L'hydravion Noemi d'Elfly pourrait avoir une version bombardier d'eau. © Elfly
Elfly vient de présenter de nouvelles futures versions pour son amphibie Noemi, pour aller au-delà du simple transport de passagers. Comme tout hydravion, les missions maritimes sont à l'ordre du jour et bien entendu la lutte anti-incendie.
Le premier vol du Noemi est espéré fin 2027 pour une entrée en service autour de 2030. Il s’agit d’un appareil 100% électrique (batteries), pouvant emporter jusqu’à 9 passagers et un à deux pilote. Sa masse maximale au décollage sera de 5670 kg et, dans cette version, aura une autonomie de 200 km à la vitesse de 108 noeuds. Elfly compte développer l’appareil avec une version hybride-électrique qui lui permettra d’atteindre 600 km de distance franchissable. Une version à motorisation conventionnelle est également prévue. Elle pourrait emporter 14 passagers et franchir jusqu’à 2000 km.
Parmi les secteurs visés, le transport de passager et de cargo, mais aussi le largage para où un avion électrique rechargeable en 10 minutes et plus discret que les appareils conventionnels sera très apprécié, bien que la conception hydravion n’apporte que peu de plus-value alors.
Elfly annonce aussi une version bombardier d’eau capable d’emporter autour de 2700 litres avec la capacité d’écoper. Les 200 km d’autonomie de la version purement électrique et sa vitesse de 108 noeuds sont clairement insuffisants – les bombardiers d’eau décollent systématiquement avec 2 à 3 heures d’autonomie – pour espérer gagner la moindre part de marché, mais les performances annoncées de la version à motorisation conventionnelle pourraient lui permettre d’essayer de concurrencer le Fire Boss d’Air Tractor. Sa configuration d’hydravion à coque pourrait alors s’avérer être un atout intéressant lors des écopages.