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Max et les Big Pharma

La compagnie aérienne australienne Qantas a ouvert le débat en annonçant son intention de rendre obligatoire le vaccin anti-Covid 19 sur ses vols internationaux. Et même si d’autres transporteurs aériens seraient prêts à lui emboiter le pas, le sujet dépasse le cadre de l’aéronautique. Il suffit de lire les nombreux commentaires suscités par cette information sur Aerobuzz.fr pour s’en convaincre. Avant même d’opposer la liberté individuelle à l’intérêt sanitaire général, la première question est celle du droit. Aerobuzz.fr l'a posée à l’avocat spécialiste du transport aérien, Laurent Archambault (Selene-Avocats). Sa réponse, étayée, est nuancée. Elle renvoie au final à l’idée d’une politique commune planétaire.

Sans prendre de risque, on peut supposer que l’Organisation mondiale de l’aviation civile (OACI) n’a pas attendu que Qantas monte au front pour lancer ses juristes sur le sujet. Pour le transport aérien, le défi est autant économique que sanitaire. Vital tout simplement.

En dernier ressort, il est probable que la solution viendra des états ; en rangs dispersés ou sous la bannière de l'OMS, l’organisation mondiale de la santé, dont la gestion de la pandémie a été jusqu’ici sujette à caution. C’est eux qui décrèteront si le vaccin est ou non obligatoire pour prendre l’avion. Voire obligatoire tout court.

En d’autres temps, quand l’OMS décidait d’éradiquer la poliomyélite, la rougeole ou la variole, les populations tendaient docilement l’épaule pour recevoir une injection. Sans se poser de question. Et jusqu’à preuve du contraire, les vaccins ont eu raison de ces virus autrement plus dévastateurs que le Covid-19.

Mais les temps ont changé. Les populations se sont radicalisées et le clivage est marqué entre les « pour » et les « contre ». Dans le cas de la pandémie actuelle, une troisième catégorie est apparue : celle des sceptiques. La rapidité avec laquelle les laboratoires pharmaceutiques prétendent avoir mis au point leur vaccin, encourage à la prudence. Et c’est là que nous revenons à l’aéronautique…

Le retour d’expérience de l'accident industriel du 737 MAX doit alerter l’industrie pharmaceutique et plus encore les autorités de contrôle.

L’affaire du 737MAX a démontré qu’il fallait désormais s’attendre à tout. Qu’un constructeur pouvait installer un système à l’insu des pilotes. Qu’une autorité de certification pouvait tamponner un certificat de type les yeux fermés. Inimaginable avant que deux avions tombent.

L’industrie pharmaceutique partage avec l’industrie aéronautique, la même culture de la sécurité. Pourquoi les Big Pharma, les grands labos, seraient plus vertueux, ou moins faillibles, d’autant qu’ils répondent aux mêmes critères de rentabilité ?  L’enthousiasme du quotidien Les Echos pour saluer la « performance inédite et inouïe », des industriels qui, en moins d’un an, ont trouvé le vaccin et ont commencé à le produire en masse, interroge. Surtout face aux révélations du mensuel Que Choisir (Décembre 2020) qui affirme que « l’industrie pharmaceutique négocie avec les autorités européennes son irresponsabilité financière et juridique, (…) en cas d’effets secondaires indésirables ». Boeing n’est jamais allé aussi loin avec la FAA.

Gil Roy

29.11.2020

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

29 commentaires

  • Philippe

    Dans ma maison qui est ma propriete si je decide que personne ne rentre sans avoir le test covid je pense qur j ai le droit. Donc si on considere que l avion est la propriete de la compagnie peut etre qu elle peut appliquer la meme regle.
    Apres ceux qui ne veulent pas faire de test covid pour voyager prennent une autre compagnie. Et voila.

