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Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques

Airbus prévoit de produire, par an, entre 80 et 100 avions légers électriques dérivés de l’E-Fan. Le groupe européen a présenté son projet industriel, à l’occasion d’un événement organisé en grande pompe à Bordeaux-Mérignac où seront assemblés les avions écoles du futur dans une nouvelle usine. Coût du projet : 50 millions d’euros.

26.04.2014

Première présentation en vol publique réussie pour l'E-Fan. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

C’est un projet stupéfiant qu’a dévoilé Airbus Group à l’occasion du premier vol public de l’E-Fan, vendredi 25 avril 2014, sur l’aéroport Bordeaux-Mérignac. Didier Esteyne, le pilote d’essais du bimoteur électrique, reconnaît de son côté que ce 25ème vol effectué depuis le 11 mars dernier (date du premier vol du prototype) a aussi été le plus éprouvant moralement. Il faut dire que le groupe aéronautique européen n’a pas fait dans la demi-mesure. La présence d’une cinquantaine de journalistes grand public accompagnant le ministre du redressement productif, n’était pas faite pour détendre le père de l’E-Fan. L’enjeu est également de taille et le projet né dans un atelier de Charente-Maritime débouche aujourd’hui sur un programme industriel innovant porté par l’un des deux plus grands groupes aéronautiques mondiaux.

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, invité vedette de l’E-Aircraft Day organisé par Airbus Group à Bordeaux Mérignac, le 25 avril 2014. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Airbus Group et ses partenaires industriels entendent, en effet, poursuivre leurs travaux de recherche et développement pour construire une version de série de l’E-Fan et proposer un projet industriel prévoyant l’implantation d’une usine d’assemblage à proximité de l’aéroport de Bordeaux. Lors de cette journée baptisée « E-Aircraft Day », les nombreux invités ont pu découvrir l’E-Plane 2.0, un biplace école côte-à-côte (le prototype de l’E-Plane est un tandem) tout électrique et l’E-Plane 4.0, un quadriplace de voyage hybride. Daher-Socata a qui Airbus a confié la conception et la certification de ces deux avions a pour objectif de décrocher la certification CS-VLA du biplace avant fin 2017. Quant au quadriplace qui doit entrer dans la norme CS-23, le calendrier est plus flou.

L’E-Fan 2.0, avion-école biplace côte-à-côte électrique, devrait être certifié CS-VLA avant fin 2017. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

L’E-Fan 4.0 est un quadriplace à propulsion hydride qui vise la certification CS-23

L’E-Fan 4.0 est un quadriplace à propulsion hydride qui vise la certification CS-23 © Gil Roy / Aerobuzz.fr

 

L’E-Fan 4.0 sera équipé d’un système alimenté au kérosène permettant de recharger les batteries en vol

L’E-Fan 4.0 sera équipé d’un système alimenté au kérosène permettant de recharger les batteries en vol © Gil Roy / Aerobuzz.fr

 

Airbus Group estime à 21.000 unités, les besoins en avion-école, pour les 20 ans à venir. Cette estimation découle directement des prévisions de livraisons d’avions de transport sur la même période. Le constructeur européen vise 10% de ce marché, d’où son objectif de production de 80 à 100 avions légers par an.

Première présentation en vol publique réussie pour l'E-Fan

Première présentation en vol publique réussie pour l’E-Fan © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Une cinquantaine de journalistes parisiens avaient fait le déplacement jusqu’à Bordeaux-Mérignac pour voir évoluer l’E-Plane © Gil Roy / Aerobuzz.fr

