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Un même espace aérien pour tous

Le drone aura le feu vert pour opérer à l’intérieur de l’espace aérien quand il sera en mesure de le faire avec un niveau de sécurité comparable à celui des aéronefs pilotés, avions et hélicoptères. L’idée fait son chemin. La collaboration entre les filières drone et aéronautique apparaît désormais comme le moyen d’atteindre cet objectif.

12.09.2020

L'UX-11 de Delair, premier drone de cartographie homologué dans le cadre de la future réglementation européenne. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Le marché du drone n’a pas suivi la trajectoire ascensionnelle que dessinaient, pour lui, les experts, il y a une dizaine d’années encore. Il s’est néanmoins fortement développé, avec l’émergence d’acteurs mondiaux comme le chinois DJI dont le chiffre d’affaires est estimé entre un et deux milliards d’euros. Le drone est devenu un outil indispensable aux géomètres et chaque année des dizaines de milliers de kilomètres de réseaux sont inspectés par drone. Il pourrait faire beaucoup plus, mais son développement...

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

9 commentaires

  • Andre

    Bonjour,
    Avec le développement du pilotage hors de vue (drone) et de la 5G il va falloir bien évaluer avant de légiférer : ce qui n’a pas été fait en confondant drone pilotes hors de vue et aéromodéles pilotes à vue.
    Une occasion à ne pas louper pour amender cette loi qui plombe l’aéromodélisme !

    Nb: Le partage du ciel nous concerne tous et sans solidarité l’aviation générale pourrait subir le mauvais sort.

  • bgse

    Mon avis c’est que, par exemple, si on veut inspecter des lignes électriques, alors on doit transporter le drône au pied de la ligne, on le fait voler le long de la ligne, très proche d’elle, et on le fait se reposer. Ensuite on le ramène au bercail par la route. Si on se contente de ça, ce qui est très souhaitable, alors ça ne me dérange pas. Pas la peine de créer des zones. Il suffit d’instaurer des distances par rapport à des installations électriques et c’est joué.
    Et comme je n’ai pas l’intention d’aller faire du rase motte en Cessna à 15 mètres d’une ligne électrique, tout va bien.
    Si l’idée c’est de le faire décoller d’un site très éloigné, qu’il doive parcourir 20 km à 50 mètres du sol, là c’est autre chose. Création d’une zone temporaire à chaque trajet ? On part dans le n’importe quoi.

    Quand à la présence des drônes en ville (genre pour livrer des colis, idées qu’on entend souvent…), j’y suis très opposé. On parle de transition énergétique et dans le même temps on parle de généraliser l’utilisation de matériel volant, qui sera toujours 100 fois plus polluant que du matériel roulant.

  • Jean baptiste berger

    @Pradel
    Jusqu’à présent vous avez eu le loisir de vous plaindre de la nuisance générée par « quelques pilotes privilégiés », et ça vous a permis de désigner une population minoritaire pour éviter qu’on ne s’apesentisse sur la gène que vous causez forcément avec vos propres activités (à moins que vous ne viviez en ermite).
    Lorsque vous aurez en permanence des milliers de « zébulons » au dessus de la tête pour n’effectuer que des tâches « utiles » (la société terne et triste que nombre de besogneux incapables de se satisfaire d’autre chose que de moraliser les autres souhaitent établir), vous aurez peut-être alors la révélation que la gêne générée par les avions et les hélicoptères n’était que très relative…..

  • Arminius

    J’espère que l’arrivée des drones dans notre espace aérien ne sera pas le prétexte à une complexification de la règlementation est à encore plus de restrictions, zones etc. . Par exemple, la facilité avec laquelle les opérateurs industriels pourraient obtenir des ZRT pour « assurer notre sécurité » en nous empêchant de voler. Voler pour le plaisir de voler ne parait pas trop légitime au législateur français, et il pourrait bien en profiter…

    • Jean baptiste berger

      Je partage votre crainte, il y a plus d’incapables, générateurs d’interdictions, dans l’administration Française qu’il n’y aura jamais de pilote….dans le monde entier !🗄🗃🗂🙇‍♂️🙅‍♂️

  • Bridoux

    Quid de la sécurité pour l’aviation de tourisme et /ou de loisir ? Même si la sécurité des drones est optimisée , un problème technique peut survenir et comment et/ou par qui les pilotes privés seront prévenus (avions , planeurs , ULM….) ? , faudra-t-il systématiquement un ADSB , FLARM à bord , et qui va payer ?

  • Boyer

    On va donc avoir dans le ciel, en plus des avions, des drones bruyants et intrusifs, si je comprends bien, tout ça présenté en terme de marché et jamais en relation avec la vie des humains qui subissent les agressions sonores et la pollution

    • Pradel

      Un hélicoptère pour des relevés cadastraux ?. Non, je préfère le drone.
      Idem pour la surveillance .
      Peut être ennuyeux pour le 5% .. « autres ».
      Reste a encadrer cet « autres ».
      Sans compter les emplois générés et cela concerne des vies. Pas seulement quelques pilotes privilégiés.

      • bgse

        Il y a les emplois générés, et les emplois détruits.
        Ce qu’on appelle la « création d’emploi » c’est la différence entre ce qui est généré et ce qui est détruit.
        Oui, les grandes surfaces ont généré des emplois dans leurs entreprises. Mais dans le même temps elles en ont détruit beaucoup plus en tuant les commerces de proximités. La création d’emploi est négative.
        Là c’est pareil. Ce qu’un drône pourra faire en 1 jour, avec un pilote (emploi généré), il aurait fallu 10 ou 20 personnes sur plusieurs jours (emplois détruits).

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