pilotes seront nécessaires, et pour un bon moment…
        *Cette rivalité est sûrement entretenue par l’état d’esprit pseudo-élitiste des dirigeants Français qui privilégient plus volontiers la culture à l’intelligence.
        Les deux notions ne sont pas antagonistes, mais la culture faisant plutôt appel à la mémoire et l’intelligence à la capacité d’innover, on comprend mieux pourquoi ceux qui manquent un peu de la seconde qualité ne veulent surtout pas que ce schéma s’inverse .
        On peut toujours apprendre, il est plus difficile de devenir brillant…
        Voilà pourquoi un si grand nombre de gens extrêmement cultivés dirigent notre pays de façon si nulle….tout le monde ne peut pas s’appeler Napoléon ou De Gaulle.
        Je crois que si l’aviation Française retrouvait la cohésion entre tous ses acteurs qu’il y avait au début de l’histoire (Les ingénieurs essayaient de concevoir des machines qui tiennent à peu près en l’air quand les pilotes tentaient de ne pas se tuer avec….) on pourrait peut-être espérer que la France retrouve ses ailes…
        Sinon, on deviendra l’un des premiers pays ėvolués à se priver de cette formidable industrie au profit d’une élite cultivée autoproclamée de guignols qui s’imaginent qu’ils vont sauver la planète en laissant la maitrise des airs au reste du monde…

  • Jean-Louis Chollet

    Inversion du paradigme : jusqu’à aujourd’hui, il était bon, étant ingénieur aéronautique, pour progresser dans l’échelle hiérarchique des compagnies aériennes, de cumuler avec celui de pilote de ligne. Demain, ce sera peut-être le contraire, étant pilote, il faudra entreprendre une formation d’ingénieur… Beaucoup plus difficile !

  • Il faut nous laisser la part de rêve de notre enfance quand on regardait passer un avion dans le ciel et qu’on s’imaginait à la place du pilote. Pilote est un rêve que l’on a en nous et il faut pouvoir continuer à rêver. le rêve c’est la vie…

  • Jean Baptiste Berger

    Bonjour Gil,
    Ton article est bien étayé, tu mets remarquablement en lumière tous les paramères (volonté de reprise de l’industrie aéronautique ainsi que ses progrès en matière d’automatisation, incertitude des candidats potentiels pilotes à s’y lancer, frein politique des opportunistes qui essaient de profiter de cette crise sanitaire pour imposer leur « monde d’après » dans les esprits des plus désorientés).
    Je rappelle à ceux qui ne l’auraient pas forcément compris que ce virus a généré une crise économique purement financiaire (c’est le manque de tampon de trésorerie, elle aussi délocalisée, qui met à plat les plus grosses entreprises comme les plus petites).
    Ce n’est pas la guerre…l’outil industriel et humain, lui, est intact !
    Si on se réfère aux autres virus ayant impacté la vie sociale dans l’histoire, on constate qu’ils ont tous disparu, d’eux-mêmes, en moins de deux ans (pour les plus costauds). A l’exception de la grippe, saisonnière, et dont la mortalité, sur deux ans justement, sera bien plus importante que celle due au covid.
    Le blocage de l’économie est juste une volonté des politiques « d’étaler » les entrées en service hospitalier pour compenser le manque de moyens d’accueil.
    La solution intelligente serait de développer fissa ces moyens (construction en urgence d’unités d’accueil spécifiques de grande capacité, recrutement et formation en quantité du nombre suffisant de jeunes « pas à risque » pour aider les soignants dans les difficiles tâches de manipulation qui les accaparent , etc….)
    Et, au passage, ces structures à vocation temporaire pourraient avantageusement être utilisées pour soigner….la grippe, justement ! au lieu d’occulter lâchement sa létalité.
    Une économie qui marche à cent pour cent avec en plus des recrutements parmi les chômeurs (volontaires et assurés de ne pas être mis en danger, on n’est pas en Chine) ce serait quand même mieux que les gémissements tous azimuths, retransmis par nos médias, et qui nous promettent, du coup, le pire, c’est à dire le monde de Greta !….
    Les Chinois nous ont démontré qu’ils savaient le faire en moins d’un mois….et il n’y a plus de covid à Wuhan !
    Du reste, l’économie intérieure Chinoise a repris à plus de 80%, la pleine activité n’étant évidemment pas possible tant que le reste du monde marche au ralenti.
    On joue actuellement en fond de (basse 🦃) cour, il est temps de monter au filet pour gagner le match.
    Je n’ai aucun doute sur le fait que, dans moins d’un an, la situation sanitaire sera stabilisée (elle l’est déjà plus ou moins, malgré la terreur imposée par nos politiques via les médias aux ordres et, il ne faut pas l’occulter, l’opportunisme du corps médical pour demander des moyens « permanents », beaucoup trop coûteux pour gérer des situations temporaires, et qui n’auraient d’effet, si obtenus, que si une nouvelle crise attend quinze ans pour survenir….)
    Et en disant cela je ne minimise en rien le mérite de ceux qui ont courageusement exercé leur métier au pire de la crise actuelle.
    L’économie repartira, l’aviation avec elle, c’est inéluctable…et c’est surtout souhaitable et salutaire !
    Peut-être serait-il temps pour les Français de cesser de se faire « enfumer » par des marchands de rêve (à la campagne et sans eau chaude…) et de réaliser que nos 1% de contribution globale au réchauffement climatique mondial, dont 0,04% (oui, 4/10000, influence de l’ordre de cinq chiffres après la virgule….) due à notre aviation, tout confondu, ne pèseront pas bien lourd dans la balance de l’économie mondiale, tandis qu’on sera, nous, totalement anéantis et donc la proie de tous les plus forts et plus nombreux que nous qui ne rêvent, eux, que d’occuper notre beau territoire….
    Et quand tout sera reparti et stabilisė, si on a su le faire avec les autres, on aura alors plus de force pour faire avancer intelligemment (donc pas sectairement) la cause climatique.
    La position suicidaire des écologistes opportunistes en France ne fait que le jeu des criminels malhonnêtes qui utilisent la naïveté d’une population malmenée par un libéralisme non-régulé pour prendre le pouvoir .
    ….Et ce serait pire !