« Le projet E-Fan et l’engagement d’Airbus Group dans le domaine de la recherche électrique et hybride illustrent notre vision des futurs développements technologiques. Notre ambition consiste à développer les inventions qui préfigureront l’industrie aérospatiale de demain », a déclaré Jean Botti, Directeur général délégué Technologie & Innovation (CTO) d’Airbus Group. C’est lui qui a convaincu le groupe européen de miser sur l’E-Fan. Au-delà des avions légers électriques, Jean Botti se projette d’ores et déjà vers l’avion de transport régional de 90 places à propulsion électrique ou hybride. Cet objectif s’inscrit dans le programme Flightpath 2050 de la Commission européenne. L’horizon est plus lointain. D’où la nécessité d’objectifs intermédiaires.
Le prototype d'avion électrique E-Fan fait partie des 34 plans de «reconquête industrielle» du Ministère du Redressement Productif.Didier Esteyne a effectué la première présentation en vol publique de l’E-Fan, le 25 avril 2014, à Bordeaux-Mérignac. L’E-Fan a effectué son premier vol le 11 mars 2014
Reste que le 25 avril 2014 nous avons découvert deux projets d’avions électriques de série qui s’ils étaient portés par d’autres qu’Airbus Group pourraient prêter à sourire. Ce n’est pas le cas, d’autant que dans le sillage d’Airbus on retrouve ses principaux partenaires qui sont chacun dans leur domaine des spécialistes mondiaux, à commencer par Safran, Zodiac Aerospace, SAFT, etc. Quand Daher-Socata s’engage publiquement à obtenir la certification du biplace électrique avant fin 2017 afin de permettre à Airbus, ou plus exactement à Voltair, sa filiale en charge du programme, de livrer les premiers avions en 2018, les observateurs ne peuvent qu’être attentifs. D’autant que la DGAC est elle est aussi dans la boucle.
Une usine d'assemblage sera implantée sur le site de Bordeaux-Mérignac.
La DGAC est non seulement partie-prenante dans ce projet. Elle est d’une certaine manière celle qui a permis de lui donner la dimension qu’il a aujourd’hui. Quand, en effet, l’équipe du Cri-Cri Electrique lui a présenté le projet E-Fan, Patrick Gandil, Directeur général de l’aviation civile, a tout de suite activé ses réseaux et apporté le soutien de son administration. Il s’agit en effet de définir le nouveau cadre réglementaire en même temps que se conçoit l’avion électrique. D’où la petite phrase du ministre du Redressement productif à la tribune de l’E-Aircraft Day : « la DGAC s’occupe de la réglementation mais aussi de l’innovation ».
Francis Deborde, le gérant d’ACS (Aéronautique Composites Saintonge), constructeur du prototype de l’E-Fan.
Pour Ségolène Royal, ministre du développement durable, qui n’a pas fait le voyage de Mérignac, mais qui a néanmoins félicité, par communiqué de presse interposé, les entreprises à l’origine du premier vol de l’avion électrique E-FAN, « cet avion électrique offre un juste équilibre conciliant le besoin de formation croissant des pilotes, la réduction des nuisances pour les riverains d’aérodromes et la croissance verte ». Le ministère estime que « pour une mission identique d’une heure, il ne consomme que 2 € d’électricité, contre 36 à 40 € de carburant pour un avion à moteur ». Paradoxalement l’enthousiasme des politiques et notamment celui des élus locaux qui voient avec intérêt la création de 360 emplois sur la plate-forme de Mérignac, encourage à la réserve.

Didier Esteyne, pilote d’essais et co-concepteur de l’E-Plane
Par expérience, et au vu de récents fiascos, le fait que les politiques se penchent sur le berceau de l’E-Fan ne peut que susciter un légitime scepticisme dans les rangs de l’aviation générale. Il est fort à parier que certains ne se priveront pas d’en faire part, en commentaire de cet article. La grande différence avec certains projets récents avortés, c’est qu’ici il est non seulement porté par les plus grands, mais qu’il s’inscrit dans un objectif beaucoup plus ambitieux. Il n’est pas sûr qu’Airbus Group soit arrivé à fédérer autant d’énergie, à mobiliser les pouvoirs publics au plus haut niveau et surtout à attirer autant de journalistes parisiens, un vendredi à Mérignac, s’il n’avait pas eu du concret à montrer. Et si Didier Esteyne a mouillé sa belle combinaison de vol, hier, c’est pour la bonne cause.

