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Le Rafale fait les affaires de Dassault

Au 31 décembre 2017, Dassault avait en commande 101 Rafale et seulement 52 Falcon. Le militaire tire le civil. En deux ans, l'avionneur français enregistre aussi 15 annulations de Falcon 5X.

15.01.2018

En 2017, Dassault a livré 8 Rafale à l'Egypte. © A. Pecchi / Dassault Aviation

La force de Dassault a toujours été sa dualité. Les résultats commerciaux enregistrés par l’avionneur français en 2017, le démontrent une nouvelle fois. Alors que dans les années 2000, quand le monde se désintéressait du Rafale, les avions d’affaires faisaient les beaux bilans du constructeur. Depuis la crise financière de 2008 et surtout l’ouverture du carnet de commandes export du Rafale, la situation s’est radicalement inversée comme l’illustrent les résultats de l’exercice écoulé.

En 2017, Dassault a décroché 41 commandes de Falcon. C’est mieux qu’en 2016 avec seulement 33 unités. Le Falcon 5X en grande difficulté, arrêté depuis, a déploré 3 annulations en 2017 (12 en 2016). Le constructeur a livré l’année dernière 49 Falcon, soit autant qu’en 2016, mais aussi 4 de plus par rapport à ce qu’il avait prévu.

Côté Rafale, Dassault a fini l’année 2017 en force avec la signature, en décembre, d’un accord sur la levée de l’option de 12 Rafale. Le constructeur précise que cette commande sera enregistrée lorsque qu’il aura reçu le premier acompte. Pour mémoire, 36 Rafale Inde avaient été pris en commandes en 2016.

Dassault a livré 9 Rafale (1 à la France et 8 à l’Égypte) en 2017, conformément à ses prévisions, contre 9 Rafale (6 à la France et 3 à l’Égypte) en 2016. Il a également livré à la France, en 2017, 1 Rafale Marine rétrofité au standard F3.

Au 31 décembre 2017, le carnet de commandes de Dassault porte sur 101 Rafale (31 France et 70 Export) et 52 Falcon (incluant des Falcon 5X), contre 110 Rafale (32 France et 78 Export) et 63 Falcon au 31 décembre 2016.

Gil Roy

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

7 commentaires

  • Brenn-Shepard

    Jamais la France ne financera de nouveaux porte-avions à court et moyen terme.
    La crise est passée par là.

    Tous les pays du monde ont une armée de l’air, la dissoudre au profit de la Marine est absurde, la marine n’a pas les compétences, n’a pas les pistes et les moyens disponibles pour assurer non seulement la permanence de sécurité aérienne du territoire national mais aussi le bombardement sur le long terme dans un conflit armé moderne. La marine nationale possède ses missions de protection de la flotte et de supériorité aérienne sur l’eau mais aussi de support aérien mobile quand la France n’a pas d’accès proche à la zone de conflit. Cependant la France arrive toujours à trouver une piste pour stationner ses avions réduisant ainsi les coûts et le vieillissement prématuré de notre unique porte-avion.

    Aujourd’hui peu de pays investisseurs dans une défense militaire crédible n’oseraient aborder l’idée de supprimer l’une des 3 composantes militaires, mêmes si ces armées peuvent se chevaucher sur certains points, il serait au contraire bienvenu de bien délimiter les missions et de s’appuyer sur des formations de base interarmées communes pour réduire les coûts, ce qui est actuellement de plus en plus le cas en France.

  • Yanmar

    Bonjour

    Pour faire court la marine est composé de marins à bord de bateaux.
    Un groupe naval a besoin d’assurer sa protection aérienne d’où a l’origine la création des flottilles .

    Le bombardement et l’attaque en profondeur ainsi que la supériorité aérienne ont toujours été du domaine d’emploi de l’armée de l’air . Les aviateurs restent les spécialistes de la 3D et les marins de la mer .

    Sur un théâtre moderne la mise en place d’un groupe naval est rapide et permet des frappes en premier à partir du pa .
    Mais on voit bien que dans des engagement de longue durée ce sont des moyens aériens composites à majorité armée de l’air qui se mettent en place .

    Pourquoi vouloir inverser les rôles et opposer deux forces qui ne remplissent pas les mêmes missions et n’ont pas les mêmes expertises ?

    Chacun son domaine reste le mot d’ordre pour un travail bien fait .

  • G LESCALUP

    Et les Rafale exportés, qui les payé? Nous, de façon déguisée?

  • Jean-Loup FROMMER

    Je crois au contraire que tous les avions de combat devrait (sic) être dans l aéronautique navale . Nous pourrions sans problème avoir deux ou trois P.A et des pilotes formées (sic) en permanence avec aussi des possibilités d emplois (sic) sur base aériennes (sic) à terre . Ce qui s est déjà fait . Les avions de transport resterais (sic) à l armée de l air

    On vous laisse vous exprimer, mais de grâce, épargnez à nos yeux, votre orthographe !

    Jean-Loup FROMMER

  • Harraz amar

    Réponse à Mr Meleard
    Il faut regarder ce qui se passe en Angleterre, il n’ont pas d’aéronautique navale à proprement dit et cela fonctionne bien.
    Je n’oppose pas une arme à une autre mais vous comprendrez bien nous n’avons pas les moyens financiers.

  • Harraz amar

    Nous n »avons pas les moyens de concurrencer les USA ( je le redis encore une fois ) et avec force que la Marine nationale lorgne toujours vers l’ouest et veut un copier coller avec l’usnavy.
    Il mettre mettre tout ce qui vole sous commandement de l’Armée de l’Air et alors nous aurons le nombre d’avions que le gouvernement veut dans la prochaine loi (LPM).
    Les sommes (argent bien sûr) dégagées pourront être affectées à d’autres programmes et recherches

    • Meleard

      Je crois au contraire que tous les avions de combat devrait être dans l aéronautique navale . Nous pourrions sans problème avoir deux ou trois P.A et des pilotes formées en permanence avec aussi des possibilités d emplois sur base aériennes à terre . Ce qui s est déjà fait . Les avions de transport resterais à l armée de l air .

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