  • Thierry Duhagon

    Bonjour!
    Médiateur scientifique et responsable du pôle aéro de notre Association A Ciel Ouvert https://www.facebook.com/groups/gersaero, je démarre début novembre des actions d’information sur les métiers de l’industrie aéronautique sur tous les département de la région Occitanie (Académie de Toulouse et de Montpellier). Ceci intervient dans le cadre de l’appel à projet Info Métiers 2020 2021 lancé par la Région Occitanie.
    Nous menons des actions comparables depuis 4 ans (sur la région Centre avec le GEAR à Romorantin et sur l’Occitanie dans le cadre de projets de culture scientifique et technique.
    Mobilisé sur la Fête de la science cette semaine je n’ai pu aller voir ce qu’il se passait sur ce salon virtuel à Toulouse…
    Oui, il était réellement important de le maintenir.
    Pour ma part les axes de présentation seront les suivants dans ce contexte particulier:
    Maintenir les compétences et les savoir faire sur nos territoires
    L’aérien à la pointe de la recherche et de la technologie
    Des compétences transversales
    De nouvelles filières ( IA, Hydrogène, impression 3D,…)

    Ces interventions sont gratuites et sont proposées au collège et au lycée dans le cadre du parcours avenir.

    Bonne journée.

  • Pierrot

    En tant qu’ancien pilote de ligne, permettez-moi de donner mon avis. Ma carrière s’est arrêtée brusquement en 2010 après avoir perdu ma licence cause psychiatrique. Dans les statistiques vous oubliez le facteur médical qui s’est emballé avec le coronavirus. J’ai contesté mon inaptitude devant les tribunaux. Pour cela j’ai fait appel à des experts en psychiatrie qui m’avaient jugés apte. L’administration a contesté cette aptitude à la Cour d’appel administrative de Paris qui a ordonnée une expertise judiciaire. Celle-ci s’est prononcée en ma faveur. L’administration a contesté cette décision au Conseil d’état qui a annulé toutes les décisions antérieures sans demander de contre-expertise et en s’appuyant sur plusieurs avis émanant de psychiatres qualifiés en médecine aéronautique qui ont développés des arguments incohérents et contradictoires soulignés par d’autres médecins dans les écrits destinés à la justice. Le jugement définitif en ma défaveur n’est même pas argumenté, mais lors des échanges de mémoires entre avocats, on m’a sorti la transcription d’une émission radio que j’avais faite en 2004 sur le phénomène ovni, alors que mon arrêt de vol décidé par la médecine du travail Air France, avait été décidée en 2010, sur dénonciation du chef de division, dénonciation écrite disparue de mon dossier médical. Ce mémoire a été envoyé fin 2015.
    L’affaire ne s’est pas arrêtée là, puisque 2 mois avant la décision du Conseil d’état, Air France a décidé de stopper ma rémunération pour me réclamer le remboursement des salaires perçus entre 2010 et 2015, soit la modique somme 800 000 €.
    En résumé, je suis déclaré inapte psychiatrique pour croire à l’existence des extraterrestres et de plus je devais rembourser le trop perçu de salaires pour avoir été déclaré inapte au vol par la médecine aéronautique, mais apte pour la sécurité sociale.
    Si aux Prud’hommes, Air France n’a pas eu gain de cause, moi non plus pour avoir voulu récupérer mon salaire entre octobre 2015 et mai 2016, date à laquelle j’ai été obligé de partir à la retraite. Ni la loi sur les CDI ni la stricte application de la réglementation européenne n’ont été respectées.