Gil Roy

L’E-Fan n’intéresse plus Airbus

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

30 commentaires

  • reflexion

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Quel forum décapant ! ! ! Que d’affirmations tranchées et de bêtises aussi ! ! ! Quelle sûreté d’analyse ! ! ! Soyons prudent, tous ceux qui sont sûr d’eux et qui affirment aujourd’hui ne savent pas plus que ceux qui sont hyper-confiants dans ce projet ambitieux ! Alors si ce n’est pas réalisable nous le verrons bien, mais de grâce n’insultez pas l’avenir….Seuls ceux qui ont essayé peuvent réussir………..où en serions-nous avec tous les autres … C’est la recherche qui fait avancer le Monde…pas les certitudes…!! Merci Mesdames et Messieurs de votre attention…et Rendez-vous dans le futur….Il pourrait y avoir de sacrées surprises… « Quand tu fais quelque chose tu auras contre toi tous ceux qui voulaient faire la même chose, tous ceux qui voulaient faire le contraire et la grande masse de tous ceux qui ne voulaient rien faire » Je crois que c’est de Confucius mais je peux me tromper….mais il me semble bien qu’avec le temps ça se vérifie tous les jours… P@+

  • francoisd

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Bonjour
    C’est amusant tous ces discours anti.. peut etre que…. y a pas … ya plus.. y a eu. j’y crois ….j’y crois plus …….et sur la meme page une ecole de pilotage vient de commander 20 avions electriques allemands!!Peut etre qu ‘il faut se remuer non!! un ancien pilote de dr 400

  • Lou Ravi

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    La clef du problème s’appelle « lithium air ». Tant que cette technologie parait-il très prometteuse en laboratoires ne sera pas disponible sur le marché autant tout laisser en stand by. Ou bien alimenter les moteurs électrique en courant continu par un groupe électrogène consommant 2l/h. A vos calculettes…

  • Fannie

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Bonjour

    J’ai lu avec attention l’ensemble de ces messages et je me dis qu’on est bien en France avec une bande de rigolos de la petite aviation et qui ne connaissent pas vraiment grand chose à l’industrie aéronautique et aux mécanismes de financement de la recherche et de la prise de risque comme ce projet ambitieux et qui peut faire émerger une réelle valeur ajoutée pour la France.

    Tout d’abord il ne s’agit pas de bricoler dans son garage comme l’essentiel des amateurs du secteur qui se prennent pour des héros mais de certifier le premier avion électrique EASA et FAA. Vous ne connaissez certainement pas ce que ces sigles signifient et ce que cela implique sur les coûts de développement ? De plus travailler avec des grands noms du secteur a un coût c’est vrai mais c’est aussi un gage de réussite. Combien de projets de d’amateurs ont échoué et pourtant très bien financé par l’Etat !!! Ensuite sur les 50 M€ dépensé par l’Etat, juste une correction : ça sera payé à 90% par les industriels car la partie étatique est très faible et sous forme d’avance remboursable donc renseignez vous avant d’écrire n’importe quoi ?

    Ce projet est courageux et risqué mais sans des grands groupes industriels associés à des partenaires PME et académiques, il ne pourrait pas avoir lieu ! Il faut le soutenir car il profitera à tout le monde et surtout à vous les petits rigolos !

