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Airbus : Eric Schulz succède à John Leahy

Tom Enders a finalement tranché. Il a choisi Eric Schulz, actuel directeur des ventes de Rolls Royce (moteurs civils), pour prendre le relai de John Leahy, l’homme qui au cours de sa carrière chez Airbus a vendu plus de 16.000 avions. Un sacré challenge à relever pour Schulz.

28.11.2017

Eric Schulz (54 ans) a déjà fait deux passages dans le groupe Airbus au cours de sa carrière. © Airbus

« Je n’ai jamais vu John baisser les bras », affirme Tom Enders. Venant du PDG d’Airbus, le compliment a d’autant plus de valeur. Depuis l’annonce de la retraite prochaine de John Leahy, les éloges se bousculent. Elles ne peuvent qu’être sincères et méritées tant ce professionnel aura marqué l’histoire d’Airbus.

De Piper à Airbus

Depuis son arrivée chez Airbus, en 1985, Leahy a accroché à son tableau de chasse plus de 16.000 ventes. Il ne les a pas réalisées seul et il n’est pas non plus du style à s’en attribuer tout le mérite. Mais une chose est certaine, ce personnage passionné et charismatique est un incroyable chef d’équipe. Il a prévu d’épauler son successeur pendant quelques mois, avant de prendre définitivement sa retraite.

Thomas Enders et John Leahy, des dirigeants d'Airbus heureux…

Avec plus de 16.000 appareils vendus sous sa direction, soit 90 % des Airbus jamais vendus, John Leahy fait véritablement figure de légende vivante dans l’histoire de l’aviation. © Airbus

De Rolls-Royce à Airbus

Pour succéder à un tel monument, la recherche du candidat idéal n’a sans doute pas été facile, même si les prétendants se sont bousculés au portillon. Au final, Tom Enders a du trancher entre deux finalistes. Face à Eric Schulz, il y avait Christian Scherer, Président Exécutif d’ATR, qui a fait partie pendant de nombreuses années de l’équipe de John Leahy. Finalement, Enders a opté pour un homme extérieur au groupe.

Quand Eric Schulz a débuté sa carrière professionnelle en 1986 au sein d’Aerospatiale-Sogerma, John Leahy avait quitté depuis un ans Piper Aircraft pour rejoindre Airbus. Diplômé de l’école d’ingénieurs de Genève et titulaire d’un master en ingénierie aéronautique de l’École supérieure des techniques aérospatiales (ESTA) de Paris, Schulz a occupé de nombreux postes de direction dans des entreprises telles qu’UTA, Air France, AOM, Air Liberté-British Airways, Goodrich ou encore EADS, avant d’intégrer Rolls-Royce où depuis janvier 2016, il occupe le poste de Président des moteurs civils. Son poste est à pourvoir vient de faire savoir Rolls-Royce…

La passation de fonction entre John Leahy et Eric Schulz aura lieu fin janvier 2018.

Bonne retraite « M. Airbus ».

Gil Roy

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

4 commentaires

  • LOTSER68

    LEAHY est vraiment un type hors du commun, il nous en faudrait quelques uns comme lui en France où , c’est bien connu, nous n’avons que de bons vendeurs. Je les ai expérimenté au Bourget, c’était consternant.
    Bonne retraite John.

  • PIERRE

    Si le produit est bon, cela devrait se vendre sans trop de problèmes…
    Par contre si le produit de la concurrence est ou devient meilleur, là ça pose un problème…

  • BACCELLA MICHEL alias mb

    mb
    Tiens, je croyais que c’était nos Présidents de la République qui avaient vendus tous les avions Airbus , tellement ils s’en vantaient lors de leurs visites dans les pays acheteurs !
    Encore une désillusion sur l’efficacité de nos chers dirigeants passés, et une grande méfiance sur le comportement à venir de l’actuel en la matière.

    • Pilotaillon

      Nous pouvons saluer la réaction.
      Pour mémoire, il aura fallu un constructeur, des mécanos et une piste en état, avec les services pour garantir les règles du jeu… avant que le pilote puisse prendre les commandes de son avion.
      Je vous l’accorde, ce n’est pas du tout l’affaire des représentants de l’état.
      Nous devrions laisser les politiques des autres états soutenir leurs propres constructeurs.
      Notre industrie française n’en n’a pas besoin.

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