Les Air Tractor sont de retour à Béziers, mais au lieu de venir d'Espagne comme ici, du temps d'Avialsa T35, ils sont loués désormais en Amérique du Sud. © F. Marsaly
La compagnie de travail aérien Delta 2 basée à Candillargues près de Montpellier vient d'annoncer qu'elle vient d'être sélectionnée pour mettre à disposition des pompiers de l'Hérault la cellule aérienne en charge de l'attaque initiale des feux survenant dans le département.
Alors que la plupart des autres départements du pourtour méditerranéen font appel à des hélicoptères bombardiers d’eau, depuis 40 ans, l’Hérault cultive sa différence avec une cellule aérienne constituée de bombardiers d’eau légers.
Après les sociétés Midair (aujourd’hui intégrée au groupe Delta 2), Avialsa T35/Titan Firefighting (de 2012 à 2021) puis Aria Firefighting, le nouvel appel d’offres a donc été attribué à une société héraultaise qui dispose d’avions d’épandage pour la lutte anti-moustiques (pour le compte de l’Entente Interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen) et de TB30 Epsilon pouvant opérer en tant que patrouille acrobatique lors des meetings aériens, ces avions étant dévolus aux vols à sensation, à la formation au vol en patrouille le reste de l’année – notamment pour le compte des pilotes de la Sécurité Civile – ainsi que des missions plastron pour la défense.
Pour doter la cellule aérienne de lutte anti-incendie, qui sera basée au pélicandrome de Béziers, Delta 2 loue trois Air Tractor AT-802F à une société chilienne ce qui permet d’optimiser les coûts, les avions étant de fait utilisé sur deux saisons-feux au lieu d’une. Les avions sont convoyés en vol depuis l’Amérique du Sud, le premier étant arrivé dans l’Hérault il y a quelques jours.
Le contrat qui débutera autour de la mi-juin et qui pourra durer jusqu’en octobre implique 5 pilotes titulaires et 2 en « réserve ». Il s’agit de pilotes français de provenances variées mais dument qualifiés pour le travail aérien et la lutte contre les feux et qui vont également suivre un court stage au sein de la base de Nîmes pour standardiser leurs procédures avec celles des aéronefs des moyens nationaux.