    • Sylvain

      Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
      Bonjour,
      Les petits rigolos qui se permettent de commenter sont bien souvent des petits rigolos ingénieurs de formation et de métier. Ces petits rigolos sont aussi pilotes à leurs heures perdues. Des pilotes, non pas de profession, mais de loisir, de plaisir, cible de l’E-fan. Ces petits rigolos parfois même, sont constructeurs amateurs, qui sont très loin de se prendre pour des héros mais qui doivent au contraire garder une certaine humilité pour mener leur projet au bout. Ces petits rigolos ne sont donc pas aussi niais que vous semblez le penser, et il y a fort à parier que les sigles EASA et FAA leurs soient familiers, voir qu’ils soient en interaction régulière avec les gens de ces organismes.
      Si une majorité de petits rigolos s’offusquent d’une telle démarche, c’est bien qu’il y a bien un os quelque part. Il y a toujours des sceptiques et des détracteurs sans argument qui forment en général une minorité, oublions ces derniers. En revanche, pour le petit rigolo un tant soit peu cultivé sur l’ingénierie très basique, n’importe lequel conviendra qu’il est grotesque d’utiliser une propulsion par « Fan » sur un avion lent. Le Fan est un dispositif qui fonctionne très bien à haute vitesse (déplacer une faible quantité d’air, mais à haute vitesse) et qui ne vaut rien pour un avion lent tel que l’E-fan. Cela se traduit par un mauvais rendement propulsif, là où sur un avion électrique on devrait chercher à optimiser la moindre perte (qu’elle soit propulsive, aérodynamique ou même massique) de manière à compenser le rendement massique déplorable des batteries. Il eut été beaucoup plus intelligent d’y mettre une simple hélice, qui déjà aurait amélioré grandement les performances. Il eut été encore plus intelligent de développer un moteur thermique à la consommation la plus faible possible, pour exploiter au maximum le rendement énergétique fabuleux d’une goutte d’essence, comme cela est fait en automobile.
      Les autres petits rigolos sont les pilotes et les instructeurs d’aéroclub. Il y a en France, de moins en moins de pilotes privés en formation du fait d’une réglementation toujours plus contraignante, de coûts d’exploitation d’aéronefs toujours plus chers, en bref les aéroclubs sont sur la paille, ils meurent malheureusement à petit feu. Combien d’aéroclub iront investir au moins 250 000€ dans un avion de seulement deux places disposant de 45min d’autonomie, et dont la vitesse de croisière est de 160km/h ? Un ULM biplace actuel croise à 200km/h pour 70 000€, tout en consommant 15L/h de sans-plomb automobile, il a par ailleurs 4h d’autonomie… Un DR400 propose 4 places, des performances excellentes, un coût de fabrication et d’exploitation très faible et une solidité à toute épreuve.
      Seulement voilà, l’E-fan est sexy avec ses deux petits Fan, il est électrique et donc politiquement propre (80% de l’électricité Française est nucléaire, pas de rejets et donc propre pour notre génération. Peut-on en dire autant pour les générations à venir qui auront sur les bras tous nos déchets plus polluants que n’importe quoi d’autre sur cette planète ?). Donc effectivement, 50M d’€ d’investissement pour une telle hérésie, il est normal que nombres de petits rigolos s’indignent d’une telle démarche, purement politique et marketing. La dernière goutte d’essence sera probablement utilisée dans un avion, on est très loin de savoir faire mieux que l’essence.
      Un petit rigolo.

  • dannyfly

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    50 millions pour une belle utopie
    Avec moteurs et controleurs tchéques pas trop mauvais mais pas au top, on les utilisent et des batteries sud coreennes , nous les utilisons depuis 5 ans , elles donnent des signes de faiblesse et ne sont plus avionnables.

  • Passant44

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    On a compris qu’il faut confier l’industrie française aux commentateurs de cet article. Ils commenceront par pendre haut et court tout ce qui ressemble à un « politique » et gageons que tous les problèmes de notre pays seront résolus par magie !

    (J’avoue que pour ma part je relève bien sûr avec étonnement ces projets d’avions électrique ; cependant je sais aussi que si la France ne compte aucune entreprise dans les grands groupes informatiques mondiaux, c’est parce que notre pays est « riche » de ces pensées définitives et castratrices comme celles de la plupart des commentateurs que je lis avant moi)