    • Icerberg

      Si tu t’inquiètes d’un virus qui fait 0,05% de mort chez les malades , qui n’est donc pas une pandémie, inquiètes toi de l’interdiction du médicament qui permet d’obtenir les meilleurs résultats, l’hydroxychloroquine (plus azithromycine plus zinc).
      Il y a des armées de trolls derrière des ordinateurs engagées pour influencer l’opinion en faveur de laboratoires pharmaceutiques qui veulent malgré le danger, l’intérêt non prouvé, nous imposer comme à des cobayes de faux vaccins qui sont de la thérapigénie sans qu’on puisse les rendre responsables des conséquences aussi graves qu’elles puissent être ! Je te prends clairement pour un ennemi de l’humanité !

      • Pilotaillon, dubitatif

        Iceberg, vous avez gagné !
        Iceberg c’est la partie émergée qui cache les chiffres en dessous de sa ligne de flottaison ?
        J’avais envie de partager la carte du jour de la contamination aux US, (où le Senior Président a pris de l’hydroxychloro-coquine dans son zinc privé le matin et même de la javel dans son verre le matin…) se démarquent les états qui ont eu une attitude pro-active DE PREVENTION (Californie, New York, masques et mesures de distance entre les individus) mais j’en suis découragé par tant de fanatisme…
        Si les médecins dans leurs hôpitaux savaient comment traiter les personnes atteintes il n’y aurait pas eu plus d’un million de morts (270.000 uniquement aux US)… et seuls les pays dotés de services de santé fonctionnels comptent les décès.
        Qu’importe le nom ou la marque ou la couleur des comprimés du traitement efficace : IL AURAIT ETE ADOPTE !

  • lavidurev

    Parallele journalistique original et reussi, bravo !
    L industrie pharmaceutique n a pas le luxe du temps impose par la Covid tandis que l industrie aeronautique a en plus du temps, l espace.

  • lavidurev

    (Un peu d humour…une chanson d Herve Christiani)
    Il est libre Max…Il est libre Max , y en a meme qui disent qu ils l ont vu voler !

  • Poitevin

    Oui, les organisations européennes son connues pour leur complaisance envers les lobbies et influenceurs de toutes sortes, moyennant souvent contrepartie financière. Je vois hélas, que rien ne change, avec cette demande d’irresponsabilité des labos en cas de mauvaise surprise sur leurs vaccins.

    • Pilotaillon, recrue deuxième classe

      Au delà de l’affirmation, il serait bon d’étayer…
      Je remarque, et je peux étayer, que souvent on accuse la soit disant autorité la plus lointaine de tous les maux.
      C’est à cause de l’Europe qu’on tricote les chaussettes dans le sens horaire en hiver et aussi parce que les moutons ont été élevés avec des fonds de la PAC par exemple :o)
      En attendant, l’Europe a été créé et joue son rôle de remparts aux affrontements (guerriers) à l’échelle des partenaires.
      Ajouter également que la pharmacovigilance (https://ansm.sante.fr/Declarer-un-effet-indesirable/Pharmacovigilance/Organisation-de-la-pharmacovigilance-nationale/), un des dispositifs demandés pour chacune des molécules actives aux labos dans le cadre de l’obtention d’une AMM (autorisation de mise en marché) est propre à chaque pays, mais coordonnées par les instances communautaires.
      CQFD = Prendre le temps de s’informer des règlementations et du fonctionnement des institutions, sinon c’est l’enlisement assuré !

  • arthro

    Bonjour.

    Pour poursuivre sur ce thème, quand autant d’enjeux financiers sont rattachés aux délais de mise sur le marché de nouveaux vaccins, comme à ceux d’avancées issues de la recherche et de l’innovation en matière aéronautique, on peut aussi s’interroger sur quelle est la volonté de transparence et de coopération effective entre des firmes se menant une concurrence féroce si l’une d’entre elles décélait un risque important dans un nouveau procédé de développement, que ce soit :
    – d’un nouveau vaccin contre une maladie mal connue,
    – de nouvelles lois de commandes de vol révolutionnaires, et de l’injection rapide de celles-ci dans de nouveaux aéronefs, pouvant faire réaliser des économies substantielles aux exploitants aériens.