    On assiste au même processus actuellement avec le coronavirus que ce que j’ai vécu et qui s’est terminé fin 2019, à savoir une errance côté médical et un système judiciaire systématiquement en faveur de la médecine d’Etat, même si celle-ci s’appuie sur des incohérences. Il n’y a pas de contre-pouvoir.
    Que dire de l’avenir en aéronautique ? Les constructeurs aéronautiques sont conscients du facteur aléatoire que représente l’aptitude médicale des pilotes. C’est la raison pour laquelle ils cherchent à limiter le facteur humain ou à s’en débarrasser. C’est pourquoi les ULM et les drones ont le vent en poupe.
    Côté transport aérien, c’est plus complexe car le facteur écologique devient un souci majeur, ajouté aux mesures sanitaires imposées par les états. Je pense qu’on arrive à la fin de l’ère aéronautique telle qu’on la connaît aujourd’hui. Mais je sais qu’il existe des technologies déjà opérationnelles qui permettent de raccourcir les temps de vol en respectant l’environnement. Les Américains, les Russes et sans doute les Chinois les utilisent dans des programmes ultra secrets, car ces technologies menacent directement les intérêts pétroliers sur lesquels sont basées les règles de l’économie mondiale. Cette nouvelle aviation est en embuscade et est prête à prendre le relai en très peu de temps, le moment venu. Et elle permettra également l’accès à l’espace.
    Pour les jeunes, n’investez plus un euro dans un système aéronautique qui est en train de s’écrouler. Laissez-le tomber et pensez plus large. Imaginez-vous aux commandes d’un appareil pouvant décoller et atterrir verticalement sans bruit, pouvant atteindre Mach 10 en quelques minutes et pouvant atteindre les 300 000 ft, voire plus. Les qualifications IFR ne serviront plus à grand chose…

    • Garcia

      En vous lisant, on comprend assez bien pourquoi vous avez été déclaré inapte « psychiatrique »…..

      • Jean Baptiste Berger

        Les psychiatres sont souvent plus dangereux que ceux s’ils prétendent soigner…alors que dire de ceux qui s’en réclament !….
        Je pense que le témoignage de Pierrot, même s’il est un peu « hors sujet » démontre le diktat des soignants qui est incontournable ; même s’ils se trompent, la victime est toujours le patient (là, une inaptitude à piloter des avions) c’est un peu comme les juges : peu importe que leur décision envoie des innocents en prison, ils ne sont jamais inquiétés.
        Plus largement, pendant cet épisode « covid », les instances médicales, au nom de la supériorité reconnue de leur capacité à sauver des vies vont finalement en faire perdre beaucoup plus par les conséquences de leur imposition à bloquer toute l’économie.
        …Et tout ça en avouant être toujours incapables de soigner le mal…..fabuleux !
        Mais ces mêmes instances vont quand-même se rendre indispensables, sous forme de conseils psy, pour traiter les victimes économiques en question (c’est déjà le cas).
        Alors permettez que je ne m’associe pas à votre commentaire, même si je ne crois pas, pour ma part, aux petits hommes verts…

    • Stormy
      Stormy

      Ils ne pouvaient pas vous faire un papier comme quoi vous n’étiez pas fou ? car c’est au final ce que vous nous dites…. ou alors, il fallait croire à ces extraterrestres en faisant semblant de ne pas y croire, et le tour était joué. Et puis peut-être, à mon humble avis, ne pas chercher à convaincre vos collègues avec qui vous partagiez des cockpits – juste une idée, comme ça ….
      Et il ne vous a jamais traversé l’esprit que peut-être bien que votre chef de division Air France avait juste fait son travail (ce que vous appelez « dénoncer ») ?