    • Pévé

      Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
      Passant44, la première tentative de moteur aérien électrique date de 1884 (première navigation aérienne entre Villacoublay et Boulogne-Billancourt). La première auto de Porsche était électrique, en 1900.
      Concernant notre aviation de loisir, le premier aérodyne habité électrique connu fut un PUL Swift, à la fin des années 1980. Puis, quelques ULM. Puis, en 2007, Electravia fit voler le premier avion électrique au monde (une Souricette), ce qui n’empêche pas Airbus, relayé par des journalistes peu scrupuleux, de prétendre à une première mondiale ces jours-ci…
      Or, depuis 1884, le problème qui se pose est celui de l’autonomie, tant dans l’aérien que dans l’automobile. Quand on mesure l’immensité des progrès technologiques qui ont été apportés dans tous les domaines depuis 1884, soit en 130 ans, on peut rester sceptiques face aux annonces fracassantes faites par telle ou telle entreprise ici ou là ces dernières années concernant l’autonomie des batteries.
      Le seul aérodyne électrique biplace actuellement produit en série (et acheté à quelques exemplaires) est l’ULM pendulaire Samson de La Mouette. Il offre une heure d’autonomie. Le dirigeable de Renard, en 1884, offrait 30 minutes d’autonomie. En 130 ans, on a donc fait 100% de progrès. Le seul souci est qu’il faut, par rapport aux données de 1884, au moins 400% de progrès, soit deux heures trente d’autonomie. Combien de temps cela prendra-t-il ? Les meilleurs spécialistes estiment que l’on parviendra à doubler les capacités actuelles d’ici trente ans…
      Alors, indiquez-moi où, dans ce je dis, il y aurait « pensée définitive et castratrice ? »

    • Christophe

      Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
      @Pévé,

      J’approuve à 100% votre dernier commentaire.

      Merci pour nous éclairer sur le sujet!

      L’enfumage médiatique ou l’art de la communication.

      Christophe

  • Fbs

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Jusque-là je considérais Montebourg comme un aimable plaisantin qui plastronnait avec des vareuses made in France et autres grands moulinets avec les bras pour aller a la pêche aux voix

    Malheureusement je constate que ce n’est qu’un politique comme bien d’autres toujours prêts a gaspiller l’argent du peuple pour s’offrir un coup de com

    Bravo aux lobbyistes d’Airbus pour s’être fait offrir 50m€ sur du vent

    Pas bravo aux politiques décidément toujours aussi cons, et aux journaleux qui recopient les communiqués de presse sans le moindre esprit critique (sauf gil roy qui a tout de même noté que les commentaires allaient être salés)

    Parce qu’il faut le dire quand même : n’importe qui peut monter deux moteurs électriques et une batterie dans un planeur pour le faire voler…30mn. Et ça coûte pas 50M€ de le faire

    Par contre, trouver comment faire pour que ça tienne en vol plus longtemps, ce qui est le vrai problème, pas un mot la dessus. Et pour cause, il faut pour cela des batteries avec une puissance par kilo bien supérieure a ce qui se fait, et si il y a des recherches sur le sujet, c’est pas chez Airbus, et c’est pas a ça que sont censés servir les 50m€ puisqu’ils sont censés servir a faire un beau hangar et une chaîne de montage pour planeurs electrifiés

    Mais le dossier avait tous les mots clefs a la mode et nos cretins de politique se sont jetés dessus comme d’habitude, sans rien comprendre a ce qu’ils font

    Enfin, j’aimerais bien qu’ils m’expliquent comment ils comptent vendre un avion ecole qui fera un, maximum deux vols par jour entre chaque recharge

    Et comment on va faire des SEP avec un….MEE ?

    Et comment on va former les élèves dans un bidule qui menace de prendre feu a chaque vol ?

    Bref. Du grand n’importe quoi, et comme d’habitude, c’est encore le con-tribuable qui régale

  • Papajal

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Le malheur ultime pour cet E.Fan c’est qu’il est trop petit pour pouvoir être converti en mobil home dans un camping vendéen

  • ratel

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    nous voila plein pot pour l’avion électrique, c’est la mode
    en ce moment, actuellement solar- impulse avec le HB-SIB en pleine étude pour le tour du monde en 2015, une
    technologie très avancée, étude des batteries plus poussées, ainsi que les moteurs électriques, il faut du temps, c’est une avancée pour les nouveaux aéronefs du
    futur!!!!! soyons sérieux sur le sujet!!!!!

    quand aux voitures tout électrique c’est le probléme du
    nombre de kilométres à parcourir!!!!!, l’entretien des
    batteries tout cela coûte très cher!!!!! et ce n’est pas
    monsieur tout le monde qui pourra acheter ce genre de
    véhicule actuellement!!!!!