    Nous européens avons beau jeu de jeter l’opprobe sur Boeing et les organismes de certification américains qui ont ‘laissé passer’ le MAX, et leur manque de transparence. C’est avoir, il me semble, avoir la mémoire courte et sélective quand on détaille les incidents qui ont marqués les premières années d’exploitation des appareils d’AIRBUS, avec des conceptions pour le moins pas très ‘human centred’ .

    Je pense en particulier au NO MAN’S LAND rencontré par le capitaine Kevin SULLIVAN un jour d’octobre 2008 où il faisait route vers Perth aux commandes du vol QF72. Des minutes d’angoisse et de terreur qui présentent des similitudes troublantes avec les conditions dans lesquels les deux appareils américains ont échappé aux contrôles de leurs pilotes.

    Et aussi à la façon dont des incidents similaires peuvent ‘passer sous le radar’ quand ils n’induisent pas la perte d’un appareil, ou d’au moins une vie humaine (captant alors l’attention des médias) :
    – le traitement de la première explosion en vol d’un réacteur sur un A380 (Qantas aussi!) avait été édifiant de ce point de vue, ne faisant que quelques secondes d’antenne dans les médias français,
    – celle intervenue au dessus du Groënland, dont les retombées pour les motoristes ont été annoncées radicales : des annonces dont on aimerait avoir des nouvelles, maintenant complètement occultées par celles de la crise sanitaire.

    Comme la pandémie actuelle ne fait que confirmer que nous peinons à gérer les conséquences sanitaires de notre intrusion dans des équilibres naturels fragiles, mais qui contenaient jusqu’avant leur destruction les maladies qui nous agressent aujourd’hui, elle pourrait accuser notre incapacité, tant sociale que technique, à gérer les changements de pradigmes à venir, induisant un risque accru de sous-estimer les risques associés, par ignorance, notamment dans l’architecture future de nos moyens de transport : hydrogène, VTOL, liaisons à trés grande vitesse par lévitation magnétique dans le vide, etc.

  • Stormy
    Stormy

    Il suffit de voir l’omerta généralisée qui entoure le vaccin Sputnik V conçu en Russie, et vendu à de nombreux pays où il sera également produit, pour se dire qu’il y a un loup. Eh oui, facilement deux à trois fois moins cher – et les profits n’iront pas vers les grands groupes anglo-saxons… regardez les misères que Bruxelles s’apprête à faire à la Hongrie, qui a choisi le vaccin russe. Et notre président qui élude soigneusement le sujet… Désolé mais je ne rentrerai pas dans leur jeu : il faudra qu’ils se mettent à dix pour me tenir et m’injecter leur daube – et si je dois au final en avoir un, ce sera le russe et pas un autre, rien que pour embêter notre gouvernement. Et puis j’ai assez voyagé dans ma vie de pilote de ligne, la semaine dernière j’ai pris le train, quel plaisir…

    • Vladimir_K
      Vladimir_K

      Vous soulevez un point intéressant : admettons que telle ou telle compagnie, ou tel ou tel gouvernement rende obligatoire le vaccin pour voyager, passer les frontières, ou même aller au restaurant…

      Pourrons-nous choisir le vaccin, ou sera-t-il imposé ? Je pense qu’à partir du moment où l’on nous laisse le choix, comme avec les médicaments génériques par exemple, on peut déjà calmer les sceptiques/complotistes/ceux qui savent/rayez la mention inutile…

      Et même là, la comparaison avec l’aérien reste valable. Finalement, pour un Paris-New York par exemple, vous avez une foultitude de choix de compagnies à qui vous accordez plus ou moins de confiance, alors pourquoi pas pour des vaccins.

