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Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC

Marc Houalla, directeur de l'Ecole nationale d'aviation civile (ENAC), revient sur le recrutement dit " social " de stagiaires pilotes de ligne mis en place pour la rentrée 2012, et évoque la politique d'ouverture de l'Ecole qui tend à diversifier les filières de recrutement.

Le lancement par l’ENAC, du recrutement dit « social » d’élèves pilotes de ligne, a suscité de vives critiques sur la toile. Même si ces réactions souvent épidermiques ne reflètent qu’une partie de l’opinion, elles interpellent la direction de l’école et son équipe pédagogique. Ces dernières n’ont pourtant pas découvert à cette occasion que la question de la formation des pilotes de ligne était un sujet passionnel et polémique en France… Aerobuzz est bien placé pour le savoir !...

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15 commentaires

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    AhAh, Je ne savais pas que le fait d’être matheux avait un rapport avec celui d’être un bon pilote.
    Il ne faut pas confondre le sens logique et les mathématiques.

    Si AF n’a pas bien formé certains de ses cadets cela n’a aucun rapport avec leur niveau de math mais bien avec leur pilotage… certaines bases semblent avoir été parfois oubliées sinon jamais intégrées.

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    J’ai lu avec intérêt votre interview de Mr Marc Houalla, je suis étonné de la référence à un recrutement « social » ou à la notion de « chance » d’avoir pu faire Maths Sup / Maths Spé.
    Issu d’un milieu modeste, j’ai financé mes heures de vols par des jobs d’été. Breveté en 1969 et bachelier en 1970, j’ai suivi le cursus Maths Sup / Maths Spé / concours puis la sélection en vol à St Yan ( EPL A15 ). Admis à l’ENAC et à l’ENICA ( devenue ENSICA puis ISAE ), j’ai préparé le recrutement A’ … mais celui-çi a été suspendu pour plusieurs années à partir de 1975.
    Comme beaucoup d’EPL ou EMN, j’ai dû me réorienter dans l’industrie ou j’ai fait une carrière différente mais néanmoins passionnante.
    Je souhaitais simplement témoigner que sans recrutement « social », le cursus EPL a toujours été accessible aux candidats issus d’un milieu modeste … à conditions de faire preuve de motivation – peut-être un peu plus que les autres – et de gagner par le travail chaque étape du cursus.

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  • De bonnes intentions finalement….
     » Ils doivent avoir le bac ou être en passe de l’acquérir. Nous n’attachons pas d’importance au type de bac…  »
    Dans la France de maintenant, cela veut dire n’importe qui…
     » qu’ils expliquent leur implication dans le monde aéronautique. »
    Je suis motivé ! … là aussi, n’importe qui.
    « Ce dossier peut-être accompagné de lettres de recommandations d’un chef-pilote, d’un président de club, d’un professeur »
    Vive les pistonnés…
    ‘ dont les revenus familiaux permettaient difficilement de prétendre à un emprunt pour financer leur formation de pilote dans une école privée »
    Ils pouvaient bien sûr travailler à l’école pour faire Math Sup … mais parait-il qu’ils n’ont pas eu la chance de faire ça (ce qui veut dire quoi) ou les capacités (et alors ?)
    « Il est évident que ces jeunes n’auront pas la capacité de travail d’un élève qui sort de « prépa », mais cela n’en fera pas pour autant des pilotes au rabais… »
    Comme c’est bien dit… enfin si , un peu quand même

    Bon, tordons le cou à quelques mythes :
    – l’ENAC-PL c’est Math Sup avant et non pas Math Spé, on ne le dira pas jamais assez (et pas de diplôme d’ingénieur)
    – pas besoin d’être une tête en math pour faire un bon pilote… : celle-là je l’ai entendu cent fois, dans les armées comme dans le civil, et toujours de la part des gens qui justement avaient un background assez léger sur ce plan-là.
    Bon, après 35 ans de métier et 60 avions, je peux dire que l’on croise beaucoup de collègues qui n’y comprennent rien, qui appliquent les procédures et rien que ça, et qui en plus en sont fiers (de ne rien savoir)
    Et je lis dans cet article les exemples(?) de personnes qui se vantent d’avoir été chez AF avec un CAP (à peu près)… il me semble que cette compagnie a récemment souffert d’un certain manque de solidité de ses navigants (anciens stewards et j’en passe) pour qu’on puisse trouver d’autres exemples…
    Enfin bon, tout cela part d’une bonne intention, l’ENAC a manifestement travaillé sa copie et il restera de la sélection et cela enfin ne concernera qu’un nombre très restreint d’individus, qui au final auront mérité leur place.