  • Opinion7

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Concernant l’ensemble des commentaires, ne surtout pas confondre Airbus Group (ex EADS) et Airbus qui sont 2 entites differentes.
    Ce projet est surtout issu d’Innovation Works (Airbus Group) et des partenaires.

  • Thulimx

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Moi ce qui me fait peur dans l’electrique de transport ce sont les batteries… tout comme dans l’automobile.

    L’industrie sera elle capable de produire et d’absorber le recyclage des millions de batteries pleines de produits très nocif d’ici 15 à 20 ans ? j’espère que oui !

  • ecomix

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    en réponse à Fred, le gros problème est que faire un monomoteur suivant cette technique pose de gros problèmes, et je suis modeste sur le terme,
    il reste que l’on peut faire un appareil conventionnel, mais le bruit d’ hélice existera toujours, or, avec les moyen dont on dispose maintenant, on peut utiliser un moteur thermique moderne parfaitement silencieux, qui consommera du bio-éthanol ( donc ecolo ) et ne coutera pas plus cher que les ULM actuel qui ne sont pas toujours bien insonorisés, helas, le problème est là, pas ailleurs.. ces appareils ne couteront rien en subventions, et paieront des impôts..comme tout le monde.

    • Fred

      Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
      Oui, sans doute que eu égard à la puissance nécessaire, un monomoteur se verrait affublé d’un énorme moteur électrique au lieu de 2 moteurs plus petits.
      Par contre, en mettant une hélice conventionnelle au bout, bien sûr !
      Pour ce qui est du bruit, il y a encore beaucoup d’avions bruyants.
      Mais là n’est pas le débat.

  • Christophe

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Bonjour à tous,

    Après certains commentaires: « je suis vert »… http://www.20minutes.fr/societe/1360857-20140425-bordeaux-airbus-group-devoile-projet-avion-tout-electrique
    L’innovation en France est entre les mains des grands groupes qui font la pluie et le beau temps. C’est la maîtrise de la chasse aux subventions et à la communication…rien de nouveau à l’horizon.

    Christophe

  • Fred

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Une chose m’échappe : en titre de l’article, il est dit  » Airbus prévoit de produire, par an, entre 80 et 100 avions légers électriques dérivés de l’E-Fan, …  »
    et un peu plus loin :  » poursuivre leurs travaux de recherche et développement pour construire une version de série de l’E-Fan « .
    J’ai cru comprendre qu’on aurait droit à une version monomoteur de l’avion, mais ce qui est rappelé ensuite illustre la volonté de produire un bimoteur.
    Quid de la DGAC et des licences ?
    Ensuite et surtout : ce n’est déjà pas toujours simple d’enseigner à un élève les rudiments du vol, alors lui enseigner la gestion d’une panne avant V1, puis de gérer une panne après V1 …
    J’en connais personnellement qui en ont revendu leur bimoteur privé à cause de ça : incapable de quoi que ce soit en vol de contrôle. Ce qui est égal à un crash meurtrier en cas de panne après V1.
    Espérons qu’il y aura bien une version monomoteur étudiée puis produite avant la version bimoteur !

  • AYE

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Je serai vous, je me méfierai…

    Si il commence à faire ça, l’aéronautique français sera en mauvais points…

    Airbus n’a aucune passion Aéronautique, tous comme pour ces autres avions… c’est le business qui compte…

    Enfin en France apparemment ça ne gène personne puisqu’il ne font rien pour changer cela!
    Bye

  • ecomix

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    selon que vous serez puissant ou misérable!
    non seulement, ces braves gens ne paient pas d’ impôts, y compris sur le carburant, mais on leur donne de l’ argent à la pelle.
    compte tenu de la réserve de sécurité, cet avion peut voler 10 à 15 minutes…et pour faire plus, il faut ajouter des batteries, donc augmenter le poids, c’est la chaine sans fin !
    j’allais oublier le prix ? devra t-on comme pour la voiture, qui, à ce jour, est un flop de premiere classe, donner de l’ argent pour l’ acheter…puis voler sans payer d’ impôts…je croyais que la constitution précisait  » tous égaux  » et dire que Arnaud de Montebours est avocat…il pourrait peut être défendre les droits pour l’ égalité des citoyens…
    n’oublions pas que le cri-cri n’est pas pilotable avec une simple licence…là, on fera quoi ?
    quand on sait que le marché c’est l’ ULM…heureusement qu’il est là pour passer à la caisse..sans fond :!!