  • zoom

    [Trad] Vaccins : Big Pharma, ses études financées et ses milliards…
    https://theierecosmique.com/tag/big-pharma/

  • Meunier

    Oui, au pays de Descartes la raison s appui sur des faits:
    – virus a plusieurs variantes et mute en permanence
    – trouver en peu de temps est remarquable quelle variante a été ciblée
    – tester: 1 variante de virus sur 40000 personnes US representative de qui?
    – produire massivement rapidement Amène tjrs des dispersions et aléas voire erreurs
    – 1ers sont US management US reste US donc priorité Cash ( comme Boeing) qui ne choque pas un américain ou russe mais les effets secondaires..la bourse est le bon thermomètre
    – irresponsabilité en cas de tout effet secondaire imparable
    – experts de comité scientifique (et aussi les experts à la tv Karyne..) sont comme l ASN des représentants des labos donc partiaux
    En synthèse un bon masque et précautions multiples pour l instant !!

  • Bernard

    Je pense que la comparaison avec l’aviation est excellente, en effet le vaccin modifie le génome humain pour l’obliger à détruire le virus mais tout les autres défense sont elles toujours efficaces. Ils ont modifié un Boeing et on déstabilisé le reste jusqu’à la perte de celui-ci

    • PlasticPlane

      Bis repetita etc… : non le génome humain n’est pas modifié ! Il ne fait que réagir à l’information de l’ARN du virus qui, lui, a été modifié pour faire le vaccin. Marre de cette fake news trop souvent relayée !

    • Pilotaillon, recrue deuxième classe

      L’ADN est même un des éléments les plus stables des organismes vivants.
      C’est en le décodant partiellement que la police scientifique identifie les individus avec un risque d’erreur extrêmement faible…
      Avouons, car il faut cesser les non-dits : après le vaccin Mr Untel se transforme en Mr Intel, avec une puce de micro-particules automatiquement greffée qui permettra de suivre tout ce qu’il dit et tout ce qu’il fait, depuis un immense centre de contrôle installé dans l’anti-matière…
      A propos : est-ce que quelqu’un sais si le monde scientifique a pu identifier un gène influant sur la naïveté ?

      • Jean Baptiste Berger

        Je crois que pour le traçage dans l’anti-matière le vaccin soit inutile….
        Tout « jeune » qui se respecte trimballe en permanence dans la poche arrière de son jean’s, avec en impression « save the planet » sur la fesse gauche et « cessez de consommer » sur la droite un téléphone mobile dernier cri (moins de six mois, sinon c’est la « teuhon ») où il a chargé au moins vingt applications permettant de le suivre comme son ombre et même plus (la nuit….) tout en favorisant ainsi l’extraction à outrance des métaux rares qui composent son mobile et en attendant avec impatience le prochain modēle « 5G » qui utilise des ondes ….douteuses pour la santé !
        Pour ce qui est des genes immuables…ce n’est pas très rassurant pour celui qui nait idiot !
        (Mais je garde quand même les miens comme ils sont, tant pis….)

  • Jean Baptiste Berger

    La comparaison avec l’industrie Aéronautique est bien venue.
    Dans le cas du vaccin, on va déjà avoir une bonne idée du risque encouru une fois que tous les soignants (volontaires) auront été vaccinės, puisque c’est logiquement eux qui seront prioritaires à l’accès aux premières doses disponibles.
    C’est un peu comme si on avait attendu que tous les pilotes de ligne du monde aient volé sur le MAX avant d’en proposer l’accès aux passagers….ce qui est bien-sûr utopique….
    Et puisque on évoque simultanément la comparaison entre vaccins « traditionnels » (polio…) et anti covid (nouveauté) et les comportements sociaux « traditionnels » à ceux d’aujourd’hui face au vaccin, on ne peut que constater la corrélation entre la complexité des systèmes actuels (avions bourrés d’intelligence artificielle, vaccins qui font appel à la connaissance de l’ADN) et le scepticisme induit dans la population non spécialisėe sur la fiabilité de ces systèmes si complexes.
    Et les nombreuses querelles publiques entre spécialistes, justement, accentuent forcément ce sentiment.
    On peut s’en faire une petite idée, à ėchelle rėduite, en lisant les commentaires passionnés que suscitent les sujets de rėflėxion proposés par Aérobuzz….

