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Flight Safety remet en question les méthodes de formation des pilotes de ligne

Avec la pyramide des âges à l'œuvre, la multiplication des compagnies aériennes, l'ouverture de nouvelles liaisons et le développement de la flotte mondiale, le besoin en pilotes devient un enjeu majeur © ATR

L'organisme indépendant Flight Safety Foundation vient de publier un avis exprimant la nécessité de former les pilotes en utilisant une méthode basée sur les compétences et non plus sur le nombre d'heures. Face aux besoins en pilotes, la fondation s'inquiète d'un système où sont privilégiées les heures de vol au détriment des compétences, dans l'aviation commerciale mais également dans l'aviation générale.

La formation des pilotes de ligne est arrivée à un tournant majeur. C’est ce que la fondation Flight Safety (FSF) met en avant dans un document publié début mars 2018, alors que la demande en pilotes croît de manière exponentielle sur toute la planète.

« 1.500-hour rule »

Aux Etats-Unis, sous la demande du Congrès, la FAA a relevé en 2013 le nombre d’heures nécessaires pour accéder au cockpit d’un avion de ligne en qualité de co-pilote à 1.500 heures. Le fait d’avoir mis...

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13 commentaires

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  • Les heures de vol civiles, où on compte le temps au roulage, les heures de PNF, le temps à déjeuner ou à lire son plateau, à causer aux hôtesses dans le galley, le tout avec le PA enclenché 99% du temps, avec ILS auto à la fin, sont de la daube par rapport aux heures des pilotes de chasse par exemple. Rapport de un à trente, à la louche.
    Et ce, que cela leur plaise ou non.
    Il ne faut pas s’étonner de certains accidents …
    Stormy, 777.

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  • Ah ben tient , nous y voila, en voila une de bonne idee!
    Comme disait mon instructeur sur Cap 10, a propos du commandant de l ecole d initiation qui n etait pas une « lumiere », et avec qui j avais failli finir dans un champ vu son « niveau »..
    « On a jamais fait des chevaux de course, avec des Anes.. » Ah c est ben vrai ca!!
    et meme certains de rajouter, « On » est un « C-n »
    Un bemol quand meme, en travail aerien, les heures sans accidents sont quand meme un bon repere de niveau.

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  • par PRADUROUX Walter

    Par ma part ce débat heures de vol minimales requises et (ou) compétences seules est décalé avec la réalité du terrain depuis des lustres. Qui a imposé les 45 heures minimales aujourd’hui (40 heures hier) pour un PPL ou 1500 heures pour un pilote de ligne, les mêmes qui aujourd’hui parlent de compétences comme d’une découverte pour faire face à l’accroissement de la demande de pilotes. Pour ma part je n’ai jamais présenté au test PPL, pour prendre cet exemple, un élève en fonction des heures de vol réalisées, mais uniquement s’il était compétent pour satisfaire ce test, peu importe le nombre d’heures réalisées pour arriver à ce stade. J’ai eu des cas où à 35 heures mon élève était compétent, il a du faire 10 heures de plus pour pouvoir être présenté au test final après avoir dépassé les fatidiques 45 heures imposées par la DGAC, était-il pour autant plus compétent ou plus expérimenté. N’importe quel Instructeur pédagogue sait que compétences et heures de vol ne riment pas. Des pilotes avec 10 000 heures de vol au moins, ont été à l’origine d’accidents mortels, étaient-il compétents au moment des faits? Former des pilotes, forcément compétents, c’est une lapalissade, remonte au siècle dernier. On peut par contre parler de la meilleure méthode pour y arriver à coup sûr, ça vaut mieux que les querelles de clochers, comme, ah je vous l’avait bien dit, toujours les mêmes.

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  • Formation standardisée, éléments interchangeables, mettre l’accent sur les procédures qualités et tout ça en un temps minimum. S’agit-il de la production de robots de poulets ou de la formation d’êtres humains? Sélectionner quelqu’un qui saura se vendre plutôt que sur ses compétences dans le domaine, me laisse perplexe. Heureusement, les systèmes sont dans l’ensemble très fiables.

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  • Très bon article qui arrive avec 40 ans de retard mais a le mérite d’exister…
    Il a fallu attendre 2018 pour qu’enfin certaines « élites » se penchent sur la formation…
    Bien évidemment en priorité la « QUALITÉ » ce qui n’a pas toujours été le souci principal, mais les heures, les heures et encore les heures… qui ne sont efficaces que si la base d’instruction est solide et variée avec différentes formes d’apprentissage que nous connaissons depuis plus de 40 ans…
    Les « CHAPELLES » et leurs défenses ardues avec des « MOI-JE » ont divisées tant de principes efficaces où la priorité de l’efficacité n’était pas au rendez-vous général…
    Le fameux « EGO » du pilote et des systèmes… aqueu aqueu…
    Ah, j’allais oublier, un bon pilote est un pilote vivant et un excellent pilote est aussi une personne qui prend autant soin de ses écrits (grammaire-orthographe…) que de ses plans de vol et de son pilotage, de ses formations, à la virgule près ……
    Pour certains qui souhaiteraient s’améliorer … en aurtau grafe :
    https://certification.lerobert.com/
    Bien coeur-dialement
    Loren

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  • En somme, la FS Fondation recommande, sans le dire explicitement, le type de sélection et de formation ab initio, cadets, etc. tel qu’il est pratiqué depuis des décennies avec succès par les compagnies aériennes en Allemagne, Grande Bretagne, Hollande, Belgique, Suisse, France…

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  • Vaste sujet dont certaines facettes ont déjà été bien explorées par notre industrie (CBT, EBT, …).

    Il y a 25 ans, on ne parlait pas de CBT mais de Training-to-Proficiency, ce qui est bien le même objectif.

    L’EBT fait l’objet d’une publication OACI : le Manual of Evidence-Based Training (Doc 9995 AN/497).

    Par ailleurs, ne pas confondre Flight Safety (un training provider) et la Flight Safety Foundation (FSF) ; la confusion est fréquente.

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  • Et le vol à voile?

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  • Excellent article ! Seule la conclusion est surprenante. Cela fait en effet des années que la FFA se bat pour promouvoir dans les aéroclubs la formation basée sur les compétences avec l’appui de la DGAC et de l’ENAC …au grand dam d’une association française d’instructeurs ! Heureux d’apprendre que celle-ci évolue…

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  • Bonjour faudra t il toujours payé les compagnies pour pouvoir avoir le nombre d heures de voles

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  • Vraiment ?
    Les cadets AF ont’ils une grande expérience des vols commerciaux à leur entrée dans le cursus de formation en compagnie.
    Avec ce système de recrutement et de formation, AF a t’elle de meilleurs résultats que les autres en terme de sécurité des vols ?

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  • Les compétences sans les heures (c’est à dire sans expérience) ?
    Les heures sans les compétences (l’expérience sans le savoir faire) ?
    Les heures ET les compétences seraient les bienvenues ?

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  • Cet article remet en cause le modèle de formation des pilotes américain basé principalement sur l’expérience.
    C’est une bonne pub pour la formation cadet Air France, si souvent critiquée!

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