    Quoiqu’il en soit, cette école (l’ENAC) souffre énormément de l’existence des cadets AF, système mis en place pour les fils de CDB AF qui justement n’avaient pas les capacités pour une Math Sup (le PF du Rio-Paris en était un) …. ….. ……

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  • par "Cocher" et fier de l'être

    Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    Enfin la motivation aéronautique est prise en compte… Il aura fallu du temps pour s’apercevoir que le métier de Pilote n’est pas un métier ordinaire et que pour bien le faire il faut d’abord passionnément l’aimer.
    Le dictat des mathématiques est il en train de sombrer ? Tant mieux car l’on peut facilement comprendre comment et pourquoi vole un avion sans avoir fait math-spé… Ce n’était qu’un moyen de sélection parmi tant d’autres, mais ce n’était pas le meilleur !
    Je sais de quoi je parle ayant fait une carrière complète de Pilote de ligne dans diverses compagnies dont AF avec seulement le certificat d’études primaires et le permis de conduire. (Et pas de fortune personnelle).
    Reste que ces formations sont excessivement onéreuses alors qu’il y a sur le marché quantité de Pilotes expérimentés, utilisables tout de suite, en provenance de l’armée, de l’aviation régionale ou du travail aérien.
    N’oublions pas : « Le ciel est à tout le monde ».

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    EN BREF LES FRANCAIS PAIENT DES FORMATIONS A 110.000 EUROS a des personnes qui iront probablement travailler et payer leurs impôts à l’étranger pour des états qui n’auront rien déboursés QUAND AF NE RECRUTE PLUS….tandis qu’en France, alors qu’on possède des pilotes déjà formés et collés au Tarmac on ne débourse pas un seul euro pour les aider …en revanche , on n’hésite pas à fermer des terrains sous prétexte de manquer d’argent… POLITIQUE LOGIQUE….

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    Math sup ,math spé ?…. Aucun rapport avec le pilotage,en revanche une bonne motivation ça oui, ça permet de voler.

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    L’inniative est selon moi, plutôt interressante. Cependant, le nombre d’élèves qui deviennent pilotes de ligne par ces différents cursus reste très minime! Ces nouveaux chemins sont donc encore réservés à une très petite partie du nombre de jeunes passionnés, révant un jour voyager autour du globe!

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    Dans les années 60 Air France avait fait un recrutement dit « F ». Seule l’expérience pour la sélection qui s’adressait aux pilotes d’aéro-club était de 200 heures de vol.
    Combien sans bac ou autre étude supérieure ont été aux commandes d’avions de ligne à la suite de la formation? Ont -ils été plus mauvais que les autres? Ont-ils eu un profil de carrière différent?
    La formation ENAC n’est plus un rêve pour certains et c’est bien.

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    Bonjour,

    Effectivement, le problème de la sélection est posé.

    En ce qui concerne les prépas : l’ambiance « infernale » sensée y régner est très exagérée. Peut-être cela est-il vrai pour quelques prépas parisiennes (et encore), mais c’est faux pour la quasi totalité des prépas de province. Certes, le travail demandé en prépa est important mais l’ambiance est sans nul doute conviviale. Dix ans après mon passage en classes préparatoires, j’en garde le souvenir d’une période intense sur le plan intellectuel mais aussi de très solides amitiés. Le problème des prépas, j’ai l’impression que c’est surtout qu’elles souffrent d’une mauvaise réputation qui leur est faite par des gens qui n’y ont jamais mis les pieds. En classes prépa, l’ambiance n’est pas mauvaise car les élèves ont en général des objectifs différents en termes d’écoles et tendent à s’entraider. Tout le contraire à priori de la « remise à niveau » sélective prévue par l’ENAC où les élèves se battront tous pour le même objectif.
    Pour ce qui est de la « chance » ou des « capacités » pour entrer en prépa, il faut considérer les faits et non les mythes : 145000 bacheliers en série S pour près de 47000 places de prépa. Par ailleurs, les prépas comptent déjà dans leurs rangs 30% de boursiers.