  • Gil, je trouve le // très pertinent entre le 737 max et ce vaccin mis sur le marché en quelques mois. Je n’avais pas envie de monter dans un avion qui a fait ses preuves de danger, et pas plus envie de me faire injecter un produit inconnu, dont les labos négocient par avance leur protection juridique. Merci

  • Michel

    On n’a pas attendu le 737 max pour « négliger » d’informer: L’A340 est mort de ses 4 moteurs et de sa vitesse d’escargot. Mais quid de l’inconfort en cabine du à des prélèvements d’air réduits au max pour économiser le carburant ? Coté vaccins, grand silence sur les adjuvants comme l’aluminium… pourtant, tous les enseignants du premier degré vous diront qu’au delà de la démission des parents et des écrans, les cas de dis-quelque chose se multiplient (perturbateurs endocriniens ?). Nous connaissons bien les conflits de suffisance entre les dieux du manche et ceux de la calculette, moins ceux des médecins et des biologistes, nous, les simples citoyens à qui on ne demande leur avis que tous les 5 ans… sans en tenir aucun compte. D’où la méfiance.

  • Pilotaillon, vivant et réaliste

    Il y a la situation normale, en paix et en bonne santé. Et il y a la force des contraintes du moment, une épidémie et des guerres larvées, celles dont on entend siffler les projectiles et celles qui nous entourent mais auxquelles nous ne prêtons pas attention… quand tout va bien.
    Un peu de chômage, des changements liés aux évolutions, et de suite voilà le retour des vieux atavismes. Arrivent les plus dérangés dans leurs habitudes, se réveillant ébouriffés s’exclament : on ne nous dit pas la vérité ! Pourquoi en est-on là ? N’a t’on rien fait avant ?…
    Humblement il me semble que les révoltes trouvent leurs origines surtout dans le manque de nourriture ou pour des raisons religieuses qui sont également des conquêtes plus ou moins détournées, de besoin de reprendre la main ou les territoires lorsque « ça va mal dans le pays ». Dans le « ça va mal », on trouve souvent des rêves perdus, pertes d’influences, pertes de niveau de vie, demain la pénurie de pétrole, etc…
    Mais en temps de paix, la concurrence, qui est une forme de guerre entre zones économiques, ne s’arrête pas, même si l’on écoute le personnel politique qui doit vendre du rêve pour durer un peu, pour gérer les peuples, mais qui surtout doit se soumettre à la contrepartie du vote : « On veut du fric et ne nous em…dez pas ! ».
    Ainsi on en arrive rapidement aux arguments soporifiques, cosmétiques, de court terme, jusqu’aux extrémités qui donneraient à penser que les pays occidentaux bénéficieraient d’une rente, de par leur passé radieux et prolifique : « On peut tout obtenir sans efforts ».
    En tâche de fond, pendant que tout le monde dort en pensant que la république nous protègera de tout, les industriels aménagent leurs marchés, par du lobby parfois, par des actions très concrètes pour conforter leurs métiers et le cadre dans lequel ils l’exercent.
    Dans cette recherche figure le volet réglementaire, qui peut parfois protéger (mesures protectionnistes) mais qui recèle des effets pervers ou éliminatoires.
    La santé joue sur une corde sensible car elle vend de la vie, à tous prix… autant que les pays savent (peuvent) payer.
    Les analyses médico-économiques sont là pour évaluer le gain d’une innovation dans le contexte d’un pays, et desquelles seront conclus le prix des dispositifs thérapeutiques.
    Avec d’importantes sommes en jeu, les labos savent mobiliser des compétences et de la stratégie qui joue à tous les niveaux, du terrain – les médecins prescripteurs – aux autorités administratives région, état ensemble d’états…
    Même s’il ne font pas le même métier, Boeing et Le Labo ZXY sont de taille comparables, sont capables d’influence mais ne prennent pas un risque identique.
    Si le pire pour Boeing est de voir un avion percuter la planète, spectacle mondial assuré, le risque pour un Labo est dilué car il possède un panel de molécules actives prescrites ou non. Pour ce dernier, c’est la capacité à payer des différents Etats, et leur modèle économique et culturel de la santé (le vrai prix d’une vie) qui pose problème.
    Alors il est trop tard pour s’apitoyer car nous avons besoin d’un vaccin.
    Je doute fort, alors que nous aurons repris le court « normal » de nos vies (quand nous aurons retrouvé nos « libertés »), qu’un responsable s’aventure à réformer le système… Il signerait de facto la fin de son mandat !
    Ainsi va le monde.