  • BALLI

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Un avion de transport électrique de 90 places? Ah bon.. Mis à part utiliser les hélices dans la descente pour recharger les batteries, qui vont tout au plus alimenter la clim, les loupiotes et les instruments de bord du vol suivant, je ne vois vraiment pas de batteries capables de grimper un engin de 50 Tonnes au 250, ou alors on m’a caché les innovations révolutionnaires apparues la semaine dernière!…

    Bon arrêtons de déconner, l’aviation de transport est, me semble-t-il, au top de la technicité, de la sécurité et de la performance, y compris économique, avec les moteurs et la technique actuels, alors jetons notre dévolu en faisant enfin rêver les jeunes (et moins jeunes..) générations, avec la « voiture volante » en carbone, à décollage-atterrissage et anti-collision 100% automatiques, et mue par hexamoteurs électriques, alimentés par générateur thermique et batterie tampon en cas de panne de ce dernier…

    D’ailleurs comme j’en ai plus que marre d’attendre et de voir décennies après décennies, toujours les mêmes trapanelles antédiluviennes « ré-inventées » (et à 400.000€ la bête!) et qui ont l’art de me les gonfler menu, comme disait Lino Ventura, eh bien cette fois moi je me lance, en offrant modestement 10.000€ au premier aéro-iconoclaste français qui fera voler un tel engin!…

    Et si nous étions, ne serait-ce que 1000 à partager ce rêve à cette hauteur, cela ferait une cagnotte de 10 M€, largement de quoi initier une vraie révolution des machines volantes de loisir et des esprits…

  • Pierre

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Je suis assez d’accord avec l’analyse de Julien. Ma petite expérience très limitée du monde politique me ferait croire que quand des politiciens professionnels se montrent autour d’un projet technique, celui-ci est condamné à un destin en général prévisible:
    – gaspillage d’argent public
    – promotion de quelques personnalités
    – mort du projet et /ou reprise à l’étranger
    Souhaitons que je me trompe!

  • Ghislain

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Cette annonce semble très bizarre, quel étrange business model pour une société comme Airbus que de vouloir développer et vendre un avion léger.

    J’y vois plutôt une volonté de camoufler le manque cruel de projet innovant du côté de l’avionneur toulousain.

    Avec un projet qui ne coûte pas cher (50 millions à l’échelle d’Airbus, c’est rien, surtout quand c’est l’Etat qui paie), les dirigeants d’Airbus essaient de se donner une image innovante et de faire oublier qu’ils refusent d’envisager tout projet nouveau d’avion commercial dans les 15-20 prochaines années, car tout ce qui compte est d’augmenter la rentabilité à court terme et la satisfaction des actionnaires.

  • Julien

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Montebourg … Le chantre du « redressement productif » et du « made in France » … il faut pas oublier qu’il s’est quasi-prostitué pour qu’Amazon vienne s’installer sur ses terres !
    L’indignité de ces politiques n’a d’égale que leur non-connaissance des sujets sur lesquels il s’exprime !
    Il n’a aucune connaissance en innovation, en électricité … puisqu’il n’a fait que des études en langue de bois (ENA) et acheter une chaire d’avocat (comme la plupart des politiques « modernes ») …
    Bref, je crains qu’il faut se méfier de la récupération politique de ce (beau!) projet, car en mettant leur nez là-dedans, les politiques risquent de le transformer en gabegie …

    Ca se voit déjà, puisque l’on passe d’un démonstrateur technologique que l’on ne sait inscrire dans aucune case (on parle de 45mn d’autonomie totale, ce qui ne fait pas lourd en enlevant les réserves réglementaires VFR de l’OACI) à déjà un futur avion-école que l’on se voit vendre à des milliers d’exemplaires (il faudra passer le Multi-Engine en même temps que le PPL ?).
    Et puis pour les faire voler où ? Vu que les politiques s’échinent à faire crever l’aviation légère ?