    En ce qui me concerne, je reste convaincu du caractère égalitaire d’un concours : pas de « piston » possible, uniquement du mérite. La tentation de créer des voies de contournement pour améliorer une situation insatisfaisante est à la mode dans les grandes écoles. Elle est certes louable, car elle répond à un véritable besoin de diversification des origines des étudiants, mais elle risque de barrer l’accès des écoles prestigieuses aux classes moyennes au profit des plus défavorisés.
    Une solution consisterait à aider les jeunes visés par l’ENAC à entrer en prépa, y faire un cursus normal, présenter le concours EPL (mais aussi IENAC ou ICNA) et le réussir, sans qu’on leur reproche ensuite une admission « au rabais ». Autre avantage, en cas de ratage du concours, une carrière d’ingénieur s’offrirait à eux.

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    Les classes moyennes ne peuvent pas aussi faire de crédit de 80.000€ aussi…et le prêt est au nom du jeune de 18 ans…la banque n’a pas à demander si les parents sont chômeurs ou pas (normalement). Si les banquiers ne veulent pas donner c’est que le métier de pilote est un métier précaire…il faut se l’avouer au début! Donc que vous soyez pauvre pour obtenir une bourse ou de classe moyenne (pauvre aussi) la banque ne veut pas donner.
    Pour donner mon exemple, j’ai 21 ans et mes parents gagnent 50.000€ brut/an, donc pas de bourse de la fac…et par dessus tout pas d’aide de mes parents du tout…d’ailleurs les boursiers de ma fac ont tous des iphones+ le forfait qui va avec, macs…alors que moi j’ai le vieux portable de mon oncle avec un forfait mobicarte 10€…alors vous savez les boursiers…

    _Après vous demandez un bon niveau de Maths Anglais Physique…donc on pourrait se dire facile à aller en prépa non, avec 11 en terminal tu peux aller dans une prapa moyenne = ou +? Donc pour les bacs pro…serait donc intéressant.

    Après pour une fois que l’on aide cette partie de la population étudiante qui veulent s’en sortir c’est bien…mais par piter ne faites pas ça pour faire genre « on a des boursiers dans notre école on est une école cool » car si dans quelques temps vous arrêtez ce processus ça vous fera mauvaise réputation. D’ailleurs si ça s’étant on va continuer à voire l’augmentation de la haine des classes moyennes (pauvre…) envers les très pauvres.

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    • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
      D’accord avec Steph et je constate que rien ne change. Je suis fils de (petit) commerçant, vous voyez ceux qui travaillent 6/7j et 15h / j et qui gagne pas grand chose mais suffisamment pour que je n’ai pas de bourse et que je sois obligé de me débrouiller en travaillant. J’avais une copine boursière qui ss louait son appart et allait au ciné regul…c’est début 90. RIEN à Changé. Le rapport avec l’aviation, je voulais en faire ma carriere sauf crédit impossible, restait comme solution l’armée! J’ai pris une autre voie, un boulot sympa, mais pas ma passion que j’arrive néanmoins à vivre en ayant passé mon PPL quand j’ai pu!
      Je n’ai rien contre l’accssibilité à l’éducation ou certains metiers mais peut etre faudrait il revoir les conditions d’aide de façon générale!

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    Pour les 10 non retenus, ils auront quand même le bénéfice de cette mini prépa. On peut penser qu’ils seront tentés par exemple par le concours TSA où ils seront vraisemblablement bien placés (ce qui pour un boursier passionné d’aéronautique reste à mon humble avis une excellente opportunité).

    Quoiqu’il en soit je trouve que les réponses de M. Houala sont de bonne augure pour ce recrutement et j’espère qu’à terme ce type de démarche sera aussi envisagé pour les ingénieurs.

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    Merci Mr Roy d’avoir fait cette entrevue du directeur de l’ENAC, il y aura toujours des mécontents de nature qui ne seront pas satisfait de cette nouvelle voie de recrutement. Néanmoins, ils ne pourront plus trop inonder de leur mépris, et de leurs fausses informations. Ce reportage a le mérite d’éclaircir les zones d’ombres, avec les raisons qui ont conduit à cette évolution.
    Encore merci, que vive longtemps Aérobuzz
    Cdlt,

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  • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
    Vous imaginez la concurrence entre élèves pendant l’année de « remise à niveau » ? 15 élèves dont seulement 5 seront pilotes et le reste sur « le carreau » , l’ambiance en classe risque d’être électrique !
    Cependant cela reste juste une question que je me pose …

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    • Mise au point sur l’ouverture du recrutement des EPL de l’ENAC
      Avez-vous une idée de l’ambiance qui règne tout au long de l’année scolaire, dans les classes préparatoires des lycées à travers la France ? Vous posez le problème de la sélection et il dépasse largement le cas de l’ENAC. G.R.

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