    • Jodel Laverda

      Je ne discuterai pas de la nécessité d’un vaccin, dans l’absolu, mais je me rangerai plutôt à l’avis d’un des premiers épidémiologistes mondiaux qui considère qu’un vaccin contre le COVID 19, aujourd’hui, c’est de la science fiction.
      D’autre part, quand les patrons des labos pharmaceutiques accepteront, d’une part d’assumer financièrement les conséquences fâcheuses de leurs vaccins plutôt que de les faire assumer par l’État, c’est à dire par nous, et d’autre part, de se faire vacciner, eux-mêmes, ce qu’ils refusent tous pour eux et pour leurs enfants, alors (peut-être) que je reconsidérerai ma position 🙂

  • Aff le loup

    Très bon article à la nuance près qu’est votre dernière ligne ! C’est la question : qui de l’oeuf ou de la poule ?

    Boeing avec son amas technologique de 737 Max sur les tarmacs fait larmoyer la FAA…L’argument du gâchis est évident ! J’ai l’impression que ce fiasco, a posteriori, des valeurs scientifiques pondérées par les pratiques commerciales sert en ce moment aux bigs pharmas d’a priori auprès des instances internationales…

    In fine se pose le seul problème qui vaille : quel crédit apporter à ces entités ? J’ai bien une réponse…

    Je ne jouerais pas ma vie sur B737 Max car il y a d’autres opportunités…par contre j’attendrais juste que le vaccin français soit produit en France sous garanties françaises avant de me faire vacciner ! Juste histoire de cultiver l’atavisme gaulois : je n’ai peur que d’une chose, que le ciel me tombe sur la tête !

  • ABOU

    Bonjour,
    Pour autant doit-on jeter le bébé avec l’eau du bain? Et si pour une fois on laissait l’individu choisir et assumer ses responsabilités. C’est un peu, toutes proportions gardées, la pari de Pascal. Si ça ne marche pas j’ai joué et j’ai perdu, mais si ça marche j’ai tout gagné et tant pis pour tous les sceptiques qui crèveront sur le bord de la route. en outre comparer un tas de ferraille (pardon pour le qualificatif) volant, fait à la va vite pour essayer de lutter contre un concurrent qui vous avait grillé la politesse et qui s’apparente à un cautère sur une jambe de bois avec une recherche complétement novatrice me semble relever de « l’apparentement terrible ». On n’attendait pas le vaccin avant l’été prochain et rien n’obligeait les labos à l’annoncer si vite. le fait qu’ils le fassent tous en même temps démontre simplement que la recherche à progresser dans des proportions qui nous échappent. Je sais juger un entretien aéronautique erratique ou mal fait parce que c’est mon métier. Je me garderai bien de me poser en spécialiste de l’industrie pharmaceutique et quant à moi si le vaccin est disponible au public demain, je ferai la queue après-demain devant le labo.
    Bien à vous