    C’est dommage, car j’ai croisé Didier Esteyne il y a quelques années et c’est quelqu’un de pragmatique … et je ne doute pas que son projet aie du sens !

    Bref ils auraient mieux fait de laisser le projet vivre sa vie tranquillement, voire de le subventionner tranquillement … plutôt que de tenter de le récupérer politiquement ! Mais bon on a bien compris que le métier de Montebourg (et des autres, de gauche comme de droite) était de se montrer, de gesticuler et de brasser de l’air …

  • GREZE André

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Je suis heureux de l’image positive que peut donner l’industrie française lorsque les hauts « Dirigeants » accepte de prendre des risques.
    Si je dis cela c’est qu’en fait moi j’ai commencé il y a + de 0 ans à vouloir essayer de « récupérer » ou du moins une partie de l’énergie magnétique des aimants permanents. Je travaille avec des aimants de « petite » puissance. Force d’attraction 64kg mais il y en a de 700kg. Le but avec un « type » de bobine t la décharge impulsionnelle de condensateurs réaliser un moteur qui produit ne énergie sur-capacitaire permettant la recharge des condensateurs quelques millisecondes…
    Mini résumé: dispositif avec aimants permanents et bobines électromagnétiques ( ou à réluctance variable) sans noyau ferromagnétique empêchant de bloquer la rotation du rotor par attraction de l’aimant lorsque la bobine n’est pas alimentée. Le moteur comporte un rotor amagnétique (9) des aimants permanents type (Néodyme-Fer-Bore) (1) séparé par un entrefer (e) de 2/100mm max des bobines (B ou B) solidaires du stator (11a et 11b). Les bobines (B… B…) sans noyau ferromagmétique alimentées par la décharge impulsionnelle (i = dq/dt) (I =t en ms) d’un condensateur (C) permettant de créer un champ
    électromagnétique ( b ) d’attraction ou répulsion sur l’aimant permanent (1) solidaire du rotor (9) à proximité de la bobine (B… B…) correspondante. Les décharges impulsionnelles de (C) sont commandés par une
    électronique (20) qui détermine la durée de l’impulsion. Moteur à aimants permanent et bobines sans noyau ferromagnétique ou à perméabilité magnétique variable pour toute utilisation identique à un moteur électrique classique. A part l’Inde… je ne trouve pas d’industriel français pour le développement. Il me manque 40000€ pour réaliser un moteur de 40 cv. L’avion électrique mais aussi la voiture électrique prendraient toute leur valeur.
    J’ai adressé un email à Mme la Présidente Poitou Charente Mme Ségolène Royal aujourd’hui Ministre et son service n’a même pas AR… C’était pour Mia Electric…
    Salutations et continuez à ouvrir la connaissance.

  • Henry dsdf

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Félicitations à Didier Esteyne, Innovation Works et Aero Composites Saintonges (ACS)

  • Pévé

    Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
    Ainsi donc, la DGAC, Airbus, Montebourg, Robin et Esteyne seraient infaillibles ? Je ne vois pas en quoi le fait que eux s’intéressent à l’électrique ferait qu’ils auront par principe de meilleurs résultats que tous ceux qui se sont penchés sur la question ces dernières années. Et ce n’est parce-que Gil Roy interdit à ses lecteurs de commenter que je vais m’abstenir.
    La seule motivation de ce projet est la pluie de subventions qui tombe. L’avion électrique ne jette pas de CO2 dans l’atmosphère… non, il y jette seulement de l’argent public…

    • pierre

      Airbus Group mise 50 M€ sur les avions légers électriques
      Tout est bidon sauf peut etre les 50 millions d’euros qui ne seront pas perdus pour tout le monde.
      Honte aux journalistes qui se pretent à cette mascarade.
      Honte aux politiques qui vont faciliter cette gabegie de l’argent public.
      Voici le nouvel avion renifleur !

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