Après les avions de la compagnie aérienne Air France, après Soyouz et Crew Dragon, place aux essais en vol. ©Thomas Pesquet
Après neuf mois de formation, la promotion 2025 de la filière pilote d’essai formée par Airbus a passé ses évaluations finales la première quinzaine de juin à l’EPNER, l’École du personnel navigant d’essais et de réception. Dans les stagiaires, on pouvait compter le spationaute Thomas Pesquet qui vient de recevoir le brevet n°75.
Après deux voyages dans la Station Spatiale Internationale (ISS) et un troisième de programmé pour l’année prochaine avec son dauphin Arnaud Prost, le spationaute vient d’obtenir le précieux sésame de pilote d’essai. Une corde de plus à l’arc déjà bien complet de l’homme que l’on ne présente plus et qui officie également en qualité de Colonel au sein de la réserve opérationnelle de l’armée de l’Air et de l’Espace.
Le cursus, particulièrement exigeant, s’est décomposé en plus de 300 heures de cours, 100 heures de vol, une dizaine d’heures sur simulateur et une formation sur 14 machines très différentes. Après Soyouz et Crew Dragon, Thomas Pesquet a donc pu aussi bien s’essayer aux avions de transport qu’aux avions de chasse. Il vient ainsi de recevoir une licence de pilote d’essais d’avions limitée aux avions de transport.
Formés tout au long de l’année à Toulouse par les pilotes et ingénieurs d’essais d’Airbus, les stagiaires ont achevé leur parcours sur les avions de la DGA Essais en vol. Les évaluations ont notamment compris une prise en main sur TBM 940, un vol sur Alpha Jet, un vol de vrilles et un vol d’évaluation finale, réalisés à chaque fois en binôme avec les ingénieurs d’essais en vol.
Cette filière de formation interne, mise en place chez Airbus à la fin des années 1990, prépare les équipages aux exigences spécifiques des essais en vol.
Un commentaire
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Dans ma carrière j’ai fait successivement comme officier dans l’Armée de l’Air cinq ans de transport militaire, cinq ans au Centre d’Essais en VOL (dont 9 mois à l’EPNER pour devenir Pilote d’Essais AVIONS) puis une carrière de pilote de ligne… J’ai même une expérience de quelques mois d’instructeur pilote AIRBUS dans une compagnie aérienne asiatique…
Un des gros avantages de cette époque était de mélanger à l’EPNER, pendant une année scolaire complète, à la fois les pilotes, les ingénieurs d’essais, les mécaniciens navigants et les expérimentateurs en provenance de l’Armée, des Constructeurs et des services de l’aviation civile…
La formation actuelle directement au sein d’Airbus de leurs ingénieurs d’essais, de leurs expérimentateurs et maintenant de leurs pilotes d’essais « avions de transport » maison avec seulement une quinzaine de jours à l’EPNER en fin d’année scolaire pour passer les examens… est pour moi une régression au niveau technique et comportemental en général…
Mais le « rabougrissement » général en matière de formation est un défaut de notre époque… certains ont même le toupet de dénommer ce défaut un
« progrès »!
Triste constat d’un jeune nonagénaire…
Claude GUIBERT (PEXA et INE) 18.000 HdV