Les virages prononcés à basse altitude devraient normalement être évités. Et lorsqu’ils sont malgré tout effectués, les pilotes doivent tenir compte de la hausse de la vitesse de décrochage. ©BST
Le 12 septembre 2021, un Piper J3C-65 sur flotteurs s’écrase près de La Tuque, au Québec, après une perte de contrôle en virage survenue quelques secondes seulement après le décollage. Le pilote est grièvement blessé, son passager est tué.
Ce matin-là, l’hydravion décolle de la rivière Batiscan avec à bord le pilote, installé à l’arrière et un passager à l’avant. L’idée du vol est simple et doit permettre au passager de survoler des chalets, juste après le décollage, pour lui permettre de prendre des photos.
Après le décollage effectué vers le sud, le petit monoplan reste à une altitude très faible près de la surface de l’eau, pour accélérer jusqu’à la...
3 commentaires
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Triste histoire. Je connaissais bien le passager, un gars très sympa qui était venu entamer une qualification hydravion à Aquitaine Hydravions. Nous avions convenu de le limiter aux vols en DC et il était sensé revenir voler avec moi une dizaine de jours après son séjour au Canada. Dans cette histoire il n’était visiblement que passager..;Paix à son âme.
Un hydro avec 65 cv même si c’est un J3 est toujours limite au point de vue poids, la charge max ayant été largement dépassée, avec un virage à grande inclinaison, le résultat est inéluctable.
Toujours la même histoire : accumulation des causes, dont la première est celle de faire du tourisme imposé par un passager. Et pour faire plaisir, c’est là que le pilote diminue ses défenses habituelles par rapport au danger que constitue le vol à basse hauteur. Tout pilote de l’aviation générale doit se dire : aujourd’hui, j’ai une charge humaine… donc j’augmente mes marges de sécurité et je repousse toute demande qui tendrait à les réduire. Ce n’est peut-être pas assez dit en formation dans les aéro-clubs.