  • Bruno

    « Les aspirants pilotes de ligne qui mettent le pied dans le manège au moment où tout part en vrille, se retrouvent centrifugés, des mois durant. Souvent des années. Il faut pouvoir tenir. Certains sont éjectés, d’autres décrochent, les plus déterminés s’accrochent. Aucun n’en sort indemne ».

    Bravo pour cette comparaison, elle est tellement représentative !
    Il est impressionnant de constater combien, à chaque fois, la « fenêtre de tir » pour entrer dans la profession est étroite : à peine quelques années, et, à chaque fois, la porte se referme en claquant comme dans un violent courant d’air !

  • Stormy
    Stormy

    « L’idée avancée de compléter sa formation de pilote de ligne par un diplôme d’ingénieur mérite d’être creusée » …. oui, sauf que le diplôme d’ingénieur ne s’achètera pas, lui.
    Et qu’il faudra donc le mériter par son parcours scolaire. Et que quand on voit les illettrés qu’on croise dans les cockpits, qui se sont payé leurs formations grâce à l’argent de leurs parents, on sait bien que ce n’est qu’un vœu pieux. Ou alors passer par l’ENAC/PL (concours niveau Math Sup, pas de diplôme d’ingénieur quand même, la gratuité est le seul plus) ou alors Navale/Ecole de l’air, mais là c’est une autre catégorie.
    Ou alors encore faire comme quelques uns, sortir de Sup Aéro, de Polytechnique ou Centrale, puis essayer ensuite de diverses façons de devenir pilote de ligne…. faites.
    Ou alors comme cette femme qui au sortir de Sup Aéro est rentrée en 3° année d’Ecole de l’air, et qui devenue pilote d’hélicoptère a ensuite passé le concours des pilotes d’essais de Boscombe Down pour en sortir major, et qui est maintenant lieutenant-colonel aux Essais en Vol. Là aussi, y’a qu’à.

    • 2xf

      He oui ! L’argent de Papa et Maman. Les écoles de pilote de ligne fleurissent sur de nombreux aérodromes en France ces derniers temps (vous avez le niveau Bac ? Venez nous voir avec 120000 €) ! Les masques tombent petit à petit… Bravo aux Ingénieurs-Pilotes qui traverserons cette crise sans trop de problèmes car il ont un « Plan B ».

    • Krementchuck Yeager

      Historiquement piloter c’est chevaucher un moteur qui a des ailes…comme chauffeur c’est mettre du charbon dans la chaudière de la locomotive ! Le parc avion de monstrueux en 14/18 s’est rétréci et les places sont devenues chères comme l’avion se sophistiquait pour en faire plus, plus haut, plus vite et plus loin !
      A une époque on a flatté l’individualisme du chasseur dans son chasseur…Aujourd’hui, l’avion réellement multirôle c’est un biplace bimoteur et le commandant d’aéronef, c’est le NOSA ou navigateur opérateur de système d’armes, c’est pas forcément aussi viril qu’à l’époque de Chuck Yeager car beaucoup sont des femmes et je les salue ici respectueusement…En cela, l’aéronautique navale, la patrouille maritime était précurseure avec le pilote en place gauche et le commandant d’aéronef en place droite…

      • Stormy
        Stormy

        Pas de NOSA dans la Marine (et pourtant vous semblez connaitre)……
        Sinon il y a des commandants d’aéronefs qui sont des Navs (j’ai suffisamment d’ancienneté pour pouvoir utiliser ce terme, plutôt que l’acronyme qu’on a espéré valorisant – je n’aime pas changer mes habitudes) mais aussi, et bien plus, qui sont des pilotes. Il était drôle, jadis, de se casser la tête pour rejoindre le tanker de nuit et rester enquillé dans les turbulences à la lueur du phare, pour que le gars derrière puisse avoir sa qualif de Chef Nav….

    • CB

      Ca dépend de quelle école ?!

  • stanloc

    La difficulté rencontrée par les aspirants pilotes de ligne, même si elle est très préoccupante, est partagée largement par tout un secteur de l’économie qui s’appelle le tourisme. Il est clair que les jeunes ont encore plus qu’autrefois besoin de mettre plusieurs cordes à leur arc. De tout temps certaines professions ont eu du souci à se faire pour leur avenir et d’autres qui se croyaient établies dans le long terme ont vu s’écrouler brutalement leur sort.

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