Le Spitfire Mk26B est une réplique à 90% du Spitfire Mk 5. © AAIB
Le 28 juillet 2024, le pilote d’une réplique du Supermarine Spitfire perd le contrôle de l’avion à la course au décollage. L’avion s’écrase au bord de la piste d’Enstone Airfield, au Royaume-Uni. Le rapport d’enquête est partagé entre problème technique et médical. Un an avant, au même endroit, un autre Spitfire Mk26B s’est écrasé, avec des conclusions similaires.
Le 28 juillet 2024, deux membres de l’association qui a construit le kit de Spitfire Mk26B se rendent sur l’aérodrome d’Enstone, dans l’Oxfrodshire vers 10 heures locales. Ils sortent l’avion de hangar, puis procèdent aux vérifications avant le vol. Ce premier vol, effectué vers 12h et qui aura duré 30 minutes, représente un enjeu pour les propriétaires de la réplique. C’est un vol d’essai en vue de renouveler son autorisation.
A l’issue du...
Un commentaire
La possibilité de commenter une information est désormais offerte aux seuls abonnés Premium d’Aerobuzz.fr. Ce choix s’est imposé pour enrayer une dérive détestable. Nous souhaitons qu’à travers leurs commentaires, nos lecteurs puissent apporter une information complémentaire dans l’intérêt de tous, sans craindre de se faire tacler par des internautes anonymes et vindicatifs.
Oui, l’enquête n’exclut rien. Alors on n’en sait pas plus. J’ai été confronté sur Bücker à un problème d’attitude avec les roues avant soulevées et l’appareil reposant sur sa roue arrière. C’était au roulage au sol par vent violent en rafale. C’est très dangereux parce que la gouverne arrière peut être déventée et donc l’action au pied rendue inefficace. Alors que c’est proscrit sur train classique, mon instinct m’a fait violemment pousser sur le manche pour recoller les roues avant et donc retrouver une attitude normale. J’avais dû essuyer une rafale qui avait atteint les 30 noeuds ou plus et l’avion, face au vent à ce moment-là, avait redécollé sans aucune action à cabrer de ma part. Mais il est vrai que sur train classique, on roule manche au ventre face au vent, manche à piquer vent arrière, ce qu’on n’apprend plus aux jeunes ne faisant que du train tricycle. Quant à l’âge, oui, il faut savoir garder l’humilité qui doit toujours accompagner un pilote, pro ou non. Dans ma quatre-vingt-unième année, j’ai pris la décision de ne pas reconduire ma licence en mai prochain. Pourtant, tout va bien, je vous remercie : pas d’AVC, pas de crise cardiaque, 10/10 en vision lointaine, analyse de sang comme à dix-huit ans. Mais parfois la sensation d’être au bord de perdre l’équilibre. Enough is enough. Place aux jeunes !