  • stanloc

    Entièrement d’accord avec vous, Gil.
    En matière de sécurité il ne faut pas attendre à avoir un jour des certitudes que ce soit en aviation ou au niveau de la santé.
    Un tsunami s’est produit il y a pas mal de temps aux USA et il a gagné le reste du monde occidental et peut-être ailleurs. Je veux parler de cet déviation des mentalités qui fait que l’on cherche à gagner de l’argent (beaucoup aux USA) à tout prix sur le dos des fabricants en les attaquant en justice pour tout et n’importe quoi.
    Résultat ils vous énumèrent tous les risques que vous prenez en utilisant/avalant leurs produits. Si vous passez outre à leurs avertissements c’est à vos risques et périls et sans recours car vous aurez été PRÉVENUS.
    Voyez tous les papiers que l’on vous fait signer pour un simple examen médical et que dire en cas d’intervention chirurgicale.
    Si vaccin pour la covid 19 il y a bientôt, n’attendez pas à autre chose : aucune certitude que vous ne souffriez d’effets secondaires.
    De deux mots il faut choisir le moindre : soit vous restez chez vous soit vous prenez l’avion ; soit vous prenez un médicament soit vous ne le prenez pas. Vous êtes LIBRE de choisir ce que vous désirez, SAUF si l’intérêt général est en cause auquel cas vous tombez sous le coup de la LOI.

  • Tamisier Daniel

    Bonjour, Monsieur Roy. Vous avez tout dit dans cet article concis, il n’y a rien à ajouter , tout est dit. Sachez que beaucoup de médecins, des vrais, pas des médecins marionnettes de télévision, font partie des sceptiques, pour les bonnes raisons que vous avez si bien exposées. Aujourd’hui des médecins hospitaliers, professeurs d’université, payés par nous tous pour exercer un rôle d’expert et défendre la santé des citoyens, sont rémunérés par l’industrie pharmaceutique. C’est un scandale.
    Bravo pour votre article!
    Un pilote de loisir et médecin des hôpitaux de Paris.

  • ROY

    Il est vrai que ce vaccin pose question et, si d’autre maladies ont été « vaincues », il s’agissait de maladie immunisantes. Il n’en est pas de même pour les coronavirus qui peuvent être soignés par des anticorps, et si on a de la chance, on trouve la bonne souche, voir l’efficacité très moyenne du vaccin contre la grippe saisonnière. Pour ce coronavirus, on nous propose de nous injecter des ARN messager qui vont « éduquer » nos cellules, personnellement je REFUSE ce bricolage génétique de MON propre organisme. JE suis sûr de ne pas être une exception et que ce type de vaccin aura du mal à s’imposer. L’avenir nous dira si c es vaccins ont des effets secondaires ou pas, en tous cas on est bien loin des dix années utilisée jusqu’alors pour valider un vaccin

  • Pierrot

    Merci Gil. Très bonne analyse. Vous commencez à ouvrir les yeux et à raisonner correctement. Vous avez conctater un avocat Laurent Archambault, et vous avez compris qu’il ne peut pas vous apporter de réponse, car ce n’est plus une question de droit, mais une question de rapport de forces.
    Mon petit doigt me dit que des événements sont sur le point de se manifester, événements qui devraient tout changer. Nous en reparlerons après le 21 décembre.

  • Joel

    L’industrie pharmaceutique négocie également les prix et la quantité : des prix d’achat le plus élevé possible et des quantités bien au-delà de ce qui sera utilisé, le tout sur la base d’une peur collective savamment orchestrée. Attention, messieurs et mesdames les gouvernants, si vous n’en achetez pas ou pas assez, vous allez avoir des morts sur la conscience, tout le monde va vous le reprocher,surtout vos électeurs.

  • PlasticPlane

    Vous avez raison, Gil. Cela fait des siècles que l’on s’interroge sur la véritable nature humaine, et où l’on (certains) espère(nt)… Le débat n’a pas fini d’alimenter forums et blogs et de déchaîner les passions. Bon, assez écrit… je retourne défendre mon pré carré 🙂

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